Les Ressources énergétiques : un levier de puissance
Le contrôle des ressources pétrolières a joué un rôle déterminant pendant la Seconde Guerre mondiale puis pendant la guerre froide. Aujourd'hui, l'inégale répartition des ressources pétrolières et gazières ainsi que la connaitrise des ressources liées à la transition énergétigue remettent l'énergie au centre des enjeux diplomatigues.
Géopolitique des hydrocarbures : gagnants et perdants de l’instabilité
Après quelques années de relative sérénité des marchés, une conjonction de crises et de tensions internationales est venue compliquer l’approvisionnement en hydrocarbures des pays occidentaux. Le rapprochement entre l’Arabie saoudite et la Russie a entrainé l’émergence de l’OPEP+ en 2016, alliance élargie inédite qui se poursuit à l’heure de la guerre contre l’Ukraine et alors que l’Iran reste l’objet de sanctions internationales. Tandis que les États-Unis se sont hissés en tête de la production mondiale d’hydrocarbures, l’Union européenne fait pour l’heure les frais de cette recomposition.
Géopolitique du dessalement d'eau de mer
Suite aux frappes iraniennes sur des usines de dessalement d’eau de mer au Moyent-Orient, un secteur vital pour les pays de la région, l'Ifri vous propose de relire son analyse sur le sujet signée par Marc-Antoine Eyl-Mazzega, directeur du centre Énergie et Climat de l'Ifri et Élise Cassignol, parue en septembre 2022.
La majorité des pays du Golfe dépendent désormais en grande partie de l’eau dessalée pour la consommation de leurs habitants : aux Émirats arabes unis (EAU), 42 % de l’eau potable provient d’usines de dessalement représentant plus de 7 millions de mètres cubes (m3) par jour, 90 % pour le Koweït, 86 % pour Oman, 70 % pour l’Arabie Saoudite. En 2022, plus de 21 000 stations de dessalement d’eau de mer sont opérationnelles dans le monde, soit presque deux fois plus qu’il y a dix ans, et le secteur connaît une croissance de l’ordre de + 6 % à + 12 % de capacité par an.
Le Liban, terre d'affrontement entre l'Arabie Saoudite et l'Iran
L'Arabie Saoudite cherche depuis des années à contrer l'influence de l'Iran au Liban. Jusqu'alors, les efforts de Riyad n'ont guère été couronnés de succès, la mainmise du Hezbollah – principal allié de Téhéran – ne faisant que se renforcer. Les élections législatives de mai 2022 ont abouti à un résultat contrasté pour les Saoudiens. Le camp pro-iranien a perdu sa majorité, mais il a néanmoins réussi à faire élire le président du Parlement. Un nouveau blocage des institutions menace.
Guerre en Ukraine : un changement de monde ?
Au-delà de ses enjeux tactiques, multiples sont déjà les conséquences du conflit ukrainien, plus nombreux encore seront ses suites sur le système mondial. Politique étrangère parcourt ces perspectives dans un dossier exceptionnel.
Les enjeux de la visite de Mohammed Ben Salman en Europe
Jeudi 28 juillet 2022, le président Macron recevait Mohammed Ben Salman Bin Abdulaziz Al-Saoud, prince héritier d’Arabie saoudite à l’Elysée pour un dîner de travail.
Une visite qui suscite la colère des associations de défense des droits de l’homme, qui estiment que cette visite est une manière de blanchir « MBS » de ses crimes. La chercheuse (IFRI) et spécialiste des questions de défense au Moyen-Orient, Héloïse Fayet, analyse les enjeux de cette première visite en Europe du prince saoudien depuis l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi en 2018. Entretien.
Un rapprochement stratégique entre la Turquie et l'Arabie Saoudite
La deuxième étape de la réconciliation entre la Turquie et l'Arabie Saoudite est en cours, avec la visite du prince héritier Mohammed Ben Salmane à Ankara cette semaine, quelques mois après celle du président turc Recep Tayyip Erdogan à Jeddah.
Après le divorce, une entente glaciale : le rapprochement de la Turquie avec les Emirats arabes unis et l'Arabie Saoudite
Après les printemps arabes, les relations de la Turquie avec l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis se sont rompues en raison de divergences idéologiques nettes. Alors que Riyadh et Abou Dhabi ont cherché à préserver le statu quo dans la région en adoptant une approche contre-révolutionnaire, la Turquie est apparue comme une puissance pro-révolutionnaire, en remettant en question l’ordre établi et en soutenant l’islam politique.
