Supercalculateur chinois : deux quintillions de calculs par seconde, pour quoi faire ?
LineShine, l’ordinateur star chinois, a été sacré mardi supercalculateur le plus rapide du monde devant ses concurrents américains. Pékin avait perdu cette couronne il y a neuf ans, et même si elle est moins importante à l’heure de l’IA triomphante, c’est aussi un succès géopolitique pour la Chine.
Affaire Anthropic : « L’Europe découvre une nouvelle forme de dépendance »
En interdisant l’accès mondial aux technologies du fleuron américain de l’IA, l’administration Trump a franchi un cap, estime Julien Nocetti, chercheur associé à l’Institut français des relations internationales. Cette décision place les acteurs européens face au risque d’une coupure brutale des accès aux services américains.
L’Europe est-elle condamnée à être une « colonie numérique » des États-Unis ? — Selon Mathilde Velliet, « cet épisode va renforcer l’argumentaire d’entreprises européennes comme Mistral, qui présentent leur fiabilité comme un avantage concurrentiel. Là où c’est problématique, c’est que l’on n'a pas aujourd’hui d’acteur européen capable de développer un modèle de la puissance de Fable 5 ou de Mythos. On peut se dire qu’on veut progresser en ce sens. La question, c’est : que fait-on dans l’intervalle ? »
citée par Pierre Sautreuil dans La Croix
En marge du G7, un chemin semé d’embûches pour encadrer l’usage de l’IA militaire
Alors que les principaux responsables de la tech mondiale figurent parmi les invités d’honneur du G7, qui se tient à Evian (Haute-Savoie), sur les rives du lac Léman, du lundi 15 au mercredi 17 juin, les Nations unies (ONU) organisent non loin de là, à Genève (Suisse), trois jours de consultation aux mêmes dates sur un dossier aux contours embryonnaires : l’encadrement des usages de l’intelligence artificielle (IA) à des fins militaires. Un hasard du calendrier dont beaucoup espèrent qu’il sera l’occasion d’avancées en la matière, souvent parues illusoires jusqu’à présent.
Au sommet du G7, la Chine dans toutes les têtes
Préférer avec Pékin la coopération à la confrontation : Emmanuel Macron entend donner un nouvel élan aux relations entre le G7 et la Chine, au centre des déséquilibres économiques mondiaux qui seront débattus au sommet à Évian.
Pourquoi les prix des PC et des consoles explosent
Les tarifs des composants comme la RAM et le stockage de type SSD ont bondi ces derniers mois, sous la pression combinée de la course à l’IA et de la guerre contre l’Iran. Le phénomène se répercute désormais sur les produits grand public, sans accalmie prévue à court terme.
Chine - États-Unis : la guerre de l'IA
L'IA générative ne se contente pas d'accroître la productivité : elle bouleverse la hiérarchie du travail, redistribue la richesse et fissure les fondations de notre modèle social. Derrière la promesse du progrès, une fracture s'élargit et une nouvelle course mondiale s'engage entre ceux qui conçoivent l'IA et ceux qu'elle remplace, les nations qui la maîtrisent et celles qui la subissent. En Chine, des enfants sont initiés à l'IA dès 6 ans. L'Europe, elle, tente de réguler avant de créer et se découvre spectatrice d'une bataille qui se joue sans elle. Pendant ce temps, au coeur de la Silicon Valley, un nouveau pouvoir s'impose, celui d'une technologie qui prétend tout optimiser, mais pourrait bien, demain, tout gouverner.
« L'IA va amplifier les fractures déjà à l'oeuvre entre puissances »
En exploitant les rapports annuels des 100 premières capitalisations mondiales, Thomas Gomart et Lucie Mielle, de l'Ifri, relèvent une nature à la fois géographique et sectorielle du risque géopolitique. Une troisième dimension apparaît avec la place occupée par chaque entreprise dans la nouvelle hiérarchie de l'IA.
Que seront les limites de l’IA militaire ?
Le Collimateur se penche aujourd’hui sur l’état d’avancement de l’IA militaire, sur les rapports de forces entre leurs grandes entreprises qui les développent et les Etats, ainsi sur les défis qui se posent à leur régulation avec Laure de Roucy-Rochegonde, directrice du Centre géopolitique des technologies de l’Ifri, et auteure de La Guerre à l’ère de l’intelligence artificielle. Quand les machines prennent les armes publié aux PUF en 2024.
