Reprise des essais nucléaires américains : « On ne fait pas de rodomontade avec des armes nucléaires »
Alors qu’il s’apprêtait à rencontrer son homologue chinois Xi Jinping en Corée du Sud, Donald Trump a ordonné de recommencer les essais nucléaires. Cette déclaration, qui s’inscrit dans le durcissement de ton de Washington face à Moscou, « est hasardeuse de la part d’un président américain », estime Jean-Louis Lozier, spécialiste de la dissuasion nucléaire.
Qu’entend Trump en parlant de tester ses armes nucléaires ?
Le président américain a demandé jeudi au Pentagone de «commencer à tester» les armes nucléaires des États-Unis. Ses déclarations sèment la confusion.
Reprise des essais, nouveaux missiles, drones... Assiste-t-on à une escalade nucléaire entre les États-Unis et la Russie ?
Le président américain a ordonné jeudi la relance des essais d’armes nucléaires des États-Unis, sans en détailler les modalités. Pour la chercheuse à l’Ifri Héloïse Fayet, le républicain s’inscrit dans la lignée d’une rhétorique nucléaire « de plus en plus animée et affirmée, mais jusqu’à présent plutôt du côté russe ».
États-Unis : pourquoi Trump ordonne la reprise des essais nucléaires américains
Est-ce une provocation diplomatique ? Juste avant cette poignée de main avec Xi Jinping, le président chinois, Donald Trump fait monter la pression avec ce message posté sur son réseau social : "En raison des programmes d'essais menés par d'autres pays, j'ai demandé au ministère de la guerre de commencer à tester nos armes nucléaires sur un pied d'égalité." Et alors qu'il rentre aux États-Unis, ce jeudi 30 octobre, il fait cette deuxième déclaration depuis son avion : "On ne fait plus d'essais. On les a arrêtés il y a des années. Je pense qu'il faudrait qu'on en fasse de nouveau."
La reprise des essais nucléaires, annoncée par Donald Trump, est-elle crédible ?
Donald Trump a annoncé la reprise des essais nucléaires américains. Une annonce qui intervient après des démonstrations russes. Quel est l'enjeu de cette déclaration ?
Dans quelles conditions la Russie pourrait-elle mener une frappe nucléaire ?
La pratique russe de la dissuasion nucléaire a souffert d'un fort décalage entre une rhétorique très agressive et des actions beaucoup plus modérées, voire prudentes. Pour rendre plus crédible sa stratégie, Moscou, qui a abaissé son seuil d'emploi de l'arme atomique, accompagne désormais ses menaces de mesures concrètes. Interviewé par La Libre Belgique, Dimitri Minic, chercheur au Centre Russie/Eurasie de l'Ifri, a consacré une étude à l'évolution de la stratégie de dissuasion nucléaire russe au regard de la guerre en Ukraine.
Le missile russe Bourevestnik, arme psychologique de Poutine destinée à effrayer les Occidentaux — Le président russe a présenté l’engin à propulsion nucléaire comme une arme « unique au monde ». Mercredi, le Kremlin a annoncé le test d’un drone sous-marin capable d’emporter une charge atomique. « En l’état, on a du mal à comprendre l’intérêt militaire d’un tel missile pour les Russes. C’est avant tout une arme psychologique, destinée à montrer que Moscou maintient ses capacités d’ingénierie », commente Héloïse Fayet.
citée par Claire Gatinois et Chloé Hoorman dans Le Monde
Qu'est-ce que le missile de croisière à propulsion nucléaire testé par Moscou?
Le missile de croisière à propulsion nucléaire testé par la Russie est une arme innovante, pensée pour contrer les efforts américains de défense antimissile, mais qui ne bouleverse pas les équilibres stratégiques actuels, selon les experts.
