Russie - Eurasie
L’Eurasie connaît de profondes mutations. Si le passé soviétique a laissé une empreinte durable, la Russie et les pays d’Europe orientale, d’Asie centrale et du Caucase du Sud ont leur propre trajectoire.
Sujets liés
Qui contrôle qui ? Les nouveaux rapports de force mondiaux
Dans ce nouvel essai percutant, Thomas Gomart s’interroge sur les antagonismes profonds qui bouleversent notre époque. Croisant géopolitique, géoéconomie et idéologie, il analyse six duels représentatifs des nouveaux rapports de force.
La Moldavie entre la Russie et l’Occident. L’intégration européenne à l’épreuve des fractures intérieures
La Moldavie a longtemps été qualifiée de pont entre les civilisations russo-orthodoxe et occidentale.
Tailored Assurance: Balancing Deterrence and Disarmament in Responding to NATO-Russia Tensions
La Nuclear Posture Review 2018 (NPR) a appelé à une assurance sur mesure entre les alliés des États-Unis, y compris l’OTAN, dans le cadre d’une stratégie globale de dissuasion et d’assurance.
Diplomaties publiques concurrentielles dans la crise ukrainienne : Le cas de RT et Ukraine Today
La crise ukrainienne a révélé le rôle central des réseaux d’information internationaux comme instruments de diplomatie publique en temps de guerre. Le présent article aborde le versant médiatique de ce conflit dissymétrique entre la Russie et l’Ukraine au prisme de deux canaux médiatiques, RT et Ukraine Today.
Anatomie de la diplomatie culturelle russe à l’ère post-soviétique
L’article s’intéresse aux caractéristiques de la diplomatie culturelle mise en place en Russie postsoviétique depuis la fin des années 2000.
Soft power russe : l’information au cœur de l’influence
Le soft power russe s'est doté depuis une décennie d'instruments correspondant à sa nouvelle position dans la stratégie globale du pays : médias, moyens de diplomatie culturelle, think tanks, etc. Il reste que la nature même des messages véhiculés ne permet guère à la Russie de dépasser ses cibles traditionnelles, ni de présenter un modèle internationalement attractif.
Quel soft power pour la Russie ?
En Russie, le concept de « soft power » a été intégré dans le Concept de politique étrangère publié en 2013 par le ministère des Affaires étrangères. Le soft power russe cherche davantage à mobiliser des audiences qui entretiennent a priori des liens culturels et spirituels avec la Russie, ainsi qu’une vision du monde valorisant la défense du multilatéralisme et des « valeurs traditionnelles ».
Les pays nordiques face aux actions de la Russie en mer Baltique et à Kaliningrad
La perception est la même dans les pays nordiques : la Russie ne représente pas une menace imminente, mais ses actions inquiètent.
Minsk-Pékin : quel partenariat stratégique ?
Les relations sino-bélarusses se caractérisent par un décalage entre la qualité et la profondeur du partenariat politique et la réalité économique – plus limitée – de la coopération bilatérale.
Quelles perspectives pour la Crimée ?
Depuis l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014, le visage de la presqu’île a changé. Des milliers d’habitants ont fui, tandis que de nouveaux arrivants ont fait leur apparition, qu’il s’agisse d’Ukrainiens fuyant les combats dans l’est de leur pays ou de Russes.
Défense ukrainienne : une réforme difficile face à des défis multiples
Le conflit avec la Russie a mis en évidence l’état catastrophique de l’appareil de défense ukrainien.
Quelles perspectives pour la Crimée ?
Depuis l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014, le visage de la presqu’île a changé. Des milliers d’habitants ont fui, tandis que de nouveaux arrivants ont fait leur apparition, qu’il s’agisse d’Ukrainiens fuyant les combats dans l’est de leur pays ou de Russes.
Défense ukrainienne : une réforme difficile face à des défis multiples
Le conflit avec la Russie a mis en évidence l’état catastrophique de l’appareil de défense ukrainien.
Vivre avec la Russie
La Russie puise en partie sa force dans les erreurs et les illusions de l’Occident de l’après guerre froide.
La stratégie d’influence informationnelle et numérique de la Russie en Europe
Le présent article s’intéresse à la stratégie informationnelle et numérique mise en place par la Russie à l’égard de l’Europe. Il étudie son contenu, ses instruments, ses infrastructures et ses techniques. Cette stratégie se divise en deux catégories complémentaires.
Un soft power d’Etat russe : la miagkaïa sila
Depuis la disparition de l’URSS en 1991, la Russie s’efforce de reconstruire une doctrine de politique étrangère marquée par l’affirmation de l’indépendance stratégique et le retour d’une forte volonté de puissance.
