Gouvernance et sociétés
Les États demeurent des piliers essentiels du système international, même s'ils n'en sont pas les seuls acteurs. Le sujet de la gouvernance se décline au niveau local, national et international.
Sujets liés
Canada : le grand réveil ?
Le modèle économique canadien – voire le modèle canadien plus largement –, est traversé depuis sa création en 1867 de tensions inhérentes qui semblent avoir empêché, jusqu’à aujourd’hui, la réalisation de son plein potentiel. Chef du Service économique régional (SER) de l’ambassade de France à Ottawa, Morgan Larhant en dénombre cinq, liées aux matières premières, à la proximité des États-Unis, au manque d’intégration entre les 13 provinces et territoires, au fonctionnement du système fédéral, et à l’importance de l’immigration, comme source de son développement.
Quand la mondialisation se fragmente
L’Europe fait face à une situation géopolitique inédite, marquée par l’incertitude entourant la politique américaine et l’agressivité russe. La guerre en Ukraine a poussé les Européens à renforcer leurs capacités de défense, mais des interrogations demeurent sur leur capacité à structurer une stratégie commune.
Adiyaman, la « ville sans propriétaire » : récit d’une émancipation politique
La ville d’Adıyaman a fait les grands titres ces deux dernières années en raison d’une part de sa dévastation par le séisme du 6 février 2023 entre la Turquie et la Syrie et d’autre part de son tournant politique partisan après le scrutin municipal du 31 mars 2024.
La Turquie au secours de la défense européenne ?
Alors que l'Europe cherche de nouvelles alliances face au possible retrait des États-Unis du Vieux Continent, Ankara, avec ses atouts militaires et industriels, cherche à se positionner comme un partenaire clé dans la défense du continent.
Éthiopie-Somalie : une paix sous patronage turc
Après une année de tensions dans la Corne de l’Afrique, 2024 s’est conclue par un apaisement diplomatique entre l’Éthiopie et la Somalie, ouvrant l’année 2025 sur des perspectives politiques régionales encourageantes.
Turquie : Erdogan peut-il tomber ?
Depuis l'arrestation du maire d'Istanbul, figure majeure de l'opposition au président Recep Tayyip Erdogan, les autorités turques sont confrontées à un mouvement de protestation inédit depuis plus d'une décennie.
À quoi sert le ministère de l'Éducation que Donald Trump veut démanteler?
Depuis sa création, cette agence fédérale est dans le viseur de la droite états-unienne. ― Le jeudi 20 mars, Donald Trump a adopté un décret qui vise à «éliminer» le ministère de l'Éducation aux États-Unis. Plus exactement, il donne instruction à sa secrétaire à l'Éducation, Linda McMahon, de démanteler cette partie de l'administration fédérale.
En Allemagne, le nouveau parlement entre en fonction
Un Bundestag entre en fonction, quelque peu remanié après les législatives du mois dernier, remportées par la CDU de Friedrich Merz, devant l'extrême droite de l'AfD et les sociaux-démocrates, le nouveau chancelier qui, grâce à sa coalition avec le SPD, dispose d'une majorité sur laquelle s'appuyer. Mais ce ne sera pas sans contraintes.
Turquie : l’arrestation du principal opposant peut-elle ébranler le régime d’Erdogan ?
Après son interpellation mercredi dernier, le principal opposant politique à Recep Tayyip Erdogan, Ekrem Imamoglu, a été incarcéré en Turquie. Son arrestation, condamnée par de nombreux dirigeants européens, a déclenché une vague de manifestations à travers le pays.
Arrestation du maire d’Istanbul : vers une dérive totalitaire en Turquie ?
Sommes-nous à l’aube d’un “Printemps turc” ? Cinq jours après l’arrestation d’Ekrem Imamoglu, maire d’Istanbul et principal rival de l’actuel président Recep Tayyip Erdogan, une vague de contestation continue de faire rage en Turquie. Cela fait douze ans que le pays n’avait pas connu de tels remous, depuis le mouvement protestataire qui avait trouvé son origine au parc Taksim Gezi.
Turquie : Recep Tayyip Erdogan en marche vers la dictature ?
