IA, centres de données et énergie : quelles tendances ?
Le secteur des technologies de l’information et de la communication représente aujourd’hui 9 % de la consommation mondiale d’électricité, les centres de données (data centers) 1 à 1,3 % et l’intelligence artificielle (IA) moins de 0,2 %. La demande croissante d’énergie du cloud d’abord, et maintenant de l’IA (10 % de la demande d’électricité des data centers aujourd’hui), a exacerbé cette tendance. À l'avenir, les centres de données à grande échelle gagneront du terrain parmi tous les types de centres de données et l'IA représentera probablement environ 20 % de la demande d'électricité des centres de données d'ici à 2030.
Accélération de la transition énergétique de l’Inde : le défi de la flexibilité des réseaux au cœur des enjeux
L’Inde augmente rapidement sa capacité en énergies renouvelables (EnR), ajoutant 15 à 20 GW par an, mais l’objectif ambitieux de 500 GW de capacité non fossile d’ici 2030 est menacé si le rythme de déploiement des EnR ne s’accélère pas.
Pétrole : incertitudes et perspectives divergentes à moyen et long termes
La crise du marché pétrolier en 2014 a débouché sur une reprise en main du marché par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Celle-ci s’est mise d’accord sur une diminution des quotas de production de tous ses membres, notamment les pays du Moyen-Orient et l’organisation s’est alliée à d’autres producteurs, principalement la Russie, au sein de l’alliance dite « OPEP+ ». Son pouvoir de marché s’est confirmé à l’occasion de la pandémie, après un éclatement temporaire de l’alliance élargie.
Nouvelles géopolitiques de l'énergie - Politique étrangère, vol. 89, n° 4, hiver 2024
Après le drame de Valence et alors que se termine la COP29, le dérèglement climatique oblige à examiner de très près le rythme et les impasses de la transition énergétique. Les États pétroliers du Golfe ont-ils à la fois la volonté et les moyens de transformer leurs économies gazière et pétrolière ? Les États membres de l’Union européenne ont-ils progressé depuis leur réponse en ordre dispersé aux diktats gaziers de Moscou ? Les stratégies européenne et américaine pourront-elles, un jour, converger ? Quelle place, demain et à plus long terme, pour le nucléaire et les énergies renouvelables ?
La difficile réorganisation des chaînes de valeur des matières premières critiques – regards sur les politiques européennes de réduction des risques
La demande de matières premières critiques devant, au minimum, doubler d’ici 2030 dans le contexte des politiques actuelles de transition énergétique, la concentration des approvisionnements en matières premières critiques (MPC) – et plus encore, des capacités de raffinage – dans une poignée de pays est devenue l’une des questions fondamentales au sein des discussions internationales, bilatérales et nationales. La position dominante de la Chine et les contrôles successifs des exportations de MPC (récemment le germanium, le gallium, les technologies de traitement des terres rares, l’antimoine) indiquent une tendance à l’instrumentalisation des dépendances critiques.
La chaîne de valeur de l'aluminium : un élément clé de l'autonomie stratégique et de la neutralité carbone de l'Europe
Les États-Unis, le Canada et l’Union européenne (UE) considèrent désormais tous l’aluminium comme un élément stratégique. Ce métal est en effet de plus en plus utilisé, en particulier dans le cadre de la transition énergétique, pour les véhicules électriques, les réseaux, les éoliennes ou les panneaux solaires.
Le graphite, un enjeu européen d’autonomie stratégique pour la mobilité propre
Le graphite naturel fait partie de la première liste de criticité de l’Union européenne depuis 2011, bien avant le lithium (2020), le nickel et le manganèse (2023). Cette substance était jusqu’à récemment restée dans l’ombre de ses condisciples mieux connus. Pourtant, c’est également un élément essentiel des batteries électriques de type lithium-ions, technologie clé de la mobilité routière propre. Ce manque de considération est désormais rattrapé.
Le boom du nickel indonésien et ses perspectives face au défi systémique du charbon
L'Indonésie est un pays en plein essor économique et démographique. Cette situation engendre des répercussions sur la sécurité politique et énergétique régionale, mais aussi, de plus en plus, sur les transitions énergétiques mondiales, en raison des grandes réserves de métaux que possède le pays et de sa consommation tout aussi importante de charbon pour son industrie et sa production d'électricité.
L'industrie solaire photovoltaïque européenne : ultime déclin ou espoir de renaissance ?
