Afrique du Nord et Moyen-Orient
Analyse de l’évolution des dynamiques dans la région Afrique du Nord/Moyen-Orient dans un contexte de multiplication des crises sécuritaires et de leurs conséquences politiques, économiques et énergétiques.
Sujets liés
L'eau au Maghreb : contraintes, défis et perspectives
La situation de l’eau au Maghreb a longtemps été soumise à de fortes pressions liées aux politiques publiques, aux transformations démographiques et économiques, et plus récemment, aux changements climatiques en cours.
Tsahal sur tous les fronts : L'armée israélienne dans l'incertitude stratégique
Faisant face à des menaces sur tous les fronts, ainsi qu’à des tensions d’ordre social, économique et religieux, l’armée israélienne (Tsahal) est mise sous forte pression pour accomplir sa mission principale : assurer la survie de l’Etat d’Israël.
Tunisie : An III de la révolution
La Tunisie a été, le 14 janvier 2011, le premier pays arabe à rejeter un pouvoir autocratique par un soulèvement pacifique mobilisé avec un slogan qui s’est révélé efficace : " Dégage ". Elle a été un élément précurseur dans les mouvements révolutionnaires qui ont affecté le monde arabe. Ce pays dispose de tous les atouts - niveau élevé d’éducation, élites de qualité, système économique viable, existence d’une société civile active et d’une classe moyenne forte, pratique d’un islam modéré - pour construire un modèle démocratique.
Entre idéaux et intérêts : les nouvelles perspectives françaises et allemandes sur le Maghreb
Le « printemps arabe » a agité la rive sud de la Méditerranée. Ces bouleversements ont mis à l’épreuve les alliances existantes et créé de nouveaux partenariats. Aussi bien la France que l’Allemagne se sont impliqués dans les programmes d’aide et ont soutenu les processus de transformation dans les pays arabes.
Les nouvelles relations entre l'Inde et les pays du Maghreb
Ce travail s'intéresse aux relations entre l'Inde et le Maghreb, défini comme comprenant l'Algérie, le Maroc et la Tunisie, ainsi que la Libye et l'Egypte.
Les contradictions de la politique kurde d'Ankara : leçons tirées des grèves de la faim de 2012
Les grèves de la faim menées durant l'automne 2012 par des centaines de militants kurdes ont polarisé à outrance les positions en Turquie autour de la question kurde. Mais elles ont aussi réussi à imposer auprès d'Ankara le leader du PKK Abdullah Öcalan, devenu depuis un acteur central dans la relance des négociations de paix.
Le Maghreb vu de Chine : perceptions et orientations au lendemain des printemps arabes
Ces deux dernières années ont été marquées par les mouvements de protestation dans le monde arabe. Ces mouvements ont été suivis avec la plus grande attention par les autorités chinoises, préoccupées à la fois par les conséquences intérieures, sur l'opinion publique et la stabilité politique du pays, et extérieures, sur les intérêts économiques et les ressortissants chinois présents en Afrique du Nord.
Winning in Libya: By Design or Default?
L'insurrection libyenne de 2011 provoque la chute finale du Guide Suprême Mouammar Kadhafi. Suite à un mandat unique des Nations Unies, une coalition menée par l'OTAN est chargée de mettre en œuvre un embargo sur les armes, une zone d'exclusion aérienne et les conditions nécessaires à la protection de la population contre les attaques armées.
Les méandres d’une transition : Un an après la fin de l’occupation, faut-il craindre un retour de l’Irak à la dictature ?
Un an depuis la fin officielle de l’occupation américaine et alors que les transitions se poursuivent dans le monde arabe, l’Irak ouvre un nouveau chapitre de son histoire. Or c’est moins vers un système plus « démocratique » que le pays semble s’orienter, mais, au contraire, vers l’établissement d’un nouveau régime politique autoritaire.
Quelle politique énergétique pour la Russie au Moyen-Orient ?
