Sécurité - Défense
Sous l’effet de la compétition stratégique mondiale, les enjeux de sécurité et de défense sont marqués par le retour des guerres majeures et de la dissuasion nucléaire, la transformation du terrorisme et la course aux technologies militaires.
Sujets liés
On the Strategic Value of Ballistic Missile Defense
Contrairement à l’Europe, où son utilité est encore largement débattue, la défense antimissile balistique (DAMB) bénéficie aux Etats-Unis d’un fort soutien.
Les chausse-trapes de la remontée en puissance : Défis et écueils du redressement militaire
La remontée en puissance manifeste la volonté d’un gouvernement de redresser son appareil militaire pour répondre à de nouveaux défis stratégiques, ou plus fréquemment pour enrayer un affaiblissement.
La réforme du secteur de sécurité, entre bureaucraties et stratégie
L’idée d’une réforme du secteur de la sécurité (RSS) est née et s’est développée au cours des années 1990 comme réponse à des problèmes touchant principalement les pays en sortie de conflit : la faiblesse des nouveaux régimes ; les relations conflictuelles entre pouvoirs civil et militaire ; l’imprécision des missions dévolues à l’armée, à la police et à la justice ; et la tension entre stabilisation et établissement d’un Etat de droit.
Un an avant les élections, le Nigeria s'enfonce dans la crise
Les hommes d’affaires qui se rendent régulièrement à Lagos, Abuja ou même Port Harcourt pourraient en témoigner : le Nigeria est le marché incontournable en Afrique (banque, assurance, téléphonie, construction etc…). Premier producteur de pétrole du continent avec 2,4 millions de barils par jour, le Nigeria est également un poids lourd démographique avec près de 170 millions d’habitants. Les entreprises françaises du CAC 40 (Total, Technip, Schneider Electric, Lafarge, Air France), par exemple, y font de belles affaires.
Europe : d’une démilitarisation l’autre
Amorcée dès les années 1970, confirmée dans les années 1990 avec les « dividendes de la paix », accélérée par la crise de 2008, la démilitarisation de l’Europe est incontestable. L’effondrement des budgets produit des armées réduites, des matériels déployés en échantillons, des capacités en berne. Alors que les États-Unis se désengagent partiellement d’Europe, cette démilitarisation débouche sur l’impuissance européenne dans un monde où la violence collective demeure une réalité.
1914-1918 et la redéfinition de la guerre
La Première Guerre mondiale a contribué à redéfinir la notion de stratégie, lui donnant une dimension politique qu’elle n’avait pas auparavant. De nouvelles institutions ont été créées pour permettre aux civils et aux militaires d’échanger sur les grandes orientations stratégiques. Au-delà de la stratégie, la « guerre totale » de 1914-1918 a transformé l’idée même de guerre. La mémoire de ce conflit doit être perpétuée : sa valeur dissuasive pourrait nous prémunir d’une nouvelle montée des extrêmes.
L'héritage de la Grande Guerre : États souverains, mondialisation et régionalisme
La Grande Guerre modèle nombre de pratiques et de normes du xxe siècle. La prééminence économique et sociale de l’État s’y confirme, comme la montée de valeurs nouvelles : l’universalité des Droits de l’homme, la construction collective d’une sécurité jusqu’ici dépendante d’alliances bilatérales, l’élaboration de normes juridiques universelles... La Grande Guerre nous lègue à la fois un État-nation réaffirmé et la possibilité de son dépassement dans l’organisation régionale et internationale.
La Grande Guerre, en théories
La Première Guerre mondiale a permis l’émergence de la discipline des relations internationales, mais ce sont la Seconde Guerre mondiale puis la guerre froide qui en ont favorisé le développement. Le premier conflit mondial demeure une réserve fertile d’exemples et d’arguments sur les causes et le déroulement de la guerre et de la paix. Mais sa place centrale dans cette discipline est contestée par la révolution nucléaire, la force des nationalismes ou le rôle nouveau du terrorisme.
Between Allies and Rivals : Turkey, Nuclear Weapons, and BMD
Cet article examine les positions adoptées par la Turquie sur les armes nucléaires et la défense antimissile balistique (DAMB) à la lumière des évolutions récentes du programme nucléaire iranien et de la posture de dissuasion élargie de l’OTAN.
