Afrique du Nord et Moyen-Orient
Analyse de l’évolution des dynamiques dans la région Afrique du Nord/Moyen-Orient dans un contexte de multiplication des crises sécuritaires et de leurs conséquences politiques, économiques et énergétiques.
Sujets liés
La République d’Irlande et la question palestinienne
Depuis le milieu du XXᵉ siècle, la politique étrangère de la République d’Irlande s’est construite sur un double héritage qui lui confère une position unique parmi les États d’Europe occidentale.
Le Maghreb vu de Chine : perceptions et orientations au lendemain des printemps arabes
Ces deux dernières années ont été marquées par les mouvements de protestation dans le monde arabe. Ces mouvements ont été suivis avec la plus grande attention par les autorités chinoises, préoccupées à la fois par les conséquences intérieures, sur l'opinion publique et la stabilité politique du pays, et extérieures, sur les intérêts économiques et les ressortissants chinois présents en Afrique du Nord.
Winning in Libya: By Design or Default?
L'insurrection libyenne de 2011 provoque la chute finale du Guide Suprême Mouammar Kadhafi. Suite à un mandat unique des Nations Unies, une coalition menée par l'OTAN est chargée de mettre en œuvre un embargo sur les armes, une zone d'exclusion aérienne et les conditions nécessaires à la protection de la population contre les attaques armées.
Les méandres d’une transition : Un an après la fin de l’occupation, faut-il craindre un retour de l’Irak à la dictature ?
Un an depuis la fin officielle de l’occupation américaine et alors que les transitions se poursuivent dans le monde arabe, l’Irak ouvre un nouveau chapitre de son histoire. Or c’est moins vers un système plus « démocratique » que le pays semble s’orienter, mais, au contraire, vers l’établissement d’un nouveau régime politique autoritaire.
Quelle politique énergétique pour la Russie au Moyen-Orient ?
La relation avec le Moyen-Orient est un élément central de l’équation énergétique russe. Le poids déterminant de l’OPEP pour la fixation des prix du pétrole pousse Moscou à resserrer ses liens avec certains pays dominants du cartel – dont l’Arabie Saoudite. L’incertitude de la conjoncture régionale (développement des printemps arabes, crise syrienne, problème iranien, etc.) pourrait néanmoins venir perturber la stratégie, et plus généralement la position, de la Russie au Moyen-Orient.
Le Maghreb et son sud : vers des liens renouvelés
« La colonisation a balkanisé l’Afrique ! », accusent les dirigeants d’un continent qui se fixent pour projet officiel de (re)trouver une unité perdue. Le Sahara est-il un obstacle objectif, définitif, à cette unité ? Non, si l’on en croit les synthèses ici présentées sur les stratégies des pays du Maghreb en direction de leur Sud et sur les relations de toutes natures entre le Maghreb et l’Afrique sub-saharienne.
Algérie : une trajectoire de puissance régionale incertaine
L’Algérie, longtemps désignée comme « l’homme malade » du Maghreb, se voit désormais présentée comme la puissance régionale. L’affirmation soudaine de ce nouveau statut dans les analyses de nombreux observateurs de l’actualité africaine et experts ès géopolitique traduirait une évolution manifeste des rapports de force régionaux.
La Russie au Moyen-Orient
La position russe, mal comprise en Occident, devant le " printemps arabe " et les crises qui secouent le Moyen-Orient, doit être replacée dans le cadre des lignes de force qui sous-tendent la politique étrangère russe et qui, à bien des égards, prolongent celles de l’Union soviétique.
Où va l'Iran ? – L'Europe centrale est-elle à l'ouest ?
L’Iran reste pour beaucoup le Grand Étranger. À l’image d’une Perse modernisée et occidentalisée par le shah s’est substituée celle d’un pays fermé, arc-bouté sur la réaction religieuse, marginalisé internationalement et pris à la gorge économiquement. L’image qui ressort du dossier que lui consacre ce numéro de Politique étrangère est autre.
La perception israélienne du non-printemps palestinien
Alors que traditionnellement la question israélo-palestinienne fait la une des médias et se trouve régulièrement à l’agenda des institutions de la communauté internationale, la transformation globale de la région et le raz de-marée révolutionnaire qui ont ébranlé le Maghreb et le Machrek ont curieusement relégué celle-ci en marge des débats politiques.
Crise syrienne : quelles répercussions sur le Liban ?
Si l’impact régional de la crise de pouvoir en Syrie est indéniable et se fait de plus en plus alarmant, force est de reconnaître qu’en dépit de moult pressions, le Liban est parvenu jusqu’à présent à en limiter remarquablement les déstabilisantes retombées.