Alors que les installations solaires photovoltaïques sont en plein essor en Europe (et dans d'autres parties du monde), les industries locales mettent la clé sous la porte. Au cours des deux dernières années, la capacité solaire photovoltaïque installée en Europe a été multipliée par deux. De l’autre côté, les derniers fabricants européens de panneaux solaires photovoltaïques sont en train de disparaître.
Global Gateway : vers une stratégie européenne extérieure en matière de sécurité climatique ?
Les infrastructures liées au transport, à l’énergie, à l’eau et aux télécommunications sont essentielles au développement économique. Ces infrastructures sont également fondamentales pour remplir les objectifs de développement durable prévus pour 2030, lesquels ont récemment connu des revers avec la pandémie de Covid-19, les guerres et les performances économiques en berne.
IA, centres de données et énergie : quelles tendances ?
Le secteur des technologies de l’information et de la communication représente aujourd’hui 9 % de la consommation mondiale d’électricité, les centres de données (data centers) 1 à 1,3 % et l’intelligence artificielle (IA) moins de 0,2 %. La demande croissante d’énergie du cloud d’abord, et maintenant de l’IA (10 % de la demande d’électricité des data centers aujourd’hui), a exacerbé cette tendance. À l'avenir, les centres de données à grande échelle gagneront du terrain parmi tous les types de centres de données et l'IA représentera probablement environ 20 % de la demande d'électricité des centres de données d'ici à 2030.
Accélération de la transition énergétique de l’Inde : le défi de la flexibilité des réseaux au cœur des enjeux
L’Inde augmente rapidement sa capacité en énergies renouvelables (EnR), ajoutant 15 à 20 GW par an, mais l’objectif ambitieux de 500 GW de capacité non fossile d’ici 2030 est menacé si le rythme de déploiement des EnR ne s’accélère pas.
Pétrole : incertitudes et perspectives divergentes à moyen et long termes
La crise du marché pétrolier en 2014 a débouché sur une reprise en main du marché par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Celle-ci s’est mise d’accord sur une diminution des quotas de production de tous ses membres, notamment les pays du Moyen-Orient et l’organisation s’est alliée à d’autres producteurs, principalement la Russie, au sein de l’alliance dite « OPEP+ ». Son pouvoir de marché s’est confirmé à l’occasion de la pandémie, après un éclatement temporaire de l’alliance élargie.
Nouvelles géopolitiques de l'énergie - Politique étrangère, vol. 89, n° 4, hiver 2024
Après le drame de Valence et alors que se termine la COP29, le dérèglement climatique oblige à examiner de très près le rythme et les impasses de la transition énergétique. Les États pétroliers du Golfe ont-ils à la fois la volonté et les moyens de transformer leurs économies gazière et pétrolière ? Les États membres de l’Union européenne ont-ils progressé depuis leur réponse en ordre dispersé aux diktats gaziers de Moscou ? Les stratégies européenne et américaine pourront-elles, un jour, converger ? Quelle place, demain et à plus long terme, pour le nucléaire et les énergies renouvelables ?
La difficile réorganisation des chaînes de valeur des matières premières critiques – regards sur les politiques européennes de réduction des risques
La demande de matières premières critiques devant, au minimum, doubler d’ici 2030 dans le contexte des politiques actuelles de transition énergétique, la concentration des approvisionnements en matières premières critiques (MPC) – et plus encore, des capacités de raffinage – dans une poignée de pays est devenue l’une des questions fondamentales au sein des discussions internationales, bilatérales et nationales. La position dominante de la Chine et les contrôles successifs des exportations de MPC (récemment le germanium, le gallium, les technologies de traitement des terres rares, l’antimoine) indiquent une tendance à l’instrumentalisation des dépendances critiques.
La chaîne de valeur de l'aluminium : un élément clé de l'autonomie stratégique et de la neutralité carbone de l'Europe
Les États-Unis, le Canada et l’Union européenne (UE) considèrent désormais tous l’aluminium comme un élément stratégique. Ce métal est en effet de plus en plus utilisé, en particulier dans le cadre de la transition énergétique, pour les véhicules électriques, les réseaux, les éoliennes ou les panneaux solaires.
Le graphite, un enjeu européen d’autonomie stratégique pour la mobilité propre
Le graphite naturel fait partie de la première liste de criticité de l’Union européenne depuis 2011, bien avant le lithium (2020), le nickel et le manganèse (2023). Cette substance était jusqu’à récemment restée dans l’ombre de ses condisciples mieux connus. Pourtant, c’est également un élément essentiel des batteries électriques de type lithium-ions, technologie clé de la mobilité routière propre. Ce manque de considération est désormais rattrapé.