Intelligence artificielle : la Chine veut travailler avec les Etats-Unis pour « le bien-être de la communauté internationale ». Les développements de l’IA sont des sujets d’inquiétude pour les deux pays, en particulier l’utilisation de l’IA par des acteurs non étatiques à des fins d’attaque. Mais il ne faut pas s’attendre à des engagements véritablement contraignants de part et d’autre car ils sont en compétition et ne voudront pas se freiner.
citée dans Libération
De Biden à Trump, un continuum pour empêcher l’hégémonie technologique chinoise
Les Etats-Unis multiplient les restrictions pour éviter que la Chine devienne le géant mondial de la technologie, ou au moins pour ralentir ce mouvement, au détriment parfois des entreprises américaines.
États-Unis, Chine, Europe… : qui va gagner la bataille de l’Intelligence artificielle ?
Mercredi 22 janvier, la Maison-Blanche a dévoilé un projet d'investissement massif dans l'intelligence artificielle. La veille, Donald Trump avait annoncé en conférence de presse la conception d'un fond privé d'« au moins 500 milliards de dollars » et la création d'une société baptisée « Stargate », permettant la construction d'infrastructures et de « data centers » dédiées à l'IA aux États-Unis.
L’IA et le nouveau visage de la guerre
Jusqu’à quel point l’essor de l’intelligence artificielle rend caduques les règles qui prévalaient jusqu’ici en matière de contrôle de la force dans le domaine de la guerre? C’est la question qu’aborde le podcast «IA qu’à m’expliquer» du quotidien Le Temps.
Robots tueurs, essaims de drones armés… Le champ de bataille à l’heure de l’intelligence artificielle
Une nouvelle course à l’armement est engagée autour des armes autonomes (drones, chars ou robots sentinelles) capables de choisir des cibles et de tirer sans intervention humaine. Pour les industriels de la défense, la guerre en Ukraine sert de laboratoire pour tester ces nouvelles technologies.
La guerre à l’heure de l’IA
À l’heure où les développements de cette technologie dans le domaine militaire avancent plus vite que les institutions chargées de les réguler, Laure de Roucy-Rochegonde, chercheuse à l’IFRI et chercheuse associée au CERI (Sciences Po), présente dans « La guerre à l’ère de l’intelligence artificelle. Quand les machines prennent les armes » les défis posés par le déploiement de ces « robots tueurs » en temps de guerre. À l’instar, en leur temps, du « père de la bombe atomique » Robert Oppenheimer et de ses collaborateurs, les artisans de l’IA sont aujourd’hui confrontés aux implications morales de leurs recherches, et de leurs possibles usages destructeurs. Extraits choisis.
« Sur le champ de bataille, l’IA dépasse les attentes des militaires »
« Entretiens de l’IA ». Pour Laure de Roucy-Rochegonde, autrice de « La Guerre à l’ère de l’intelligence artificielle », l’apparition d’armes plus autonomes peut remettre en cause le contrôle de l’usage de la force.
Guerre robotisée : quel cerveau pour commander l’usage de la force ? L’humain ou l’artificiel ?
Les armes dotées de fonctionnalités autonomes se multiplient et rendent de plus en plus complexes le « contrôle de la force » par les États. Reste que l’outil de l’intelligence artificielle peut permettre de mieux discerner les cibles et d’économiser les pertes humaines. Mais à force de déléguer des compétences à la machine et à l’IA, les États ne perdent-ils pas la main ? « Le livre très complet de l’experte Laure de Roucy-Rochegonde (PUF), « La guerre à l’ère de l’Intelligence artificielle », est pour le moins pessimiste.
Des drones tueurs aux bombes à sous-munitions, les guerres en Ukraine et à Gaza déplacent les lignes éthiques
Certaines armes autrefois considérées comme inacceptables sur le plan éthique, voire interdites par des dizaines de pays, sont désormais largement employées, parfois guidées par des algorithmes. Sans que cela semble causer d’émoi planétaire.
M&A : les Européens financent dix fois moins d'opérations que les Américains dans les secteurs sensibles en Chine
Vent debout contre le projet de la Commission, les entreprises européennes considèrent que Bruxelles rate sa cible. Selon une étude de l'Ifri, les Européens financent moins de 1 % des transactions dans les technologies de pointe en Chine.
Une guerre sans hommes ? L’ethos guerrier à l’ère des armes autonomes
TRIBUNE. Responsable du Centre géopolitique des technologies de l'Ifri, la docteure Laure de Roucy-Rochegonde explique les résistances du monde militaire au sujet de l'usage des armes autonomes.
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