La dissuasion nucléaire russe à l’épreuve de la guerre en Ukraine
Dès le lancement de son « opération militaire spéciale » (SVO) contre l’Ukraine, le 24 février 2022, le Kremlin, qui dispose de l’un des plus vastes arsenaux nucléaires au monde, a adopté des mesures de dissuasion agressives et une rhétorique résolument menaçante. Décryptage d’un possible emploi de l’arme nucléaire par Moscou, avec Dimitri Minic, docteur en histoire des relations internationales, historien et chercheur au Centre Russie/Eurasie de l'Ifri, où il est aussi rédacteur-en-chef adjoint des collections numériques Russie.Eurasie.Visions et Russie.Eurasie.Reports. Il est l’auteur de Pensée et culture stratégiques russes : du contournement de la lutte armée à la guerre en Ukraine (Paris, Maison des sciences de l’homme, avril 2023), le livre tiré de sa thèse pour lequel il a reçu le Prix Albert Thibaudet.
Poutine, le chantage nucléaire
Depuis bientôt quatre ans de guerre en Ukraine et alors que les tensions avec l'Occident s'aggravent, le maître du Kremlin brandit sans relâche la menace atomique.
La bombe, une histoire française
Le survol des avions de chasse russes dans l’espace aérien estonien le 19 septembre dernier, la guerre en Ukraine, les tensions entre l’Inde et le Pakistan, ou encore la situation au Proche-Orient, chaque semaine ou presque, un incident nous rappelle la possibilité d’une escalade nucléaire. Pour autant, depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, la dissuasion nucléaire joue son rôle, dans la discrétion. Cette même dissuasion a permis de résoudre de nombreuses crises et peut-être d’éviter un troisième conflit mondial ; l’équilibre de la terreur pour assurer la paix, une subtile partie de poker.
La dissuasion nucléaire russe à l'épreuve de la guerre en Ukraine
Dès le lancement de son « opération militaire spéciale » (SVO) contre l’Ukraine, le 24 février 2022, le Kremlin, qui dispose de l’un des plus vastes arsenaux nucléaires au monde, a adopté des mesures de dissuasion agressives et une rhétorique résolument menaçante.
Désarmement nucléaire : Poutine propose de prolonger d'un an les limites du traité New Start
Le président russe Vladimir Poutine a proposé lundi de prolonger d'un an les limites prévues par le traité de désarmement nucléaire New Start, le dernier accord de maîtrise des armements liant Washington et Moscou, qui doit expirer en février prochain.
Les accords START ont-ils un avenir ?
Les différents traités START, signés depuis 1991 entre les États-Unis et la Russie, incarnaient les efforts de désarmement des deux principales puissances nucléaires. Mais la suspension de NEW START par Moscou en 2023 a ouvert une période d’incertitude dans l'équilibre nucléaire mondial.
Dissuasion nucléaire : Paris et Londres vers un accord de "coordination"... pour changer quoi ? "La France gardera sa souveraineté"
La France et le Royaume-Uni sont prêts à "coordonner" leurs dissuasions nucléaires pour protéger l’Europe, ont fait savoir Emmanuel Macron et Keir Starmer ce jeudi 10 juillet, à l’issue d’un sommet franco-britannique, à Londres. Jean-Louis Lozier, conseiller auprès de l’Ifri, spécialiste des questions de dissuasion nucléaire, nous explique les enjeux d’un tel accord. Entretien.
Dissuasion nucléaire "coordonnée" entre la France et le Royaume-Uni : que va changer cette déclaration inédite sur le recours à l'arme atomique ?
Emmanuel Macron et Keir Starmer ont signé jeudi une déclaration qui évoque pour la première fois la possibilité de recourir de manière "coordonnée" à "la puissance des forces nucléaires des deux nations", dans un contexte de désengagement américain de l'Otan face à la menace de la Russie.
Guerre des douze jours Israël-Iran : les premiers enseignements stratégiques
Audition d'Élie Tenenbaum, directeur du Centre des études de sécurité de l’Ifri, et d'Héloïse Fayet, responsable du programme de recherche « Dissuasion et prolifération » au Centre des études de sécurité de l’Ifri, sur les premiers enseignements stratégiques de la crise iranienne, par la Commission de la Défense nationale et des Forces armées de l'Assemblée nationale.
« On a perdu toute traçabilité sur le programme nucléaire iranien »
ENTRETIEN. La chercheuse Héloïse Fayet estime que les frappes israéliennes et américaines ont ralenti les activités atomiques de l’Iran mais que celles-ci échappent désormais au contrôle international.
La Russie sort-elle renforcée de la guerre israélo-iranienne ?
