Trump, Poutine, l’Europe, l’IA : Thomas Gomart et Giuliano da Empoli et décryptent le chaos du monde
À l’occasion du bicentenaire du Figaro, Thomas Gomart, directeur de l'Ifri, et l'écrivain Giuliano da Empoli étaient réunis au Grand Palais pour une conversation sur la nouvelle donne géopolitique. Face aux velléités néo-impériales de Donald Trump, à la menace russe et aux prédateurs de la tech, ils dessinent les contours d’un possible réveil européen.
Donald Trump est-il notre allié ?
Ces dernières semaines, le Président américain est sur tous les fronts. Que ce soit dans sa volonté d'annexer le Groenland au nom de la sécurité de son pays, ou pour soutenir la "déclaration de Paris" sur l'Ukraine. Quelle est la doctrine de Donald Trump ? Est-il notre allié ?
« La Chine a absolument besoin de l’Europe », lance Marc Julienne
Emmanuel Macron, accompagné de sa femme Brigitte, a atterri ce mercredi matin à Pékin en Chine pour une visite de trois jours. Invité de l’émission « Points de Vue », Marc Julienne, directeur du Centre Asie de l'Ifri, est revenu sur ce voyage diplomatique.
Où se place l’Europe dans la course aux satellites ?
Alors que les géants européens Airbus, Thales et Leonardo se disent prêts à fusionner leurs activités satellitaires, l’Europe tente de s’affirmer face à la domination américaine et à la montée en puissance de la Chine.
Accord UE-Maroc : une signature sur un territoire disputé
Il y a un an, l’Europe s’apprêtait à conclure un accord avec le Maroc sur les produits agricoles et issus de la pêche - un accord suspendu in extremis par la Cour de Justice de l’Union européenne, qui dénonçait alors une « violation du principe d'autodétermination » de la population sahraoui du Sahara occidental, et de sa représentation politique, le Front Polisario. Selon la cour, cet accord avec le Maroc revenait à nier les droits de cette population.
L’Union européenne face à un déclin inévitable ?
Entretien avec Thierry de Montbrial par Sabine Jansen et Serge Sur. Membre de l’Institut (Académie des sciences morales et politiques), Thierry de Montbrial est le fondateur et le président exécutif de l’Institut français des relations internationales (Ifri). Il est l’auteur de L’ère des affrontements. Les grands tournants géopolitiques (Dunod, Paris, 2025).
La Moldavie au lendemain des élections : entre tentation européenne et ingérences russes
Dans ce nouvel épisode du Monde selon l’Ifri, Marc Hecker reçoit Florent Parmentier, secrétaire général du CEVIPOF à Sciences Po et chercheur associé à HEC. L'entretien, enregistré au lendemain du scrutin du 28 septembre 2025, décrypte les enjeux et les résultats des élections législatives en Moldavie.
Replay - Forum France-Ukraine 2025
Replay du Forum France-Ukraine 2025. - Trois ans après le début de la guerre à grande échelle déclenchée par la Russie contre l’Ukraine, le Forum France-Ukraine 2025 accueillera des responsables politiques, des experts, des universitaires et des représentants de la société civile des deux pays pour échanger autour de trois sujets principaux : la stratégie militaire actuelle de l'Ukraine et ses perspectives stratégiques ; la résilience et la reconstruction du pays ; les perspectives européennes et transatlantiques de l'Ukraine, incluant le processus d'adhésion à l'UE et ses aspirations à rejoindre l'OTAN.
Sommet de La Haye 2025 : quo vadis NATO ?
Le sommet de La Haye, qui s’est tenu au mois de juin 2025, ne devait pas être un moment de grandes décisions pour l’Alliance. Aucune révision du concept stratégique ni décision d’élargissement n’était à l’ordre du jour. Cette absence d’enjeux majeurs lors de certains sommets est liée à leur très grande fréquence. Ainsi, pendant les 40 années de la guerre froide, il n’y eut que 10 réunions au sommet. Le rythme s’accroît régulièrement à partir des années 1990, jusqu’à l’époque actuelle où les sommets sont annuels. Une accélération notable s’est produite lors de la première présidence Trump : la fréquence des sommets servait alors à démontrer aux États-Unis que l’Alliance restait active.
Replay - Un nouvel échiquier. Présentation du Ramses 2026
Replay de la conférence de présentation du Ramses 2026 - Un échiquier mondial haché par les vertiges de puissance. Un spectre hante le monde : la fragmentation - après des décennies chantant l'ouverture et l'unification sous le signe du progrès technique et de l'accélération des échanges. On passerait ainsi d'un espace mondialisé à un espace haché, émietté en égoïsmes nationaux, intérêts égoïstes insoucieux des autres, effaçant au passage l'espoir d'une gouvernance faisant écho aux intérêts communs d'une humanité unie.
Trois mois après le référendum sur le Brexit
Vivien Pertusot, responsable d'Ifri Bruxelles, était l'invité de "La Semaine de l'Europe" sur la Première (RTBF) pour discuter de l'état des négociations sur le Brexit trois mois après le référendum et sur les dynamiques politiques au sein de l'Union européenne.
Brexit - Le timing du divorce
Vivien Pertusot, responsable d'Ifri Bruxelles, répond aux questions de "La Liberté" trois mois après le référendum britannique sur les négociations du Brexit et les prochaines étapes.
Discours sur l'état de l'union: "une tonalité assez grave"
Pour réagir au discours sur l‘état de l’Union de Jean-Claude Juncker, Euronews a interrogé Vivien Pertusot, responsable du bureau de Bruxelles de l’Ifri.
