Russie
La Russie s'affirme comme une puissance impériale. Isolée depuis son invasion de l’Ukraine, elle cherche à renforcer ses liens avec des pays non-occidentaux. À l'intérieur, le régime de Vladimir Poutine se durcit.
Sujets liés
Rosneft, Gazprom et l'État : qui décide de la politique énergétique russe ?
Les mutations rapides que traverse actuellement le secteur de l’énergie exposent la Russie à de nombreux risques. Le pays ne parvient pas à valoriser ses atouts, alors qu’il possède une combinaison unique de ressources naturelles et d’expérience en matière de leur exploitation.
Ukraine: "Allô! Vladimir? Ici Angela..."
Il va falloir s'y habituer: la relation Est-Ouest ne se réduit plus seulement à un dialogue entre le Kremlin et la Maison-Blanche. L'Europe a aussi son mot à dire. A condition de parler allemand. Le 23 février dans la soirée, quelques heures après la chute de Viktor Ianoukovitch, le président russe Vladimir Poutine et la chancelière allemande Angela Merkel ont souligné, dans un entretien téléphonique, l'importance pour l'Ukraine de préserver son intégrité territoriale.
Sotchi: le revers de la médaille
Depuis plusieurs semaines, les JO de Sotchi donnent lieu à une forte politisation, préjudiciable à notre compréhension de la Russie, et de sa place dans le monde. S'affrontent deux images caricaturales. D'un côté, celle d'un régime somptuaire, autoritaire et persécutant les minorités sexuelles. De l'autre, celle d'un grand pays ayant retrouvé prospérité, stabilité et prestige. Concentré médiatique, les JO de Sotchi marquent une étape symbolique de la trajectoire russe depuis dix ans, mais déforment les véritables enjeux. Ils s'ouvrent dans un contexte international tendu par la Syrie, l'Iran et l'Ukraine. Ils masquent plusieurs interrogations qui pèsent sur le cours de la politique étrangère russe.
Sotchi: des Jeux plus politiques que sportifs ?
Alros que la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques se déroule, un débat sur cette céremonie et sur la Russie, ainsi que sur son président Vladimir Poutine.
Sotchi : à part des médailles que peut-on attendre de ces Jeux Olympiques sous haute surveillance ?
Les 22èmes Jeux Olympiques d’hiver commencent ce soir à Sotchi, et s’achèveront le 23 février. Au programme : hockey sur glace, saut à ski, curling, patinage artistique, slalom géant, descente, biathlon, ski acrobatique, surf, bobsleigh, mais aussi polémiques et haute surveillance. Entre les risques d’attentats, les suspicions de dopage, les doutes sur la corruption et le non-respect des droits de l’homme par la Russie de Vladimir Poutine, les JO de Sotchi semblent loin de l’« esprit olympique » cher au baron de Coubertin. Avec une facture de 37 milliards d’euros, soit 50 milliards de dollars, les Jeux de Sotchi sont les plus chers et les plus sécurisés de l’Histoire. Pour quoi faire ?
Sotchi, vitrine et triomphe de la Russie de Poutine
Plus grande, pus forte, plus chère aussi, la fête olympique russe qui s’ouvre vendredi veut témoigner de la grandeur retrouvée du pays continent. Vladimir Poutine, « super tsar » de cette production mondiale, entend en faire la vitrine d’une Russie réinstallée au premier rang.
Décryptage avec Tatiana Kastoueva-Jean, spécialiste de l’univers russe et chercheur à l’Institut français des relations internationales (Ifri).
Les jeux de Poutine, Sotchi, l'Ukraine
A une semaine de l'ouverture des Jeux Olympiques d'hiver dans la station balnéaire de Sotchi en Georgie et alors que la situation insurrectionnelle qui agite l'Ukraine depuis 2 mois perdure, quelle est la vision du pouvoir de Poutine et quels sont les enjeux de Sotchi et de l'Ukraine pour la Russie ?
Sotchi, des jeux sous surveillance
Dans un mois jour pour jour, les JO «les plus sécurisés» de l’Histoire débuteront à Sotchi, en Russie. La formule est de Dmitry Chernyshenko, directeur du comité organisateur, qui l’utilise depuis mai dernier. Or, depuis les deux attentats récents à Volgograd, la tension est montée de plusieurs crans.
Internet, enjeu de pouvoir entre les Etats-Unis et les "grands émergents"
Les instances qui gouvernent Internet ont affiché, début octobre, lors d'une réunion à Montevideo (Uruguay), leur désaveu des méthodes américaines, dont le programme de surveillance est devenu un scandale mondial. Certaines de ces organisations, dont celle chargée de gérer les ressources du réseau (adresses IP et noms de domaine), l'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) et sa composante l'IANA (Internet Assigned Numbers Authority), sont sous contrôle direct des Etats-Unis et souhaitent désormais s'en éloigner, pour devenir des instances réellement mondiales.