Un mouvement de contestation inédit. En Turquie, les protestations contre Recep Tayyip Erdogan continuent pour la 7e journée consécutive. La jeunesse étudiante notamment est dans la rue depuis l’incarcération du maire d’Istanbul, Ekrem Imamolu. Malgré son arrestation, il a été désigné lundi 24 mars candidat de son parti, le CHP, à la présidentielle en 2028 à la suite de la primaire organisée dimanche.
Donald Trump contre les États fédérés : le cas de New York
Si les politiques disruptives de l’administration Trump 2 se déploient au niveau fédéral et sur la scène internationale, elles se font également sentir dans les États fédérés et les grandes villes du pays. Au printemps 2025, plusieurs affaires concernant l’État et la ville de New York démontrent ainsi que les attaques du camp présidentiel contre la protection de l’environnement, la séparation des pouvoirs, la liberté d’expression, etc., sont également engagées au niveau local.
Recep Tayyip Erdogan se sait indispensable pour les Occidentaux, car la Turquie se trouve au confluent de bon nombre des grands enjeux géopolitiques actuels.
citée par Marc Semo dans Challenges
En Turquie, Erdoğan emprisonne à tour de bras
Le maire d'Istanbul et principal opposant du président, Ekrem Imamoglu, a été arrêté ce mercredi. Journalistes, avocats, patrons et même astrologues finissent dans les geôles du régime.
Arrestation d'Ekrem Imamoglu : "Erdogan ne veut plus voir le moindre opposant politique"
Le maire d'Istanbul et principal rival politique du président Recep Tayyip Erdogan, Ekrem Imamoglu, a été arrêté mercredi pour corruption et terrorisme, alors qu'il devait être désigné dimanche prochain le candidat du CHP, première force d'opposition au Parlement, pour l'élection présidentielle de 2028. Tout sauf un hasard du calendrier, selon son parti et les experts.
"La Chine a une posture rhétorique vide d’initiatives concrètes" : l'attentisme chinois à Gaza, une stratégie de long terme
Mardi 18 février, la Chine appelait toutes les parties à empêcher une « catastrophe humanitaire » à Gaza après d'intenses bombardements israéliens sur l'enclave palestinienne. Mais derrière ces déclarations et son envie d'étendre son influence au Proche-Orient, la Chine agit peu. Une stratégie parfois peu lisible, que Marc Julienne, directeur du Centre Asie de l'Institut français des relations internationales (Ifri) analyse pour « Marianne ».
Dérive autoritaire en Turquie : « Erdogan se sent indispensable pour les Occidentaux »
Pour la chercheuse Dorothée Schmid, la multiplication des attaques contre l'opposition turque est notamment liée au fait que le Président est conforté par le rôle croissant de son pays dans l'équilibre sécuritaire régional.
Après la révolution de la mousson, quel avenir politique pour le Bangladesh ?
Entre juillet et août 2024, 36 jours d’un soulèvement sans précédent ont mis fin à quinze ans de règne de Sheikh Hasina.
Arrestation du maire d'Istanbul : réactions, enjeux et conséquences pour la politique turque
Les partisans du maire d'Istanbul Ekrem Imamoglu, figure de l'opposition turque, arrêté mercredi pour "corruption" et "terrorisme", se mobilisent de nouveau jeudi pour dénoncer ce qu'ils qualifient de "coup d'Etat". Les explications de Dorothée Schmid, responsable du Programme Turquie/Moyen-Orient.
L'ère des affrontements / "Entretiens géopo"
À l’occasion de la parution de son ouvrage "L'ère des affrontements : les grands tournants géopolitiques", Thierry de Montbrial, fondateur et président de l'Ifri, est l'invité de Pascal Boniface, directeur de l'IRIS, dans le cadre du podcast "Comprendre le monde - Les Entretiens Geopo". Thierry de Montbrial apporte un éclairage sur la position à adopter afin de mieux appréhender l’actualité internationale. Il revient sur les fondements de la réflexion qui a guidé l'écriture de son dernier ouvrage et met en garde sur le caractère répétitif des erreurs stratégiques commises au cours de l'Histoire.
