Sécurité - Défense
Sous l’effet de la compétition stratégique mondiale, les enjeux de sécurité et de défense sont marqués par le retour des guerres majeures et de la dissuasion nucléaire, la transformation du terrorisme et la course aux technologies militaires.
Sujets liés
« Dôme d’or » : Trump précipite-t-il le monde dans la militarisation de l’espace ?
Mardi 20 mai, Donald Trump a esquissé les contours du projet « dôme d'or ». Calqué sur le « dôme de fer » israélien, la version américaine ambitionne de protéger les États-Unis grâce à un maillage de satellites capables de détecter et de neutraliser tous types de missiles. Un système qui rappelle l'Initiative de défense stratégique de Ronald Reagan, un projet avorté qui avait participé à l'assèchement économique du rival soviétique dans les années 1980.
Même les fanatiques de la défense antimissile américaine reconnaissent que la coordination de l’architecture envisagée est impossible en trois ans, même en dix ans.
citée par Elise Vincent sur Le Monde
Course à l’armement dans l’UE : des budgets en hausse, des capacités inégales
On observe ces dernières années un réarmement progressif des pays membres de l’UE et les budgets de défense sont globalement à la hausse. Si la France possède la seconde armée la plus importante de l’UE, elle peinerait aujourd’hui à déployer plus d’une brigade et à en assurer la relève par une unité équivalente.
Retour des armes à sous-munitions : la note explosive du think tank Ifri
Face à la menace russe, le recours aux armes à sous-munitions est à nouveau sur la table en Europe. Sans revenir sur ses engagements internationaux, la France pourrait accroître sa puissance de feu en utilisant des munitions non prohibées par les textes, estime une note de l’Ifri.
Chine : les craintes d'invasion de Taïwan sont-elles justifiées ?
"Tonnerre dans le détroit" : c’était début avril et c’était le nom d’un exercice militaire chinois autour de Taïwan.
Ukraine : ce que peuvent les négociations [Le Casque et la Plume #12]
Alors que des négociations s’ouvrent une nouvelle fois à Istanbul entre la Russie et l'Ukraine, le « Casque et la plume » revient sur leurs perspectives et le rapport de force, avec Rym Momtaz, Ulrike Franke et Élie Tenenbaum.
Armes du futur : un boom technologique
Alors que la guerre fait rage à ses portes et que son allié américain menace de se désengager, l’Europe fait le choix du réarmement. Comment le militaire européen s’empare-t-il des nouvelles technologies ?
« Nous n'en sommes qu'au début des réflexion avec les Européens. La question du nombre de têtes est prématurée. Beaucoup de choses sont déjà possibles avec notre arsenal, qui n'est pas dimensionné par rapport à ce que l'on veut protéger mais par rapport aux dommages inacceptables qu'on veut infliger. Nos alliés pourraient se sentir rassurés par une augmentation du nombre de têtes. Mais l'objectif n'est pas de répliquer le modèle américain. »
citée par Nicolas Barotte dans Le Figaro
Donald Trump joue les équilibristes lors de sa tournée au Moyen-Orient
Au-delà de sa dimension économique, l'actuelle tournée de Donald Trump au Moyen-Orient se double de plusieurs aspects éminemment stratégiques pour Washington. La spécialiste en matière de relations internationales, Dorothée Schmid, analyse dans « Tout un monde » les rapports de force en présence dans ce voyage très observé.
Occupation de Gaza : la guerre par d'autres moyens ?
Alors qu’Israël annonce une occupation durable de Gaza, l’intervention militaire prend une dimension nouvelle. Derrière les enjeux sécuritaires, un projet territorial et démographique se précise, tandis que la situation humanitaire continue de se dégrader dans un climat de fortes tensions.
« Il faut mener un travail de fond contre la radicalisation »
Vivons-nous des moments sans précédent en matière de terrorisme ?
Oui, la menace est particulièrement élevée en Europe, du fait du nombre inédit d'individus - plus de 3.000 Occidentaux - ayant rejoint les rangs des djihadistes en Syrie et en Irak. Sans parler de ceux qui peuvent s'autoradicaliser ici même. Un vif débat avait opposé deux spécialistes du terrorisme en 2008, Bruce Hoffmann, qui estimait que le djihadisme avait une logique centripète, avec « Al Qaida central » aux manettes, tandis que Marc Sageman prédisait une montée en puissance d'un djihadisme centrifuge, s'appuyant sur de petites cellules autonomes, voire des « loups solitaires ».
Lire l'interview sur LesEchos.fr
Paris - Jérusalem : les raisons de l’alya
L’annonce du nombre de Français juifs migrant en Israël est devenue, depuis quelques années, un moment de l’actualité politique française, précisément depuis 2000 et le début de la deuxième Intifada. Alors que l’alya de juifs de France n’est pas un phénomène nouveau - il aurait concerné plus de 90 000 personnes depuis la création d’Israël en 1948 - l’augmentation nette des violences antisémites a donné aux départs une signification nouvelle. Pouvoirs publics et médias scrutent, avec inquiétude, des chiffres passés d’environ 2 500, en 2004, à plus du double dix ans plus tard. 2014 s’annonce comme une année record.
Qui joue encore le jeu du désarmement ?
Invité(s) :
Etienne de Durand, directeur du centre des études de sécurité de l'Institut français des relations internationales (Ifri) et professeur à l'Institut d'études politiques de Paris.
Camille Grand, directeur de la Fondation pour la recherche stratégique et membre du conseil consultatif pour les questions de désarmement à l'ONU.
Yannick Quéau, consultant indépendant et chercheur associé au Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (GRIP).
L’Europe face au jihadisme
Depuis les assassinats du Français Hervé Gourdel, du Britannique Alan Henning et, bien sûr, du journaliste américain James Foley, sans parler des succès militaires de l’organisation de l’Etat islamique (OEI) en Syrie et en Irak, les Européens ont pris conscience que le jihadisme les concernait de beaucoup plus près qu’ils ne l’imaginaient jusqu’alors.
Un grand nombre de pays européens, dont la France ont rejoint une coalition anti-OEI.
Environ 3000 jeunes Européens sont partis « faire leur jihad » en Syrie ou ailleurs. Leur retour affole tous les services de renseignements. L’Europe entend, bien sûr, réagir à la barbarie des jihadistes de l’OEI… Mais comment ? Les Européens sont, pour l’instant, démunis.
État Islamique. Qui sont-ils ? Pourquoi les appelle-t-on Daesh ?
On parle beaucoup d’eux. Ils ont exécuté un otage français, mercredi. Qui se cache derrière l’appellation « État Islamique » ?
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