Gouvernance et sociétés
Les États demeurent des piliers essentiels du système international, même s'ils n'en sont pas les seuls acteurs. Le sujet de la gouvernance se décline au niveau local, national et international.
Sujets liés
La République d’Irlande et la question palestinienne
Depuis le milieu du XXᵉ siècle, la politique étrangère de la République d’Irlande s’est construite sur un double héritage qui lui confère une position unique parmi les États d’Europe occidentale.
La Première Guerre mondiale : une rupture dans l'évolution de l'ordre européen
Parce qu'elle entraîna une rupture profonde avec l'ordre ancien, la Première Guerre mondiale apparaît encore aujourd'hui comme la véritable « matrice du XXe siècle ». Rompant avec le concert européen, qui reposait largement sur la défense concertée des intérêts des grandes puissances et sur la volonté de préserver l'équilibre des forces en Europe, la guerre de 1914-1918 et les traités qui en découlèrent prirent une tournure idéologique et prétendirent imposer un ordre international nouveau. Celui-ci se fondit sur des principes novateurs : sécurité collective, droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, souveraineté de tous les Etats, y compris des « petits », exigence libérale et démocratique, enfin, dans le domaine économique et politique. L'échec flagrant de ce système, dont la Seconde Guerre mondiale sonna le glas, n'a pourtant pas cessé depuis de traverser l'histoire du siècle qui s'achève.
Le rôle des idées dans les relations internationales
Si les idées ont joué un rôle déterminant au XXe siècle, à travers l’affrontement des idéologies totalitaires et libérales entre 1917 et 1989, leur impact sur les relations internationales est moins facile à mesurer depuis la fin de la guerre froide. Pour certains, le monde serait entré dans une phase post-idéologique où prime tantôt l’économique, tantôt le passionnel ; pour d’autres, le triomphe du marché et de la globalisation masquerait celui de l’idéologie libérale américaine ; pour d’autres encore, l’opposition entre laïcs et religieux aurait pris le relais des conflits proprement politiques ; pour d’autres, enfin, les idéologies émergentes seraient celles du communautarisme et des droits de l’homme. Mais, dans ce paysage encore flou, une chose reste sûre : plus que jamais, les idées à la fois sont manipulées par les jeux de la puissance et contribuent à les reformuler.
Le Royaume-Uni, 1900-2000 : de l'empire planétaire au royaume insulaire
Empire de dimension planétaire et première puissance mondiale au début du XXe siècle, le Royaume-Uni a, en moins de cinquante ans, perdu l’empire et la puissance. Sortie vainqueur des deux guerres mondiales, mais durement atteinte dans ses ressources vitales, la Grande-Bretagne a pourtant su, sous la contrainte, offrir à ses Dominions le cadre souple du Commonwealth, demeurer, sous condition, un allié privilégié des États-Unis, et créer en même temps un Welfare State qui a profondément transformé le pays. Mais un certain mythe de la grandeur l'a prévenue contre la construction européenne, qui se fit largement sans elle. Aujourd'hui, le Royaume-Uni arrive à un tournant de son histoire, à la porte d'une Europe de mieux en mieux structurée, et au sein de structures insulaires en pleine évolution.
La politique étrangère à l'épreuve de la mondialisation
Longtemps monopolisée par des diplomates issus des plus hautes strates de la société, la diplomatie a connu de profonds bouleversements depuis la fin de la Première Guerre mondiale : extension du champ de son domaine d’action, diversification et multiplication des acteurs du jeu diplomatique, dialectique entre les gouvernements, les entreprises et les médias, dialogue avec la société civile, etc. Une évolution positive à bien des égards, mais qui risque aussi d’entraîner des confusions entre moralité et démagogie, tactique électoraliste et stratégie politique.
La politique étrangère du Japon depuis Meiji : essai d'interprétation
Entré dans la modernité avec l’ère Meiji (1868-1912), le Japon n’a peut-être pas encore trouvé sa véritable place au sein de la communauté internationale. Ayant d’abord échoué dans ses tentatives d’établir en Asie sa propre domination impériale, ayant encore échoué à transformer sa formidable puissance économique en une puissance politique équivalente et ayant, enfin, manqué sa réintégration dans la communauté asiatique jusqu’au tout début des années 90, il semble ne s’être doté que récemment d’une vision globale et cohérente en matière de politique étrangère. Celle-ci tente d’imposer aujourd’hui l’image d’un Japon porteur de paix, de prospérité et de sécurité dans une zone Asie-Pacifique encore en proie à des turbulences, tout en jouant sa propre partition dans un processus de globalisation largement dominé par les États-Unis.