La Chine au Moyen-Orient : un engagement économique croissant, une neutralité politique sous pression
Acteur encore relativement discret et pourtant omniprésent dans la région, la Chine est au Moyen-Orient pour y rester. Fortement dépendante des importations de pétrole et de gaz, elle est le principal partenaire économique de la plupart des pays régionaux.
L'Arabie Saoudite face au COVID-19 : l'ambition contrariée
Comptabilisant 59 854 cas officiels et 329 décès dus au COVID-19 en date du 20 mai 2020, l’Arabie Saoudite se place au troisième rang des plus grands foyers d’infection au Moyen-Orient après la Turquie et l’Iran. Comme ses voisins du Golfe, le Royaume enregistre cependant l’un des taux de mortalité les plus faibles de la région, malgré l’exposition du pays aux risques de contagion.
Arabie Saoudite : une nouvelle diplomatie religieuse ?
Pendant la guerre froide, l’Arabie Saoudite a utilisé ses pétrodollars pour propager le wahhabisme. Après le 11 septembre 2001, la diplomatie religieuse saoudienne a néanmoins connu une inflexion, dénonçant les excès des djihadistes et prônant l’« islam du juste milieu ». Cette nouvelle posture est renforcée depuis l’arrivée de Muhammad Ibn Abd Al-Karim Al-Isa à la tête de la Ligue islamique mondiale. On peut toutefois s’interroger sur la sincérité et l’effectivité de ce revirement.
Les pays du Golfe et Israël : une convergence d’intérêts ?
Après des décennies d’opposition, Israël et les pays du Golfe se sont rapprochés depuis les années 2000 puis après les Printemps arabes. Israéliens, Saoudiens et Émiriens partagent une obsession anti-Frères musulmans et contre le programme nucléaire et l’expansion régionale de Téhéran. Leur entente, de plus en plus visible, se développe sous le signe du relatif retrait régional des États-Unis, et d’un « plan de paix » conforme aux intérêts israéliens, et ignorant dangereusement la question palestinienne.
Le Golfe : nouveau centre du Moyen-Orient ?
Le golfe Arabo-Persique et ses riverains s’imposent au cœur du Moyen-Orient, à un moment où le jeu des grandes puissances s’y redistribue.
Guerre au Yémen : an V
La guerre au Yémen est entrée dans sa cinquième année et s’est complexifiée. Affrontements tribaux et oppositions de puissances régionales s’y entremêlent. Le pays est morcelé et la situation humanitaire ne cesse de se détériorer. Les accords signés à Stockholm en décembre 2018 entre le gouvernement d’Abd Rabbo Mansour Hadi et les rebelles houthis peinent à produire des effets sur le terrain. Alors que le conflit s’enlise, les limites de l’action onusienne sont patentes.
111 milliards de bénéfices : Saudi Aramco, l’entreprise la plus rentable du monde
En 2018, le groupe pétrolier saoudien a enregistré des résultats cinq fois supérieurs à ceux de Shell.
Les perceptions de la Russie au Moyen-Orient : l’impact de la guerre en Syrie
Les principales puissances régionales, ainsi que les alliés de la Russie, comme la Syrie, ont forgé leurs propres perceptions vis-à-vis de la Russie par le biais d’un passé riche d’interactions.
Qui a les cartes en main au Moyen-Orient ?
Mise en cause dans l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi, la monarchie saoudienne se retrouve isolée. Son grand rival, l’Iran, est lui aussi affaibli, en raison des sanctions américaines. Cette nouvelle donne diplomatique peut-elle faire avancer les dossiers de la guerre au Yémen et en Syrie ?
Affaire Khashoggi : « La Mauritanie et Djibouti, fidèles alliés de l’Arabie saoudite »
Après la mort du journaliste à Istanbul, les deux Etats africains ont fait part de leur totale confiance en la justice saoudienne, observe Benjamin Augé.
Un an après le début du blocus saoudo-émirati contre le Qatar. Quelles conséquences pour l'Afrique de l'Ouest ?
