Organisations internationales et multilatéralisme
La rhétorique sur la crise du multilatéralisme est fréquente. Les organisations internationales (ONU, OMC, etc.) n'en demeurent pas moins importantes, tandis que d'autres forums (G20, BRICS, etc.) s'affirment.
Sujets liés
Russie 2018 - Thomas Gomart et Tatiana Kastouéva-Jean auditionnés par le Sénat
Entre fermeté et dialogue, quelle approche la France et l'Union européenne doivent-elles adopter vis-à-vis de la Russie, alors que son président Vladimir Poutine entame un nouveau mandat à la tête du pays ?
Pologne/Allemagne : quelle coopération dans une Europe « à deux vitesses » ?
Les relations entre la Pologne et l’Allemagne, dégradées depuis octobre 2015, ont pris un nouveau départ au début de l’année 2017. Le pragmatisme d’Angela Merkel, et de nombreux contacts avec les dirigeants polonais, ont permis de renouer le dialogue. Toutefois, les différends persistent et affectent les relations entre les deux pays. En Pologne, la nomination d’un nouveau Premier ministre et le remaniement du gouvernement pourraient avoir pour objectif d’apaiser la situation.
La Chine veut exporter son mode de gouvernance
La Chine entend étendre son influence, en questionnant notamment l'efficacité des démocraties libérales. Alice Ekman, responsable des activités Chine à l'Institut français des relations internationales (Ifri), et auteur de La Chine dans le monde (ouvrage collectif, éditions CNRS), décrypte les ambitions planétaires de Pékin.
La mondialisation vue de Pékin
La présidence de Xi Jinping a mis fin à une longue période où la Chine faisait profil bas dans les relations internationales.
La réforme fiscale et la politique commerciale de Trump. Les énergies renouvelables épargnées, l'industrie pétrolière gagnante
La rupture entre les administrations Obama et Trump est la plus profonde dans le secteur de l'énergie. Les trois personnalités en charge de la politique énergétique partagent la même indifférence au changement climatique, le même objectif de soutenir la production de gaz et de pétrole afin d'atteindre la "domination énergétique", la même volonté de soutenir le charbon "beau et propre" et enfin, la même méfiance envers les énergies renouvelables.
Le jeu de go diplomatique de Xi Jinping
A l’initiative sur tous les terrains, industriel et militaire comme institutionnel et médiatique, la Chine est entrée dans une nouvelle phase de sa politique extérieure. Qu’est-ce qui la motive et quelle place entend-elle occupée ? "La Grande Table" reçoit Alice Ekman, chercheuse, responsable des activités Chine au Centre Asie de l'Ifri, et le journaliste Pierre Haski.
Déchiffrer le monde
Le dernier ouvrage de Thierry de Montbrial, "Vivre le temps des troubles", s’attaque avec une apparente simplicité à un défi redoutable, celui tout simplement de notre incompréhension du monde contemporain.
« Les Etats-Unis ne retrouveront pas un rôle de leader »
Entretien avec Thierry de Montbrial, président de l’Institut français des relations internationales (1). Ce spécialiste des questions internationales décrit l’apparition de nouvelles formes de gouvernance et appelle à « choyer l’Union européenne ».
Le Dialogue Raisina ou la réponse de l’Inde aux défis mondiaux
L’Inde a longtemps été considérée, à juste titre, comme une puissance réticente sur la scène mondiale. Mais cette réalité appartient désormais au passé. En organisant à Delhi du 17 au 19 janvier le Dialogue Raisina, un dialogue multilatéral majeur quelques jours avant Davos, pour la troisième année consécutive, l’Inde a envoyé des signaux clairs quant à sa volonté de jouer un rôle essentiel dans la gestion des changements systémiques et des défis qui affectent l’ordre du monde.
Tensions entre le Ghana et la Côte d’Ivoire. Opposants ivoiriens à Accra et enjeux pétroliers à la frontière maritime
Depuis une décennie, des tensions ont émaillé la relation entre le Ghana et la Côte d’Ivoire.