La relation avec le Moyen-Orient est un élément central de l’équation énergétique russe. Le poids déterminant de l’OPEP pour la fixation des prix du pétrole pousse Moscou à resserrer ses liens avec certains pays dominants du cartel – dont l’Arabie Saoudite. L’incertitude de la conjoncture régionale (développement des printemps arabes, crise syrienne, problème iranien, etc.) pourrait néanmoins venir perturber la stratégie, et plus généralement la position, de la Russie au Moyen-Orient.
Où va l'Iran ? – L'Europe centrale est-elle à l'ouest ?
L’Iran reste pour beaucoup le Grand Étranger. À l’image d’une Perse modernisée et occidentalisée par le shah s’est substituée celle d’un pays fermé, arc-bouté sur la réaction religieuse, marginalisé internationalement et pris à la gorge économiquement. L’image qui ressort du dossier que lui consacre ce numéro de Politique étrangère est autre.
La perception israélienne du non-printemps palestinien
Alors que traditionnellement la question israélo-palestinienne fait la une des médias et se trouve régulièrement à l’agenda des institutions de la communauté internationale, la transformation globale de la région et le raz de-marée révolutionnaire qui ont ébranlé le Maghreb et le Machrek ont curieusement relégué celle-ci en marge des débats politiques.
Crise syrienne : quelles répercussions sur le Liban ?
Si l’impact régional de la crise de pouvoir en Syrie est indéniable et se fait de plus en plus alarmant, force est de reconnaître qu’en dépit de moult pressions, le Liban est parvenu jusqu’à présent à en limiter remarquablement les déstabilisantes retombées.
Sahara de tous les dangers. Le Maghreb dans la tourmente ?
Alors qu’à la fin de l’année 2011 les groupes djihadistes étaient relativement circonscrits dans l’espace maghrébin, considérés avant tout comme une nuisance plus qu’une réelle menace, en un an, la situation sécuritaire s’est considérablement dégradée.
L'Iran et l'Amérique latine : des convergences solides et circonstancielles
Le positionnement anti-occidental du régime iranien et les intentions nucléaires militaires qui lui sont prêtées préoccupent d’autant plus certains milieux en Europe et aux États-Unis que Téhéran semble privilégier un partenariat avec les autorités du Venezuela, et des alliés tout aussi polémiques à l’égard de Washington.
Le Brésil et le monde arabe: Les limites d'un rapprochement Sud-Sud
Historiquement, le Moyen-Orient n’a pas été une zone prioritaire pour la diplomatie brésilienne, bien que des rapprochements ponctuels se soient opérés dans les années 1970 et 1980. Avec l’arrivée au pouvoir du président Luiz Inácio Lula da Silva, cette partie du monde a bénéficié d’un intérêt certain de la part des autorités brésiliennes.
Les Frères Musulmans face au défi de l'exercice du pouvoir
Moins d’un mois après l’élection présidentielle remportée par le candidat islamiste Mohamed Morsi, le duel est engagé au sommet de l’État égyptien entre les deux institutions les plus anciennes et les plus puissantes du pays, l’armée et la confrérie des Frères musulmans.
Désir de puissance : Le Qatar a-t-il les moyens de ses ambitions diplomatiques dans le monde arabe ?
Le déclenchement du « printemps arabe » à la fin de l’année 2010 en Tunisie a relancé, de manière inédite, la diplomatie qatarie sur la scène arabe. Sa participation militaire à l’opération de l’OTAN en Libye a remis en selle une diplomatie audacieuse, qui s’était spécialisée depuis une quinzaine d’années dans des médiations tous azimuts plus ou moins réussies (Darfour, Palestine, Corne de l’Afrique, Yémen, Liban, aujourd’hui Syrie…). Cependant, l’ambition nouvelle du Qatar, qui consiste à saisir les soulèvements arabes en s’en faisant le porte-voix par le biais de sa chaîne satellitaire Al-Jazira, renvoie l’émirat à ses propres contradictions, notamment à la nature autoritaire de son pouvoir.
Iran, l'épreuve de vérité
Sans surprise, la dernière rencontre à Moscou entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité et l’Allemagne conduits par Catherine Ashton d’une part et l’Iran d’autre part n’a débouché sur aucun accord. Il était clair que le « paquet » présenté par les « P5 +1 » comme première étape d’un processus appelé à déboucher sur un accord définitif n’avait aucune chance de convaincre.