Le 5 juin 2017, l’Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis, l’Égypte et Bahreïn rompaient leurs relations diplomatiques avec le Qatar et s’accordaient pour isoler l’émirat via un blocus aérien et terrestre.
Sorties de guerres
Comment sort-on des guerres ? Cent ans après 1918, le dossier de Politique étrangère reprend la question sous plusieurs éclairages, selon les conflits auxquels, volens nolens, les armées occidentales sont parties prenantes.
Prix bas du pétrole : l’« OPEP+ » dans la tourmente
Le 22 juin 2018, les Ministres du Pétrole des membres de « l’OPEP+ », l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole et ses nouveaux alliés de circonstance, parmi lesquels la Russie, le Kazakhstan et l’Azerbaïdjan, se rassembleront à Vienne pour évoquer le statut et le devenir de leur accord de restriction de la production qui est en place depuis novembre 2016 et court jusqu’à fin décembre 2018. Cette étude analyse l’impact de la baisse des prix du pétrole sur dix des principaux producteurs qui se sont ainsi alliés pour limiter leur production, faire baisser les stocks et faire remonter les prix.
Israël et les pays du Golfe : les enjeux d'un rapprochement stratégique
Le discret rapprochement économique opéré par Israël avec Oman et Doha dans les années 1990 a laissé place depuis 2011 à une convergence d’intérêts sécuritaires avec Abou Dhabi et Riyad autour de deux ennemis communs : les Frères musulmans et l’Iran.
Arctique : une exploration stratégique
Deux espaces stratégiques sont à l’honneur dans le numéro de la rentrée de Politique étrangère. L’un, l’espace Arctique, aligne les enjeux : militaires, énergétiques, climatiques, économiques et commerciaux. Avec des revendications qui se croisent, s’opposent, mais essaient de dialoguer dans un multilatéralisme tempéré. L’Arctique serait-il la survivance d’un multilatéralisme mal en point, ou l’annonce d’une société internationale mieux gérée en commun ?
Les nouveaux défis des pays pétroliers
La baisse des cours du pétrole, que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) s'avère impuissante à maîtriser, dessine une nouvelle réalité pour les économies de rente. Au-delà de l'adaptation des budgets publics, l'évolution des marchés appelle les Etats pétroliers à des changements fondamentaux de stratégie économique.
RAMSES 2017. Un Monde de ruptures
La 35e édition du RAMSES 2017, portée par l'équipe de l'Ifri et ses collaborateurs extérieurs, se place sous le triple signe de l'extension du terrorisme djihadiste, des dynamiques de décomposition du Moyen-Orient et du doute qui s'approfondit sur le projet européen. Les mois qui s'annoncent seront décisifs pour un monde où se redessinent les rapports entre puissances et les logiques économiques, un monde dont la diversité et la complexité nouvelle surprennent, et qui appelle à repenser analyses et moyens d'action.
Les relations pétrolières et gazières après l’accord sur le nucléaire iranien
L’accord signé à Vienne le 14 juillet 2016 marque la fin prochaine des sanctions internationales après 20 ans d’embargo. Gorgé de ressources pétrolières et gazières, l’Iran va-t-il devenir un eldorado du Moyen Orient ? Cet accord va à coup sûr affecter les marchés mondiaux du pétrole et du gaz. Mais les modalités et le calendrier de retour de l’Iran sur la scène internationale seront différents pour le pétrole et le gaz. Les contraintes politiques internes et internationales, ainsi que l’ampleur des investissements à réaliser risquent de perturber ce retour.
Moyen-Orient, le nouveau «Grand Jeu»
Le Moyen-Orient décomposé redevient-il le centre d’un nouveau « Grand Jeu » ?... S’y réinscrivent les puissances globales : des États-Unis faussement tentés par l’éloignement, une Russie qui s’impose sur un échiquier inattendu, une France secouée par les contradictions de ses politiques… Et s’y affrontent les candidats à l’hégémonie régionale : Iran, Turquie, Arabie Saoudite.
Vers la fin de l'Etat rentier en Arabie Saoudite?
L’effondrement des cours du brut depuis juin 2014 remet en cause le modèle économique de l'Arabie Saoudite, qui doit aujourd'hui faire face à des défis considérables.
Quelle politique énergétique pour la Russie au Moyen-Orient ?
