Organisations internationales et multilatéralisme
La rhétorique sur la crise du multilatéralisme est fréquente. Les organisations internationales (ONU, OMC, etc.) n'en demeurent pas moins importantes, tandis que d'autres forums (G20, BRICS, etc.) s'affirment.
Sujets liés
Japan's Ambivalent Diplomacy on Climate Change
Le Japon se présente souvent comme un leader sur les questions environnementales. Si la majorité des politiques mises en oeuvre par le Japon pour gérer la question du changement climatique respectent les normes internationales, certaines peuvent s'y opposer.
De Kunming à Mandalay : la nouvelle "Route de Birmanie". Développement des échanges commerciaux le long de la frontière sino-birmane depuis 1988
Ce papier analyse les relations sino-birmanes et cherche à rendre compte de la vitalité et de la complexité des relations commerciales frontalières.
L'Allemagne, la France et le renouveau des rapports États-Unis/Europe dans le cadre de l'OTAN
La nomination de Vale de Almeida : un symbole de la prédominance de la Commission sur le Service Européen pour l'Action Extérieure ?
La récente nomination de João Vale de Almeida à la tête de la délégation européenne à Washington DC a provoqué des vagues de controverse parmi les Etats-membres. Pourquoi cette manoeuvre de Catherine Ashton est-elle devenue si polémique ? Que nous dit-elle à propos de la position institutionnelle du nouveau Service Européen pour l’Action Extérieure (SEAE) ?
Les "émeutes de la faim" au Sénégal : Un puissant révélateur d'une défaillance de gouvernance
L’expression " émeutes de la faim ", qui a été utilisée lors des manifestations de la fin 2007 / début 2008 dans une trentaine de pays dans le monde, dont une majorité de pays africains, rassemble des phénomènes de nature très différente d’un pays à l’autre. Nous nous attacherons dans cette note à revenir sur le cas du Sénégal, pays où les " émeutes " ont été nombreuses.
Une rapide recension des différentes " manifestations " de mécontentement qui ont secoué ce pays laisse apparaître, entre autres, la faillite d’un secteur agricole qui, bien qu’employant presque 60 % de la population active, n’arrive pas à nourrir la population sénégalaise. Un tel constat invite à s’interroger sur les causes structurelles, qui ne peuvent être réduites à des raisonnements économiques. Bien vite, la défaillance de gouvernance apparaît dans toute sa béance : accoutumance aux importations, structure monopolistique de l’importation de certains produits, sacrifice des populations rurales pendant des décennies pour s’assurer de prix raisonnables pour les consommateurs urbains, bien plus redoutés par le pouvoir. Les blocages ne sont pas toujours là où on les croit.
Alain Antil est responsable du programme Afrique subsaharienne à l'Ifri
La gouvernance mondiale entre organisations internationales et clubs informels
Depuis le milieu des années 1960 sont apparues, d'abord secrètement, puis discrètement, et enfin au grand jour et en dehors des organisations internationales reconnues, des formes de concertation entre les pays présentant des préoccupations communes. Si ces dernières fonctionnent, certes, normalement, des enceintes informelles apparaissent de facto derrière leur façade et développent, en leurs marges, une force d'influence diffuse mais réelle.
L'Union, ou les institutions de la diplomatie sans la diplomatie ?
L'optimisme généré par la ratification finale du traité de Lisbonne ne pouvait être que modéré, fugace... Certes le traité garantit que l'Union continuera à fonctionner tout en poursuivant l'élargissement vers les Balkans. Mais a minima : nul ne pense que le dispositif de Lisbonne puisse redonner à l'UE le souffle qui lui fait défaut. Pour son fonctionnement interne, et pour son poids extérieur.
L'enjeu culturel au coeur des relations internationales
Plus la sphère du mondialisé s’accroît, plus l’ampleur des différences à appréhender augmente. La compréhension et le maintien de la diversité culturelle sont donc aujourd’hui impératifs, d’où la nécessité de développer de véritables politiques culturelles, intégrant tous les acteurs: organisations internationales, États, sociétés civiles, secteur privé. L’éducation et la préservation du patrimoine (au sens extensif) constituent sans doute les enjeux les plus immédiats.
Théories et pratiques des relations internationales depuis la fin de la guerre froide
L’effondrement de l’Union soviétique a considérablement modifié les pratiques des relations internationales et a suscité des débats théoriques qui se poursuivent encore. L’école réaliste, dominante pendant la guerre froide, a été remise en cause par les tenants du transnationalisme. Chaque courant de pensée permet, à sa manière, d’éclairer le monde dans lequel nous vivons, et les théories doivent être perçues davantage comme des outils interprétatifs que comme des dogmes infaillibles.
Vers la fin de la guerre?
Longtemps considérée non seulement comme légitime mais de surcroît comme souhaitable, la guerre a connu une perte sensible de légitimité après la Première et la Seconde Guerre mondiale. Le regain relatif de légitimité qui a suivi la fin de la guerre froide –avec la multiplication des opérations militaires à vocation humanitaire– ne suffira pas à inverser la tendance. Il se pourrait même que la forme de conflits aujourd’hui dominante, la guerre civile, connaisse à son tour un réel déclin.
