Afrique du Nord et Moyen-Orient
Analyse de l’évolution des dynamiques dans la région Afrique du Nord/Moyen-Orient dans un contexte de multiplication des crises sécuritaires et de leurs conséquences politiques, économiques et énergétiques.
Sujets liés
Contribution au débat sur la colocalisation au Maghreb
Le discours sur la " colocalisation " est chargé de bonnes intentions à l’attention des pays du sud de la Méditerranée qui, depuis quelques années, réclament avec insistance une contrepartie à l’accès à leur marché (notamment en matière de transfert de technologie pour permettre d’accélérer leur industrialisation).
L'avenir incertain des hydrocarbures en Algérie
Historiquement premier producteur de pétrole et de gaz en Afrique - concomitamment avec le Gabon et le Nigeria -, l’Algérie reste aujourd’hui le troisième plus important producteur de pétrole sur le continent après le Nigeria et l’Angola, et de loin le premier producteur de gaz. Cependant, de multiples facteurs légaux, sécuritaires et politiques ont contribué à faire plonger les investissements dans le secteur depuis dix ans, ce qui entraîne la baisse de la production au moment même où la consommation locale a très rapidement crû.
L'Algérie et son Sud : Quels enjeux sécuritaires ?
Lorsqu’il est question des relations qu’entretient l’Algérie avec ses périphéries sud, la dimension internationale de la projection de la puissance algérienne occulte souvent l’importance stratégique du Sahara algérien, dans un Etat pourtant fortement centralisé. L’actualité des crises et tensions en cours dans l’espace saharo-sahélien et la complexité de l’articulation entre des problématiques traversant différentes échelles politiques, institutionnelles et sociales, implique désormais le " Grand Sud " du territoire algérien.
Le Maghreb et son Sud : mutations en cours
L'Ifri a accueilli le jeudi 26 septembre 2013 une journée de conférence co-organisée par les programmes Moyen-Orient / Maghreb et Afrique subsaharienne de l’Ifri.
Les événements du Mali de ces deux dernières années invitent à s’interroger sur les relations entre le Maghreb et les pays limitrophes du Sahel.
Palestine : l'histoire avance plus vite que les idées
Sari Nusseibeh est un des grands intellectuels palestiniens contemporains. Il a été président de l’université Al-Qods de Jérusalem de 1995 à 2014. En 2002, il a proposé un plan de paix avec Ami Ayalon, ancien chef du Shin Bet (service de renseignement intérieur israélien). Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont What is a Palestinian State Worth? (Harvard University Press, 2011) et Une allumette vaut-elle toute notre philosophie ? (Flammarion, 2012).
Syrie : l'option militaire reste-t-elle ouverte ?
Alors que l’ONU doit présenter son rapport sur les attaques chimiques en Syrie, Paris, Washington et Londres maintiennent la pression sur le régime syrien et la menace d’une action militaire occidentale reste réelle.
Les systèmes de santé en Algérie, au Maroc et en Tunisie : Des transitions inachevées
Pénuries fréquentes de médicaments, dépenses non remboursées, distances trop longues en milieu rural pour accéder à des services de soins, vétusté et inadaptation de certains équipements, les systèmes de santé des pays du Maghreb central traversent une crise.
L'éducation au Maghreb : promesses et défis
Cette étude retrace le développement des systèmes éducatifs au Maghreb et les principaux défis auxquels ils sont confrontés depuis les indépendances et établit les liens entre les révoltes et soulèvements qu’a connus récemment la région avec les impasses soulignées dans ce travail.
La Sonatrach, un État dans l'État?
L’exploitation du pétrole, ressource naturelle non renouvelable devenue la sève de l’économie mondiale, génère des profits qui s’élèvent à des milliards de dollars et confère aux compagnies pétrolières des moyens et une puissance inégalés. Moyens et puissance que la Sonatrach, créée au lendemain de l’indépendance algérienne, a très vite acquis et a su mettre au service d’une incursion de plus en plus étendue dans le monde politique.
L'eau au Maghreb : contraintes, défis et perspectives
La situation de l’eau au Maghreb a longtemps été soumise à de fortes pressions liées aux politiques publiques, aux transformations démographiques et économiques, et plus récemment, aux changements climatiques en cours.