La relation avec le Moyen-Orient est un élément central de l’équation énergétique russe. Le poids déterminant de l’OPEP pour la fixation des prix du pétrole pousse Moscou à resserrer ses liens avec certains pays dominants du cartel – dont l’Arabie Saoudite. L’incertitude de la conjoncture régionale (développement des printemps arabes, crise syrienne, problème iranien, etc.) pourrait néanmoins venir perturber la stratégie, et plus généralement la position, de la Russie au Moyen-Orient.
Transformations agricoles et stratégies d'influence : quelle lecture des investissements fonciers saoudiens en Éthiopie ?
Le développement agricole et les stratégies de sécurisation des approvisionnements alimentaires sont au coeur des politiques publiques des pays du Golfe arabo-persique, en particulier depuis la crise sur les prix des produits de base en 2007-2008.
Quand le vent du " printemps arabe " souffle sur le Golfe Persique
À l'exception notable des cas de Bahreïn et du Yémen, les zones du golfe Persique et de la péninsule Arabique ont été relativement épargnées par la vague de protestation qui a balayé le monde arabe.
Le prince héritier saoudien en mission séduction aux États-Unis
Mohammed ben Salmane est arrivé lundi 19 mars en visite officielle aux États-Unis. L’occasion d’attirer des investisseurs pour son plan de réformes économiques mais aussi de s’assurer du soutien américain pour la guerre que l’Arabie saoudite mène au Yémen.
Emmanuel Macron à Riyad : la France a-t-elle un plan pour le Moyen-Orient ?
La première visite d’Emmanuel Macron dans le Golfe Persique ce week-end se voulait culturelle et symbolique avec l’ouverture du Louvre à Abu Dhabi. Elle s’est muée en épreuve diplomatique avec une visite surprise en Arabie Saoudite. Ce détour met la diplomatie française face à ses ambitions au Moyen-Orient : dans l’urgence, c’est notamment un test de son implication auprès du Liban, partenaire «séculaire» disait Emmanuel Macron en août aux ambassadeurs, et dont le Premier Ministre démissionnaire est toujours en Arabie Saoudite.
Russie - Arabie Saoudite. Visite du Roi Salmane à Moscou : nouvel Axe ou trompe-l’œil ?
Le roi Salmane et une délégation de 1000 personnes dont 100 chefs d’entreprises reçus au Kremlin. La visite officielle du roi Salmane ben Abdelaziz Al Saoud à Moscou est la toute première d'un chef d'Etat saoudien en Russie. Cette rencontre comporte tous les éléments d'un « événement emblématique » comme l'a souligné Vladimir Poutine. S'agit-il d'une visite de circonstance, de l'émergence d'un nouvel axe ou d'un trompe-l’œil ?
Denis Bauchard :« La gouvernance autoritaire du prince héritier suscite des réactions très fortes »
Quelles entraves à l’ouverture de la société saoudienne ? L’avis de Denis Bauchard, conseiller pour le Moyen-Orient à l’Institut français des relations internationales (IFRI). « L’Arabie saoudite est l’un des pays les plus connectés avec un accès libre et une pratique intensive des réseaux sociaux par la jeunesse. Mais de nombreux facteurs jouent contre la modernisation et l’ouverture. Outre la force du conservatisme religieux, les structures traditionnelles – la tribu et la communauté – font, par exemple, que le rôle de la femme n’est pas encore reconnu et que les mariages sont soumis à la décision du chef de famille.
Arabie saoudite, Qatar, Iran : vers une escalade ?
Sans surprise, le Qatar a refusé de se plier aux exigences de Riyad et de ses alliés. L’Arabie saoudite soutenue par l’Egypte, Bahrein et les Emirats arabes unis avait dressé une liste de treize revendications : fermeture de la télévision Al-Jazeera, fermeture de la base turque, prise de distance avec l’Iran… Des demandes jugées irréalistes par Doha qui dénonce une "agression".
La compagnie saoudienne Saudi Aramco fait la plus grande entrée en Bourse de l'histoire
Saudi Aramco, la compagnie pétrolière saoudienne va entrer en Bourse. Ce sera la plus grande entrée en bourse de l'histoire. Elle prévoit d’offrir 5% de son capital aux investisseurs étrangers en 2018.
Quand l’Arabie saoudite somme l’Afrique de lâcher le Qatar
Riyad tente de convaincre les Etats africains de rompre leurs relations diplomatiques avec Doha. Sept pays ont déjà cédé, explique le chercheur Benjamin Augé.