De l’utilité du G7 : témoignage d'un sherpa
Le G7 constitue un élément informel mais important de la gouvernance mondiale. Ses membres sont supposés unis par des valeurs communes, ce qui explique, par exemple, que la Russie ne participe plus à ses travaux. Le G7 met en œuvre une machinerie très complexe qui a vocation à traiter de tous les problèmes globaux. Le sommet de Charlevoix, et l’ensemble des réunions qui l’ont entouré, ont illustré la volonté du Canada de donner un nouveau souffle, et une nouvelle surface à ces mécanismes.
L’après-poutinisme en Russie : une succession ouverte ?
Un débat semble s’ouvrir, y compris dans les cercles du pouvoir, sur l’après-Poutine. S’agit-il de maintenir, au-delà de l’actuel président, un État au fonctionnement spécifique par rapport aux normes occidentales ? Le projet purement politique n’est pas seul en cause, tant la dégradation économique et le mécontentement de la population pourraient s’imposer aux dirigeants. L’avenir du régime dépendra largement des choix économiques du gouvernement, de leur succès ou de leur échec.
Révolution numérique et transformation de l'action publique
Les nouvelles technologies peuvent contribuer à améliorer l’efficacité des politiques publiques. Le mouvement d’ouverture des données (open data) rend les administrations moins opaques et permet de lutter contre la corruption. L’exploitation de ces données – dans le cadre de partenariats public-privé – peut aider les décideurs à optimiser l’allocation des ressources publiques et faire les bons choix. La numérisation permet d’alléger certaines procédures et de faciliter la vie des citoyens.
Moscou et le G7 : un drame en trois actes, prologue, et épilogue
L’admission au G7/G8 symbolisait pour Moscou son rapprochement de « l’Occident collectif ». Mais l’admission fut lente, et Moscou ne fit jamais complètement partie du club. La Russie a bientôt pris conscience que le G8 n’était pas le directoire souhaité pour traiter ses préoccupations stratégiques. L’avènement du G20, et la crise ukrainienne, ont, pour Moscou, définitivement déclassé l’intérêt d’un G7, qui semble n’assurer que la défense et illustration des intérêts d’un Occident déclinant.
Migration et cohésion en Europe : un défi, pas une contradiction
Le phénomène migratoire est vieux comme le monde. Ces dernières décennies, le changement climatique et les conflits ont toutefois encouragé les migrations dans plusieurs régions du globe. L'Europe estime souvent que les flux migratoires menacent la cohésion des sociétés et des États membres de l'Union européenne (UE). Pourtant, immigration et cohésion ne sont pas antinomiques. La France et l'Allemagne, qui ont des expériences différentes en matière d'immigration et d'intégration, doivent élaborer des solutions européennes communes pour concilier immigration contrôlée et évolution sociale harmonieuse.
Le Moyen-Orient en 2029
Les guerres qui ravagent aujourd’hui le Moyen-Orient n’ont pas vocation à se poursuivre éternellement et la région n’est pas vouée à être dirigée par des autocrates. Une transition vers un ordre plus juste pour les populations est possible mais elle prendra du temps. Il est peu probable qu’elle advienne d’ici 2029. Les progrès viendront graduellement, poussés par la société civile. De nouvelles révolutions sont possibles mais il n’est pas sûr qu’elles produisent davantage de démocratie.
Les Afriques en 2029
De réels progrès dans la diversification de certaines économies, ainsi qu’une réhabilitation des actions publiques en la matière, ont modifié, depuis les années 2000, les conditions générales de développement du continent. En matière politique, et au-delà des exigences de démocratie électorale formelle, trop souvent détournées, c’est une véritable reconstruction des États qui s’avère nécessaire, pour intégrer les régions marginalisées, et développer la coopération régionale et continentale.
Le crépuscule de l'universel
Au XIXe siècle, les Occidentaux avaient donné des motifs idéologiques à leurs colonisations : déployer les Lumières sur toute la Terre. Ce projet a été reçu favorablement jusqu’à la seconde moitié du xxe siècle. Depuis une vingtaine d’années, il rencontre une hostilité nouvelle. Les « valeurs universelles » prônées par l’Occident sont aujourd’hui perçues – en Chine, en Russie et en Turquie notamment – comme une forme d’impérialisme appelée à être combattue.
