Guerre en Ukraine
Depuis le 24 février 2022, la guerre en Ukraine déclenchée par la Russie a bouleversé les équilibres stratégiques et sécuritaires en Europe. L'Ifri mobilise son expertise pour analyser les transformations géopolitiques induites par ce conflit majeur. Nos chercheurs produisent des études approfondies, des analyses critiques et des conférences qui contribuent à la compréhension rigoureuse de ce conflit et de ses implications géopolitiques.
Annexion de quatre régions administratives d’Ukraine : elles "feront partie de la Fédération de Russie, c'est irréversible"
Les territoires ukrainiens de Donetsk, Lougansk, Kherson et Zaporijjia, reconnus indépendants par la Russie après des référendums seront "sanctuarisés, y compris jusqu'à la protection par l'arme nucléaire russe", prévient vendredi 30 septembre sur franceinfo Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie-Nouveaux Etats indépendants à l’IFRI (l’Institut français des relations internationales). Le président russe Vladimir Poutine doit présider ce vendredi une cérémonie de signature de rattachement à la Russie des quatre territoires.
Poutine : l'annexion... "pour toujours" ?
C’est désormais officiel. Le président russe Vladimir Poutine a proclamé l’annexion des quatre régions ukrainiennes de Donetsk, Lougansk, Zaporijia et Kherson contrôlées, en partie ou en totalité, par l’armée russe. Le Kremlin organisait cet après-midi une cérémonie pour célébrer l’événement. Vladimir Poutine a tenu un discours offensif. S’il a affirmé que son pays "n’aspire pas" à restaurer l’URSS, l’autocrate a indiqué que les habitants des régions ukrainiennes annexées seront des "citoyens pour toujours". Il a également appelé l'Ukraine à "cesser immédiatement les hostilités". Des festivités pour célébrer l'annexion doivent se dérouler cet après-midi sur la très symbolique place Rouge, qui jouxte le Kremlin.
Plus d'Europe face au retour de la realpolitik ? Perspectives françaises sur les 30 ans de la réunification allemande
« Le projet impérial russe s’est construit au fil des échecs de Moscou à imposer sa vision du monde »
Alors que la Russie entérine vendredi l’annexion de territoires ukrainiens, la professeure Marlène Laruelle, spécialiste du monde slave, analyse comment le projet impérial russe – et sa vision historique sur le long terme – s’est imposé peu à peu dans l’esprit de Vladimir Poutine. L’invasion russe en Ukraine a relancé les débats sur la nature impériale de la Russie. Mais les discussions sont souvent teintées de « présentisme » (relire les événements du passé à la lumière du présent) et mettent sous le tapis des nuances qui sont pourtant fondamentales pour comprendre ce que le Kremlin espère atteindre avec la guerre en Ukraine.
Poutine et le nucléaire : les raisons de ne pas paniquer
Pour la première fois, un pays, la Russie, brandit la menace nucléaire non pour défendre son existence mais pour appuyer l'annexion d'un territoire. Vladimir Poutine prend ainsi des libertés avec des règles en vigueur depuis trois quarts de siècle. Bluffe-t-il ? C'est sans doute le scénario le plus terrifiant qu'on puisse concevoir actuellement.Acculé, Vladimir Poutine lancerait des missiles nucléaires sur l'Ukraine. Ouvrant la boîte de Pandore d'une utilisation de ces armes apocalyptiques verrouillée depuis soixante-dix-sept ans. Avec un risque réel de riposte, conventionnelle, de l'Otan, et ensuite d'escalade nucléaire de part et d'autre.
« La guerre de Poutine contre l’Ukraine est entrée dans une nouvelle phase, encore plus dangereuse »
Avec l’organisation, par Moscou, de référendums locaux et de la mobilisation partielle, assortie de menaces nucléaires, Vladimir Poutine poursuit sa fuite en avant, affirme, dans une tribune au « Monde », la chercheuse spécialiste de la Russie Tatiana Kastouéva-Jean. « Poutine ne commencera pas la guerre contre l’Ukraine : les risques sont trop élevés et il y a plus à y perdre qu’à gagner », entendait-on en Europe avant le conflit. Il l’a pourtant fait.