Le boom du nickel indonésien et ses perspectives face au défi systémique du charbon
L'Indonésie est un pays en plein essor économique et démographique. Cette situation engendre des répercussions sur la sécurité politique et énergétique régionale, mais aussi, de plus en plus, sur les transitions énergétiques mondiales, en raison des grandes réserves de métaux que possède le pays et de sa consommation tout aussi importante de charbon pour son industrie et sa production d'électricité.
L'industrie solaire photovoltaïque européenne : ultime déclin ou espoir de renaissance ?
Alors que les installations solaires photovoltaïques sont en plein essor en Europe (et dans d'autres parties du monde), les industries locales mettent la clé sous la porte. Au cours des deux dernières années, la capacité solaire photovoltaïque installée en Europe a été multipliée par deux. De l’autre côté, les derniers fabricants européens de panneaux solaires photovoltaïques sont en train de disparaître.
Global Gateway : vers une stratégie européenne extérieure en matière de sécurité climatique ?
Les infrastructures liées au transport, à l’énergie, à l’eau et aux télécommunications sont essentielles au développement économique. Ces infrastructures sont également fondamentales pour remplir les objectifs de développement durable prévus pour 2030, lesquels ont récemment connu des revers avec la pandémie de Covid-19, les guerres et les performances économiques en berne.
Voitures électriques : l'enfer environnemental de l'extraction de nickel en Indonésie
Déforestation, lessivage des sols, asphyxie des océans, utilisation intensive de charbon… L'extraction de nickel en Indonésie génère des impacts colossaux sur l'environnement. L'archipel est devenu le premier producteur au monde de ce métal en quelques années.
Le RN peut-il vraiment empêcher les éoliennes de tourner ?
Le parti d’extrême droite compte démonter ces infrastructures cruciales pour la transition énergétique du pays. Les experts interrogés par «Libération» mettent en garde contre une mesure climaticide, ruineuse et qui pourrait même plonger la France dans le noir.
Le nickel, un minerai essentiel au coeur de la crise en Nouvelle-Calédonie
La Nouvelle-Calédonie possède l'une des plus grandes réserves mondiales de nickel et en a fait un pilier de son économie. La chute du cours mondial de ce minerai a fait le lit de la crise que traverse actuellement l'archipel, alors que l'exploitation de cette ressource est au coeur de son processus de décolonisation.
L’hydrogène vert dans les pays du Sud, un nouveau colonialisme ?
Poussés par les pays du Nord pour lutter contre le changement climatique et répondre à la nécessité de décarboner les économies, les projets de production localisés dans les pays du Sud font l’objet de vives critiques.
Pétrole : l’OPEP et ses alliés veulent maintenir la pression sur les prix et ouvrent leurs portes au Brésil
Le cartel n’est pas parvenu à prendre une décision commune, mais plusieurs pays, en particulier l’Arabie saoudite et la Russie, ont maintenu ou accentué leurs restrictions de production jusqu’en mars 2024, afin de faire remonter le cours du baril. Sans effet pour l’instant.
COP28: Pourquoi la demande de pétrole va continuer d'augmenter dans les années à venir
Si l'Agence internationale de l'énergie prévoit un pic de la demande mondiale de pétrole cette décennie, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole anticipe une hausse de cette demande de 17% d'ici à 2045.
Cop 28 chez les rois du pétrole
La Cop 28 débute ce jeudi 30 décembre à Dubaï, aux Émirats arabes unis. Pour cette édition, deux thèmes vont être particulièrement débattus : le financement des dégâts causés par le dérèglement climatique, en particulier dans les pays en développement ; et la sortie des énergies fossiles.
Métaux critiques : alerte sur le poids des voitures électriques
Les véhicules à batteries trop lourds font peser un risque de pénurie à moyen terme sur certaines matières premières, préviennent deux études. L'IFRI recommande à terme de dissuader l'achat d'un deuxième véhicule familial.
Voiture électrique : une transition à 110 milliards d'euros pour la France
Pour réduire sa dépendance aux importations, la France devrait investir dans les mines de lithium, les matériaux pour batterie et les bornes de recharge, liste l'Ifri dans une étude. L'Etat doit aussi sortir le chéquier.
Les enjeux de l'électrification de masse avec Cédric Philibert
Cédric Philibert, chercheur associé au Centre Énergie & Climat de l'Institut français des relations internationales (l'IFRI), répond à trois questions sur les enjeux de l'électrification de masse
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L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2024, l’Ifri accompagne plus de 70 entreprises et organisations françaises et étrangères.