Ressources énergétiques : Printemps arabe, hiver énergétique ?
Le 23 Juin 2011, suite à la rupture d’approvisionnement provoquée par la crise libyenne, l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) faisait appel aux stocks stratégiques de pétrole de ses Etats membres en Europe et aux Etats Unis.
Turquie : le retour ?
Les pays ont réagi assez différemment à la pandémie du coronavirus. Pour certains, ce fut la préoccupation majeure et unique. Pour d'autres, une préoccupation parmi d'autres.
Dorothée Schmid : "Erdogan veut démontrer qu’il peut faire ce qu'il veut en Libye"
Au moment où la Russie et la Turquie s'affrontent en Libye, en défendant des camps opposés et avec l'aide de supplétifs syriens, faisant craindre un embrasement général dans la région, Dorothée Schmid*, spécialiste de la Turquie et du Moyen-Orient à l'Institut français des relations internationales (Ifri), donne son éclairage sur ce conflit.
Irak: quels sont les ressorts de la contestation populaire ?
Depuis octobre 2019, la contestation est forte en Irak envers le système politique actuellement en place. Contestation également des présences étrangères, celle des États-Unis, mais aussi celle de l’Iran voisin, soutien politico-religieux de l’actuel gouvernement irakien.
Vif regain de contestation en Irak
Après deux semaines d'accalmie, les manifestations et blocages ont repris en Irak. Les jeunes réclament la chute du régime, corrompu et garant d'un clientélisme confessionnel. Washington affirme que la coopération militaire va continuer.
Conflit Iran / Etats-Unis : comment l'Irak est devenu un champ de bataille
Pays déjà ravagé par les guerres conduites sur son territoire, aussi bien par des puissances étrangères que par des terroristes islamistes, l'Irak est devenu ces dernières années le théâtre d'un conflit par procuration entre l'Iran et les Etats-Unis.
Table ronde d'actualité internationale : Washington / Téhéran : l'Irak pris en étau
Alors que les tensions continuent de monter entre Washington et Téhéran, l'Irak se retrouve pris en tenaille entre les milliers de soldats américains menacés d'expulsion du pays, et le mécontement de la rue et de ses alliés iraniens.
Trump contre l'Iran, réaction nationaliste ou tentative de diversion ?
Ce vendredi 3 janvier, Donald Trump a ordonné l'assassinat du général Qassem Soleimani, au cours d'une frappe par drone. Dans la nuit du 7 au 8 janvier, Téhéran a riposté en frappant deux bases militaires américaines en Irak. Après ces représailles, le président américain s'est exprimé sur Twitter : « Tout va bien. [...] Nous avons l'armée la plus puissante et la mieux équipée au monde, de loin. [...] Je ferai une déclaration demain matin. ».
« Daech est très affaiblie par sa défaite militaire »
Depuis 2014, 5 000 militaires américains sont présents en Irak à l’appel du gouvernement irakien. Ce dernier se trouvait alors sous la pression de Daech, qui menaçait Bagdad. La coalition internationale « invitée » par le gouvernement irakien, comprend aussi 1 500 militaires de plusieurs pays, dont la France et l’Allemagne. Son intervention a été encadrée par une résolution de l’ONU, mais il n’y a aucun accord de défense signé entre l’Irak et les États-Unis, ce qui veut dire que les troupes américaines peuvent quitter le sol irakien sans préavis.
L'Irak, symbole de l'échec du "Nation Building" ?
Les interventions militaires furent nombreuses ces dernières décennies. Le cas Irakien est l'exemple le plus récent. Comment « reconstruit-on » un Etat ? Pourquoi la reconstruction initiée par les Etats-Unis n’a pas fonctionné en Irak ? Que recouvre l’idéologie de ‘Nation Building’ ?
Face à un risque incontrôlé, les Européens se mettent en retrait
La flambée des tensions entre l’Iran et les États-Unis n’augure rien de bon pour les soldats étrangers déployés au Moyen-Orient.
Soutenez une recherche française indépendante
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.