La Russie face à une nouvelle « question d'Orient »
Le spectaculaire retour de la Russie au Moyen-Orient fait écho à des intérêts nationaux très concrets. En manoeuvrant entre les acteurs de la région, Moscou pense aux problèmes caucasiens, se pose en partenaire fiable et nécessaire de l'Occident, et affiche l'efficacité de sa puissance militaire.
La Russie après les crises ukrainienne et syrienne
L'intervention en Syrie permet à Moscou d'imposer une nouvelle image de sa puissance : une force qui conteste le rôle central de l'Occident, en s'appuyant sur la modernisation de l'appareil militaire et le soutien de l'opinion. La Russie y a gagné un nouveau rôle, mais la question de base de ses relations avec les pays occidentaux reste ouverte.
L’Internet russe : la loi et l’ordre
L’internet russe est de plus en plus sous le contrôle de l’État, que ce soit pour la surveillance de la société, ou pour conforter une souveraineté numérique. Cette innovation n'est-elle pas de mauvaise augure pour les capacités d’innovation du pays dans ce domaine ?
Politique russe en Asie : d’une approche bilatérale à une stratégie globale
Dans les priorités stratégiques de la Russie, l’Asie a traditionnellement joué un rôle secondaire par rapport à l’Occident. Le rapprochement de la Russie avec la Chine et l’Inde a été esquissé au milieu des années 90 à l’initiative d’Evguéni Primakov, alors ministre des Affaires étrangères. Cependant, c’est la dégradation des relations entre la Russie et l’Occident en 2014 qui a poussé Moscou à amorcer son grand « tournant vers l’Asie ».
Le retour du risque géopolitique - Le triangle stratégique Russie, Chine, États-Unis
La dégradation rapide de l'environnement international est un constat aujourd'hui largement partagé par les décideurs publics et privés. Le triangle Russie-Chine-États-Unis est structurant pour l'environnement international et son analyse permet un parcours prospectif sur les risques auxquels sont et seront confrontées les entreprises européennes.
Trump : le grand chamboule-tout
« Tôt ou tard, Vladimir Poutine devra venir à la table des négociations ». C'est en ces termes que le premier ministre britannique, Keir Starmer, a démarré aujourd'hui son sommet par visioconférence avec vingt-cinq dirigeants alliés de l’Ukraine. Si Volodymyr Zelensky a accepté sans conditions un cessez-le-feu de trente jours, le maître du Kremlin semble en effet vouloir faire durer les choses. Poutine a prévenu qu’il restait des « questions importantes » avant un cessez-le-feu, au grand dam de Donald Trump qui veut que Moscou fasse taire les armes au plus vite. Sur le terrain, les troupes russes ont maintenant l'avantage après avoir repris des territoires contrôlés par l'Ukraine dans la région russe de Koursk.
Guerre en Ukraine : la France a-t-elle vraiment refusé toute voie diplomatique avec la Russie depuis trois ans, comme l’affirme LFI ?
Depuis une semaine, les leaders insoumis martèlent le même discours : Paris n’a fait qu’envoyer des armes à Kyiv, sans jamais favoriser, comme eux le réclament, une fin négociée de la guerre.
Sommes-nous à l'aube d'une nouvelle guerre froide ?
Face à la guerre en Ukraine, les Européens sont sommés de réagir. L'imprévisibilité de Donald Trump inquiète les autres gouvernements occidentaux. Va-t-on vers une deuxième Guerre froide, une Troisième Guerre mondiale ? Analyse de la situation internationale avec Thierry de Montbrial, fondateur et président de l'Institut français des relations internationales (Ifri) et auteur de "L'ère des affrontements" (Dunod).
Cessez-le-feu en Ukraine : Poutine "n'acceptera pas sans conditions extrêmement drastiques"
Alors que l'Ukraine et les États-Unis ont signé un accord, Vladimir Poutine reste silencieux sur leur proposition de cessez-le-feu. Selon Dimitri Minic, chercheur au Centre Russie/Eurasie, le président russe n'acceptera qu'à des conditions "drastiques".
Poutine : "La Russie soutient la trêve"
L’accord de cessez-le-feu conclu mardi entre l’Ukraine et les États-Unis attend toujours l’aval russe alors que sur le front, la trêve semble encore loin, notamment dans la région russe de Koursk, en partie envahie par l’armée ukrainiens depuis août 2024 et que les Russes sont en train de reprendre. C’est dans ce territoire frontalier de l’Ukraine que Vladimir Poutine a effectué une rare visite sur le terrain mercredi soir.