Un siècle d'avatars impériaux
Le XXe siècle a vu s’effondrer successivement l’ensemble des empires : empires monarchiques, d’abord, avec la Première Guerre mondiale ; empires coloniaux, ensuite, après 1945 ; empires totalitaires, enfin, avec l’éclatement de l’URSS et de la Yougoslavie dans les années 90. Mais l’empire est-il mort ? Partout on le voit au contraire renaître sous des formes nouvelles : empire démocratique autour de l’ONU ou de l’Union européenne, empire national au sein d’États anciens secoués par des minorités (Espagne, France, Royaume-Uni, Russie), empire flou et diffus avec la suprématie économique et culturelle américaine. Mais ces nouveaux empires ne sont peut-être que le nouvel avatar de vieilles réalités impériales qu’une crise profonde du système international pourrait faire resurgir.
L'Afrique et le XXe siècle : dépossession, renaissance, incertitudes
L’histoire de l’Afrique au XXe siècle semble encore aujourd’hui, à plus d’un titre, toujours à faire. Dans un monde où domine la vision des grandes puissances et des institutions qui en ont émané, la place de l’Afrique dans les relations internationales oscille ainsi, presque à défaut, entre la gloire et la tristesse : gloire d’un continent qui a su reconquérir en partie ce dont il avait été dépossédé par la colonisation, tristesse d’une Afrique apparemment souveraine où le meilleur ne l’a que rarement emporté sur le pire. Et pourtant, si la dépossession et la renaissance du continent n’ont cessé d’être mêlées dans un même processus historique de construction de l’indépendance, une Afrique nouvelle se dessine depuis le début des années 80, plus autonome et plus ouverte, mais aussi plus diverse et plus complexe que ne le laissait présager le paysage assez homogène de l’indépendance retrouvée.
Les Afro-Asiatiques : acteurs ou enjeux de la scène politique internationale ?
Né à la conférence de Bandung, en 1955, l’afro-asiatisme marqua de son empreinte la seconde moitié du XXᵉ siècle. «Mythe politique inspirateur d’actions», il favorisa la décolonisation et permit l’émergence du Tiers-Monde sur la scène internationale, derrière les figures de Nasser, Nehru, Sukarno et Zhou Enlaï. Pris dans l’étau de la guerre froide, il ne put cependant résoudre certaines contradictions, entre non-alignement et pro-communisme, discours libérateur et régime autoritaire, indépendance politique et dépendance économique. En définitive, l’expérience afro-asiatique se sera surtout distinguée par sa contribution décisive à la démocratisation des relations internationales.
Iran : révolte ou révolution ?
Audition de M. Clément Therme, chercheur associé au programme Turquie/Moyen-Orient de l’Institut français des relations internationales (Ifri), par la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat, qui l’a interrogé sur les bouleversements politiques majeurs qui secouent actuellement l'Iran.
« La République a peur » : en Iran, la colère grandit malgré la répression
La contestation contre le régime des mollahs s’est amplifiée cette semaine. Le pouvoir, menacé par les Américains, paraît dépassé.
Le rôle des idées dans les relations internationales
Si les idées ont joué un rôle déterminant au XXe siècle, à travers l’affrontement des idéologies totalitaires et libérales entre 1917 et 1989, leur impact sur les relations internationales est moins facile à mesurer depuis la fin de la guerre froide. Pour certains, le monde serait entré dans une phase post-idéologique où prime tantôt l’économique, tantôt le passionnel ; pour d’autres, le triomphe du marché et de la globalisation masquerait celui de l’idéologie libérale américaine ; pour d’autres encore, l’opposition entre laïcs et religieux aurait pris le relais des conflits proprement politiques ; pour d’autres, enfin, les idéologies émergentes seraient celles du communautarisme et des droits de l’homme. Mais, dans ce paysage encore flou, une chose reste sûre : plus que jamais, les idées à la fois sont manipulées par les jeux de la puissance et contribuent à les reformuler.
La Première Guerre mondiale : une rupture dans l'évolution de l'ordre européen
Parce qu'elle entraîna une rupture profonde avec l'ordre ancien, la Première Guerre mondiale apparaît encore aujourd'hui comme la véritable « matrice du XXe siècle ». Rompant avec le concert européen, qui reposait largement sur la défense concertée des intérêts des grandes puissances et sur la volonté de préserver l'équilibre des forces en Europe, la guerre de 1914-1918 et les traités qui en découlèrent prirent une tournure idéologique et prétendirent imposer un ordre international nouveau. Celui-ci se fondit sur des principes novateurs : sécurité collective, droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, souveraineté de tous les Etats, y compris des « petits », exigence libérale et démocratique, enfin, dans le domaine économique et politique. L'échec flagrant de ce système, dont la Seconde Guerre mondiale sonna le glas, n'a pourtant pas cessé depuis de traverser l'histoire du siècle qui s'achève.