Les Frères Musulmans face au défi de l'exercice du pouvoir
Moins d’un mois après l’élection présidentielle remportée par le candidat islamiste Mohamed Morsi, le duel est engagé au sommet de l’État égyptien entre les deux institutions les plus anciennes et les plus puissantes du pays, l’armée et la confrérie des Frères musulmans.
Désir de puissance : Le Qatar a-t-il les moyens de ses ambitions diplomatiques dans le monde arabe ?
Le déclenchement du « printemps arabe » à la fin de l’année 2010 en Tunisie a relancé, de manière inédite, la diplomatie qatarie sur la scène arabe. Sa participation militaire à l’opération de l’OTAN en Libye a remis en selle une diplomatie audacieuse, qui s’était spécialisée depuis une quinzaine d’années dans des médiations tous azimuts plus ou moins réussies (Darfour, Palestine, Corne de l’Afrique, Yémen, Liban, aujourd’hui Syrie…). Cependant, l’ambition nouvelle du Qatar, qui consiste à saisir les soulèvements arabes en s’en faisant le porte-voix par le biais de sa chaîne satellitaire Al-Jazira, renvoie l’émirat à ses propres contradictions, notamment à la nature autoritaire de son pouvoir.
Iran, l'épreuve de vérité
Sans surprise, la dernière rencontre à Moscou entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité et l’Allemagne conduits par Catherine Ashton d’une part et l’Iran d’autre part n’a débouché sur aucun accord. Il était clair que le « paquet » présenté par les « P5 +1 » comme première étape d’un processus appelé à déboucher sur un accord définitif n’avait aucune chance de convaincre.
Ressources énergétiques : Printemps arabe, hiver énergétique ?
Le 23 Juin 2011, suite à la rupture d’approvisionnement provoquée par la crise libyenne, l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) faisait appel aux stocks stratégiques de pétrole de ses Etats membres en Europe et aux Etats Unis.
Un monde arabe en transition
De la Tunisie à la Syrie, le monde arabe semble traversé par un souffle démocratique à la fois puissant et fragile. Si la révolution tunisienne a provoqué une véritable onde de choc, elle n’a pas engendré un effet domino qui aurait balayé tous les régimes autoritaires du monde arabe. Parce que le « monde arabe » ne constitue pas un bloc homogène, parallèlement aux révolutions de 2011, il y a des régimes arabes qui ne connaissent pas de contestations populaires et il existe des monarchies qui semblent particulièrement épargnées par le vent de fronde et les insurrections.
L'Algérie à l'heure du changement ? Incertitudes et interrogations autour des élections législatives
Le 10 mai 2012, les électeurs algériens se rendront aux urnes pour des élections législatives à un tour destinées à élire les 462 députés de l’Assemblée nationale algérienne. Les enjeux de ce scrutin, annoncé le 9 février dernier par le président Abdelaziz Bouteflika, sont importants pour le pouvoir.
Syrie : l'islam dans la révolution
La mouvance islamique syrienne ne constitue pas un bloc homogène.
Migrations and Revolutions: Reflections on the Recent Events in North Africa from an International Relations Perspective
La promesse de démocratie inscrite dans le "Printemps Arabe" s'est accompagnée de développements significatifs en termes de flux migratoires en Afrique du Nord et vers l'Europe. Les bouleversements politiques considérables en Afrique du Nord et au Moyen-Orient ont conduit des centaines de personnes, principalement en provenance de Libye, sur les routes depuis janvier 2011.
Brésil - Maghreb : Globalité nécessaire et enjeux économiques stratégiques
Les relations qu’entretient le Brésil avec les pays du Maghreb peuvent paraître paradoxales. D’un côté, l’Algérie, le Maroc et la Tunisie ne semblent pas représenter des priorités de la diplomatie brésilienne. D’un autre côté cependant, il n’est pas possible de conclure que ces pays ont été ignorés par le gouvernement du président Lula.
Importance des expériences allemandes pour la "Vergangenheitsbewältigung" en Tunisie
Après la chute du régime de Ben Ali, le peuple tunisien est confronté à son propre passé douloureux. Une démocratie va devoir se construire sur les décombres de la dictature. Les Tunisiens revendiquent une condamnation des corruptions, falsifications de votes et maltraitances subies, conjointement le nouveau gouvernement doit se positionner par rapport à la politique de Ben Ali. Une " Vergangenheitsbewältigung " menée avec beaucoup de prudence est d'autant plus indispensable que la démocratisation d'un Etat peut uniquement avoir lieu si les citoyens ont fait le deuil de leur passé et saisissent la cruauté de l'ancien régime. L'Allemagne a dû se confronter à ce processus à deux reprises : après 1945, le pays dut se pencher sur les crimes du national-socialisme, puis après 1989 sur le passé de la République démocratique allemande (RDA). Les expériences allemandes peuvent aujourd'hui être utiles à la démocratisation de la Tunisie.
