Russie - Eurasie
L’Eurasie connaît de profondes mutations. Si le passé soviétique a laissé une empreinte durable, la Russie et les pays d’Europe orientale, d’Asie centrale et du Caucase du Sud ont leur propre trajectoire.
Sujets liés
Quel soft power pour la Russie ?
En Russie, le concept de « soft power » a été intégré dans le Concept de politique étrangère publié en 2013 par le ministère des Affaires étrangères. Le soft power russe cherche davantage à mobiliser des audiences qui entretiennent a priori des liens culturels et spirituels avec la Russie, ainsi qu’une vision du monde valorisant la défense du multilatéralisme et des « valeurs traditionnelles ».
Les pays nordiques face aux actions de la Russie en mer Baltique et à Kaliningrad
La perception est la même dans les pays nordiques : la Russie ne représente pas une menace imminente, mais ses actions inquiètent.
Minsk-Pékin : quel partenariat stratégique ?
Les relations sino-bélarusses se caractérisent par un décalage entre la qualité et la profondeur du partenariat politique et la réalité économique – plus limitée – de la coopération bilatérale.
Quelles perspectives pour la Crimée ?
Depuis l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014, le visage de la presqu’île a changé. Des milliers d’habitants ont fui, tandis que de nouveaux arrivants ont fait leur apparition, qu’il s’agisse d’Ukrainiens fuyant les combats dans l’est de leur pays ou de Russes.
Défense ukrainienne : une réforme difficile face à des défis multiples
Le conflit avec la Russie a mis en évidence l’état catastrophique de l’appareil de défense ukrainien.
Vivre avec la Russie
La Russie puise en partie sa force dans les erreurs et les illusions de l’Occident de l’après guerre froide.
The NPT and the Origins of NATO’s Nuclear Sharing Arrangements
La Russie a récemment accusé les Etats-Unis et leurs alliés au sein de l’OTAN de violer le Traité de non-prolifération (TNP), invoquant que ce dernier n’autoriserait pas les arrangements pour le partage du nucléaire actuellement en vigueur dans l’Alliance.
La stratégie d’influence informationnelle et numérique de la Russie en Europe
Le présent article s’intéresse à la stratégie informationnelle et numérique mise en place par la Russie à l’égard de l’Europe. Il étudie son contenu, ses instruments, ses infrastructures et ses techniques. Cette stratégie se divise en deux catégories complémentaires.
Un soft power d’Etat russe : la miagkaïa sila
Depuis la disparition de l’URSS en 1991, la Russie s’efforce de reconstruire une doctrine de politique étrangère marquée par l’affirmation de l’indépendance stratégique et le retour d’une forte volonté de puissance.
La Russie face à une nouvelle « question d'Orient »
Le spectaculaire retour de la Russie au Moyen-Orient fait écho à des intérêts nationaux très concrets. En manoeuvrant entre les acteurs de la région, Moscou pense aux problèmes caucasiens, se pose en partenaire fiable et nécessaire de l'Occident, et affiche l'efficacité de sa puissance militaire.
La Russie après les crises ukrainienne et syrienne
L'intervention en Syrie permet à Moscou d'imposer une nouvelle image de sa puissance : une force qui conteste le rôle central de l'Occident, en s'appuyant sur la modernisation de l'appareil militaire et le soutien de l'opinion. La Russie y a gagné un nouveau rôle, mais la question de base de ses relations avec les pays occidentaux reste ouverte.
La Russie face à une nouvelle « question d'Orient »
Le spectaculaire retour de la Russie au Moyen-Orient fait écho à des intérêts nationaux très concrets. En manoeuvrant entre les acteurs de la région, Moscou pense aux problèmes caucasiens, se pose en partenaire fiable et nécessaire de l'Occident, et affiche l'efficacité de sa puissance militaire.
L’Internet russe : la loi et l’ordre
L’internet russe est de plus en plus sous le contrôle de l’État, que ce soit pour la surveillance de la société, ou pour conforter une souveraineté numérique. Cette innovation n'est-elle pas de mauvaise augure pour les capacités d’innovation du pays dans ce domaine ?
Politique russe en Asie : d’une approche bilatérale à une stratégie globale
Dans les priorités stratégiques de la Russie, l’Asie a traditionnellement joué un rôle secondaire par rapport à l’Occident. Le rapprochement de la Russie avec la Chine et l’Inde a été esquissé au milieu des années 90 à l’initiative d’Evguéni Primakov, alors ministre des Affaires étrangères. Cependant, c’est la dégradation des relations entre la Russie et l’Occident en 2014 qui a poussé Moscou à amorcer son grand « tournant vers l’Asie ».