Guerre en Ukraine: "Nous sommes entrés dans une nouvelle guerre froide", estime Thierry de Montbrial
Thierry de Montbrial, fondateur et président de l'Ifri, auteur de “L'ère des affrontements. Les grands tournants géopolitiques" est l'invité de Good Morning Business sur BFM Business le 12 mars 2025. Il a été interrogé sur les tensions géopolitiques depuis quelques semaines, avec l'intensification des combats en Ukraine et l'arrivée au pouvoir de Donald Trump.
Guerre en Ukraine : Emmanuel Macron réunit les chefs d’état-major occidentaux favorables à un déploiement militaire
Le président de la République et les chefs d’état-major des pays désireux d’envoyer des troupes en Ukraine, tenteront, mardi, de préciser les contours d’une éventuelle force de maintien de la paix, y compris le nombre de soldats à déployer.
Guerre en Ukraine : « Pour la Russie, l’Europe est devenue la principale menace »
INTERVIEW. En pleine crise ukrainienne, Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/Eurasie de l’Ifri (Institut français des relations internationales), analyse les relations entre l'Union européenne et la Russie.
Interruption des cyberopérations américaines contre la Russie : un revirement qui inquiète des deux côtés de l’Atlantique
Avec la suspension des offensives du « Cyber Command » dirigées contre Moscou, révélé par la presse américaine, l’administration Trump pousse un cran plus loin sa volonté de ne plus considérer le Kremlin comme son principal adversaire dans la sphère numérique.
Thierry de Montbrial : « Il nous faut regarder le monde avec lucidité et espérance »
La rencontre désastreuse entre Donald Trump et Volodymyr Zelenski vendredi 28 février souligne la volonté américaine de trouver un accord rapide avec la Russie de Vladimir Poutine. C’est aussi un défi pour les Européens, que Thierry de Montbrial, président de l’Institut français des relations internationales (Ifri), analyse avec acuité.
"Russia New Energy Alliances: Mythology versus Reality"
"Past year has been marked not only with the Ukrainian crisis and unprecedented tensions in political relations between Russia and the West, but also with somewhat radical change of Moscow’s approach to international energy affairs. Widely promoted new energy partnerships with countries like China and Turkey were supposed to demonstrate that Russia has a choice of alternatives for mass-scale international energy cooperation, as compared to previous domination of European dimension, and if West wishes to cut ties with the Kremlin, Russia has somewhere else to go.
Does Russia really have an option of developing new international energy partnerships comparable in scale and significance to those with Europe as the consumer of energy, and with Western IOCs as key agents helping to secure further exploration and development of Russian oil & gas resources?"
"U.S. Foreign Policy and the Ukrainian Turmoil"
Les intervenants de la Conférence annuelle sur les Etats-Unis du 5 décembre dernier résument leurs propos dans une courte vidéo. Ici, Jeff Mankoff analyse les politiques mises en oeuvre par les Etats-Unis pour tenter de contenir la situation en Ukraine.
German, French, Polish and Russian Views on Russia’s Foreign Policy
The Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa) and the Centre Russie/NEI of Institut français des relations internationales (Ifri) have organized a closed seminar and and interviews about the "German, French, Polish and Russian Views on Russia’s Foreign Policy".
Ukraine : la crise commence
Il y aura un avant et un après. En Ukraine, en Russie, dans toute l’Europe, ailleurs.
La disparition de l’Ukraine comme entité souveraine – on en est plus près que jamais – serait un coup de tonnerre en Europe. Parce que l’espace qui lui survivrait serait très difficilement gérable, ouvrant le risque d’une longue guerre civile dans le style Balkans- années 1990. Et parce que la Russie est incapable de gérer seule cet espace où les Occidentaux n’ont guère l’envie de s’investir profondément.
Une Europe aux abonnés quasi-absents. La crise prend à contre-pied une Politique européenne de voisinage (PEV) brouil- lonne, éclaire l’impuissance militaire de l’Union de Lisbonne et son incapacité à s’entendre sur une stratégie commune face à un pro- blème fondamental dans son voisinage, tant demeurent prégnants les intérêts nationaux, et non politiques les mécanismes bruxellois.
Et loin, très loin, l’Amérique... Une Amérique finalement assez peu présente dans la crise, mais qui se voit, en un temps d’incertitude sur son propre positionnement stratégique, renvoyer la question fondamentale de ces 20 dernières années – qu’elle n’a pas plus que les autres les moyens de trancher : le système international retourne- t-il à grande vitesse vers une structure d’affrontement classique dont Moscou pourrait, avec Pékin, constituer l’épicentre ? Ou, bon an mal an, reste-t-il stable, avec de bons moyens d’amortir les cahots ici ou là inévitables ?
Sur l’ensemble de ces thèmes et bien d’autres encore, l’Ifri présente ici quelques brèves introductions à l’ensemble des débats ouverts par les événements ukrainiens. La crise ukrainienne ne fait que commencer.
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