Israël et les pays du Golfe : les enjeux d'un rapprochement stratégique
Le discret rapprochement économique opéré par Israël avec Oman et Doha dans les années 1990 a laissé place depuis 2011 à une convergence d’intérêts sécuritaires avec Abou Dhabi et Riyad autour de deux ennemis communs : les Frères musulmans et l’Iran.
Moscou réplique vertement à Washington sur l'Iran
Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, dénonce les « diktats et ultimatums » de la Maison-Blanche sur l'accord international de 2015 sur le nucléaire iranien.
Vivre le temps des troubles. Les préconisations de Thierry de Montbrial pour relever les défis de notre temps
Regain du terrorisme, accentuation de la compétition économique et des rivalités de puissances, périls environnementaux, déferlement ininterrompu de vagues technologiques, sources de transformations économiques et sociales majeures se conjuguent aujourd’hui pour rendre notre monde difficilement déchiffrable, voire franchement an-goissant.
A Brave New World for Trade
Les pratiques et principes du commerce international connaissent actuellement des transformations importantes. De nouveaux acteurs émergents, comme la Chine, cherchent à adapter les règles et institutions héritées du système de Bretton Woods. L’administration Trump, aux Etats-Unis, adopte une posture plus protectionniste et unilatérale, sous le slogan de l’ « Amérique d’abord », mettant en péril la dynamique favorisant la conclusion d’accords multilatéraux et l’adoption de normes commerciales ambitieuses.
L'ordre international face à l'Amérique de Trump
Donald Trump bouscule l’ordre mondial établi. Mais, en dépit de ses déclarations provocatrices, cherche-t-il vraiment à le remettre en cause ? Les bouleversements du système international ne datent pas de l’arrivée de Donald Trump au pouvoir. Ils correspondent à des changements en profondeur du monde de l’après-guerre froide. Si le président américain accentue aujourd’hui le désordre du monde, il n’en est pas l’instigateur et ne fournit pas davantage de solutions, faute d’une stratégie claire.
A la recherche d’un nouvel ordre mondial
« Vivre le temps des troubles », des clés pour un monde chaotique
Thierry de Montbrial décrit avec maestria les chocs provoqués par le progrès scientifique et la révolution numérique sur les États et les sociétés. Et il exhorte l’Europe à montrer le chemin d’une nouvelle gouvernance mondiale. Il faut avoir le cœur bien accroché pour observer la transformation accélérée du monde.
Laurent Fabius - Après la COP23, quelles perspectives pour l'environnement ?
Entretien vidéo mené par l'Ifri, dans le cadre d'un dîner-débat autour de Laurent Fabius (président du Conseil constitutionnel), présidé par Thierry de Montbrial (fondateur et président de l'Ifri), le 23 novembre 2017 au Cercle de l'Union interalliée (Paris).
L'Irak après Daech - Politique étrangère (Hiver 2017-2018)
Dominique David, rédacteur en chef de la revue trimestrielle de l'Ifri "Politique étrangère", présente le numéro d'hiver 2017-2018, disponible en librairie dès le 6 décembre 2017.
Thierry de Montbrial publie «Vivre le temps des troubles»
"Un monde de plus en plus interdépendant, où les réalités les plus fondamentales, nationales, ethniques etc. demeurent, un monde où il n'y a pas un sytème de régulation, de coordonation, d'organisation approprié, ne peut aller que vers le chaos.Le monde évolue aujourd'hui à une vitesse absoluement sans précédent sur le plan historique."
Les "émeutes de la faim" au Sénégal : Un puissant révélateur d'une défaillance de gouvernance
L’expression " émeutes de la faim ", qui a été utilisée lors des manifestations de la fin 2007 / début 2008 dans une trentaine de pays dans le monde, dont une majorité de pays africains, rassemble des phénomènes de nature très différente d’un pays à l’autre. Nous nous attacherons dans cette note à revenir sur le cas du Sénégal, pays où les " émeutes " ont été nombreuses.
