Gouvernance et sociétés
Les États demeurent des piliers essentiels du système international, même s'ils n'en sont pas les seuls acteurs. Le sujet de la gouvernance se décline au niveau local, national et international.
Sujets liés
En 2021, le gouvernement chinois fonde officiellement, mais assez discrètement, une nouvelle entreprise d'Etat nommée China SatNet. Celle-ci a pour mission de porter le programme de méga-constellation de satellites Internet en orbite basse, baptisée Guowang (“réseau national”).
Cité par Francesca Fattori, Ghazal Golshiri, Cécile Hennion dans le Monde
Retour du Paraguay // États-Unis : le réveil des démocrates ?
Comme chaque semaine, une émission d'actualité en deux parties : retour de terrain avec Anna Recalde Miranda qui rentre du Paraguay ; suivi d'une table-ronde sur le timide réveil des démocrates aux États-Unis.
La fabrique du risque : les entreprises face à la doxa géopolitique
La déformation du triangle stratégique États-Unis – Chine – Russie crée de nouvelles dynamiques auxquelles les entreprises ne peuvent se soustraire. Elles sont confrontées au risque géopolitique, sans forcément s’y être préparées. Leurs dirigeants ne peuvent plus l’ignorer.
La politique étrangère d’Israël : la lutte pour la sécurité
Les conditions de naissance et de développement d’Israël expliquent que, dès sa création, les préoccupations de sécurité tiennent une place majeure dans l’esprit de ses dirigeants. Mais alors que, depuis une dizaine d’années, Israël semblait avoir acquis enfin la sécurité à laquelle aspire sa population, le 7 octobre 2023 a révélé sa vulnérabilité et a montré que cette sécurité était de fait loin d’être acquise. La Shoah qui devait effacer le peuple juif de la terre demeure dans les mémoires et le risque d’une menace existentielle est toujours présent.
Le futur gouvernement allemand
Les Allemands se sont rendus aux urnes le 23 février ; l’Union chrétienne démocrate est sortie vainqueure de ces élections. Selon toute vraisemblance, elle gouvernera avec les Sociaux-démocrates du SPD. En pleine négociation d’un contrat de coalition, il se pose également la question de la composition du futur gouvernement. Jeanette Süß dresse un état des lieux des négociations entre SPD et CDU et analyse les possibilités de répartition des différents ministères.
Canada : le grand réveil ?
Le modèle économique canadien – voire le modèle canadien plus largement –, est traversé depuis sa création en 1867 de tensions inhérentes qui semblent avoir empêché, jusqu’à aujourd’hui, la réalisation de son plein potentiel. Chef du Service économique régional (SER) de l’ambassade de France à Ottawa, Morgan Larhant en dénombre cinq, liées aux matières premières, à la proximité des États-Unis, au manque d’intégration entre les 13 provinces et territoires, au fonctionnement du système fédéral, et à l’importance de l’immigration, comme source de son développement.
Quand la mondialisation se fragmente
L’Europe fait face à une situation géopolitique inédite, marquée par l’incertitude entourant la politique américaine et l’agressivité russe. La guerre en Ukraine a poussé les Européens à renforcer leurs capacités de défense, mais des interrogations demeurent sur leur capacité à structurer une stratégie commune.
Adiyaman, la « ville sans propriétaire » : récit d’une émancipation politique
La ville d’Adıyaman a fait les grands titres ces deux dernières années en raison d’une part de sa dévastation par le séisme du 6 février 2023 entre la Turquie et la Syrie et d’autre part de son tournant politique partisan après le scrutin municipal du 31 mars 2024.
La Turquie au secours de la défense européenne ?
Alors que l'Europe cherche de nouvelles alliances face au possible retrait des États-Unis du Vieux Continent, Ankara, avec ses atouts militaires et industriels, cherche à se positionner comme un partenaire clé dans la défense du continent.
Éthiopie-Somalie : une paix sous patronage turc
Après une année de tensions dans la Corne de l’Afrique, 2024 s’est conclue par un apaisement diplomatique entre l’Éthiopie et la Somalie, ouvrant l’année 2025 sur des perspectives politiques régionales encourageantes.
Turquie : Erdogan peut-il tomber ?
Depuis l'arrestation du maire d'Istanbul, figure majeure de l'opposition au président Recep Tayyip Erdogan, les autorités turques sont confrontées à un mouvement de protestation inédit depuis plus d'une décennie.