La guerre en Ukraine ravive les débats sur la dissuasion nucléaire
La menace sans cesse agitée par Vladimir Poutine d’employer l’arme nucléaire, notamment des armes « tactiques », inquiète, même si beaucoup d’experts continuent de relativiser ce risque.
Vladimir Poutine: face aux défections
La mobilisation décidée en date du mercredi 21 septembre 2022 a provoqué une fuite massive des russes mobilisables aux frontières géorgiennes et kazakhstanaises notamment. Ces scènes, surréalistes, interrogent sur la pérennité du régime du Kremlin, et sur la crise de confiance que traverse actuellement l’armée russe. Car si le début de "l'opération militaire spéciale" en Ukraine a laissé la majeur partie de la population russe dans l'indifférence, la mobilisation semble être annonciatrice d'une toute autre réaction.
Military briefing: How will Russia’s mobilisation affect the war in Ukraine?
Kyiv expects new recruits to appear within two months but Moscow struggles with training and logistical obstacles.
À quel point Poutine est-il fragilisé?
Sept mois après le début de la guerre en Ukraine, la Russie traverse une mauvaise passe. Sur le terrain, l’Ukraine ne cesse de reconquérir des territoires, et sur le plan diplomatique, le mouvement d’opposition se consolide particulièrement après l’appel à la mobilisation partielle, lancé la semaine dernière par le président russe.
On voit se dessiner un nouvel axe Russie-Chine-Iran
Héloïse Fayet est revenue sur ce qui apparaît de plus en plus comme un axe Russie - Chine - Iran.
Jusqu’où ira Poutine ?
Avec la mobilisation des réservistes et les référendums dans les régions occupées par la Russie, la guerre en Ukraine prend une nouvelle dimension. Tatiana Kastouéva-Jean revient sur l'escalade et la fuite en avant de Vladimir Poutine.
Poutine, la nostalgie de l'empire
En février 2022, Vladimir Poutine a justifié son invasion de l’Ukraine par la menace que ferait peser sur sa sécurité l’adhésion à l’Otan de certains pays frontaliers. Depuis les révolutions de couleurs, en Géorgie et en Ukraine, l’obsession du Kremlin de ne pas perdre son influence dans l’ex-espace soviétique a franchi une étape supplémentaire avec le conflit ukrainien.
La fragilité alimentaire mondiale et la guerre d'Ukraine
La guerre en Ukraine fragilise la sécurité alimentaire mondiale. La Russie et l'Ukraine sont en effet deux importants producteurs et exportateurs de produits agricoles, en particulier dans le domaine céréalier. En outre, ce conflit intervient dans un contexte déjà tendu. En effet, le secteur de l'alimentation est chamboulé depuis plusieurs années par la stratégie conquérante de la Chine, le changement climatique et la pandémie de Covid-19.
L'Union européenne dans un continent en guerre
Lors de son arrivée à la tête de la Commission européenne, Ursula von der Leyen avait exprimé son souhait que cette institution devienne plus « géopolitique ». La guerre en Ukraine a donné tout son sens à cette formule. Plus que jamais, l'Union européenne doit oeuvrer pour sa défense et sa souveraineté. En d'autres termes, elle doit devenir une véritable puissance et trouver sa place dans un monde où compétiteurs et adversaires ne manquent pas.
En Russie, l’espoir d’une « forte résistance passive »
Deux jours après l’annonce de la mobilisation partielle de la population russe par le président Vladimir Poutine, la campagne de recrutement bat son plein, notamment dans les régions les plus pauvres de la Fédération.
Ukraine : un changement d'ère nucléaire
La guerre en Ukraine confirme l'entrée dans un nouvel âge nucléaire. Vladimir Poutine a en effet brandi à plusieurs reprises la menace de l'emploi d'armes nucléaires. Dans ce contexte, il est impératif de repenser la dissuasion et de mettre en oeuvre des stratégies de mise en échec de la « sanctuarisation agressive » pratiquée par la Russie. La lutte contre la prolifération nucléaire doit être une autre priorité.