L'Algérie et son Sud : Quels enjeux sécuritaires ?
Lorsqu’il est question des relations qu’entretient l’Algérie avec ses périphéries sud, la dimension internationale de la projection de la puissance algérienne occulte souvent l’importance stratégique du Sahara algérien, dans un Etat pourtant fortement centralisé. L’actualité des crises et tensions en cours dans l’espace saharo-sahélien et la complexité de l’articulation entre des problématiques traversant différentes échelles politiques, institutionnelles et sociales, implique désormais le " Grand Sud " du territoire algérien.
Drones-tueurs et éliminations ciblées : Les Etats-Unis contre Al-Qaïda et ses affiliés
Les drones armés, parce qu’ils permettent de réaliser des éliminations ciblées, jouent désormais un rôle central au service du contre-terrorisme américain.
Syrie : l'option militaire reste-t-elle ouverte ?
Alors que l’ONU doit présenter son rapport sur les attaques chimiques en Syrie, Paris, Washington et Londres maintiennent la pression sur le régime syrien et la menace d’une action militaire occidentale reste réelle.
Le pari de l'amphibie : risque tactique, influence stratégique
Malgré une histoire séculaire, les opérations amphibies sont restées relativement occasionnelles avant la Seconde Guerre mondiale. De par les fortes contraintes météorologiques et les difficultés d’une planification interarmées, il s’agit de missions complexes et très risquées. Les retours d’expérience mettent en lumière des données incontournables telles que le besoin d’un appui-feu naval écrasant, d’un rapport de forces favorable sur le lieu de débarquement et surtout de l’effet de surprise.
Le Pentagone face à la séquestration et aux sorties de guerres : l'art du brouillard budgétaire ?
Le Pentagone fait face depuis 2010 à une réduction budgétaire liée à la fin des opérations militaires extérieures et à des conditions économiques difficiles. La polarisation des débats sur le déficit fédéral et le déclenchement de la "séquestration" compliquent considérablement l’analyse et rendent incertaine l’application de la Directive stratégique de janvier 2012. Plus largement, cette situation empêche le Pentagone de réfléchir sereinement à la définition du leadership militaire américain de demain.
Tsahal sur tous les fronts : L'armée israélienne dans l'incertitude stratégique
Faisant face à des menaces sur tous les fronts, ainsi qu’à des tensions d’ordre social, économique et religieux, l’armée israélienne (Tsahal) est mise sous forte pression pour accomplir sa mission principale : assurer la survie de l’Etat d’Israël.
La nouvelle posture militaire américaine en Asie
Après les retraits d’Irak et d’Afghanistan, les États-Unis comptent réorienter leur stratégie militaire vers l’Asie. Ce recentrage se traduit notamment par un renforcement des partenariats bilatéraux avec certains pays asiatiques, par des déploiements supplémentaires d’hommes et de matériels, ainsi que par l’élaboration d’un nouveau concept opérationnel. Les contraintes budgétaires, comme l’incertitude stratégique, amènent pourtant à s’interroger sur sa mise en oeuvre à long terme.
Cyberguerre : En quête d'une stratégie
Domaine complexe, le cyberespace a révolutionné la conduite de la guerre. Ce nouveau champ d’action désormais incontournable représente à la fois un défi et un avantage stratégique majeur, à l’heure où les technologies de l’information affectent l’ensemble des relations au niveau mondial.
Defence Reform in the United Kingdom: A Twenty-First Century Paradox
Le contexte de restriction budgétaire a poussé le Gouvernement de Coalition de 2010 à améliorer sa gestion des équipements de défense.
Ukraine: l'inquiétante escalade nucléaire du Kremlin
En réaction à l’autorisation de Joe Biden permettant à l’Ukraine de frapper le territoire russe avec des missiles américains, Moscou a franchi cette semaine plusieurs marches de l’escalier nucléaire. D’abord en rendant public une actualisation de sa doctrine puis en tirant jeudi un missile inquiétant sur l’Ukraine. Le tir de missile russe relève du pur signalement stratégique, le Kremlin envoie un message clair aux Occidentaux : il ne perdra pas la guerre en Ukraine.
