Sécurité - Défense
Sous l’effet de la compétition stratégique mondiale, les enjeux de sécurité et de défense sont marqués par le retour des guerres majeures et de la dissuasion nucléaire, la transformation du terrorisme et la course aux technologies militaires.
Sujets liés
Héloïse Fayet : « Il y a une stagnation de la pensée stratégique de la France au Moyen-Orient »
Paris est la dernière capitale occidentale à faire de la lutte contre le terrorisme son fer de lance dans la région, au risque de créer une « rente sécuritaire » en Irak et en Syrie, et alors que la compétition s’aiguise sur les exportations d’armes vers les pays du Golfe, explique la chercheuse dans un entretien au « Monde ».
Sahel et Afrique de l’Ouest: à l’heure de l’émancipation?
Au Sahel et en Afrique de l’Ouest, l’année 2022 a été agitée, entre les coups d’État à répétition, le départ de la force Barkhane du Mali, la montée du sentiment anti-français, la poussée du terrorisme jihadiste vers les États du Golfe de Guinée [...] sans oublier la controverse suscitée par la position de plusieurs pays africains par rapport à l’invasion russe de l’Ukraine... Alain Antil, directeur du Centre Afrique Subsaharienne de l’IFRI, a répondu à plusieurs interrogations sur ces sujets.
Qu’attendre de la prochaine Loi de programmation militaire ? (Interview)
Interview de Thomas Gassilloud, député et président de la commission de la Défense nationale et des Forces armées à l’Assemblée nationale.
L’état dramatiquement bas des stocks de munitions en Europe et aux États-Unis
La guerre en Ukraine a révélé le caractère famélique des réserves de munitions occidentales. Les états-majors sont devant l’impérieuse nécessité de les accroître très significativement. À l’ouest, les stocks de munitions s’épuisent. Et le rythme de la guerre en Ukraine n’est pas le seul responsable. «Tout le monde est d’accord pour dire que ces stocks (militaires) ont été rapidement épuisés, parce qu’ils étaient presque vides», a déploré Josep Borrell, haut représentant pour les Affaires étrangères de l’Union européenne, la semaine dernière, lors d’une réunion de l’Agence européenne de défense en exhortant, une nouvelle fois, les Européens à investir.
Les groupes d’autodéfense, pompiers pyromanes du Sahel
Depuis 2012, la prolifération des groupes djihadistes à travers le Sahel monopolise l’attention des autorités. Contraints par les menaces qu'ils représentent et l'affaiblissement de leur pouvoir régalien, les Etats se retirent progressivement de leurs territoires ruraux périphériques. Les populations se sont alors organisées pour se constituer en pourvoyeurs de sécurité locaux.
République démocratique du Congo : à l'Est rien de nouveau
Alors que l’état de siège a été proclamé il y a un an dans deux provinces congolaises et que les autorités kenyanes ont organisé à Nairobi une rencontre entre le gouvernement congolais et les groupes armés, la pacification de l’Est congolais reste en suspens. La présente étude revient sur la politique du gouvernement Tshisekedi et la prise en charge de cette question depuis 2019.
Le coup de gueule de l'industrie de défense contre les banques
Dans une lettre adressée à Sébastien Lecornu, le patron du Conseil des industries de défense françaises (Cidef) et PDG de Dassault Aviation Eric Trappier alerte sur "les difficultés croissantes" de l’industrie de l’armement à se financer. Et donne des noms de banques qui ne jouent pas le jeu.
La bleuite, le virus du soupçon
Aujourd’hui dans Affaires sensibles : la bleuite, l’épidémie du soupçon qui a décimé le FLN algérien. Avec :
- Jean-Paul Mari grand reporter et écrivain
- Élie Tenenbaum Historien, spécialiste de sécurité internationale et de l’histoire des relations internationales
Ukraine: le soutien militaire mesuré de la France
Le 19 novembre dernier, dans un entretien au JDD, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, assurait que la France se trouve « dans les cinq premiers pays » en matière d'aide militaire. Pourtant, une note de l'Ifri, l'Institut français des relations internationales, publiée ce mardi matin, nuance cette position. Si la France, souligne Léo Péria-Peigné, auteur de la note, a bien donné des systèmes de pointe comme les canons Caesar ou les systèmes de défense antiaérienne Crotale, le soutien militaire français à l'Ukraine interroge lorsqu'il est comparé à ceux de nations similaires, comme le Royaume-Uni, l'Allemagne et la Pologne, indique le chercheur.
Une production d’armes en rafale
Comment la guerre en Ukraine rebat-elle les cartes pour l'industrie de la défense ?
Avec
- Lucie Béraud-Sudreau Directrice du programme de recherche « Armement et dépenses militaires » au Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI).