Les efforts d'organisation mondiale au XXe siècle : mythes et réalités
Le développement continu de l’organisation internationale est l’un des faits marquants du XXe siècle. Aucun secteur des relations internationales n’a échappé à ce phénomène et, même si l’invention de l’organisation internationale est plus ancienne, on peut créditer le siècle qui s’achève de lui avoir donné un nouveau visage : mondiale, régionale, supranationale ou transnationale, l’organisation internationale présente aujourd’hui des traits aussi affirmés que divers. Cela étant dit, l’interprétation de ce phénomène universel demeure ambiguë, et la floraison des problématiques et des concepts juridiques a fini par diluer la notion d’organisation internationale dans celles, parfois « fourre-tout », de régime ou de « gouvernance globale ». Sans pour autant que soit assuré l’essentiel : la compréhension homogène des principes affichés et la volonté d’agir en commun pour assurer leur respect.
Dix ans après… La crise de 2008 a ébranlé la confiance des citoyens
Et si les principales conséquences de la crise financière de 2008, qui a éclaté il y a dix ans cette semaine, étaient politiques plutôt qu’économiques ? Il y a dix ans demain, éclatait la crise financière dont l’impact fut à la fois mondial et profond. Mais cette crise n’a pas seulement changé l’univers de la finance, elle a transformé le monde dans lequel nous vivons.C’est notamment la thèse d’un économiste américain, Adam Tooze, qui vient de publier un livre pour ce dixième anniversaire, en pleine présidence de Donald Trump.
Protéger l'environnement : une impuissance collective? (3/4) « Penser global, agir local »
L'accord de Paris semble avoir perdu de son aura. La démission de Nicolas Hulot a sonné comme un aveu d’échec de la capacité et de la volonté réelle des gouvernements à mener une politique environnementale pérenne et durable. La promotion du local au dépens du global est-elle justifiée?
Dans le monde de Trump, quelle place pour l’Alliance atlantique ?
Les Européens redoutent la volonté du président américain de négocier en solo avec la Russie et les éventuelles concessions qui pourraient être faites.
De la realpolitik au réalisme
Diplomatie américaine, crise iranienne, conflit israélo-palestinien ou encore menace nord-coréenne: Bernard-Henri Lévy et Thierry de Montbrial se penchent sur les tensions qui secouent notre monde. C’est à Bernard-Henri Lévy que l’on doit l’initiative de cette rencontre, à Thierry de Montbrial son organisation. Deux conceptions des relations internationales ?
Quel avenir pour le sommet du G7 ?
La volte-face de Trump torpillant, après la fin du sommet, la déclaration commune négociée à La Malbaie (Québec), les 8 et 9 juin, interroge sur l’utilité d’une telle instance. Un sommet du G7 tient en général plus de l’entre-soi informel que d’une arène de boxe ou d’un directoire des affaires de la planète, ce que jamais cette instance, créée il y a quarante-trois ans à l’initiative de Valéry Giscard d’Estaing, n’a prétendu être.
G7 : pour Donald Trump, "la négociation est un sport de combat", "c'est vraiment une partie de poker"
Selon Laurence Nardon, responsable du programme Etats-Unis à l'Institut français des relations internationale, Donald Trump est "pragmatique" et "s'il voit que les Européens et le Canada tiennent bon face à lui, il finira par céder".
G6+1, peut-on se passer de Donald Trump ?
Le président des Etats-Unis est arrivé ce vendredi à La Malbaie (Canada) pour le sommet du G7. Donald Trump a engagé dans un bras de fer avec les autres chefs d'Etat, notamment sur la question de la taxe sur l'acier et l'aluminium. On en parle avec: Laurence Nardon, responsable du programme Etats-Unis de l'Institut français des relations internationales (IFRI). Paolo Levi, journaliste et correspondant à Paris pour l'agence de presse italienne Ansa, Ulysse Gosset, éditorialiste politique étrangère de BFMTV et Christophe Barbier, éditorialiste politique BFMTV.
Bilderberg, la conférence la plus secrète du monde
Le groupe Bilderberg se réunit à partir de jeudi pour trois jours à Turin, en Italie. Depuis 1954, ce club ultra-fermé reçoit des grands du monde politique et économique sans que rien ne filtre de leurs échanges, charriant fantasmes et théorie du complot.
L'avenir de l'Union européenne face à la compétition entre les Etats-Unis et la Chine
Vidéo de la conférence de Thierry de Montbrial, président de l'Ifri, à l'Université de Genève le 31 mai 2018. Prise en étau entre une Chine de plus en plus vindicative et des Etats-Unis sur la défensive, l’Union européenne paraît plus que jamais questionner sa place dans la diplomatie mondiale.
Téhéran dit se préparer à la fin de l'accord sur le nucléaire
L'Iran a annoncé les prémisses d'une reprise de l'enrichissement d'uranium. Une manière de mettre la pression sur les Européens, au risque de franchir le point de non-retour.
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