Les nouvelles relations entre l'Inde et les pays du Maghreb
Ce travail s'intéresse aux relations entre l'Inde et le Maghreb, défini comme comprenant l'Algérie, le Maroc et la Tunisie, ainsi que la Libye et l'Egypte.
Le Maghreb vu de Chine : perceptions et orientations au lendemain des printemps arabes
Ces deux dernières années ont été marquées par les mouvements de protestation dans le monde arabe. Ces mouvements ont été suivis avec la plus grande attention par les autorités chinoises, préoccupées à la fois par les conséquences intérieures, sur l'opinion publique et la stabilité politique du pays, et extérieures, sur les intérêts économiques et les ressortissants chinois présents en Afrique du Nord.
Les contradictions de la politique kurde d'Ankara : leçons tirées des grèves de la faim de 2012
Les grèves de la faim menées durant l'automne 2012 par des centaines de militants kurdes ont polarisé à outrance les positions en Turquie autour de la question kurde. Mais elles ont aussi réussi à imposer auprès d'Ankara le leader du PKK Abdullah Öcalan, devenu depuis un acteur central dans la relance des négociations de paix.
Winning in Libya: By Design or Default?
L'insurrection libyenne de 2011 provoque la chute finale du Guide Suprême Mouammar Kadhafi. Suite à un mandat unique des Nations Unies, une coalition menée par l'OTAN est chargée de mettre en œuvre un embargo sur les armes, une zone d'exclusion aérienne et les conditions nécessaires à la protection de la population contre les attaques armées.
Les méandres d’une transition : Un an après la fin de l’occupation, faut-il craindre un retour de l’Irak à la dictature ?
Un an depuis la fin officielle de l’occupation américaine et alors que les transitions se poursuivent dans le monde arabe, l’Irak ouvre un nouveau chapitre de son histoire. Or c’est moins vers un système plus « démocratique » que le pays semble s’orienter, mais, au contraire, vers l’établissement d’un nouveau régime politique autoritaire.
Quelle politique énergétique pour la Russie au Moyen-Orient ?
La relation avec le Moyen-Orient est un élément central de l’équation énergétique russe. Le poids déterminant de l’OPEP pour la fixation des prix du pétrole pousse Moscou à resserrer ses liens avec certains pays dominants du cartel – dont l’Arabie Saoudite. L’incertitude de la conjoncture régionale (développement des printemps arabes, crise syrienne, problème iranien, etc.) pourrait néanmoins venir perturber la stratégie, et plus généralement la position, de la Russie au Moyen-Orient.
Le Maghreb et son sud : vers des liens renouvelés
« La colonisation a balkanisé l’Afrique ! », accusent les dirigeants d’un continent qui se fixent pour projet officiel de (re)trouver une unité perdue. Le Sahara est-il un obstacle objectif, définitif, à cette unité ? Non, si l’on en croit les synthèses ici présentées sur les stratégies des pays du Maghreb en direction de leur Sud et sur les relations de toutes natures entre le Maghreb et l’Afrique sub-saharienne.
Algérie : une trajectoire de puissance régionale incertaine
L’Algérie, longtemps désignée comme « l’homme malade » du Maghreb, se voit désormais présentée comme la puissance régionale. L’affirmation soudaine de ce nouveau statut dans les analyses de nombreux observateurs de l’actualité africaine et experts ès géopolitique traduirait une évolution manifeste des rapports de force régionaux.
La Russie au Moyen-Orient
La position russe, mal comprise en Occident, devant le " printemps arabe " et les crises qui secouent le Moyen-Orient, doit être replacée dans le cadre des lignes de force qui sous-tendent la politique étrangère russe et qui, à bien des égards, prolongent celles de l’Union soviétique.
Où va l'Iran ? – L'Europe centrale est-elle à l'ouest ?
L’Iran reste pour beaucoup le Grand Étranger. À l’image d’une Perse modernisée et occidentalisée par le shah s’est substituée celle d’un pays fermé, arc-bouté sur la réaction religieuse, marginalisé internationalement et pris à la gorge économiquement. L’image qui ressort du dossier que lui consacre ce numéro de Politique étrangère est autre.
Fin de partie en Syrie ?
