Rechercher sur Ifri.org

À propos de l'Ifri

Recherches fréquentes

Suggestions

China’s Military Deployments in the Gulf of Aden: Anti-Piracy and Beyond

Notes
|
Date de publication
|
Référence taxonomie collections
Asie Visions
|
Références

Asie.Visions, n° 89, novembre 2016

Image de couverture de la publication
couv_av_89
Accroche

En 2008, le déploiement de la Marine chinoise de l’Armée Populaire de Libération (APL) pour lutter contre la piraterie dans le golfe d’Aden, point stratégique pour l’économie chinoise, répondaient à des motivations claires.

Image principale
Chinese sailors
Chinese sailors
© Pres Panayotov / Shutterstock.com
Corps analyses

Cependant, avec l’érosion de la piraterie depuis 2012, les motivations de l’APL dans le golfe d’Aden sont devenues difficiles à cerner. Cette étude vise à comprendre ces objectifs et l’évolution des missions anti-piraterie, de la protection des intérêts maritimes chinois dans le golfe d’Aden à un déploiement stratégique contribuant à l’accroissement des forces maritimes chinoises dans l’Océan Indien. Avec le développement de son économie, la Chine a montré un intérêt grandissant pour la mer, pour des raisons à la fois politiques et économiques. À cet égard, sa marine devrait jouer un rôle clé, ce qui explique les efforts du gouvernement chinois à moderniser sa flotte, et à orienter sa marine historiquement côtière en une marine de haute-mer aux ambitions globales. La modernisation de l’APL en marine de haute-mer a comme premier but de développer un dispositif militaire capable de contribuer à la réunification avec Taiwan, d’imposer la vision chinoise dans les contentieux territoriaux de la Mer de Chine méridionale, et de faire contrepoids à la supériorité de la marine américaine dans cette région du monde. En second lieu, le rôle de la marine chinoise est de protéger les intérêts économiques nationaux dans le monde, et surtout les lignes de communications maritimes, primordiales pour le marché de l’exportation et l’approvisionnement en énergie. C’est la raison pour laquelle l’élargissement de son rayon d’action est devenu une priorité pour l’APL. Dans le contexte de la modernisation de l’APL, le déploiement dans le golfe d’Aden semble conforme à la volonté chinoise d’élargir la portée de sa marine et de développer la capacité de projection de ses forces. À cet égard, la politique étrangère très volontariste de Xi Jinping pour saisir des intérêts économiques chinois à l’étranger, et plus particulièrement son projet d’une Route de la Soie Maritime, ont été d’importants facteurs d’accélération de l’évolution des objectifs de l’APL dans le golfe d’Aden. Après six ans de déploiement dans cette région, l’APL a montré que la lutte contre la piraterie n’était pas son objectif principal. Ainsi, le déploiement des forces d’escortes chinoises (ETF) dans le golfe d’Aden a contribué à réaliser différents objectifs, notamment, le développement d’une marine chinoise de haute-mer, en renforçant la capacité de projection et en acquérant de l’expérience dans les mers lointaines. Par ailleurs, l’amélioration de l’image chinoise faisait également partie des objectifs visés par l’APL dans le golfe d’Aden, avec la protection des intérêts vitaux chinois dans le Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Afrique de l’Est. La volonté politique grandissante d’accroître l’influence chinoise, incarnée par la Route de la Soie Maritime, laisse présager une augmentation progressive de la présence de l’APL dans la région. La construction d’une base chinoise à Djibouti paraît confirmer cette hypothèse. 

 

Ce contenu est disponible en anglais: China's Military Deployments in the Gulf of Aden: Anti-Piracy and Beyond

 

Decoration
Auteur(s)
Image principale
Gros plan sur le monde asiatique
Centre Asie
Accroche centre

L’Asie est le théâtre d’enjeux multiples, économiques, politiques et de sécurité. Le Centre Asie de l'Ifri vise à éclairer ces réalités et aider à la prise de décision par des recherches approfondies et le développement d’une plateforme de dialogue permanent autour de ces enjeux.

