Organisations internationales et multilatéralisme
La rhétorique sur la crise du multilatéralisme est fréquente. Les organisations internationales (ONU, OMC, etc.) n'en demeurent pas moins importantes, tandis que d'autres forums (G20, BRICS, etc.) s'affirment.
Sujets liés
Global Governance of Biodiversity: New Perspectives on a Shared Challenge
Ce rapport vise à établir une première cartographie de la gouvernance globale de la biodiversité à travers une analyse des interactions entre les différents acteurs, institutions, normes, outils et processus qui la structurent. Ce rapport choisit de confronter des visions différentes de la nature, de la forme et des caractéristiques de la gouvernance globale de la biodiversité.
Le débat sur la gouvernance fédérale au Pakistan
Avec l'adoption du 18e amendement en avril 2010, le Parlement pakistanais entendait, entre autre réformes, tourner la page des habitudes centralisatrices qui avait eu la faveur de la plupart des dirigeants du pays, notamment militaires, et qui avait été un facteur de tension avec les provinces.
Stratégie et présence économiques des Etats-Unis au Maghreb
Avant les attentats du 11 septembre, les rapports entre les Etats-Unis et le Maghreb tendaient à se renforcer. Après avoir longtemps cédé le champ au partenaire "naturel" européen, l'action américaine au Maghreb s'inscrivait alors dans une dynamique déclenchée deux ans plus tôt par un membre de l'administration Clinton, Stuart Eizenstat, en vue de réduire les obstacles intrarégionaux et stimuler les investissements américains vers une région où ils sont peu représentés. Washington donnait ainsi l'impression de s'impliquer davantage pour promouvoir l'émergence d'un marché maghrébin fort, complémentaire et intégré à l'économie mondiale.
La présence économique chinoise et indienne au Maghreb
L'un des faits saillants des deux dernières décennies a été la montée en puissance de la Chine et de l'Inde dans le monde, reflétée en particulier par une présence économique toujours plus importante, que ce soit sous forme de flux commerciaux ou à travers des investissements directs à l'étranger.
Restée pendant longtemps la "chasse gardée" des anciennes puissances coloniales, l'Afrique n'échappe pas non plus au mouvement et la présence chinoise et indienne s'y intensifie, faisant naître des inquiétudes, surtout chez les partenaires traditionnels de l'Afrique.
La projection économique des pays du Maghreb sur l'Afrique subsaharienne
Largement interrompues dès les prémisses de la période coloniale, les relations commerciales entre le Maghreb et l’Afrique subsaharienne prennent un nouvel essor avec l’ère des indépendances. Toutefois, la stratégie de projection économique des trois pays du petit Maghreb reste, jusqu’à la fin des années 1990, très fortement marquée par la politique africaine du pays.
Le Maroc et sa "nouvelle frontière" : lecture critique du versant économique de la stratégie africaine du Maroc
Depuis l'arrivée de Mohamed VI au pouvoir, la politique africaine du Maroc a connu un certain nombre d'évolutions notables par rapport à la période de son prédécesseur. Il n'y a pas, à proprement parler, de rupture, mais à la fois une continuité, une accélération et une diversification.
Japan's Ambivalent Diplomacy on Climate Change
Le Japon se présente souvent comme un leader sur les questions environnementales. Si la majorité des politiques mises en oeuvre par le Japon pour gérer la question du changement climatique respectent les normes internationales, certaines peuvent s'y opposer.
De Kunming à Mandalay : la nouvelle "Route de Birmanie". Développement des échanges commerciaux le long de la frontière sino-birmane depuis 1988
Ce papier analyse les relations sino-birmanes et cherche à rendre compte de la vitalité et de la complexité des relations commerciales frontalières.
L'Allemagne, la France et le renouveau des rapports États-Unis/Europe dans le cadre de l'OTAN
La nomination de Vale de Almeida : un symbole de la prédominance de la Commission sur le Service Européen pour l'Action Extérieure ?