"Après le Brexit, rien de nouveau sous le soleil en Europe"
Interview sur RCF - Rapprocher les Européens. C’était l’objectif du mini-sommet réunissant les chefs d’Etat français, allemand, et italien. Ils ont tenté de trouver une solution pour l'Europe en crise.
Le Royaume-Uni peut-il présider le Conseil de l'UE en 2017?
« Juridiquement, rien n'empêche le Royaume-Uni d'assurer la présidence », rappelle Vivien Pertusot, directeur du bureau à Bruxelles de l'Institut français des relations internationales (Ifri), avant de concéder: « Mais ce serait quand même étrange ! » L'expert maintient surtout que le pays n'est pas prêt pour ce rôle clé : « Une présidence se prépare longtemps
à l'avance. Le Royaume-Uni a mobilisé ses forces vives ailleurs, notamment dans la préparation du référendum ».
Et si le Royaume-Uni décidait de présider malgré tout ? Cela n'est pas exclu. Pour Vivien Pertusot, il serait même dans l'intérêt des Britanniques d'assumer ce rôle : « Le Royaume-Uni pourrait gérer les affaires courantes et essayer d'influer sur les politiques qui l'intéressent, de telle sorte qu'il puisse en bénéficier une fois sorti de l'UE. Il serait au coeur du jeu institutionnel ».
Malgré le départ du Royaume-Uni, la frontière reste à Calais
Malgré les voix qui s’élèvent en France pour un rétablissement du contrôle aux frontières en Angleterre, il n’y aura pas de retour sur les accords bilatéraux entre la France et la Grande-Bretagne. Paris plaide plutôt pour l’organisation de l’immigration légale entre les deux pays.
Après le Brexit, l'Europe doit-elle encore légiférer sur la qualité des bananes ?
"Depuis cinq ans, le principe de subsidiarité est remis énormément en avant à l'initiative des Néerlandais et des Britanniques", remarque Vivien Pertusot, chercheur et responsable de l'Institut français des relations internationales (Ifri) à Bruxelles.
La nouvelle géographie des pouvoirs en Europe
« Le changement de l’équilibre des forces au sein du Conseil et plus généralement dans les institutions européennes dépendra beaucoup des sujets et du degré d’activisme passé des Britanniques sur chacun d’entre eux. Ils ont été très actifs sur certains thèmes, sur d’autres beaucoup moins », explique Vivien Pertusot, responsable de l’Institut français des relations internationales (Ifri) à Bruxelles.
"Je ne crois pas à la contagion de sorties de l'UE"
Dans quel état se trouvent le Royaume-Uni et l’Union européenne au lendemain du Brexit ?
Le Royaume-Uni se réveille très divisé. Il suffit de prendre une carte des résultats pour s’en rendre compte. On voit très clairement qu’il y a deux unions : l’Ecosse, ultra majoritairement pour le « remain », et l’Angleterre et le pays de Galles qui sont majoritairement pour le « leave », à l’exception des grandes métropoles, dont Londres.
L’euroscepticisme a gagné beaucoup de pays européens. Le Brexit peut-il avoir un effet domino ?
Je ne crois pas à la contagion de sorties de l’Union européenne. Par contre, il va y avoir une contagion de la critique européenne. Et c’est sain. Le projet européen n’est pas parfait. Il faut le critiquer. Mais les Le Pen et autres ne représentent pas la majorité dans leurs pays. Et je pense que si l’on organisait un référendum du même type aux Pays-Bas ou en France, le « remain » l’emporterait.
Pourquoi ?
La critique de l’UE traverse quasi tous les Etats membres. Mais il n’y a pas une hostilité généralisée envers l’Union européenne, comme c’est le cas en Angleterre.
Ni contagion ni électrochoc. Quelle est la perspective, alors ? La paralysie ?
C’est le grand débat. Soit on saisit l’opportunité des négociations qui vont s’ouvrir avec le Royaume-Uni – qui vont prendre au moins deux ans – pour lancer un débat transnational sur les projets que l’on a envie de mener ensemble. Sans forcément changer les traités. Soit on rentre dans une forme d’apathie politique. Un trop-plein de crises.
On ne voit pas qui peut ou veut prendre le leadership…
Je suis régulièrement critique sur la relation franco-allemande au niveau européen. Ça peut être utile qu’ils se parlent. Mais ce n’est pas suffisant. Il est nécessaire pour la France comme pour l’Allemagne de prendre conscience de ce qu’est l’Europe du XXIe siècle : une Union où il n’y a pas que les pays fondateurs. Il serait extrêmement contre-productif qu’une initiative soit portée uniquement par ces pays. Il faudra certes l’Allemagne et la France, mais aussi, par exemple, un pays de chaque vague d’élargissement. C’est cette diversité qui reflète l’Union d’aujourd’hui.
Retrouvez l'entretien dans son intégralité ci-dessous.
Les jeunes Britanniques sont-ils aussi europhiles qu'on le dit ?
“Les Britanniques ont depuis le départ noué une relation contractuelle plus que sentimentale avec l’UE. Et cette vision pragmatique est largement diffusée dans la société”, relève Vivien Pertusot de l’Ifri.
Les jeunes Anglais sont aussi moins incités à partir à l’étranger, notamment du fait de leurs lacunes en langues. Dans le système éducatif britannique, l’encouragement à apprendre une seconde langue est souvent plus faible que la moyenne européenne, et l’apprentissage des langues y est globalement en déclin.
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