Allemagne, France, Turquie : la triangulation des puissances
Les relations entre l’Allemagne, la France et la Turquie ont longtemps fonctionné sur un mode strictement bilatéral, avec une intensité, un style et des domaines de coopération différents. La perspective européenne introduit désormais dans ces relations un début de dynamique triangulaire.
Syrie: l'accord russo-américain difficile à mettre en œuvre
Les accords atteints par les chefs des diplomaties russe et américaine Sergueï Lavrov et John Kerry sur le problème syrien sont difficiles à réaliser, estime Thomas Gomart, de l'Institut français des relations internationales (Ifri).
Le projet russe ne règle rien mais rétablit un lien direct avec Washington
Force est de reconnaître au Kremlin un sens de la manoeuvre dont peu de diplomaties sont aujourd'hui capables. La proposition russe invitant Damas à placer son arsenal chimique sous contrôle international est avant tout dilatoire. Apparemment, le tandem Poutine-Lavrov, alliage d'expérience et de constance, aurait pris l'ascendant sur un tandem Obama-Kerry émotionnel et pusillanime.
Obama-Poutine : "Prendre l'avantage sur l'autre sans l'humilier"
Comment analysez-vous cette proposition inattendue de Vladimir Poutine de placer sous contrôle international l’arsenal chimique syrien?
- Cette proposition intervient à point nommé après la tenue du G20 de St Pétersbourg, et juste avant un hypothétique vote du congrès américain. Plusieurs raisons permettent de l’expliquer. La principale correspond à une volonté de Moscou de temporiser : les dirigeants russes ont bien compris que chaque jour qui passe rend les frappes plus complexes. La Russie veut aussi montrer qu’il peut y avoir un règlement diplomatique de la crise.
"Les relations USA-Russie sont extrêmement dégradées"
Après les propos tenus par Barack Obama début août, qui parlait de "relents de guerre froide" entre les Etats-Unis et la Russie, où en est-on des relations entre Washington et Moscou ?
- Ces relations sont extrêmement dégradées. Elles avaient déjà connu une forte dégradation lors du deuxième mandat de George Bush en 2007-2008 au moment de la guerre de Géorgie. Lorsqu'Obama a été élu il a mis en place ce qu'on a appelé la politique du "reset" qui consistait à apaiser les relations avec Moscou.
Syrie, Snowden, homophobie... à quoi joue Vladimir Poutine avant le G20?
À Saint-Pétersbourg, l'ambiance sera tendue pour la photo de famille du G20 qui s'ouvre ce jeudi 5 septembre. Les sorties du président russe ont effectivement le don d'irriter les autres pays, et en particulier les États-Unis, compte-tenu du lourd passif entre les deux nations. A tel point que Barack Obama a "sévi" début août: il a annulé sa rencontre avec Poutine, initialement prévue en marge du sommet. Du jamais vu depuis plusieurs dizaines d'années.
A quoi joue Poutine ?
A quoi joue Poutine?
Avec: La journaliste Russe Ioulia Kapoustina; Thomas Gomart, directeur du centre Russie à l'Ifri (Institut français des relations internationales); Alain Frachon, directeur éditorial du "Monde"; et Ksenia Bolchakova, correspondante d’Europe 1 en Russe.
Russie-Etats-Unis : climat de Guerre froide entre les deux grands
C’est à se demander si certains ne seraient pas finalement un peu nostalgiques de la seconde moitié du XXème siècle : “au bon temps” de la guerre froide.
Depuis quelques jours, depuis que le président américain Barack Obama a parlé de relents de Guerre froide entre son pays et la Russie de Vladimir Poutine, l’expression, le concept, est de toutes les discussions, et de tous les éditoriaux.
"Le boycott du sommet de Moscou par Obama renforce la popularité de Poutine en Russie"
Les faits - Thomas Gomart, 40 ans, est directeur du centre Russie à l'Institut français des relations internationales (Ifri). Pour L'Opinion, il décrypte l'attitude russe, après la décision de Barack Obama d'annuler sa participation à un sommet avec Vladimir Poutine, début septembre à Moscou, à la suite de l'affaire Edward Snowden, ce défecteur de l'agence de renseignements américaine NSA à qui le pouvoir russe a accordé l'asile.
Russie : "Il y a une anxiété palpable du régime"
Que révèle la condamnation de Navalny ?
- Il y a incontestablement un raidissement du régime, qui veut détruire progressivement toutes les forces d’opposition qui se sont exprimées dans les rues en dénonçant les fraudes électorales après les législatives de décembre 2011 et la présidentielle de mars 2012. Ce verdict est un clair message de fermeté vis-à-vis de toute l’opposition dite illégale à la différence de celle qui est tolérée à la Douma. Alexeï Navalny, en outre, est une personnalité emblématique.
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