À quoi sert le ministère de l'Éducation que Donald Trump veut démanteler?
Depuis sa création, cette agence fédérale est dans le viseur de la droite états-unienne. ― Le jeudi 20 mars, Donald Trump a adopté un décret qui vise à «éliminer» le ministère de l'Éducation aux États-Unis. Plus exactement, il donne instruction à sa secrétaire à l'Éducation, Linda McMahon, de démanteler cette partie de l'administration fédérale.
En Allemagne, le nouveau parlement entre en fonction
Un Bundestag entre en fonction, quelque peu remanié après les législatives du mois dernier, remportées par la CDU de Friedrich Merz, devant l'extrême droite de l'AfD et les sociaux-démocrates, le nouveau chancelier qui, grâce à sa coalition avec le SPD, dispose d'une majorité sur laquelle s'appuyer. Mais ce ne sera pas sans contraintes.
Turquie : l’arrestation du principal opposant peut-elle ébranler le régime d’Erdogan ?
Après son interpellation mercredi dernier, le principal opposant politique à Recep Tayyip Erdogan, Ekrem Imamoglu, a été incarcéré en Turquie. Son arrestation, condamnée par de nombreux dirigeants européens, a déclenché une vague de manifestations à travers le pays.
Arrestation du maire d’Istanbul : vers une dérive totalitaire en Turquie ?
Sommes-nous à l’aube d’un “Printemps turc” ? Cinq jours après l’arrestation d’Ekrem Imamoglu, maire d’Istanbul et principal rival de l’actuel président Recep Tayyip Erdogan, une vague de contestation continue de faire rage en Turquie. Cela fait douze ans que le pays n’avait pas connu de tels remous, depuis le mouvement protestataire qui avait trouvé son origine au parc Taksim Gezi.
Turquie : Recep Tayyip Erdogan en marche vers la dictature ?
Un mouvement de contestation inédit. En Turquie, les protestations contre Recep Tayyip Erdogan continuent pour la 7e journée consécutive. La jeunesse étudiante notamment est dans la rue depuis l’incarcération du maire d’Istanbul, Ekrem Imamolu. Malgré son arrestation, il a été désigné lundi 24 mars candidat de son parti, le CHP, à la présidentielle en 2028 à la suite de la primaire organisée dimanche.
Donald Trump contre les États fédérés : le cas de New York
Si les politiques disruptives de l’administration Trump 2 se déploient au niveau fédéral et sur la scène internationale, elles se font également sentir dans les États fédérés et les grandes villes du pays. Au printemps 2025, plusieurs affaires concernant l’État et la ville de New York démontrent ainsi que les attaques du camp présidentiel contre la protection de l’environnement, la séparation des pouvoirs, la liberté d’expression, etc., sont également engagées au niveau local.
Recep Tayyip Erdogan se sait indispensable pour les Occidentaux, car la Turquie se trouve au confluent de bon nombre des grands enjeux géopolitiques actuels.
citée par Marc Semo dans Challenges
Arrestation d'Ekrem Imamoglu : "Erdogan ne veut plus voir le moindre opposant politique"
Le maire d'Istanbul et principal rival politique du président Recep Tayyip Erdogan, Ekrem Imamoglu, a été arrêté mercredi pour corruption et terrorisme, alors qu'il devait être désigné dimanche prochain le candidat du CHP, première force d'opposition au Parlement, pour l'élection présidentielle de 2028. Tout sauf un hasard du calendrier, selon son parti et les experts.
"La Chine a une posture rhétorique vide d’initiatives concrètes" : l'attentisme chinois à Gaza, une stratégie de long terme
Mardi 18 février, la Chine appelait toutes les parties à empêcher une « catastrophe humanitaire » à Gaza après d'intenses bombardements israéliens sur l'enclave palestinienne. Mais derrière ces déclarations et son envie d'étendre son influence au Proche-Orient, la Chine agit peu. Une stratégie parfois peu lisible, que Marc Julienne, directeur du Centre Asie de l'Institut français des relations internationales (Ifri) analyse pour « Marianne ».
Les politiques migratoires en France, en Italie et en Espagne : un système complexe d’interdépendances internes et régionales
Depuis la crise de l’accueil des migrants de 2015, la question migratoire est au cœur de l’évolution des débats politiques sur l’Europe. Cinq ans après, nous disposons aujourd’hui du recul nécessaire pour mieux saisir l’enchevêtrement entre les dimensions internes et externes des politiques migratoires européennes et les intérêts propres aux États membres.