- Léo Péria-Peigné chercheur au Centre des études de sécurité de l’IFRI (Institut français des relations internationales)
Guerre en Ukraine : pourquoi la France livre si peu d'armes à Kiev
Avec minutie, depuis l'invasion russe du 24 février, les chercheurs du groupe de réflexion allemand Kiel Institute évaluent l'aide militaire fournie à l'Ukraine. Le classement qu'ils en tirent est loin d'être à l'avantage de la France. Celle-ci a beau disposer de l'une des armées les plus puissantes d'Europe occidentale - plus grand effectif et deuxième budget derrière l'armée britannique -, elle ne pointait, en octobre, qu'au 13e rang financier (216 millions d'euros). Loin derrière le trio de tête, formé des Etats-Unis (27,6 milliards), du Royaume-Uni (3,7 milliards) et de la Pologne (1,8 milliard, essentiellement pour du matériel d'origine soviétique).
Stocks militaires : une assurance-vie en haute intensité ?
La guerre en Ukraine rappelle la place de l’attrition d’un conflit en haute intensité à des armées européennes taillées au plus juste après trois décennies de réduction budgétaire. L’ensemble des forces européennes ont dû réduire leurs stocks au strict minimum. En conséquence, le soutien à l’Ukraine s’est traduit par d’importants prélèvements sur leurs capacités opérationnelles. Une quantité non négligeable de systèmes retirés du service a également été donnée, par manque d’épaisseur des parcs opérationnels.
Armement : les leçons de la guerre en Ukraine
Cela fait plus de neuf mois que la Russie a envahi l'Ukraine. Un conflit à haute intensité où plus de 60.000 obus ont été tirés en une seule journée au plus fort de la guerre. Quels sont les pays fournisseurs d'armes ? Que révèle ce conflit sur nos capacités d'armement et celles de nos voisins ?
Guerre en Ukraine : les canons livrés à Kiev par les pays occidentaux subissent une usure accélérée
Des centres de maintenance sont créés en Slovaquie ou en Pologne pour réparer les dommages causés à certaines unités par les missiles russes, mais surtout par les contraintes d’un conflit dit de « haute intensité ».
Quelle est la stratégie de la France ?
Avec Tara Varma, Elie Tenenbaum et Isabelle Dufour. En novembre, le président Macron a présenté la Revue nationale stratégique, document-cadre pour les armées françaises. Le Collimateur reçoit Elie Tenenbaum (IFRI),Tara Varma (ECFR) et Isabelle Dufour (Eurocrise) pour en examiner les objectifs et les limites. Voici un résumé de l'intervention d'Elie Tenenbaum.
L’Iran au seuil de ses ambitions nucléaires
Téhéran a de nouveau progressé dans son programme nucléaire : la République islamique enrichit désormais de l’uranium à 60% dans un deuxième site, celui de Fordo, qui a la particularité d’être profondément enfoui sous terre. Cette accélération survient alors qu’il n’y a plus de négociations pour un nouvel accord nucléaire. Et alors que l’isolement de l’Iran s’accroît en raison de la répression du mouvement de contestation qui dure depuis le mois de septembre.
Femme, vie, liberté : révolution à l’iranienne
480 morts et 16 800 arrestations en deux mois. Tandis que le slogan "Femmes, Vie, Liberté" résonne dans l'hémicycle à quelques jours de la journée internationale contre les violences faites aux femmes, Téhéran passe un nouveau cap vers l’arme nucléaire annonçant produire de l’uranium enrichi à 60 %.
Avec la guerre en Ukraine, le retour à l’ambiguïté stratégique, principe indispensable de la doctrine nucléaire
Plonger l’ennemi dans l’incertitude sur ce que sont nos intentions ou ce que sera notre riposte : l’ambiguïté stratégique est une pratique très ancienne, déjà théorisée dans L’Art de la guerre, du Chinois Sun Tzu, au VIe siècle avant notre ère. Si cette notion n’est pas liée à la seule dissuasion nucléaire, elle y trouve néanmoins sa pleine dimension en raison des enjeux et des risques propres à l’arme atomique.
Nucléaire iranien : Avec un uranium enrichi à 60 %, l'accord pourrait « être mort »
Le gendarme du nucléaire sermonne, l’Iran riposte. Ces derniers jours, la tension est montée d’un cran entre l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et Téhéran. Face aux critiques sur « son manque de coopération », cette dernière a annoncé avoir commencé, ce mardi, la production d’uranium à 60 % et qu’elle allait limiter les visites des inspecteurs de l’agence onusienne sur son territoire. La décision del a République islamique inquiète la communauté internationale, qui n’a pas manqué de réagir. Mais alors qu’il fait face aux révoltes internes dues aux manifestations liées à la mort de Mahsa Amini, l’Iran semble déterminé à avancer sur le nucléaire. 20 Minutes fait le point avec Héloïse Fayet, chercheuse spécialiste des doctrines de prolifération nucléaire.