La récente nomination de João Vale de Almeida à la tête de la délégation européenne à Washington DC a provoqué des vagues de controverse parmi les Etats-membres. Pourquoi cette manoeuvre de Catherine Ashton est-elle devenue si polémique ? Que nous dit-elle à propos de la position institutionnelle du nouveau Service Européen pour l’Action Extérieure (SEAE) ?
La gouvernance mondiale entre organisations internationales et clubs informels
Depuis le milieu des années 1960 sont apparues, d'abord secrètement, puis discrètement, et enfin au grand jour et en dehors des organisations internationales reconnues, des formes de concertation entre les pays présentant des préoccupations communes. Si ces dernières fonctionnent, certes, normalement, des enceintes informelles apparaissent de facto derrière leur façade et développent, en leurs marges, une force d'influence diffuse mais réelle.
L'Union, ou les institutions de la diplomatie sans la diplomatie ?
L'optimisme généré par la ratification finale du traité de Lisbonne ne pouvait être que modéré, fugace... Certes le traité garantit que l'Union continuera à fonctionner tout en poursuivant l'élargissement vers les Balkans. Mais a minima : nul ne pense que le dispositif de Lisbonne puisse redonner à l'UE le souffle qui lui fait défaut. Pour son fonctionnement interne, et pour son poids extérieur.
L'enjeu culturel au coeur des relations internationales
Plus la sphère du mondialisé s’accroît, plus l’ampleur des différences à appréhender augmente. La compréhension et le maintien de la diversité culturelle sont donc aujourd’hui impératifs, d’où la nécessité de développer de véritables politiques culturelles, intégrant tous les acteurs: organisations internationales, États, sociétés civiles, secteur privé. L’éducation et la préservation du patrimoine (au sens extensif) constituent sans doute les enjeux les plus immédiats.
Théories et pratiques des relations internationales depuis la fin de la guerre froide
L’effondrement de l’Union soviétique a considérablement modifié les pratiques des relations internationales et a suscité des débats théoriques qui se poursuivent encore. L’école réaliste, dominante pendant la guerre froide, a été remise en cause par les tenants du transnationalisme. Chaque courant de pensée permet, à sa manière, d’éclairer le monde dans lequel nous vivons, et les théories doivent être perçues davantage comme des outils interprétatifs que comme des dogmes infaillibles.
Vers la fin de la guerre?
Longtemps considérée non seulement comme légitime mais de surcroît comme souhaitable, la guerre a connu une perte sensible de légitimité après la Première et la Seconde Guerre mondiale. Le regain relatif de légitimité qui a suivi la fin de la guerre froide –avec la multiplication des opérations militaires à vocation humanitaire– ne suffira pas à inverser la tendance. Il se pourrait même que la forme de conflits aujourd’hui dominante, la guerre civile, connaisse à son tour un réel déclin.
Les efforts d'organisation mondiale au XXe siècle : mythes et réalités
Le développement continu de l’organisation internationale est l’un des faits marquants du XXe siècle. Aucun secteur des relations internationales n’a échappé à ce phénomène et, même si l’invention de l’organisation internationale est plus ancienne, on peut créditer le siècle qui s’achève de lui avoir donné un nouveau visage : mondiale, régionale, supranationale ou transnationale, l’organisation internationale présente aujourd’hui des traits aussi affirmés que divers. Cela étant dit, l’interprétation de ce phénomène universel demeure ambiguë, et la floraison des problématiques et des concepts juridiques a fini par diluer la notion d’organisation internationale dans celles, parfois « fourre-tout », de régime ou de « gouvernance globale ». Sans pour autant que soit assuré l’essentiel : la compréhension homogène des principes affichés et la volonté d’agir en commun pour assurer leur respect.
Brésil, États-Unis, Italie, Hongrie: la montée du populisme est-elle une menace pour le monde ?
L’élection au Brésil d’un président d’extrême-droite, raciste, misogyne et homophobe est le dernier exemple de cette vague populiste ou nationaliste qui déferle sur le monde, depuis quelques années. En jouant le peuple contre les élites, en attisant la peur de l’immigration, en dénonçant une corruption généralisée des « politiques » et la mondialisation, en s’attaquant aux médias.