La participation des personnes exilées : des pistes pour repenser l'intégration
La notion de participation n’est pas nouvelle. Elle a été largement étudiée dans le domaine de l’action sociale et de la lutte contre la pauvreté et est au cœur de nombreuses expérimentations. Comment appliquer cette notion de participation, telle qu’elle est décrite pour les personnes en situation de pauvreté, à des personnes exilées ? La participation des réfugiés et des migrants présente-t-elle des spécificités ?
Migrations et COVID-19 : un quitte ou double pour l’Europe ?
Depuis 2015 et l’arrivée d’un million de migrants sur les côtes européennes, tout le monde était à l’affût d’une prochaine « crise migratoire ». On scrutait en Europe les rives orientales et méridionales de la Méditerranée. Aux États-Unis, l’urgence était décrétée à la frontière avec le Mexique, inquiet à son tour des flux venus d’Amérique centrale. Cet enjeu des migrations avait fini par cristalliser les interrogations sur les bienfaits de l’ouverture et du multilatéralisme ou, à l’inverse, sur ceux de la fermeture et du « réalisme ».
L’arrivée du COVID-19 en Afrique subsaharienne, quels scénarios ?
Six semaines après les premiers cas apparus en Afrique du Nord puis en République sud-africaine, le continent comptait au 14 avril 16 000 cas de COVID-19.
L’Afrique subsaharienne (ASS) reste l’une des zones les moins affectées du monde, et l’Afrique du Sud (plus de 2 000 cas confirmés à cette date) est le pays le plus touché.
Inde : le nationalisme hindou au pouvoir
Le BJP (Parti du peuple indien) a vu son succès électoral de 2019 comme un appui à sa ligne du nationalisme hindou. D’où les décisions sur le Cachemire, sur Ayodhya, et la loi sur les réfugiés non musulmans. Cette dernière a déclenché dans le pays un vaste mouvement de protestation, même si les échos internationaux ont été plus modérés. Le pouvoir doit désormais choisir entre le repli tactique ou une véritable révolution culturelle, qui viendrait s’inscrire dans l’ensemble des tentations nationalistes actuelles.
Une politique russe à la française pour l’Europe ? Irréaliste et contradictoire
Emmanuel Macron s’est prononcé en faveur d’une redéfinition des relations avec Moscou. Ses déclarations ont provoqué des remous en Allemagne. La chancelière et son ministre des Affaires étrangères sont partisans d’une ligne dure face à Vladimir Poutine, même si les coopérations germano-russes sont nombreuses. Une partie de l’élite politique et économique allemande conteste la politique russe d’Angela Merkel et souhaiterait que l’Allemagne se montre plus conciliante à l’égard de la Russie.
Arabie Saoudite : une nouvelle diplomatie religieuse ?
Pendant la guerre froide, l’Arabie Saoudite a utilisé ses pétrodollars pour propager le wahhabisme. Après le 11 septembre 2001, la diplomatie religieuse saoudienne a néanmoins connu une inflexion, dénonçant les excès des djihadistes et prônant l’« islam du juste milieu ». Cette nouvelle posture est renforcée depuis l’arrivée de Muhammad Ibn Abd Al-Karim Al-Isa à la tête de la Ligue islamique mondiale. On peut toutefois s’interroger sur la sincérité et l’effectivité de ce revirement.
Tunisie, 2011-2020 : la démocratie contre l’efficience de l’action publique ?
Après le renversement du régime de Ben Ali en 2011, la Tunisie a mis en place un système politique visant à éviter une trop forte concentration du pouvoir. Toutefois, ce nouveau système n’est pas satisfaisant : il a abouti à une telle dispersion du pouvoir que l’action publique en devient inefficace et minée par le clientélisme. De profondes réformes doivent être conduites pour rendre les gouvernements plus efficaces et légitimes. Sinon, la tentation autoritaire pourrait faire son retour.
Sur la Russie : penser européen
Il faut entretenir un dialogue avec la Russie. Mais en sachant qu’elle hérite d’une culture politique différente de celle des pays occidentaux ; et que son dirigeant actuel a des objectifs de puissance peu compatibles avec les nôtres. Il serait utile de redécouvrir le concept de la CSCE, c’est-à-dire d’échanges sur l’ensemble des domaines qui nous concernent, avec une Union européenne délaissant les logiques bilatérales pour manœuvrer solidairement, sur des perspectives définies en commun.
