Organisations internationales et multilatéralisme
La rhétorique sur la crise du multilatéralisme est fréquente. Les organisations internationales (ONU, OMC, etc.) n'en demeurent pas moins importantes, tandis que d'autres forums (G20, BRICS, etc.) s'affirment.
Sujets liés
La nomination de Vale de Almeida : un symbole de la prédominance de la Commission sur le Service Européen pour l'Action Extérieure ?
La récente nomination de João Vale de Almeida à la tête de la délégation européenne à Washington DC a provoqué des vagues de controverse parmi les Etats-membres. Pourquoi cette manoeuvre de Catherine Ashton est-elle devenue si polémique ? Que nous dit-elle à propos de la position institutionnelle du nouveau Service Européen pour l’Action Extérieure (SEAE) ?
La gouvernance mondiale entre organisations internationales et clubs informels
Depuis le milieu des années 1960 sont apparues, d'abord secrètement, puis discrètement, et enfin au grand jour et en dehors des organisations internationales reconnues, des formes de concertation entre les pays présentant des préoccupations communes. Si ces dernières fonctionnent, certes, normalement, des enceintes informelles apparaissent de facto derrière leur façade et développent, en leurs marges, une force d'influence diffuse mais réelle.
Les "émeutes de la faim" au Sénégal : Un puissant révélateur d'une défaillance de gouvernance
L’expression " émeutes de la faim ", qui a été utilisée lors des manifestations de la fin 2007 / début 2008 dans une trentaine de pays dans le monde, dont une majorité de pays africains, rassemble des phénomènes de nature très différente d’un pays à l’autre. Nous nous attacherons dans cette note à revenir sur le cas du Sénégal, pays où les " émeutes " ont été nombreuses.
Une rapide recension des différentes " manifestations " de mécontentement qui ont secoué ce pays laisse apparaître, entre autres, la faillite d’un secteur agricole qui, bien qu’employant presque 60 % de la population active, n’arrive pas à nourrir la population sénégalaise. Un tel constat invite à s’interroger sur les causes structurelles, qui ne peuvent être réduites à des raisonnements économiques. Bien vite, la défaillance de gouvernance apparaît dans toute sa béance : accoutumance aux importations, structure monopolistique de l’importation de certains produits, sacrifice des populations rurales pendant des décennies pour s’assurer de prix raisonnables pour les consommateurs urbains, bien plus redoutés par le pouvoir. Les blocages ne sont pas toujours là où on les croit.
Alain Antil est responsable du programme Afrique subsaharienne à l'Ifri
L'Union, ou les institutions de la diplomatie sans la diplomatie ?
L'optimisme généré par la ratification finale du traité de Lisbonne ne pouvait être que modéré, fugace... Certes le traité garantit que l'Union continuera à fonctionner tout en poursuivant l'élargissement vers les Balkans. Mais a minima : nul ne pense que le dispositif de Lisbonne puisse redonner à l'UE le souffle qui lui fait défaut. Pour son fonctionnement interne, et pour son poids extérieur.
Vers la fin de la guerre?
Longtemps considérée non seulement comme légitime mais de surcroît comme souhaitable, la guerre a connu une perte sensible de légitimité après la Première et la Seconde Guerre mondiale. Le regain relatif de légitimité qui a suivi la fin de la guerre froide –avec la multiplication des opérations militaires à vocation humanitaire– ne suffira pas à inverser la tendance. Il se pourrait même que la forme de conflits aujourd’hui dominante, la guerre civile, connaisse à son tour un réel déclin.
Théories et pratiques des relations internationales depuis la fin de la guerre froide
L’effondrement de l’Union soviétique a considérablement modifié les pratiques des relations internationales et a suscité des débats théoriques qui se poursuivent encore. L’école réaliste, dominante pendant la guerre froide, a été remise en cause par les tenants du transnationalisme. Chaque courant de pensée permet, à sa manière, d’éclairer le monde dans lequel nous vivons, et les théories doivent être perçues davantage comme des outils interprétatifs que comme des dogmes infaillibles.