Nations unies : mobilisation générale face à la Russie ?
L'assemblée générale des nations unies, ouverte depuis le 20 septembre, est l'occasion pour le monde de voir ce qu'il en est du cas russe. Si certains ont fait profil bas, à l'instar de Vladimir Poutine et de Xi jinping, ne se présentant pas au sommet, d'autres ont dénoncé la Russie avec véhémence.
SWIFT : de la neutralité à l'arme géopolitique ?
Après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, les pays occidentaux ont adopté plusieurs paquets de sanctions contre Moscou. Parmi ces mesures, la déconnexion du système SWIFT – qui facilite les échanges interbancaires – a été décrite comme une « arme nucléaire financière ». Il est encore difficile de mesurer l'impact précis de ces sanctions, mais on s'achemine vraisemblablement vers la mise en place progressive d'un « rideau de fer financier » entre la Russie et l'Occident.
Guerre d’Ukraine : un modèle coréen ?
La guerre en Ukraine renouvelle les interrogations sur le triangle Washington/Pékin/Moscou, et sur la place de l'Europe dans le jeu des puissances. L'expérience de la guerre de Corée peut aider à mesurer les relations mouvantes entre les trois acteurs : importance relative des théâtres, risques d'escalade, guerre idéologique, jeu des alliances, dynamique de réarmement, débats internes aux États-Unis… Les leçons que tireront Washington et Pékin du conflit sont au coeur du débat, en particulier pour Taïwan.
Ukraine : quel espoir de paix ?
Après une première partie dans l'Etat indien du Kerala où s'accommodent l'hégémonie politique du parti communiste, au pouvoir depuis cinquante ans, et un Islam de plus en plus visible dans l'espace public, direction l'Ukraine pour mesurer les chances de succès des pourparlers de paix.
Dépendance à la Chine : le douloureux réveil allemand
La bienveillance de Pékin à l'égard de la Russie fait prendre conscience à l'Allemagne de l'urgence de réduire sa dépendance commerciale à la Chine. Un défi encore plus complexe que la réduction de ses importations d'hydrocarbures russes.
Guerre en Ukraine: le retour du nucléaire dans le discours géopolitique
Depuis le début de la guerre en Ukraine, Vladimir Poutine brandit la menace de l’arme nucléaire.
Guerre en Ukraine : la Chine peut-elle faire basculer le conflit ?
Deux ans après leur dernière rencontre, Chinois et Européens se retrouvaient pour un 23ème sommet commun. Le sujet de la guerre en Ukraine s’est invité au centré au centre des discussions.
Guerre en Ukraine : Pourquoi la Turquie joue le rôle de médiateur
Depuis le début de la guerre en Ukraine, la Turquie a pris une place prépondérante dans les tentatives de résolution du conflit avec la Russie. Pour la chercheuse Dorothée Schmid, cette "hyperactivité diplomatique" est guidée aussi bien par les intérêts économiques turcs, que par un enjeu de politique interne.
Guerre en Ukraine : pourquoi Marioupol est une cible prioritaire de la Russie
Depuis le début de l’invasion russe, la ville portuaire de Marioupol, située sur la mer d’Azov, revêt un fort intérêt stratégique pour Moscou. Vladimir Poutine en a fait un objectif symbolique.
Guerre en Ukraine : la Chine peut-elle changer la donne ?
A la veille d’un sommet Union européenne / Chine, la position de Pékin dans la guerre est observée de près. La Chine ne condamne pas l’invasion russe, mais ne soutient pas pour autant officiellement Moscou. Les deux pays sont liés par un partenariat économique et stratégique sans que l’on puisse parler d’alliance.
Pétrole et gaz, l'Afrique peut-elle remplacer la Russie ?
La guerre en Ukraine et la défiance des Ocidentaux envers les hydrocarbures russes relancent l'intérêt pour les productions de pétrole et de gaz en Afrique. Le continent produit et exporte à peu près autant de pétrole que la Russie, mais pour autant, il ne pourra pas – à très court terme - remplacer le géant slave.