Le Centre Asie structure sa recherche autour de deux grands axes : les relations des grandes puissances asiatiques avec le reste du monde et les dynamiques internes des économies et sociétés asiatiques. Les activités du Centre se concentrent sur la Chine, le Japon, l'Inde, Taïwan et l'Indo-Pacifique, mais couvrent également l'Asie du Sud-Est, la péninsule coréenne et l'Océanie.

Le Centre Asie entretient des relations institutionnelles suivies avec des instituts de recherche homologues en Europe et en Asie et ses chercheurs effectuent régulièrement des terrains dans la région.

Il organise à Paris tables-rondes fermées, séminaires d’experts, ainsi que divers événements publics, dont sa Conférence annuelle, avec la participation d’experts d’Asie, d’Europe ou des Etats-Unis. Les travaux des chercheurs du Centre et de leurs partenaires étrangers sont notamment publiés dans la collection électronique Asie.Visions.

Image principale

L'essor des véhicules électriques en Chine et le défi stratégique pour l'industrie automobile japonaise

Date de publication
29 avril 2026
Accroche

L'expansion rapide de la production chinoise de véhicules électriques redéfinit la concurrence mondiale dans le secteur automobile pour les constructeurs européens et japonais. Le Japon, pionnier des véhicules hybrides, peine à transposer ce leadership aux véhicules électriques à batterie (BEV), alors que les constructeurs chinois augmentent rapidement leur production et leurs exportations. Parallèlement, la domination chinoise dans la fabrication de batteries et le traitement des minéraux critiques met en évidence les vulnérabilités de l'industrie automobile japonaise. Ces évolutions créent un double défi : l'intensification de la concurrence sur les marchés des véhicules électriques (VE) et la dépendance persistante vis-à-vis des chaînes d'approvisionnement contrôlées par la Chine.

Aya ADACHI
Image principale

Le Japon : nouvel acteur stratégique dans l'Indo-Pacifique

Date de publication
28 avril 2026
Accroche

Confronté à un triple front autoritaire et nucléaire incarné par la Chine, la Russie et la Corée du Nord, ainsi qu’aux atermoiements de son allié américain, le Japon accélère la normalisation de sa posture de défense. Il investit massivement dans ses capacités militaires et assouplit ses contraintes politico-juridiques afin de mieux assurer sa propre protection, mais aussi de s’affirmer comme un partenaire de sécurité central, crédible et recherché, en Asie comme au-delà. La rhétorique désormais assumée de la Première ministre Sanae Takaichi à l’égard de Pékin illustre cette bascule stratégique.

Image principale

Crise dans le détroit d’Ormuz : un stress test pour Taïwan aux enjeux globaux

Date de publication
17 avril 2026
Accroche

L’opération militaire de grande ampleur menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a entraîné une riposte iranienne ayant provoqué la destruction partielle d’infrastructures de liquéfaction de gaz naturel et une perturbation sévère du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Les économies d’Asie de l’Est – la Corée du Sud, le Japon et Taïwan en particulier – sont fortement exposées à cette crise en raison de leur dépendance aux importations de gaz naturel liquéfié (GNL) pour leur production d’électricité.

Image principale

Emmanuel Macron au Japon et en Corée du Sud : une opportunité historique pour le rapprochement euro-asiatique

Date de publication
02 avril 2026
Accroche

Le président Emmanuel Macron effectue une tournée au Japon et en Corée du Sud à un moment où les intérêts entre ces trois pays n’ont jamais été aussi alignés, et plus largement entre l’Europe et les démocraties d’Asie de l’Est.

Crédits image de la page
Chinese sailors
© Pres Panayotov / Shutterstock.com

Comment citer cette étude ?

Image de couverture de la publication
couv_av_89
Jérôme HENRY, « China’s Military Deployments in the Gulf of Aden: Anti-Piracy and Beyond », Notes, Asie Visions, Ifri, 21 novembre 2016.
Copier