Alors que Téhéran vient d’annoncer la fin de la « guerre des douze jours » qui l’a opposé à Israël et aux États-Unis, nous vous proposons un entretien avec le politologue Clément Therme, chercheur associé au programme Turquie/Moyen-Orient de l'Ifri et spécialiste de l’Iran et, notamment, de ses relations avec la Russie, afin de comprendre l’impact que la déflagration que vient de subir le Moyen-Orient a eu sur Moscou, allié « stratégique » de la République islamique.
Depuis la fin de la guerre froide, la dissuasion nucléaire britannique dans le cadre de l’Alliance atlantique était uniquement assurée par les sous-marins de la Royal Navy. « Il n’y avait plus vraiment d’intérêt pour les armes nucléaires tactiques en Europe, car la menace avait disparu. Cette annonce illustre la poursuite de la renucléarisation de l’Europe, le retour du besoin d’armes nucléaires et le renforcement de la dissuasion de l’OTAN, face à un adversaire qui est la Russie. L'achat des avions permet ainsi au Royaume-Uni de renforcer sa contribution à la dissuasion nucléaire de l’OTAN d’une façon qui n’est pas indépendante, mais de concert avec les Etats-Unis. »
citée par l'AFP dans Le Monde
Les enjeux de la Conférence d’examen du Traité de non-prolifération
Le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) est entré en vigueur il y a un demi-siècle et a été prorogé de manière indéfinie voici 25 ans. C’est dans ce contexte de double anniversaire que devait se tenir la Conférence d’examen au printemps 2020. Reportée en raison de la crise sanitaire, elle devrait avoir lieu d’ici août 2021. Alors que de nombreux États contestent le TNP, l’hypothèse d’un nouvel échec des négociations – après celui de 2015 – paraît crédible.
L'éviction de l'Europe du Moyen-Orient
Le Moyen-Orient est en ébullition. Cette agitation se traduit par des accès de colère populaire, en Irak et au Liban, à travers lesquels les manifestants appellent à la relève de leurs dirigeants jugés corrompus et incapables. Elle se manifeste par des conflits sans perspective de règlement, en Syrie et au Yémen, qui ont favorisé l'intervention de la Turquie, de la Russie et de l'Iran.
The European Equation of Nuclear Deterrence, Variables and Possible Solutions
Depuis que des armes nucléaires ont été développées par les Etats-Unis et l’Union Soviétique, l’Europe a vécu sous la menace nucléaire. Une confrontation majeure directe entre l’Ouest et l’Est aurait probablement abouti à un échange de tirs de missiles nucléaires sur le continent européen.
La multipolarité nucléaire : mythes et réalités de la compétition
Le terme de « course aux armements » rend imparfaitement compte des enchaînements de la guerre froide, et encore moins des logiques multipolaires qui lui ont succédé. Cette nouvelle multipolarité nucléaire valorise les trajectoires singulières, dans des logiques de développement des arsenaux à la fois quantitatives et qualitatives. Au risque d’encourager des compétitions qui pourraient, à terme, mettre en cause les équilibres stratégiques et le statu quo nucléaire.
Comment brider le financement de la prolifération des armes de destruction massive ?
La lutte contre le financement des armes de destruction massive est difficile. En dépit des mesures adoptées par les États et les organisations internationales, les proliférants continuent à avoir accès aux marchés bancaire et financier. Même si le régime de lutte contre le financement de la prolifération peut être consolidé, il sera impossible de trouver une parade absolue. D’où l’importance de renforcer également d’autres aspects de l’architecture globale de non-prolifération.
Les défenses anti-missiles américaines en question
En janvier 2019, l’administration Trump a présenté la Missile Defense Review. Ce document s’inscrit dans un mouvement de renforcement des défenses anti-missiles américaines, amorcé par le Congrès en 2016. Cette évolution ne manque pas d’inquiéter la Russie et la Chine qui réagissent en musclant leurs propres arsenaux. Ainsi, Pékin devrait augmenter le nombre de ses têtes nucléaires et Moscou développer de nouvelles armes stratégiques. Dans ce contexte, le devenir de l’arms control est incertain.
The Franco-German Tandem: Bridging the Gap on Nuclear Issues
Le couple franco-allemand a connu des trajectoires différentes en ce qui concerne les questions nucléaires, avec des décisions historiques antagonistes qui pèsent encore dans les rapports actuels.
