Trump II et le monde
Le trumpisme existe-t-il ? Comment le caractériser idéologiquement, entre les multiples groupes qui l’animent : populisme, droite chrétienne, paléo-libertarisme, techno-libertarisme ? Est-il porteur d’une véritable vision du monde soutenant sa diplomatie ? L’obsession de la remise en cause de l’héritage, d’alliances et d’engagements vus comme « défavorables » à l’Amérique, l’obsession du deal ponctuel, semblent tenir lieu de ligne générale. D’où un relâchement général des liens alliés. En matière économique, on hésite tout autant à caractériser une stratégie, et surtout à identifier les résultats possibles de manœuvres contradictoires.
Face à la tornade Trump et à ses effets sur le Vieux Continent, les Européens semblent hésiter : comment assureront-ils demain leur sécurité, contre qui et avec quoi si les États-Unis confirment leur retrait, même partiel, d’Europe ? Comment concevoir une stratégie globale de sécurité, comment identifier les besoins concrets de défense ? Le temps est-il à l’ignorance, à la résignation ou au sursaut ? Et à quel prix, économique et politique ?
Les intérêts européens ne s’arrêtent pas au théâtre européen. Politique étrangère s’attache également ce trimestre au Proche-Orient, à l’Afrique subsaharienne, à l’Asie-Pacifique où se déploie la rivalité économique sino-américaine. Et revient sur le malheur haïtien : la France y a historiquement sa responsabilité, mais elle est aujourd’hui un des rares pays à sembler s’en préoccuper…
TRUMP II ET LE MONDE
Trump II : le choc des idéologies, par Laurence Nardon (lire l'article)
La géopolitique de la seconde administration Trump, par Alix Frangeul-Alves et Martin Quencez
Le nationalisme économique de Donald Trump, par Norbert Gaillard
Trump II et l’Asie : le vent se lève…, par Marc Julienne
L’administration Trump II et le Moyen-Orient, par Rym Momtaz
L'EUROPE A-T-ELLE LES MOYENS DE SA DÉFENSE ?
Défense de l’Europe : la nouvelle crise des fondements, par Olivier Schmitt
L’Europe à découvert ?, par Élie Tenenbaum et Guillaume Garnier
ACTUALITÉS
Turquie-PKK : quarante ans pour rien ?, par Adel Bakawan
Chiites d’Irak : ressorts religieux et stratégiques de l’influence iranienne, par Alain Monnier
REPÈRES
Djihadisme : les combattants d’Afrique du Nord en zone syro-irakienne, par Djallil Lounnas
Le pétrole nigérian à l’épreuve du delta du Niger, par Marc-Antoine Pérouse de Montclos
Chaînes de valeur et investissements en Asie, par Paul Salez
LIBRES PROPOS
Le programme nucléaire iranien : difficultés et biais d’évaluation, par Cyril Gelibter
Haïti 1825-2025 : géopolitique de la dette, par Jean Marie Théodat (lire l'article)
LECTURES
Sous la responsabilité de Marc Hecker
Multinationales. Une histoire du monde contemporain, de Olivier Petitjean et Ivan du Roy (dir.)
Par Vincent Vicard
Autres informations :
232 pages. 23 euros.
En librairie le 9 septembre 2025.
Diffusion : Pollen/Dif'Pop.
Abonnement : Armand Colin.
Vente au numéro : leslibraires.fr.
Vente au format ePub : Immatériel.fr.
Consulter le blog de Politique étrangère.
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Trump II et le monde
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Découvrir toutes nos analysesLa France et l'UE en Méditerranée : entre esprit de système et réalités
La France et la Turquie s’opposent en Méditerranée sur les crises régionales (Libye, Syrie), et la délimitation des eaux territoriales entre Athènes et Ankara. Au-delà de ces oppositions, la France peut-elle mettre en œuvre une stratégie dépassant les échecs des grandes machines diplomatiques des deux dernières décennies (processus de Barcelone, UpM) ? Et l’Union européenne, qui semble décidée à parler d’une seule voix, aidera-t-elle à passer des rêves de systèmes aux coopérations concrètes ?
Le Brexit et la fragmentation du Royaume
Le référendum sur le Brexit a ouvert une division du pays confirmée par les élections de 2019, en dépit de la victoire conservatrice. Le gouvernement central et les régions composantes du Royaume n’ont pas vraiment dialogué durant les négociations avec l’UE. Et les dynamiques d’explosion se renforcent nettement en Écosse, en Irlande, où la question de l’unification est à nouveau posée, voire au pays de Galles. Le système politique est secoué, et la cohésion du pays directement mise en cause.
Le Brexit est-il vraiment « anglais » ?
Le résultat du référendum de 2016 ne traduisait pas un populisme, ou un exotisme culturel, spécifiquement anglais. L’opinion britannique était alors en phase avec les opinions européennes critiques vis-à-vis de l’Union européenne. La non-appartenance à la zone euro promettait une séparation sans trop graves effets. Séparation qu’annonçaient un fort attachement à la décision nationale et un détachement persistant vis-à-vis du projet européen, vu comme un simple lien économique.
La coopération militaire franco-britannique après le Brexit
Les questions de défense n’ont pas été sérieusement intégrées aux négociations du Brexit. Mais la redéfinition des priorités stratégiques américaines laisse à Londres peu d’espoir d’un special partnership égalitaire. Le retour de la France à une conception « gaullienne » de puissance d’équilibre pourrait par contre ouvrir la voie à un nouveau partenariat, qui ne prendrait toute son efficacité que dans le cadre d’une Alliance rééquilibrée et plus « européanisée ».