Pourquoi l'Arabie Saoudite se tourne vers l'Asie ?
Le roi Salmane d'Arabie saoudite a démarré lundi sa tournée en Asie, qui va durer un mois. Il est accompagné de 1500 personnes. Les Saoudiens cherchent à diversifier leur économie, qui souffre à cause de la baisse des cours du brut. L'Arabie saoudite est engluée dans une guerre au Yémen et elle est en train de voir son influence diminuer au Proche et au Moyen-Orient, au proft de l'Iran. Alors, va-t-ell chercher son nouveau souffle en Asie ?
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Que va changer l’installation d’une base russe en Iran ?
La Russie a bombardé pour le deuxième jour consécutif mercredi 17 août des positions djihadistes en Syrie en faisant décoller ses avions de l’aérodrome d'Hamedan, en Iran.
D’après Julien Nocetti, chercheur à l’Institut français des relations internationales (Ifri), la coopération militaire grandissante entre la Russie et l’Iran est une « mesure de confiance » entre les deux pays.
Aramco, pilier du virage économique du royaume wahhabite
Dans un contexte de prix du baril durablement bas, l'Arabie saoudite multiplie les mesures pour garder la tête hors de l'eau. Fortement dépendant de cette ressource puisée dans ses abondantes réserves, le plus gros exportateur de pétrole du monde doit faire face à un déficit budgétaire record, une redistribution des rapports de force dans le secteur pétrolier et amorcer sa transition énergétique. Renforcement dans le secteur du raffinage, positionnement sur le marché asiatique, projets de privatisation : l'adoption d'un nouveau cap stratégique pour le royaume passe donc nécessairement par sa compagnie pétrolière, la Saudi Aramco. Sans opérer de bouleversement, le pays glisse vers un nouveau modèle.
De Moscou à Riyad : face au contre-choc pétrolier
La semaine dernière après une courte période d’embellie, le prix du pétrole repassait sous la barre symbolique des 30 dollars… un tel niveau n'avait pas été atteint depuis 12 ans ! Stupeur et tremblements pour les pays producteurs du pétrole, ou encore pour les compagnies parapétrolières. D’où vient cette dégringolade ? Et pourquoi se poursuit-elle ? Qui sont les grands gagnants… et les grands perdants ? Cette ère nouvelle : celle de la surabondance pétrolière, est-elle partie pour durer ? Cap sur les grands bouleversements en cours sur la scène énergétique mondiale. Des affres de la transition « verte » aux défis nucléaire en passant, dès ce matin, par la baisse drastique du cours du pétrole et ses conséquences économiques, sociales & géopolitiques.
Pétrole : l'autre guerre irano-saoudienne
Derrière la guerre des mots et des nerfs entre l'Arabie saoudite et l'Iran depuis l'exécution du cheikh chiite saoudien Nimr Al-Nimr, samedi 2 janvier, se joue aussi une guerre pétrolière sans merci, le précieux or noir remplissant les caisses du royaume wahhabite comme celles de la République islamique.
"L'Arabie saoudite sent son influence menacée par l'Iran partout au Moyen-Orient"
Alors que s'ouvre mercredi à Washington un sommet des pays du Golfe, le roi saoudien a fait savoir qu'il ne fera pas le déplacement. Ce geste a été interprété comme une défiance vis-à-vis de l'allié et protecteur américain. Pour Denis Bauchard, spécialiste du Moyen-Orient à l'IFRI et ancien ambassadeur de France en Jordanie, il faut néanmoins se garder de toutes interprétations car l'alliance entre les deux pays reste forte. Et ce, malgré leurs nombreuses divergences stratégiques.
Lire l'interview sur LaTribune.fr
L'Arabie saoudite
Vers un réajustement de la géographie des alliances stratégiques de Ryad ? Obsédé par la sensation d’encerclement par les forces chiites, et préoccupé par la menace existentielle que fait peser, sur les régimes du Golfe, l’ascension fulgurante de l’organisation de l’Etat islamique, le régime saoudien recentre son agenda diplomatique. Regard.
l'Arabie saoudite bénéficie d'une situation économique et financière extrêmement solides
interview parue dans le BIP du 12/1/2015, "Témoins du mois", p.9
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.