The Erosion of Strategic Stability and the Future of Arms Control in Europe
Les instruments de sécurité coopérative créés pendant et depuis la guerre froide afin de promouvoir la confiance mutuelle et de réduire les risques de guerre, d’escalade accidentelle, ou de course aux armements en Europe, se trouvent de plus en plus menacés.
Le nucléaire militaire français dans un nouveau contexte stratégique
La population et les dirigeants français sont fermement attachés à la dissuasion nucléaire, même si des voix dissonantes se font occasionnellement entendre. Le contexte stratégique est toutefois en train d’évoluer et pourrait affecter la posture stratégique française. Entre les rodomontades de Vladimir Poutine, l’imprévisibilité de Donald Trump, et les difficultés propres à l’Europe – notamment le Brexit – les incertitudes sont aujourd’hui nombreuses et laissent ouvert le champ des possibles.
États-Unis : de nouvelles options nucléaires ?
La Nuclear Posture Review (NPR) américaine présentée en février 2018 réaffirme l’importance du nucléaire dans la stratégie américaine, dans un environnement stratégique perçu comme dégradé. Elle se distingue symboliquement du discours d’Obama qui en appelait à la fin de l’armement nucléaire. Cette nouvelle NPR annonce des inflexions capacitaires, en particulier en faveur des armes tactiques, plus que de vraies ruptures. Ces inflexions dépendront des décisions budgétaires du Congrès.
Nucléaire et dissuasion française : le grand oral du président
À quelques jours du discours d’Emmanuel Macron sur la dissuasion française qui sera prononcé lundi prochain à Brest, le Collimateur examine ce que celui-ci représente et ce qu’on peut en attendre, avec Héloïse Fayet, chercheuse au Centre des études de sécurité de l'Ifri et reponsable du programme de recherche Dissuasion et prolifération.
Replay - Conférence avec Chris Wright, Secrétaire à l'Énergie des États-Unis
Reçu à l'Institut français des relations internationales, Chris Wright a exposé sa vision d'une politique énergétique américaine structurée autour de deux axes : la réalité humaine de l'accès à l'énergie, et une approche fondée sur les données chiffrées. Pour le Secrétaire, l'énergie constitue le fondement de la prospérité, de la santé et de l'allongement de l'espérance de vie à l'échelle mondiale. Sa doctrine repose sur une ambition de "dominance énergétique" américaine — non pas seulement l'indépendance, mais la capacité à produire massivement afin de réduire les coûts intérieurs, réindustrialiser le pays et soutenir les alliés des États-Unis.
Fin du traité New Start : le risque de la course à l’armement nucléaire
Jeudi dernier, le traité New Start a expiré, mettant fin au dernier accord juridiquement contraignant entre Washington et Moscou sur la limitation des arsenaux nucléaires stratégiques : une première depuis plus d’un demi-siècle. Entrons-nous dans une nouvelle ère de prolifération nucléaire ?
Fin du traité New Start entre Russie et Etats-Unis : « Nous allons vers une ère où le nucléaire sera moins régulé »
L’expiration du traité New Start marque une nouvelle étape dans le détricotage de l’architecture de maîtrise des armements nucléaires, estime la chercheuse Héloïse Fayet.
Les F-35 belges au coeur d'une "illusion" de protection nucléaire entretenue par les Etats-Unis : "On peut presque parler de racket"
Les F-35 sont bien là, les bombes nucléaires aussi, mais la doctrine qui devait les encadrer prend des airs de piste trouée. En gommant la dissuasion élargie de son plan de vol, les Etats-Unis laissent l’Europe sous une protection nucléaire… effritée. La dépendance, elle, est toujours très solide.
Armes nucléaires : le retour ?
Faut-il avoir peur des armes nucléaires dont les autocrates brandissent la menace, de Vladimir Poutine à Donald Trump ? Héloïse Fayet, responsable du programme dissuasion et prolifération au Centre des études de sécurité de l'Ifri, s'entretient avec Émilie Aubry pour répondre à cette question.
Les États-Unis sont-ils à l’abri d’une attaque nucléaire ?