Le prince héritier saoudien en mission séduction aux États-Unis
Mohammed ben Salmane est arrivé lundi 19 mars en visite officielle aux États-Unis. L’occasion d’attirer des investisseurs pour son plan de réformes économiques mais aussi de s’assurer du soutien américain pour la guerre que l’Arabie saoudite mène au Yémen.
Syrie : le pire est devant nous ?
Malgré la trêve humanitaire décrétée par le Conseil de Sécurité de l’ONU, les raids aériens du régime syrien n’ont pas cessé dans l’enclave rebelle de la Ghouta Orientale. Peut-on espérer un apaisement du conflit en Syrie ? Faut-il s’attendre, au contraire, à une intensification des combats ?
L’escalade militaire sera-t-elle la dernière carte de Nétanyahou ?
En Israël la police préconise l'inculpation du premier ministre Benyamin Nétanyahou pour corruption. Que peut-on attendre comme réaction de sa part pour échapper à son sort judiciaire ?
« La France tente de rentrer dans le jeu diplomatique »
La déclaration du président en faveur d’une réunion internationale sur la Syrie s’inscrit dans un contexte marqué par une complexité et une confusion croissantes, rendant plus difficile la recherche d’une solution politique. Le conflit n’est plus seulement entre l’opposition et le régime, entre groupes djihadistes, entre ces groupes et le régime ou entre Kurdes et djihadistes.
Offensive turque à Afrine : « Erdogan a besoin de cette guerre pour sa politique intérieure »
L’offensive turque à Afrine (Syrie) pourrait embraser une zone où se mêlent les intérêts de plusieurs pays. Dorothée Schmid, responsable du programme Turquie contemporaine et Moyen-Orient de l’Institut français des relations Internationales (IFRI), analyse pour Le Parisien les enjeux de cette offensive qui inquiète la communauté internationale.
Erdogan appelle les musulmans à reconnaître Jérusalem-est comme capitale de la Palestine
Lors du sommet extraordinaire de l'Organisation de la Coopération islamique (OCI), à Istanbul, le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé à reconnaitre Jérusalem-est comme capitale de la Palestine.
Jérusalem capitale d'Israël : quelles conséquences pour le processus de paix ?
Pour les Etats-Unis, la capitale d'Israël c'est désormais Jérusalem. Donald Trump l'a annoncé et c'est une vraie rupture dans la diplomatie américaine et internationale sur la question israëlo-palestinienne. Depuis la proclamation d'Israël en 1948 et l'annexion de Jérusalem-Est en 1967, c'était la position israélienne mais aucun état de la communauté internationale ne l'avait reconnu et les ambassades étrangères étaient situées à Tel Aviv.
Emmanuel Macron à Riyad : la France a-t-elle un plan pour le Moyen-Orient ?
La première visite d’Emmanuel Macron dans le Golfe Persique ce week-end se voulait culturelle et symbolique avec l’ouverture du Louvre à Abu Dhabi. Elle s’est muée en épreuve diplomatique avec une visite surprise en Arabie Saoudite. Ce détour met la diplomatie française face à ses ambitions au Moyen-Orient : dans l’urgence, c’est notamment un test de son implication auprès du Liban, partenaire «séculaire» disait Emmanuel Macron en août aux ambassadeurs, et dont le Premier Ministre démissionnaire est toujours en Arabie Saoudite.
Liban : nouveau terrain de guerre entre l'Arabie saoudite et l'Iran ?
Alors que la démission du Premier ministre libanais vient se surajouter aux tensions déjà présentes dans le Golfe, le Liban n’est-il pas le prélude d’un conflit généralisé entre l’Arabie Saoudite et l’Iran, s’accusant l’un l’autre de mainmise potentielle sur le pays ? Analyse avec Denis Bauchard, conseiller pour le Moyen-Orient à l’Institut français des relations internationales (IFRI).
Denis Bauchard :« La gouvernance autoritaire du prince héritier suscite des réactions très fortes »
Quelles entraves à l’ouverture de la société saoudienne ? L’avis de Denis Bauchard, conseiller pour le Moyen-Orient à l’Institut français des relations internationales (IFRI). « L’Arabie saoudite est l’un des pays les plus connectés avec un accès libre et une pratique intensive des réseaux sociaux par la jeunesse. Mais de nombreux facteurs jouent contre la modernisation et l’ouverture. Outre la force du conservatisme religieux, les structures traditionnelles – la tribu et la communauté – font, par exemple, que le rôle de la femme n’est pas encore reconnu et que les mariages sont soumis à la décision du chef de famille.
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