Guerre en Ukraine : sur les réseaux sociaux, ces comptes en français qui relaient la propagande du Kremlin
Trolls anonymes, leaders complotistes ou comptes diplomatiques : depuis le début de l’invasion, une armée de voix défend coûte que coûte un contre-récit diabolisant l’Ukraine et glorifiant Vladimir Poutine.
Un mois après le début de la guerre en Ukraine: que sait-on de l'opinion russe?
Plus d'un mois après le début de la guerre, que sait-on de l'opinion russe ? Parvient-elle à s'informer ? Les sanctions sont-elles productives ? Les Russes souffrent-ils d'être catalogués comme coupables aux yeux du monde ou resserrent-ils les rangs derrière leur président ?
Télématin : Edition spéciale guerre en Ukraine
Cela fait maintenant plus d'un mois que le monde se demande jusqu'où ira Vladimir Poutine et qui pourra l'arrêter. et si la réponse venait directement de Russie ?
L'Ukraine, la guerre des étoiles
Le repli des Russes a-t-il commencé ? L'objectif de la Russie est-il vraiment que l'Ukraine ne soit plus un Etat souverain ? A quoi s'attendre des négociations ? L'Occident laissera-t-il la Russie faire ?
De la Syrie à l'Ukraine, les similitudes des guerres menées par la Russie
L'Ukraine paye-t-elle aujourd'hui la politique étrangère de Madeleine Albright dans les années 1990?
La secrétaire d'État de Bill Clinton avait fait des choix interventionnistes.
Meet the woman researching the geopolitics of technology
Alice Pannier dirige un nouveau programme examinant la relation entre technologie et alliances géopolitiques. Les événements récents ont montré que cette relation est plus importante que jamais.
"Pour le camp occidental, le rôle que jouera la Turquie dans le dénouement de la crise ukrainienne est crucial"
La présidentielle de 2023 n’est pas étrangère au repositionnement géopolitique du président turc, Recep Tayyip Erdogan, qui se campe en médiateur dans le conflit en Ukraine. Mais la neutralité d’Ankara reste ambivalente, analyse Dorothée Schmid, spécialiste du monde méditerranéen, dans une tribune au « Monde ».
La Troisième Guerre mondiale va-t-elle commencer à Taïwan ?
Depuis 2020, la Chine accroît la pression militaire sur Taïwan, avec la volonté de faire de l’île sa 23e province, par la force s’il le faut. Après l’invasion de l’Ukraine par Vladimir Poutine, se dirige-t-on vers un conflit généralisé ?
Drone Bayraktar: l'atout aérien de l'Ukraine
Le drone Bayraktar TB2 de fabrication turque est devenu le symbole de la résistance de l'armée ukrainienne dans les airs face à l'envahisseur russe. C'est l'atout aérien de Kiev face à la puissance de feu russe...
La guerre en Ukraine vue du Sud
Si les médias occidentaux font une large place à l’invasion de l’Ukraine par la Russie et aux réactions tant en Europe qu’en Amérique du nord et à sa condamnation quasi unanime, la couverture médiatique dans les pays du Sud est beaucoup plus discrète et révèle des sentiments mitigés. En Asie, au Moyen Orient, en Afrique, voire en l’Amérique latine, les commentaires officiels comme ceux de la presse se partagent entre embarras, inquiétude en raison de l’impact de cette situation de guerre sur leur économie, et regain de critiques envers l’Occident.
Soukhoï Su-34, Katioucha, Javelin... Dix armes emblématiques de la guerre en Ukraine
En un mois de combats, plusieurs armes se sont imposées comme des pièces maîtresses des dispositifs russe et ukrainien. Devenant, pour certaines, des cibles à abattre en priorité. Des blindés fumants et calcinés sur les bas-côtés, un hélicoptère abattu par un missile lui arrivant en pleine face, des prisonniers à l'air égaré... De part et d'autre du front, la guerre des images fait rage.
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.