Vers un troisième âge de la menace nucléaire ?
La centrale nucléaire de Zaporijjia, occupée par les forces russes depuis mars 2022, est exposée à des bombardements réguliers depuis le début de la guerre en Ukraine. Entre samedi 19 et dimanche 20 novembre 2022, une dizaine de frappes ont ciblé les blocs énergétiques quatre et cinq et ont causé des dégâts près de bâtiments dits spéciales qui abritent des dépôts de combustibles frais et usés. Les deux belligérants s’accusent d’être à l’origine de ces tirs.
Entre développement et sécurité : les interventions allemandes en crise
La tentation internationale d'Al-Qaïda au Maghreb
Transforming for What ? Challenges Facing Western Militaries Today
Candide au Congo. L'échec annoncé de la réforme du secteur de sécurité (RSS)
Les relations civilo-militaires américaines depuis 2003 : l'Irak et l'irrésistible déclin des "Vulcains"
Une guerre sans hommes ? L’ethos guerrier à l’ère des armes autonomes
TRIBUNE. Responsable du Centre géopolitique des technologies de l'Ifri, la docteure Laure de Roucy-Rochegonde explique les résistances du monde militaire au sujet de l'usage des armes autonomes.
Salon Eurosatory : «Acheter à l'étranger implique une relative perte d'autonomie»
La défense de l’Hexagone «découle d'une vision gaullienne d'une France indépendante devant compter sur ses propres moyens», rappelle le chercheur Léo Péria-Peigné.
Thomas Gomart : « Le risque chinois est sous-évalué »
Thomas Gomart, historien et directeur de l’Institut français des relations internationales, a accordé un entretien au Revenu, à l'occasion de la parution de son livre « L’accélération de l’histoire ».
La crise en Nouvelle-Calédonie percute la stratégie indo-pacifique de la France
Lors du Shangri-La Dialogue, à Singapour, le ministre des armées, Sébastien Lecornu, a dénoncé les « manipulations » étrangères dans les violences qui agitent l’île française depuis la mi-mai. Les pays du Pacifique proposent leur médiation.
En Indo-Pacifique, la France encaisse le choc de la Nouvelle-Calédonie
Lors du dialogue de Shangri-La, le ministre des Armées Sébastien Lecornu a invité les pays de la région à condamner les violences en Nouvelle-Calédonie.
Les drones, ennemis des systèmes de défense antiaériens
Du drone tactique de reconnaissance à ceux d’attaques, les avions sans pilote, reconnaissables à leur bourdonnement, sont devenus les outils incontournables des conflits en cours. Entretien avec Léo Péria-Peigné, chercheur Armement et Industrie de défense à l'Observatoire des conflits futurs de l’IFRI, l'Institut Français des Relations Internationales.
Faire la guerre avec l'IA
Laure de Roucy-Rochegonde est chercheuse à l'Ifri (institut français des relations internationales), experte des systèmes d'armes létaux autonomes (les SALA) et des applications militaires de l'intelligence artificielle.
L'IA au coeur de la stratégie israélienne à Gaza
À la fin du mois de novembre 2023, les autorités israéliennes indiquaient que, dans les 35 premiers jours du conflit à Gaza, elles avaient frappé plus de 15 000 cibles – soit trois fois plus qu’au cours des 51 jours qu’avait duré l’opération "Bordure protectrice", en 2014.
Quelques jours plus tard, le magazine d’investigation israélien +972 dévoilait une enquête révélant les raisons de ce rythme effréné : un programme informatique dopé à l’intelligence artificielle (IA) surnommé Habsora – l’Évangile en français – et fonctionnant comme une "usine à cible", 24 heures sur 24.
D’après l’article, ce système capable de traiter des masses de données très hétérogènes et issues de différentes branches du renseignement serait utilisé par Tsahal pour identifier les cibles potentielles de la campagne de bombardements, mais aussi pour estimer à l’avance le nombre de victimes civiles.
Comment les start-up d'IA de défense veulent conquérir le champ de bataille
La guerre en Ukraine accélère l’intégration d’outils basés sur l’intelligence artificielle dans les équipements militaires.
La fin de l'optimisme stratégique
Définitivement adoptée le 13 juillet 2023, la prochaine loi de programmation militaire (LPM) prévoit une enveloppe de 413 milliards d’euros pour les forces armées durant la période 2024-2030. Elle représente un effort financier important dans un contexte macroéconomique marqué par le retour de l’inflation et le niveau d’endettement public (110 % du produit intérieur brut). Emmanuel Macron a fait de la relance de la dépense militaire un des marqueurs forts de son double mandat alors que ses prédécesseurs s’étaient employés, à des degrés divers, à la comprimer.
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.