La reprise des essais nucléaires, annoncée par Donald Trump, est-elle crédible ?
Donald Trump a annoncé la reprise des essais nucléaires américains. Une annonce qui intervient après des démonstrations russes. Quel est l'enjeu de cette déclaration ?
Qu’entend Trump en parlant de tester ses armes nucléaires ?
Le président américain a demandé jeudi au Pentagone de «commencer à tester» les armes nucléaires des États-Unis. Ses déclarations sèment la confusion.
États-Unis : pourquoi Trump ordonne la reprise des essais nucléaires américains
Est-ce une provocation diplomatique ? Juste avant cette poignée de main avec Xi Jinping, le président chinois, Donald Trump fait monter la pression avec ce message posté sur son réseau social : "En raison des programmes d'essais menés par d'autres pays, j'ai demandé au ministère de la guerre de commencer à tester nos armes nucléaires sur un pied d'égalité." Et alors qu'il rentre aux États-Unis, ce jeudi 30 octobre, il fait cette deuxième déclaration depuis son avion : "On ne fait plus d'essais. On les a arrêtés il y a des années. Je pense qu'il faudrait qu'on en fasse de nouveau."
Reprise des essais, nouveaux missiles, drones... Assiste-t-on à une escalade nucléaire entre les États-Unis et la Russie ?
Le président américain a ordonné jeudi la relance des essais d’armes nucléaires des États-Unis, sans en détailler les modalités. Pour la chercheuse à l’Ifri Héloïse Fayet, le républicain s’inscrit dans la lignée d’une rhétorique nucléaire « de plus en plus animée et affirmée, mais jusqu’à présent plutôt du côté russe ».
Le missile russe Bourevestnik, arme psychologique de Poutine destinée à effrayer les Occidentaux — Le président russe a présenté l’engin à propulsion nucléaire comme une arme « unique au monde ». Mercredi, le Kremlin a annoncé le test d’un drone sous-marin capable d’emporter une charge atomique. « En l’état, on a du mal à comprendre l’intérêt militaire d’un tel missile pour les Russes. C’est avant tout une arme psychologique, destinée à montrer que Moscou maintient ses capacités d’ingénierie », commente Héloïse Fayet.
citée par Claire Gatinois et Chloé Hoorman dans Le Monde
Dans quelles conditions la Russie pourrait-elle mener une frappe nucléaire ?
La pratique russe de la dissuasion nucléaire a souffert d'un fort décalage entre une rhétorique très agressive et des actions beaucoup plus modérées, voire prudentes. Pour rendre plus crédible sa stratégie, Moscou, qui a abaissé son seuil d'emploi de l'arme atomique, accompagne désormais ses menaces de mesures concrètes. Interviewé par La Libre Belgique, Dimitri Minic, chercheur au Centre Russie/Eurasie de l'Ifri, a consacré une étude à l'évolution de la stratégie de dissuasion nucléaire russe au regard de la guerre en Ukraine.
Qu'est-ce que le missile de croisière à propulsion nucléaire testé par Moscou?
Le missile de croisière à propulsion nucléaire testé par la Russie est une arme innovante, pensée pour contrer les efforts américains de défense antimissile, mais qui ne bouleverse pas les équilibres stratégiques actuels, selon les experts.
La dissuasion nucléaire russe à l’épreuve de la guerre en Ukraine
Dès le lancement de son « opération militaire spéciale » (SVO) contre l’Ukraine, le 24 février 2022, le Kremlin, qui dispose de l’un des plus vastes arsenaux nucléaires au monde, a adopté des mesures de dissuasion agressives et une rhétorique résolument menaçante. Décryptage d’un possible emploi de l’arme nucléaire par Moscou, avec Dimitri Minic, docteur en histoire des relations internationales, historien et chercheur au Centre Russie/Eurasie de l'Ifri, où il est aussi rédacteur-en-chef adjoint des collections numériques Russie.Eurasie.Visions et Russie.Eurasie.Reports. Il est l’auteur de Pensée et culture stratégiques russes : du contournement de la lutte armée à la guerre en Ukraine (Paris, Maison des sciences de l’homme, avril 2023), le livre tiré de sa thèse pour lequel il a reçu le Prix Albert Thibaudet.
