Europe
L'Europe est entendue ici dans son acception géographique. Elle ne se limite pas à l'Union européenne, et inclut par exemple le Royaume-Uni ou les Balkans. Elle reste centrale dans les relations internationales.
Sujets liés
L'Europe face au tournant de la DefTech. Repenser l'écosystème européen d'innovation de défense
« La façon dont je vois Iron Dome, c’est l’expression ultime de ce que sera le rôle des États-Unis dans les conflits futurs : non pas être les gendarmes du monde, mais en être l’armurerie », estimait en novembre 2023 Palmer Luckey, le fondateur d’Anduril, l’une des entreprises les plus en vue de la DefTech. L’ambition est claire : participer au réarmement mondial en capitalisant sur la qualité des innovations américaines et dominer le marché de l’armement, au moins occidental, par la maîtrise technologique.
Ariane 6 : les défis de l'accès à l'espace en Europe
Une version antérieure de cet article a été publiée par le journal Les Echos daté du 9 octobre 2014 sous l’intitulé « Quelle politique spatiale pour l’Europe ? ». Pour plus de détails sur les enjeux de la coopération spatiale en Europe, voir aussi Guilhem Penent, L’Europe spatiale : le sursaut ou le déclin, Paris, Argos, 2014.
L'échiquier numérique américain : Quelle place pour l'Europe ?
Alors que les Etats-Unis ont su s’établir comme le leader incontestable du marché numérique, et à l'inverse d'acteurs plus dirigistes comme la Russie ou la Chine, l’Europe s’est laissée distancer et peine à trouver sa place dans ce secteur crucial de l’économie mondiale. La nouvelle Commission européenne se doit aujourd'hui de réagir pour permettre à l’Europe de lutter à armes égales avec les acteurs dominants du marché.
L'Union européenne au secours de l'Ukraine
Les relations entre l’Ukraine et l’Union européenne se sont resserrées à l’occasion des récents événements.
La paix comme but de guerre : une lente redécouverte
Dans la traditionnelle conception de la guerre juste, le conflit armé doit déboucher sur les conditions d’une paix durable.
L'aide de l'Union européenne : du développement à la sécurité, l'exemple du Fonds européen de développement
Au fil de son développement institutionnel et de la multiplication de ses activités, l’Union européenne (UE) a eu tendance à empiler plutôt qu’à rationaliser ses politiques, en créant un outil financier par objectif. De ce fait, les fonds européens sont devenus un labyrinthe dont le coût de gestion est élevé.
L'Europe et l'énergie : un contrat à refonder d'urgence
« L’on en est encore, après dix-sept ans de supranationalité, à chercher comment définir une politique commune de l’énergie, et laquelle. (…) Pouvait-on faire plus en une génération ? Ou les objectifs fixés l’étaient-ils seulement par soucis d’équilibre politique, équilibre qu’il était implicitement convenu de ne pas respecter une fois la machine mise en route ? Entre les ambitions excessives et les hypocrisies nationales, les historiens (…) auront bien du mal à faire le partage ».
Alors qu’est annoncé pour 2014 l’achèvement du marché intérieur du gaz et de l’électricité, ce constat pourrait fort ressembler à un bilan tiré dix-sept ans après le premier paquet de libéralisation du marché, adopté en 1996-1998. Il n’en est rien : ce jugement peu optimiste est porté en… 1970 sur la CECA.
Aides d'État : Réorientation des soutiens aux renouvelables
Les nouvelles lignes directrices européennes concernant les aides d’Etat aux secteurs de l’énergie et de l’environnement pour 2014-2020, amorcent un tournant dans la politique européenne de l’énergie. En faisant basculer les énergies renouvelables vers des mécanismes de marché, la Commission européenne accompagne le ralentissement déjà engagé dans le développement des capacités de renouvelables (éolien et solaire) et permet aux Etats membres de stimuler des investissements à plus long terme : énergies traditionnelles de soutien aux énergies renouvelables et déploiement des réseaux et des nouvelles technologies.
Quelles perspectives pour l'industrie européenne des armements terrestres ?