Lutter contre les causes migratoires : le discours allemand
L’Allemagne met l’accent sur la politique du développement pour gérer les causes de fuite et les migrations irrégulières, afin d’ouvrir aux migrants (potentiels) des perspectives pour les inciter à rester dans leurs pays d’origine, essentiellement à travers des mesures pour favoriser l’emploi. L’objectif est de dissuader les candidats à l’émigration d’entreprendre un voyage périlleux vers l’Europe, et notamment vers l’Allemagne.
Le pacte de Marrakech. Vers une gouvernance mondiale des migrations ?
Le « Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières » a été adopté à Marrakech les 10 et 11 décembre 2018, à l’issue de 18 mois de consultations et de négociations.
Aux États-Unis, le Parti démocrate en plein débat
Après l'échec électoral de novembre 2024, la gauche américaine est-elle en train de se réveiller ?
France-Pologne : un rapprochement diplomatique dépendant des aléas électoraux
Des convergences de vues entre Paris et Varsovie ont abouti à un traité de coopération inédit, signé le 9 mai. Le réchauffement des relations, qui reste encore à concrétiser, pourrait être atténué par la victoire du candidat conservateur à l’élection présidentielle polonaise de dimanche.
Qu’est-ce que le mouvement kurde du PKK, qui vient d’annoncer sa dissolution ?
En annonçant son autodissolution ce lundi, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) fait une croix sur 40 ans de lutte armée. Voici ce qu’il faut savoir sur le mouvement et sur les conséquences de sa décision.
Trump en tournée au Moyen-Orient : « Si les Américains mettent la pression sur Nétanyahou, c’est fini pour lui »
Le président des Etats-Unis s'envole ce lundi pour l'Arabie Saoudite, point de départ d'une tournée dans la région. Une visite cruciale, selon Adel Bakawan, sociologue et spécialiste du Moyen-Orient.
L'humiliant faux départ de Friedrich Merz qui plonge l'Allemagne et l'Europe en plein doute
Vainqueur des élections fédérales le 23 février, le chef des conservateurs Friedrich Merz a échoué mardi à être élu au premier tour chancelier de l'Allemagne. Cette première dans l'histoire d'après-guerre fragilise un peu plus sa coalition et ses ambitions sur la scène internationale.
Défense, économie, Ukraine… Pourquoi l'élection comme chancelier de Friedrich Merz en Allemagne fait espérer une relance du moteur franco-allemand
Le conservateur allemand compte prendre le contre-pied de son prédécesseur social-démocrate, Olaf Scholz, sur les sujets internationaux. De quoi ravir Paris, même si des points de discorde subsistent.
Pourquoi la nouvelle lune de miel franco-allemande peut durer
Emmanuel Macron et Friedrich affichent une proximité aux antipodes de la froideur qui imprégnait la relation franco-allemande sous Olaf Scholz. Au-delà des ressemblances et des convergences de vue entre les deux hommes, les situations respectives de la France et de l'Allemagne laissent espérer un partenariat plus équilibré de durable que par le passé.
Turquie, dérive vers un régime autocratique
Ce jeudi 17 avril, Dorothée Schmid, responsable du programme Turquie/Moyen-Orient de l’Ifri, était l'invitée de Caroline Loyer dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Sandra Gandoin. Elle est revenue sur la situation économique et politique en Turquie en marge du gigantesque mouvement de contestation qui fait suite à l’arrestation du maire d’Istanbul.
Les 100 jours de Donald Trump
Laurence Nardon, responsable du programme Amériques de l'Ifri est l'invitée de Yann Barthès sur le plateau du "Quotidien" pour discuter des enjeux géopolitiques liés à la puissance américaine.
Les entreprises face au risque géopolitique
Thomas Gomart, directeur de l'Ifri, et co-auteur avec Siméo Pont d'une étude publiée par l'Ifri en avril 2025 intitulée "La fabrique du risque : les entreprises face à la doxa géopolitique", était l'invité de l'émission Good Morning Business sur BFM Business, mardi 15 avril 2025.
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