Un film Netflix, "A House of Dynamite", montre la vulnérabilité des États-Unis face au risque d’attaque nucléaire. Un scénario critiqué par le Pentagone. Alors, la première puissance mondiale est-elle vraiment à l’abri d’une attaque nucléaire ? Des experts apportent leur éclairage.
Le nouveau missile russe rend-il vraiment la Russie toute-puissante ?
Vladimir Poutine ne semble pas prêt à arrêter les combats en Ukraine. Fin octobre, le président russe a convoqué la presse pour annoncer une grande nouvelle : son pays disposerait désormais d'un missile révolutionnaire. Vraie prouesse ou coup de communication ?
Vers le désordre nucléaire ? (1/3)
Depuis la fin de la guerre froide, on croyait l’arme nucléaire obsolète, ou à tout le moins cantonnée à certains Etats dits voyous. Aujourd’hui, alors que la guerre fait rage en Ukraine et que la Chine se montre de plus en plus agressive, elle revient au centre des débats, au point que certains observateurs parlent de l'avènement d'un troisième âge nucléaire. Celui-ci se caractériserait par la modernisation des arsenaux américain, russe et chinois, l’érosion des traités de contrôle et, last but not least, l'émergence de nouvelles technologies (missiles hypersoniques, IA etc.). Dans cette nouvelle saga, Héloïse Fayet (Ifri) fait le point sur ces évolutions et nous donne un aperçu du nouvel ordre nucléaire qui pourrait bien caractériser les prochaines décennies.
Reprise des essais nucléaires américains : « On ne fait pas de rodomontade avec des armes nucléaires »
Alors qu’il s’apprêtait à rencontrer son homologue chinois Xi Jinping en Corée du Sud, Donald Trump a ordonné de recommencer les essais nucléaires. Cette déclaration, qui s’inscrit dans le durcissement de ton de Washington face à Moscou, « est hasardeuse de la part d’un président américain », estime Jean-Louis Lozier, spécialiste de la dissuasion nucléaire.
La dissuasion nucléaire française peut-elle protéger l'Europe ?
La France est la seule puissance nucléaire souveraine d'Europe, alors que les bombes atomiques américaines sont soumises à l'accord de Trump et que la dissuasion britannique semble plus fragile que jamais. De nombreux pays d'Europe souhaiteraient donc bénéficier de ce « parapluie nucléaire ».
Les sous-marins de Cherbourg : l’industrie navale prend du galon (épisode 29/44)
Face aux menaces russe et chinoise et à l'arrivée de Donald Trump, le marché des sous-marins est en progression. La France y occupe une place déterminante grâce au groupe historique de Naval Group, qui exporte des sous-marins et assure une dissuasion nucléaire depuis son site de Cherbourg.
Armes nucléaires, vers un partage opérationnel ?
Une question revient sur le devant de la scène : l'Europe doit-elle se doter de son propre parapluie nucléaire ? Héloïse Fayet est avec Margot Haddad pour en discuter.
Vers une dissuasion nucléaire européenne ?
Neuf pays à ce jour possèdent l'arme nucléaire, dont la France, les États-Unis et la Russie. Seuls deux pays la détiennent en Europe : le Royaume-Uni et la France. Grâce à cette arme (au sol, en vol ou sous-marine), ces pays peuvent dissuader des États menaçants d'attaquer leurs intérêts vitaux. C'est ce qu'on appelle la dissuasion nucléaire.
Dissuasion nucléaire : Héloïse Fayet x Louis Gauthier
Héloise Fayet chercheuse et responsable du programme dissuasion et prolifération au Centre des études de sécurité de l'Ifri, et Louis Gauthier, Magistrat à la Cour des comptes, ancien secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, étaient les invités de France Inter mardi 18 mars pour débattre de la dissuasion nucléaire française.
La France peut-elle proposer un nucléaire européen ?
La France peut-elle élargir son « parapluie nucléaire » à l’échelle européenne ? Emmanuel Macron relance cette question dans un contexte de tensions croissantes. Alors que l’OTAN est fragilisée et que l’engagement américain est incertain, une dissuasion nucléaire européenne est-elle envisageable ?
Sommet européen sur l'Ukraine
Les dirigeants des 27 pays membres de l'UE ainsi que le président ukrainien Volodymyr Zelensky sont à Bruxelles pour évoquer l'avenir de la défense européenne alors que les Etats-Unis ont gelé leur aide militaire à Kiev.