Ukraine : 1004 jours de guerre et 20 ans d’émancipation
Le 21 novembre, l'Ukraine a célébré la Journée de la dignité et de la liberté commémorant deux des plus grandes manifestations de son histoire moderne : la révolution orange en 2004 et l'Euromaïdan en 2013. Alors que le pays est en guerre depuis plus de 1000 jours, que reste-t-il de ces idéaux ?
La stratégie guerrière de Benyamin Nétanyahou à l’épreuve du temps
Depuis le 7 octobre, le premier ministre israélien a réaffirmé son pays comme la puissance militaire dominante de la région. Y compris au mépris du droit international. Alors que la Cour pénale internationale a émis un mandat d’arrêt contre lui, sa politique peut-elle encore perdurer ? Au lendemain des massacres du 7 octobre, l’une des pires défaillances sécuritaires d’Israël depuis la guerre de Kippour en 1973, son gouvernement s’est lancé dans une démonstration de force multiforme, visant à prouver sa suprématie militaire dans tous les domaines.
Nucléaire, sabotages en mer : quelle est la vraie menace russe ?
Intervention de Dimitri Minic, chercheur au Centre Russie/Eurasie à l'Ifri et spécialiste de la pensée stratégie russe, dans l'émission de 28 minutes sur Arte le 21 novembre 2024 concernant la menace russe dans la Mer Baltique.
Guerre en Ukraine : "Les missiles à longue portée redeviennent un outil de compétition stratégique"
La maîtrise des frappes dans la profondeur est un impératif pour les guerres d’aujourd’hui et celles de demain, comme le soulignent les chercheurs Héloïse Fayet et Léo Péria-Peigné, de l’Ifri. Cela faisait des mois que les Ukrainiens attendaient cela. La Maison-Blanche les a enfin autorisés à utiliser un missile longue portée américain, l’ATACMS, pour frapper des positions en profondeur dans le territoire russe. Mais avec un bémol : cela devra se limiter, dans un premier temps, à la zone où l’armée ukrainienne a traversé la frontière, dans la région de Koursk. L’épisode vient rappeler que l’utilisation d’armes à longue portée est une clé du conflit pour les belligérants.
L’Otan à nouveau face à Trump : « L’Europe doit montrer ses muscles, elle a aussi des moyens de pression »
Si l'ombre d'un désengagement américain de l'OTAN plane depuis la seconde élection de Donald Trump, elle n'annonce pas pour autant une catastrophe pour les Européens. Lorsque Donald Trump est devenu président des États-Unis en 2016, les craintes d'une tragédie pour l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) ont rapidement émergé.
La Chine fourbit ses armes pour affronter la présidence de Trump
Le Parti communiste chinois se prépare à la confrontation avec les États-Unis, particulièrement sur les échanges commerciaux et sur Taïwan.
Robots tueurs, essaims de drones armés… Le champ de bataille à l’heure de l’intelligence artificielle
Une nouvelle course à l’armement est engagée autour des armes autonomes (drones, chars ou robots sentinelles) capables de choisir des cibles et de tirer sans intervention humaine. Pour les industriels de la défense, la guerre en Ukraine sert de laboratoire pour tester ces nouvelles technologies.
De l'évolution du débat stratégique russe
Dimitri Minic, chercheur au Centre Russie/Eurasie à l'Ifri et spécialiste de la pensée stratégique russe, a été interviewé pour parler de l'évolution du débat stratégique russe dans la revue DSI N°174.
Guerre robotisée : quel cerveau pour commander l’usage de la force ? L’humain ou l’artificiel ?
Les armes dotées de fonctionnalités autonomes se multiplient et rendent de plus en plus complexes le « contrôle de la force » par les États. Reste que l’outil de l’intelligence artificielle peut permettre de mieux discerner les cibles et d’économiser les pertes humaines. Mais à force de déléguer des compétences à la machine et à l’IA, les États ne perdent-ils pas la main ? « Le livre très complet de l’experte Laure de Roucy-Rochegonde (PUF), « La guerre à l’ère de l’Intelligence artificielle », est pour le moins pessimiste.
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