Annoncé en décembre 2018, le retrait américain de Syrie provoque une onde de choc. Sur le plan médiatique, la mort d'Abou Bakr al-Baghdadi (26 octobre 2019) a permis à Donald Trump d'en éclipser les conséquences immédiates. À l'instar de Barack Obama, qui avait assisté en direct à la neutralisation d'Oussama ben Laden (2 mai 2011), Trump a mis en scène l'épisode pour apparaître comme un chef de guerre.
Les soulèvements en Irak, en Iran et au Liban s'enveniment
La rébellion se durcit en Irak, où les contestataires occupent ponts, sites pétroliers et axes routiers. En Iran, le régime affirme avoir maté la rébellion. Au Liban, les manifestations jusqu'ici festives sont depuis dimanche attaquées par des pro- Hezbollah. A Beyrouth comme à Téhéran et Bagdad, les manifestants dénoncent la corruption et la gabegie.
Soldats américains en Syrie : pour le pétrole ou contre l’EI ?
Après avoir ordonné le retrait des soldats américains de Syrie, Washington en a renvoyé plusieurs centaines dans l’est du pays. Le président Trump et le Pentagone invoquent des raisons différentes.
Offensive turque contre les Kurdes : « L’accord entre la Russie et la Turquie, c’est la victoire de Bachar al Assad »
A Sotchi, six heures de négociations… et un « accord historique », s’est félicité le président turc Recep Tayyip Erdogan. Mardi, Ankara et la Russie ont trouvé un accord sur l’avenir de la frontière turco-syrienne. Ce texte, qui met un terme à l’offensive turque sur les populations kurdes, porte aussi en lui l’espoir d’une stabilisation de la région.
20 Minutes décortique le dossier avec deux spécialistes, Adel Bakawan, chercheur associé à l’Institut français des relations internationales (Ifri) et membre de l’Institut de recherche et d’études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO) et Karim Pakzad, spécialiste du Moyen-Orient et chercheur à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris).
François Hollande / La Turquie suspend son intervention en Syrie
À l'issue de la rencontre Poutine-Erdogan, Ankara a annoncé l’interruption de son offensive contre les forces kurdes dans le nord de la Syrie. "28 Minutes" en débat, également avec François Hollande.
Offensive turque en Syrie : Entre trêve surprise et point de rupture, où va Erdogan ?
Alors que le retrait des troupes américaines dans le Nord de la Syrie avait ouvert la porte à une offensive turque dans la région, le président turc n’a pas beaucoup attendu pour l’emprunter, déclenchant ainsi la semaine dernière, une opération dont les conséquences humaines et sécuritaires sont déjà dramatiques. En effet, l’Observatoire syrien des droits de l’homme comptait hier 275 morts et 300.000 déplacés.
Syrie / Turquie : l'embrasement
Un accord a été conclu dimanche soir entre les Kurdes de Syrie et le régime de Bachar al-Assad concernant l’envoi de troupes dans le nord du pays pour "affronter l’agression turque", selon les mots du régime. Les Kurdes, qui ont été lâchés par les États-Unis, ont donc fait appel au régime, avec qui les rapports sont pourtant tendus, pour les aider à se défendre face à l’avancée rapide des troupes turques et de leurs alliés.
Trump lâche les Kurdes... Erdogan attaque
Malgré les mises en garde et les appels à la retenue, l’offensive militaire de la Turquie contre les forces kurdes du nord-est de la Syrie a été lancée hier. Après des raids aériens et un violent pilonnage à l’artillerie, l’opération nommée "source de paix" est entrée cette nuit dans sa phase terrestre, provoquant déjà au moins 15 morts, des dizaines de blessés et des milliers de civils en fuite.
"Avec l'offensive turque en Syrie, il y a un risque que Daesh reprenne ses activités"
Inquiétude à tous les étages. L'offensive lancée mercredi 9 octobre par la Turquie dans le nord-est de la Syrie, ciblant les forces kurdes, a provoqué un tollé international. De nombreux pays craignent qu'elle provoque une résurgence de Daesh. Un avis partagé par Dorothée Schmid, chercheuse à l'Institut français des relations internationales (IFRI) et responsable du programme Turquie contemporaine.
Syrie : la France s’inquiète de la capacité des Kurdes à retenir les djihadistes
L’annonce initiale d’un retrait américain du nord-est de la Syrie a pris Paris de court. Pour le Quai d’Orsay, le maintien des membres étrangers de l’EI sous la garde des autorités locales est « impératif ».
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