Une rapide recension des différentes " manifestations " de mécontentement qui ont secoué ce pays laisse apparaître, entre autres, la faillite d’un secteur agricole qui, bien qu’employant presque 60 % de la population active, n’arrive pas à nourrir la population sénégalaise. Un tel constat invite à s’interroger sur les causes structurelles, qui ne peuvent être réduites à des raisonnements économiques. Bien vite, la défaillance de gouvernance apparaît dans toute sa béance : accoutumance aux importations, structure monopolistique de l’importation de certains produits, sacrifice des populations rurales pendant des décennies pour s’assurer de prix raisonnables pour les consommateurs urbains, bien plus redoutés par le pouvoir. Les blocages ne sont pas toujours là où on les croit.
Alain Antil est responsable du programme Afrique subsaharienne à l'Ifri
L'Union, ou les institutions de la diplomatie sans la diplomatie ?
L'optimisme généré par la ratification finale du traité de Lisbonne ne pouvait être que modéré, fugace... Certes le traité garantit que l'Union continuera à fonctionner tout en poursuivant l'élargissement vers les Balkans. Mais a minima : nul ne pense que le dispositif de Lisbonne puisse redonner à l'UE le souffle qui lui fait défaut. Pour son fonctionnement interne, et pour son poids extérieur.
Vers la fin de la guerre?
Longtemps considérée non seulement comme légitime mais de surcroît comme souhaitable, la guerre a connu une perte sensible de légitimité après la Première et la Seconde Guerre mondiale. Le regain relatif de légitimité qui a suivi la fin de la guerre froide –avec la multiplication des opérations militaires à vocation humanitaire– ne suffira pas à inverser la tendance. Il se pourrait même que la forme de conflits aujourd’hui dominante, la guerre civile, connaisse à son tour un réel déclin.
L'enjeu culturel au coeur des relations internationales
Plus la sphère du mondialisé s’accroît, plus l’ampleur des différences à appréhender augmente. La compréhension et le maintien de la diversité culturelle sont donc aujourd’hui impératifs, d’où la nécessité de développer de véritables politiques culturelles, intégrant tous les acteurs: organisations internationales, États, sociétés civiles, secteur privé. L’éducation et la préservation du patrimoine (au sens extensif) constituent sans doute les enjeux les plus immédiats.
Théories et pratiques des relations internationales depuis la fin de la guerre froide
L’effondrement de l’Union soviétique a considérablement modifié les pratiques des relations internationales et a suscité des débats théoriques qui se poursuivent encore. L’école réaliste, dominante pendant la guerre froide, a été remise en cause par les tenants du transnationalisme. Chaque courant de pensée permet, à sa manière, d’éclairer le monde dans lequel nous vivons, et les théories doivent être perçues davantage comme des outils interprétatifs que comme des dogmes infaillibles.
Les efforts d'organisation mondiale au XXe siècle : mythes et réalités
Le développement continu de l’organisation internationale est l’un des faits marquants du XXe siècle. Aucun secteur des relations internationales n’a échappé à ce phénomène et, même si l’invention de l’organisation internationale est plus ancienne, on peut créditer le siècle qui s’achève de lui avoir donné un nouveau visage : mondiale, régionale, supranationale ou transnationale, l’organisation internationale présente aujourd’hui des traits aussi affirmés que divers. Cela étant dit, l’interprétation de ce phénomène universel demeure ambiguë, et la floraison des problématiques et des concepts juridiques a fini par diluer la notion d’organisation internationale dans celles, parfois « fourre-tout », de régime ou de « gouvernance globale ». Sans pour autant que soit assuré l’essentiel : la compréhension homogène des principes affichés et la volonté d’agir en commun pour assurer leur respect.
Migrations : l’impasse européenne
La pression migratoire est une donnée destinée à perdurer pour l’espace européen. Des normes minimales communes ne pourraient être développées pour l’accueil des migrants que dans le cadre de l’UE. Les réticences des pays d’arrivée, comme celles des pays de départ, brident la mise en place d’un dispositif global. De plus, l’intransigeance des gouvernements populistes risque de conduire à la disparition pure et simple de toute entente européenne sur les phénomènes migratoires.