Peut-on partager l'arme nucléaire ?
Face au risque de désengagement américain, Emmanuel Macron a indiqué mercredi 5 mars vouloir « ouvrir le débat » sur la protection de l’Europe par le parapluie nucléaire français. La France possède environ 300 têtes nucléaires pouvant être lancées par l’aviation ou les sous-marins nucléaires.
Dissuasion nucléaire européenne : est-ce que la France peut partager sa bombe ?
Au lendemain de l’entretien houleux entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky, Emmanuel Macron remet sur la table la question de la dissuasion nucléaire et d’une défense européenne. Une proposition qui divise et qui questionne les capacités de la France en matière de défense.
La France va-t-elle partager son parapluie nucléaire ?
La tension entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky marque davantage la distance entre l'Europe et les États-Unis. Pour se défendre alors, le Vieux Continent réfléchit à son autonomie de défense, dont celle de son parapluie nucléaire qui pourrait être partagé par la France.
La prolifération nucléaire face aux incertitudes américaines
Alors que l’attitude récente de la diplomatie trumpienne avec les alliés des États-Unis laisse planer des doutes sur les garanties de sécurité américaines, le Collimateur fait le point sur les risques de prolifération nucléaire, avec Héloïse Fayet (Ifri) et Camille Grand (ECFR).
L'arme nucléaire en grave crise de prolifération
Depuis 10 ans, le nombre d’armes nucléaires dans le monde est en augmentation. Selon le SIPRI, l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm, on recense plus de 12.000 têtes dans les arsenaux des neuf États possédant des armes nucléaires, dont près de 4.000 déployées et 2.100 en alerte c’est-à-dire prêtes à l’emploi.
Ukraine : la France prête à déployer des hommes ?
Frappe d'ATACMS à Koursk : quelle sera la réponse de Poutine ? Soldats en Ukraine : la France en première ligne ?
Le missile ORECHNIK : un missile "inarrêtable", vraiment ?
La dissuasion nucléaire est-elle encore un rempart efficace ? Chercheuse au Centre des Etudes de Sécurité de l'IFRI, Héloïse FAYET apporte un éclairage suite à l'introduction d'un nouveau missile par la Russie : le missile ORECHNIK
L'Iran frappe Israël : le monde retient son souffle
Au lendemain d'une attaque iranienne inédite sur Israël, comment la situation au Moyen-Orient peut-elle évoluer ? Bien que la salve de missiles balistiques tirés sur le territoire israélien n'ait pas fait de dégâts graves, l'Etat hébreu peut-il ne pas répondre ?
Dissuasion et prolifération : comprendre la dimension nucléaire des conflits actuels
Ce nouvel épisode du podcast « Le monde selon l'Ifri », offre une plongée au cœur du concept de dissuasion nucléaire avec Héloïse Fayet, chercheuse et responsable du Programme dissuasion et prolifération au Centre des études de sécurité de l’Ifri.
Le fait nucléaire dans le contexte du retour de la conflictualité armée en Europe
Une table ronde organisée par le comité Dissuasion de l'Ecole de guerre.
Deux ans de guerre en Ukraine : bilan et perspectives
Pour quelles raisons la contre-offensive ukrainienne de 2023 a-t-elle échoué ? Peut-on dire que les Ukrainiens et les Occidentaux ont sous-estimé la résilience de l’armée russe ? Qu'adviendra-t-il de l'Ukraine en cas de baisse significative du soutien américain ?
La guerre nucléaire aura-t-elle lieu ?
Intervention d'Héloïse Fayet au webinaire organisé par l'université de Bordeaux ayant pour sujet : "la guerre nucléaire aura-t-elle lieu ?".
Comment faire face à la multipolarité nucléaire ? Philippe ERRERA interviewé par Jean-Dominique MERCHET
Qu'est-ce que la multipolarité nucléaire ? En quoi est-ce un problème ? Lutte contre la prolifération nucléaire : peut-on dire que le dossier iranien est une réussite, et celui de la Corée du Nord un échec ? En quoi la nouvelle posture nucléaire de la Russie est-elle à craindre ?
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