Les Émirats arabes unis à la conquête du monde ?
Les Émirats arabes unis (EAU) ont connu une expansion spectaculaire depuis leur indépendance en 1971. Depuis une dizaine d’années, ils s’affirment sur la scène internationale. Ils développent une stratégie portuaire ambitieuse et s’engagent de manière croissante dans des conflits armés. Leur politique étrangère est principalement guidée par la volonté d’assurer la survie des EAU dans un environnement volatil. Elle se traduit notamment par une opposition ouverte aux Frères musulmans.
Turquie, dérive vers un régime autocratique
Ce jeudi 17 avril, Dorothée Schmid, responsable du programme Turquie/Moyen-Orient de l’Ifri, était l'invitée de Caroline Loyer dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Sandra Gandoin. Elle est revenue sur la situation économique et politique en Turquie en marge du gigantesque mouvement de contestation qui fait suite à l’arrestation du maire d’Istanbul.
Les 100 jours de Donald Trump
Laurence Nardon, responsable du programme Amériques de l'Ifri est l'invitée de Yann Barthès sur le plateau du "Quotidien" pour discuter des enjeux géopolitiques liés à la puissance américaine.
Les entreprises face au risque géopolitique
Thomas Gomart, directeur de l'Ifri, et co-auteur avec Siméo Pont d'une étude publiée par l'Ifri en avril 2025 intitulée "La fabrique du risque : les entreprises face à la doxa géopolitique", était l'invité de l'émission Good Morning Business sur BFM Business, mardi 15 avril 2025.
Trump : l'Amérique est-elle encore crédible ?
Vendredi 11 avril, Pékin a riposté à la guerre commerciale de Donald Trump en imposant 125% de droits de douane sur les produits américains, alors que le reste de la planète peine à comprendre la stratégie américaine.
Retour du Paraguay // États-Unis : le réveil des démocrates ?
Comme chaque semaine, une émission d'actualité en deux parties : retour de terrain avec Anna Recalde Miranda qui rentre du Paraguay ; suivi d'une table-ronde sur le timide réveil des démocrates aux États-Unis.
Quand la mondialisation se fragmente
L’Europe fait face à une situation géopolitique inédite, marquée par l’incertitude entourant la politique américaine et l’agressivité russe. La guerre en Ukraine a poussé les Européens à renforcer leurs capacités de défense, mais des interrogations demeurent sur leur capacité à structurer une stratégie commune.
À quoi sert le ministère de l'Éducation que Donald Trump veut démanteler?
Depuis sa création, cette agence fédérale est dans le viseur de la droite états-unienne. ― Le jeudi 20 mars, Donald Trump a adopté un décret qui vise à «éliminer» le ministère de l'Éducation aux États-Unis. Plus exactement, il donne instruction à sa secrétaire à l'Éducation, Linda McMahon, de démanteler cette partie de l'administration fédérale.
Arrestation du maire d’Istanbul : vers une dérive totalitaire en Turquie ?
Sommes-nous à l’aube d’un “Printemps turc” ? Cinq jours après l’arrestation d’Ekrem Imamoglu, maire d’Istanbul et principal rival de l’actuel président Recep Tayyip Erdogan, une vague de contestation continue de faire rage en Turquie. Cela fait douze ans que le pays n’avait pas connu de tels remous, depuis le mouvement protestataire qui avait trouvé son origine au parc Taksim Gezi.
Turquie : Recep Tayyip Erdogan en marche vers la dictature ?
Un mouvement de contestation inédit. En Turquie, les protestations contre Recep Tayyip Erdogan continuent pour la 7e journée consécutive. La jeunesse étudiante notamment est dans la rue depuis l’incarcération du maire d’Istanbul, Ekrem Imamolu. Malgré son arrestation, il a été désigné lundi 24 mars candidat de son parti, le CHP, à la présidentielle en 2028 à la suite de la primaire organisée dimanche.
Arrestation d'Ekrem Imamoglu : "Erdogan ne veut plus voir le moindre opposant politique"
Le maire d'Istanbul et principal rival politique du président Recep Tayyip Erdogan, Ekrem Imamoglu, a été arrêté mercredi pour corruption et terrorisme, alors qu'il devait être désigné dimanche prochain le candidat du CHP, première force d'opposition au Parlement, pour l'élection présidentielle de 2028. Tout sauf un hasard du calendrier, selon son parti et les experts.
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.