Nigéria. La méfiance du président Buhari a réduit le gouvernement comme peau de chagrin
A l’approche des élections de février 2019, où il briguera un second mandat, le chef de l’Etat nigérian Muhammadu Buhari est fragilisé par des démissions en série, pointe Benjamin Augé.
Thierry de Montbrial alerte sur le surendettement de l’Afrique
Le président de l’IFRI a mis en garde contre les risques des financements chinois. « Même sans aller jusqu’à détruire les institutions multilatérales, le fait que les Etats-Unis optent pour une conception aussi étroite de l’intérêt national, est quelque chose de particulièrement dangereux. Et cela fait le jeu de la Chine ».
Présentation du RAMSES 2019 à l’Académie du Royaume du Maroc
Rabat – Le 36ème Rapport annuel mondial sur le système économique et les stratégies 2019 (RAMSES), fournissant les clés et repères indispensables pour décrypter les évolutions du monde, a été dévoilé mardi soir à l’Académie du Royaume du Maroc, en présence d’un parterre d’intellectuels, de politologues et d’universitaires, ainsi que des représentants diplomatiques et d’institutions nationales et internationales.
Dix ans après… La crise de 2008 a ébranlé la confiance des citoyens
Et si les principales conséquences de la crise financière de 2008, qui a éclaté il y a dix ans cette semaine, étaient politiques plutôt qu’économiques ? Il y a dix ans demain, éclatait la crise financière dont l’impact fut à la fois mondial et profond. Mais cette crise n’a pas seulement changé l’univers de la finance, elle a transformé le monde dans lequel nous vivons.C’est notamment la thèse d’un économiste américain, Adam Tooze, qui vient de publier un livre pour ce dixième anniversaire, en pleine présidence de Donald Trump.
Protéger l'environnement : une impuissance collective? (3/4) « Penser global, agir local »
L'accord de Paris semble avoir perdu de son aura. La démission de Nicolas Hulot a sonné comme un aveu d’échec de la capacité et de la volonté réelle des gouvernements à mener une politique environnementale pérenne et durable. La promotion du local au dépens du global est-elle justifiée?
Dans le monde de Trump, quelle place pour l’Alliance atlantique ?
Les Européens redoutent la volonté du président américain de négocier en solo avec la Russie et les éventuelles concessions qui pourraient être faites.
Quel avenir pour le sommet du G7 ?
La volte-face de Trump torpillant, après la fin du sommet, la déclaration commune négociée à La Malbaie (Québec), les 8 et 9 juin, interroge sur l’utilité d’une telle instance. Un sommet du G7 tient en général plus de l’entre-soi informel que d’une arène de boxe ou d’un directoire des affaires de la planète, ce que jamais cette instance, créée il y a quarante-trois ans à l’initiative de Valéry Giscard d’Estaing, n’a prétendu être.
De la realpolitik au réalisme
Diplomatie américaine, crise iranienne, conflit israélo-palestinien ou encore menace nord-coréenne: Bernard-Henri Lévy et Thierry de Montbrial se penchent sur les tensions qui secouent notre monde. C’est à Bernard-Henri Lévy que l’on doit l’initiative de cette rencontre, à Thierry de Montbrial son organisation. Deux conceptions des relations internationales ?
G7 : pour Donald Trump, "la négociation est un sport de combat", "c'est vraiment une partie de poker"
Selon Laurence Nardon, responsable du programme Etats-Unis à l'Institut français des relations internationale, Donald Trump est "pragmatique" et "s'il voit que les Européens et le Canada tiennent bon face à lui, il finira par céder".
G6+1, peut-on se passer de Donald Trump ?
Le président des Etats-Unis est arrivé ce vendredi à La Malbaie (Canada) pour le sommet du G7. Donald Trump a engagé dans un bras de fer avec les autres chefs d'Etat, notamment sur la question de la taxe sur l'acier et l'aluminium. On en parle avec: Laurence Nardon, responsable du programme Etats-Unis de l'Institut français des relations internationales (IFRI). Paolo Levi, journaliste et correspondant à Paris pour l'agence de presse italienne Ansa, Ulysse Gosset, éditorialiste politique étrangère de BFMTV et Christophe Barbier, éditorialiste politique BFMTV.
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