Un siècle d'avatars impériaux
Le XXe siècle a vu s’effondrer successivement l’ensemble des empires : empires monarchiques, d’abord, avec la Première Guerre mondiale ; empires coloniaux, ensuite, après 1945 ; empires totalitaires, enfin, avec l’éclatement de l’URSS et de la Yougoslavie dans les années 90. Mais l’empire est-il mort ? Partout on le voit au contraire renaître sous des formes nouvelles : empire démocratique autour de l’ONU ou de l’Union européenne, empire national au sein d’États anciens secoués par des minorités (Espagne, France, Royaume-Uni, Russie), empire flou et diffus avec la suprématie économique et culturelle américaine. Mais ces nouveaux empires ne sont peut-être que le nouvel avatar de vieilles réalités impériales qu’une crise profonde du système international pourrait faire resurgir.
La politique étrangère du Japon depuis Meiji : essai d'interprétation
Entré dans la modernité avec l’ère Meiji (1868-1912), le Japon n’a peut-être pas encore trouvé sa véritable place au sein de la communauté internationale. Ayant d’abord échoué dans ses tentatives d’établir en Asie sa propre domination impériale, ayant encore échoué à transformer sa formidable puissance économique en une puissance politique équivalente et ayant, enfin, manqué sa réintégration dans la communauté asiatique jusqu’au tout début des années 90, il semble ne s’être doté que récemment d’une vision globale et cohérente en matière de politique étrangère. Celle-ci tente d’imposer aujourd’hui l’image d’un Japon porteur de paix, de prospérité et de sécurité dans une zone Asie-Pacifique encore en proie à des turbulences, tout en jouant sa propre partition dans un processus de globalisation largement dominé par les États-Unis.
La possibilité d’une île… pour migrants
Partout dans le monde, les demandeurs d’asile sont de plus en plus souvent relégués sur des îles comme on le faisait autrefois des bagnards et des lépreux. Qu’est-ce que ces prisons à ciel ouvert disent de notre regard sur les migrants ?
Nouveau Pacte Migration et Asile : vers la « solidarité obligatoire » ?
Cette semaine, la Commission Européenne présentait son nouveau Pacte sur la migration et l’asile, avec pour objectif de remplacer le controversé règlement de Dublin et d'organiser la « solidarité » des états-membres qui a tant fait défaut ces dernières années.
La Commission européenne veut réformer le droit d'asile en Europe
La réforme prévoit la mise en place d'un mécanisme de solidarité obligatoire pour l'accueil des migrants, mais elle se heurtera sans doute à l'opposition de plusieurs pays d'Europe centrale hostiles à l'immigration de masse.
Migrants: "aller en Angleterre est une sorte de fuite en avant", selon un chercheur
Gagner le Royaume-Uni constitue souvent une "fuite en avant" plus qu'une fin en soi pour les migrants, souligne Matthieu Tardis, spécialiste des politiques migratoires à l'Institut français des relations internationales.
Immigration : le règlement de Dublin, l'impossible réforme ?
En voulant abroger le règlement de Dublin, qui impose la responsabilité des demandeurs d'asile au premier pays d'entrée dans l'Union européenne, Bruxelles reconnaît des dysfonctionnements dans l’accueil des migrants. Mais les Vingt-Sept, plus que jamais divisés sur cette question, sont-ils prêts à une refonte du texte ? Éléments de réponses.
Trump, quatre ans de politique anti-migrants
"Toutes les mesures de Trump sont réversibles. Elles ont toutes été adoptées par les pouvoirs exécutifs présidentiels, et si Joe Biden est élu, il pourra, d'une seule signature, revenir sur ces mesures. Mais cela pose ensuite la question des compensations pour toutes les familles qui ont souffert de la politique migratoire de Trump, pour toutes les personnes qui sont encore aujourd'hui coincées à la frontière américaine".
2015-2020 : intégration réussie pour les réfugiés en Europe ?
"Wir schaffen das", "nous allons y arriver" : le 31 août 2015, alors que des milliers de réfugiés arrivaient en Europe, Angela Merkel prononçait un discours resté célèbre. La chancelière se déclaraient prête à les accueillir sur le sol allemand et en appelait à la responsabilité des autres États membres de l'Union européenne.
Cinq ans après la crise migratoire, l’Europe cherche encore une politique d’asile efficace
La crise migratoire de 2015 a mis en lumière les dysfonctionnements au sein de l’Union Européenne sur la question de l’asile. Cinq ans après, les divisions empêchent encore une politique européenne commune.
Expulsions de demandeurs d’asile : la Grèce "a profité du Covid pour durcir sa politique migratoire"
Dans une récente enquête, le New York Times affirme que la Grèce a expulsé plus de 1 000 demandeurs d’asile hors des frontières européennes au cours des derniers mois. Interrogé par InfoMigrants, Matthieu Tardis, chercheur au Centre migrations et citoyennetés de l'IFRI, ne se dit pas particulièrement surpris par ces faits.
« Solidaires ici, solidaires là-bas »
Cette tribune constitue la première expression publique d’un groupe de travail composé d’institution et d’organisations de la société civile et animé par l’Agence française de développement. Elle rappelle que parmi les « travailleurs essentiels » durant la pandémie, les personnes issues des migrations ont pris une place éminente dans notre réponse collective aux défis lancés.
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