L'enjeu culturel au coeur des relations internationales
Plus la sphère du mondialisé s’accroît, plus l’ampleur des différences à appréhender augmente. La compréhension et le maintien de la diversité culturelle sont donc aujourd’hui impératifs, d’où la nécessité de développer de véritables politiques culturelles, intégrant tous les acteurs: organisations internationales, États, sociétés civiles, secteur privé. L’éducation et la préservation du patrimoine (au sens extensif) constituent sans doute les enjeux les plus immédiats.
Les efforts d'organisation mondiale au XXe siècle : mythes et réalités
Le développement continu de l’organisation internationale est l’un des faits marquants du XXe siècle. Aucun secteur des relations internationales n’a échappé à ce phénomène et, même si l’invention de l’organisation internationale est plus ancienne, on peut créditer le siècle qui s’achève de lui avoir donné un nouveau visage : mondiale, régionale, supranationale ou transnationale, l’organisation internationale présente aujourd’hui des traits aussi affirmés que divers. Cela étant dit, l’interprétation de ce phénomène universel demeure ambiguë, et la floraison des problématiques et des concepts juridiques a fini par diluer la notion d’organisation internationale dans celles, parfois « fourre-tout », de régime ou de « gouvernance globale ». Sans pour autant que soit assuré l’essentiel : la compréhension homogène des principes affichés et la volonté d’agir en commun pour assurer leur respect.
La mondialisation vue de Pékin
La présidence de Xi Jinping a mis fin à une longue période où la Chine faisait profil bas dans les relations internationales.
Le jeu de go diplomatique de Xi Jinping
A l’initiative sur tous les terrains, industriel et militaire comme institutionnel et médiatique, la Chine est entrée dans une nouvelle phase de sa politique extérieure. Qu’est-ce qui la motive et quelle place entend-elle occupée ? "La Grande Table" reçoit Alice Ekman, chercheuse, responsable des activités Chine au Centre Asie de l'Ifri, et le journaliste Pierre Haski.
Déchiffrer le monde
Le dernier ouvrage de Thierry de Montbrial, "Vivre le temps des troubles", s’attaque avec une apparente simplicité à un défi redoutable, celui tout simplement de notre incompréhension du monde contemporain.
« Les Etats-Unis ne retrouveront pas un rôle de leader »
Entretien avec Thierry de Montbrial, président de l’Institut français des relations internationales (1). Ce spécialiste des questions internationales décrit l’apparition de nouvelles formes de gouvernance et appelle à « choyer l’Union européenne ».
Le Dialogue Raisina ou la réponse de l’Inde aux défis mondiaux
L’Inde a longtemps été considérée, à juste titre, comme une puissance réticente sur la scène mondiale. Mais cette réalité appartient désormais au passé. En organisant à Delhi du 17 au 19 janvier le Dialogue Raisina, un dialogue multilatéral majeur quelques jours avant Davos, pour la troisième année consécutive, l’Inde a envoyé des signaux clairs quant à sa volonté de jouer un rôle essentiel dans la gestion des changements systémiques et des défis qui affectent l’ordre du monde.
Moscou réplique vertement à Washington sur l'Iran
Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, dénonce les « diktats et ultimatums » de la Maison-Blanche sur l'accord international de 2015 sur le nucléaire iranien.
Vivre le temps des troubles. Les préconisations de Thierry de Montbrial pour relever les défis de notre temps
Regain du terrorisme, accentuation de la compétition économique et des rivalités de puissances, périls environnementaux, déferlement ininterrompu de vagues technologiques, sources de transformations économiques et sociales majeures se conjuguent aujourd’hui pour rendre notre monde difficilement déchiffrable, voire franchement an-goissant.
A la recherche d’un nouvel ordre mondial
« Vivre le temps des troubles », des clés pour un monde chaotique
Thierry de Montbrial décrit avec maestria les chocs provoqués par le progrès scientifique et la révolution numérique sur les États et les sociétés. Et il exhorte l’Europe à montrer le chemin d’une nouvelle gouvernance mondiale. Il faut avoir le cœur bien accroché pour observer la transformation accélérée du monde.
Thierry de Montbrial publie «Vivre le temps des troubles»
"Un monde de plus en plus interdépendant, où les réalités les plus fondamentales, nationales, ethniques etc. demeurent, un monde où il n'y a pas un sytème de régulation, de coordonation, d'organisation approprié, ne peut aller que vers le chaos.Le monde évolue aujourd'hui à une vitesse absoluement sans précédent sur le plan historique."
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