L'industrie européenne d'armements terrestres a profité pendant les années 2000 d'un marché florissant, grâce aux guerres d'Afghanistan et d'Irak ainsi qu'à la croissance des BRICS et d'une nouvelle vague d'émergents.
La Première Guerre mondiale et la balkanisation du Moyen-Orient
La Première Guerre mondiale a eu des conséquences tragiques pour le Moyen-Orient. Elle a conduit au dépècement de l’Empire ottoman et à une balkanisation de la région. La France et la Grande-Bretagne ont semé les graines de conflits futurs en faisant des promesses contradictoires aux notabilités et dirigeants locaux. L’instabilité que l’on observe aujourd’hui au Moyen-Orient puise ses racines dans les découpages qui ont fait suite à la Grande Guerre. Une nouvelle conflagration régionale est à craindre.
L'Union, ou les institutions de la diplomatie sans la diplomatie ?
L'optimisme généré par la ratification finale du traité de Lisbonne ne pouvait être que modéré, fugace... Certes le traité garantit que l'Union continuera à fonctionner tout en poursuivant l'élargissement vers les Balkans. Mais a minima : nul ne pense que le dispositif de Lisbonne puisse redonner à l'UE le souffle qui lui fait défaut. Pour son fonctionnement interne, et pour son poids extérieur.
Serbie: cap 2014 ?
Le 22 décembre 2009, la Serbie a déposé sa candidature en vue d'une adhésion à l'UE. Le contexte y était favorable : quelques jours auparavant, la libéralisation des visas avait été mise en place pour les citoyens de Serbie, de l'Ancienne République Yougoslave de Macédoine (ARYM) et du Monténégro.
L'Alliance atlantique 1949-2009
Un peu plus de soixante années après sa création, les interrogations sur l'avenir de l'Alliance se développent au confluent de trois constats. L'illisibilité du monde rend l'Alliance "inévitable", comme un des rares pôles de stabilité, de solidarité sur une planète parcourue d'incertitudes. Deuxième constat : le doute américain. Gendarme universel pour quelques esprits simples au début des années 1990, les États-Unis auraient consumé leur puissance dans l'aventurisme bushien. L'avenir oubliera les deux caricatures. Pour les membres de l'Alliance, les États-Unis demeureront encore longtemps l'ami nécessaire dont on redoute à la fois la puissance et le possible lâchage… Le troisième constat est, bien évidemment, cet incurable ethnocentrisme européen : si les Européens savaient voir le monde et la place qu'ils y tiennent, ils abandonneraient plus vite leurs médiocres impuissances. L'histoire va, ailleurs, plus vite, et pose dans son cheminement chaotique des questions auxquelles les autres répondent, l'Alliance pourra donc jouer, dans les années à venir, sans l'Europe, ou presque sans elle – et ce, même si les savoir-faire spécifiques des Européens peuvent lui être utiles.
La France et l'OTAN : une histoire
Cofondatrice de l’Alliance, la France adopte en 1966 une position qui prend acte de son échec à la réformer de l’intérieur et qui garantit son indépendance. Les décisions récentes de réintégration sont les héritières de trois facteurs : des bouleversements géopolitiques redéfinissant le rôle de l’Alliance ; un rapprochement continu dans la gestion des crises depuis les années 1990 ; et la volonté de construire une Europe de la défense, qui ne peut être que complémentaire de l’OTAN.
La réforme de l'OTAN et le système de sécurité du monde libre
Le texte que nous republions ci-après fait écho à une présentation prononcée le 24 octobre 1964 devant les membres du Centre d’études de politique étrangère de Paris. Il a été publié pour la première fois dans Politique étrangère 4/1964.
OTAN et PESD : complexités institutionnelles et réalités politiques
Sur le terrain, la relation OTAN/PESD se passe bien. La confusion, politique et fonctionnelle, domine pourtant entre l’Alliance et l’Union européenne. Elle renvoie aux genèses, et aux logiques, très différentes des politiques des deux institutions. Il faut sans doute, pour l’avenir immédiat, préférer les accords ponctuels, secteur par secteur, à une entente générale rendue difficile par la mue accélérée que connaissent aujourd’hui à la fois l’Alliance et l’UE.