Trump absent du Forum sur la Paix : "Il joue la carte du chacun pour soi et des rapports de force"
Vladimir Poutine, Angela Merkel, Emmanuel Macron ou encore Antoine Guterres, secrétaire général des Nations unies. Les chefs d'Etat et hauts représentants sont regroupés à Paris, à la Villette pour le Forum sur la paix, ce dimanche. Mais un dirigeant brillera par son absence : Donald Trump. Invité dans le journal de la mi-journée sur Europe 1, Thierry de Montbrial, président de l'Institut français des relations internationales (Ifri) et l'un des organisateurs du Forum, revient sur la décision du président américain de ne pas participer et sur l'enjeu de ce rendez-vous mondial.
Thierry de Montbrial : « L'Europe ne peut pas se construire contre les nations »
Alors que la compétition entre les États-Unis et la Chine va dominer durablement, le rôle de l'Europe sera déterminant, estime Thierry de Montbrial, président fondateur de Ifri et de la World Policy Conference, qui tient sa 11e édition à Rabat à partir de vendredi. « L'Europe ne peut pas se construire contre les nations », estime-t-il, appelant à une approche « beaucoup plus réaliste ».
Nigéria. La méfiance du président Buhari a réduit le gouvernement comme peau de chagrin
A l’approche des élections de février 2019, où il briguera un second mandat, le chef de l’Etat nigérian Muhammadu Buhari est fragilisé par des démissions en série, pointe Benjamin Augé.
Thierry de Montbrial alerte sur le surendettement de l’Afrique
Le président de l’IFRI a mis en garde contre les risques des financements chinois. « Même sans aller jusqu’à détruire les institutions multilatérales, le fait que les Etats-Unis optent pour une conception aussi étroite de l’intérêt national, est quelque chose de particulièrement dangereux. Et cela fait le jeu de la Chine ».
Présentation du RAMSES 2019 à l’Académie du Royaume du Maroc
Rabat – Le 36ème Rapport annuel mondial sur le système économique et les stratégies 2019 (RAMSES), fournissant les clés et repères indispensables pour décrypter les évolutions du monde, a été dévoilé mardi soir à l’Académie du Royaume du Maroc, en présence d’un parterre d’intellectuels, de politologues et d’universitaires, ainsi que des représentants diplomatiques et d’institutions nationales et internationales.
Dix ans après… La crise de 2008 a ébranlé la confiance des citoyens
Et si les principales conséquences de la crise financière de 2008, qui a éclaté il y a dix ans cette semaine, étaient politiques plutôt qu’économiques ? Il y a dix ans demain, éclatait la crise financière dont l’impact fut à la fois mondial et profond. Mais cette crise n’a pas seulement changé l’univers de la finance, elle a transformé le monde dans lequel nous vivons.C’est notamment la thèse d’un économiste américain, Adam Tooze, qui vient de publier un livre pour ce dixième anniversaire, en pleine présidence de Donald Trump.
Protéger l'environnement : une impuissance collective? (3/4) « Penser global, agir local »
L'accord de Paris semble avoir perdu de son aura. La démission de Nicolas Hulot a sonné comme un aveu d’échec de la capacité et de la volonté réelle des gouvernements à mener une politique environnementale pérenne et durable. La promotion du local au dépens du global est-elle justifiée?
Dans le monde de Trump, quelle place pour l’Alliance atlantique ?
Les Européens redoutent la volonté du président américain de négocier en solo avec la Russie et les éventuelles concessions qui pourraient être faites.
Quel avenir pour le sommet du G7 ?
La volte-face de Trump torpillant, après la fin du sommet, la déclaration commune négociée à La Malbaie (Québec), les 8 et 9 juin, interroge sur l’utilité d’une telle instance. Un sommet du G7 tient en général plus de l’entre-soi informel que d’une arène de boxe ou d’un directoire des affaires de la planète, ce que jamais cette instance, créée il y a quarante-trois ans à l’initiative de Valéry Giscard d’Estaing, n’a prétendu être.
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