Poutine, le chantage nucléaire
Depuis bientôt quatre ans de guerre en Ukraine et alors que les tensions avec l'Occident s'aggravent, le maître du Kremlin brandit sans relâche la menace atomique.
La bombe, une histoire française
Le survol des avions de chasse russes dans l’espace aérien estonien le 19 septembre dernier, la guerre en Ukraine, les tensions entre l’Inde et le Pakistan, ou encore la situation au Proche-Orient, chaque semaine ou presque, un incident nous rappelle la possibilité d’une escalade nucléaire. Pour autant, depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, la dissuasion nucléaire joue son rôle, dans la discrétion. Cette même dissuasion a permis de résoudre de nombreuses crises et peut-être d’éviter un troisième conflit mondial ; l’équilibre de la terreur pour assurer la paix, une subtile partie de poker.
Demain la guerre nucléaire ?
La menace nucléaire revient dans le débat diplomatique, notamment brandie par Vladimir Poutine. Faut-il avoir peur de guerre nucléaire ? Qu'est-ce que la dissuasion ? Quelles sont les puissances nucléaires ? Nous en discutons avec Héloïse Fayet, chercheuse à l'IFRI, spécialiste de la question du nucléaire militaire.
Que fait l'Union européenne pour défendre l'Europe ?
Que fait l’Union européenne pour défendre l’Europe dans ce contexte stratégique qui se durcit ? Lors du Paris Defence and Strategy Forum début mars, Philippe Perchoc, Pierre Haroche et Héloïse Fayet, ont débattu de cette question au micro de Daniel Desesquelles pour #PensezStratégique, le podcast de la DiCOD et de l’ACADEM.
Menace nucléaire : les discours et les actes
Depuis l’invasion russe de l’Ukraine début 2022, l’arme nucléaire est revenue un sujet d’inquiétude. La Russie menace-t-elle vraiment de s’en servir ? La France pourrait-elle partager son arme avec le reste de l’Union européenne ? « Retex » fait le point avec la chercheuse Héloïse Fayet.
La dissuasion nucléaire française
Emmanuel Macron l'a redit la semaine dernière : c'est notre capacité nucléaire qui donne une sécurité aux Français. L'armée dispose de 290 ogives et de quatre sous-marins lanceurs d'engins. Un arsenal qui coûtera 54 milliards d'euros pour les six prochaines années. Un budget redevenu stratégique, y compris pour l'Europe.
À quoi ressemblerait le monde en cas de conflit nucléaire ?
Les menaces sont répétées, et l'hypothèse est soulevée : et si l'humanité devait faire face à une attaque nucléaire, sur fond de guerre ukrainienne ? Pour examiner la potentialité d'une telle catastrophe, et son impact, GEO a interrogé Héloïse Fayet, chercheuse à l’Ifri, coordinatrice du programme de recherche "Dissuasion et prolifération".
Guerre en Ukraine: la menace nucléaire a-t-elle augmenté ?
Héloïse Fayet, chercheuse à l'Ifri et responsable du programme de recherche Dissuasion et prolifération, était l’invitée de Vincent Roux dans «Points de Vue».
Un risque géopolitique global multiforme
Ce lundi 4 mars, Héloïse Fayet, chercheuse au Centre des études de sécurité de l'Ifri, parle du nucléaire, notamment de l'avertissement de Vladimir Poutine vis à vis des Occidentaux contre une menace réelle de guerre, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier et Christophe Jakubyszyn.
Finlande/Russie, la dissuasion nucléaire de retour
Héloïse Fayet, invitée dans le 20h de Darius Rochebin, revient sur la possibilité du stockage d'armes nucléaires en Finlande.
La menace nucléaire de Poutine vise à dissuader mais le risque n'a pas augmenté
En brandissant encore jeudi la menace nucléaire, le président russe Vladimir Poutine espère dissuader les Occidentaux d'aider l'Ukraine mais "il n'y a pas de signe plus important de risque d'emploi de l'arme nucléaire", souligne à l'AFP Héloïse Fayet, experte à l'Institut français des relations internationales.
Poutine : "nous avons des armes capables de vous atteindre"
Elie Tenenbaum était l'invité de l'émission C dans l'air pour débattre de la situation en Transnistrie et des discordes entre l'Allemagne et la France sur les stratégies nucléaires envisagées autour de la guerre en Ukraine.
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