L'OTAN et les armes nucléaires
Le dispositif dissuasif de l’Alliance issu de la guerre froide ne peut qu’évoluer avec l’environnement actuel. Les éléments de la stratégie nucléaire de l’OTAN doivent donc être revus. Quel rôle ont désormais les armes affectées à l’Alliance ? Comment serait prise une décision en temps de crise et comment seraient utilisées ces armes ? Les accords de partage demeurent-ils pertinents ? Et comment arriver à un accord avec Moscou sur la disparition des armes nucléaires à courte portée ?
Frontières de l'Union Européenne : scénarios et options
Compte-rendu réalisé par Adrianne Montgobert, stagiaire, Ifri Bruxelles
La crise entre Emmanuel Macron et Boris Johnson
"Les Britanniques ne jouent pas le jeu de la négociation, de la discussion ou du travail technique", pointe la spécialiste des relations internationales, Claude-France Arnould de l'Ifri.
Bélarus-Pologne : les raisons d'une inquiétude internationale
Cette crise inédite sur un nouveau front inquiète l’Europe et les États-Unis, et amplifie les tensions avec le camp pro-russe. Une nouvelle forme de guerre froide où l’"arme" migratoire est volontairement utilisée par le Bélarus.
Migrants massés à la frontière par la Biélorussie : « Cette crise peut servir la Pologne dans ses contentieux avec l’UE »
En jouant sur la peur d’un afflux massif de migrants, Varsovie veut pousser l’Union européenne à fermer les yeux sur ses entorses à l’Etat de droit, souligne le chercheur Matthieu Tardis, spécialiste de la politique européenne d’immigration.
Migrants, l'Europe durcit le ton face à la Biélorussie
Les ministres des affaires étrangères des Vingt-Sept examineront, lundi 15 novembre, de nouvelles sanctions contre le régime biélorusse. Le gouvernement polonais se présente en défenseur de « la stabilité et de la sécurité de toute l’Union européenne ».
Pologne-Biélorussie : une crise migratoire révélatrice des faiblesses de l'Europe
Le régime de Loukachenko appuie là où cela fait mal pour l'Union européenne : l'absence, depuis des années, d'une politique commune de prise en charge de l'asile.
Europe / Chine: la fin de la naïveté?
A l'ordre du jour dans Carrefour de l'Europe : Quel rôle pour l’Europe à l’heure d’une confrontation absolue entre la Chine et les États-Unis ? Comment réagir à la désinformation ? Commercer avec la Chine oui, mais à quelles conditions ? Et les droits de l’homme ? Les questions sont immenses à l’image de ce pays d’1,4 milliard d’habitants dirigé d’une main de fer par Xi Jinping.
« La Maison-Blanche est plus polie mais reste brutale »
Pour Thierry de Montbrial, président-fondateur de l'Institut français des relations internationales et de la World Policy Conference qui se tient cette année à Abu Dhabi, la nouvelle donne mondiale impose à la France de revoir les fondements de sa politique étrangère. Il livre ici ses pistes.
Europe : un leadership à la peine
Créer une Europe de la défense pour garantir à l’Union une véritable autonomie stratégique. Si le consensus se renforce en faveur de cette revendication d’Emmanuel Macron, la vision française ne fait pas encore l’unanimité en territoire européen.
« Elle n'avait pas de vision pour l'Europe comme ses prédécesseurs »
Le politologue français Paul Maurice dresse le bilan du mandat d'Angela Merkel sortante et évoque les prochains jours de l'Allemagne dans son pays et à l'étranger.
Crise entre Paris et Washington : Peut-on encore faire confiance aux USA ?
Le gouvernement français n'a toujours pas digéré ce qu'il considère comme une trahison de son allié américain : la signature d'un accord stratégique avec l'Australie et le Royaume-Uni, qui s'est traduite par l'annulation du “contrat du siècle”, à savoir la vente de douze sous-marins aux Australiens.
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