Le retour du risque géopolitique - Le triangle stratégique Russie, Chine, États-Unis
La dégradation rapide de l'environnement international est un constat aujourd'hui largement partagé par les décideurs publics et privés. Le triangle Russie-Chine-États-Unis est structurant pour l'environnement international et son analyse permet un parcours prospectif sur les risques auxquels sont et seront confrontées les entreprises européennes.
Que vaut l'armée russe ?
Les performances de l'armée russe en Ukraine et en Syrie ont surpris beaucoup d'observateurs occidentaux. Elles traduisent une remontée en puissance significative depuis les conflits en Tchétchénie et en Géorgie. L'industrie d'armement russe se modernise et l'armée se professionnalise. Toutefois, la situation économique du pays oblige le pouvoir à faire des choix et à délaisser certaines capacités. La puissance militaire russe doit donc être relativisée.
Cross-Domain Coercion: The Current Russian Art of Strategy
Cette note retrace l’évolution de l’approche russe de la dissuasion et de la coercition depuis la fin de la guerre froide, et y évalue la place tenue par les armes nucléaires, depuis les débats sur la « dissuasion nucléaire régionale » jusqu’à l’actuelle « doctrine Gerasimov ».
RAMSES 2016. L'Allemagne et la Russie dans la crise ukrainienne
Trump : le cauchemar ukrainien ?
Quand Donald Trump cherche à pousser l’Ukraine à la capitulation : deux mois après la scène du bureau ovale, nouvelle offensive du président américain contre Volodymyr Zelensky et les Ukrainiens. Le président américain veut imposer son plan qui prévoit notamment la reconnaissance par les Américains de la Crimée comme territoire russe.
Guerre en Ukraine : entre conditions impossibles et « méthode Gromyko », comment Vladimir Poutine entrave les négociations avec les États-Unis
Malgré les concessions à la Russie faites d’entrée par Donald Trump, les pourparlers de paix sont enlisés, et la seule avancée, l’accord sur l’arrêt des frappes visant les infrastructures, reste largement lettre morte.
Guerre en Ukraine : après le sommet de l’Elysée, l’envoi de troupes européennes sur le terrain reste dans les limbes
Emmanuel Macron a reconnu, lors d’une réunion de la « coalition des volontaires », jeudi à Paris, que l’initiative franco-britannique « ne fai[sai]t pas l’unanimité ». D’autant que la perspective d’un cessez-le-feu demeure incertaine.
Vladislav Sourkov et le "Nord Global" : "Poutine pense que l'Europe aurait intérêt à être proche de la Russie"
L’alliance Etats-Unis - Europe - Russie rêvée par le "cardinal gris" de Poutine paraît "incongrue" à court terme, explique la chercheuse Tatiana Kastouéva-Jean. Mais le rapprochement entre Moscou et Washington pourrait changer la donne.
« La désinformation, c'est une guerre sous le seuil de la conflictualité »
La chercheuse Amélie Férey a décrypté le vocabulaire des guerres hybrides actuelles, dont l'escalade verbale de Trump et Vance envers Zelensky le 18 février dernier est une illustration criante. Dans « La Story », le podcast d'actualité des « Echos », Pierrick Fay et son invitée expliquent comment les mots sont devenus une arme puissante.
citée dans Le Monde
Dimitri Minic : « Le Kremlin poursuit sa stratégie en prenant soin de l’ego de Trump »
L’appel entre Donald Trump et Vladimir Poutine a abouti à des concessions surtout symboliques de la part de Moscou. Pour Dimitri Minic, chercheur au Centre Russie/Eurasie de l’Ifri et docteur en histoire des relations internationales, le dirigeant russe entreprend « de flatter et de contenter Trump sans renoncer aux objectifs maximalistes ».
Trump : le grand chamboule-tout
« Tôt ou tard, Vladimir Poutine devra venir à la table des négociations ». C'est en ces termes que le premier ministre britannique, Keir Starmer, a démarré aujourd'hui son sommet par visioconférence avec vingt-cinq dirigeants alliés de l’Ukraine. Si Volodymyr Zelensky a accepté sans conditions un cessez-le-feu de trente jours, le maître du Kremlin semble en effet vouloir faire durer les choses. Poutine a prévenu qu’il restait des « questions importantes » avant un cessez-le-feu, au grand dam de Donald Trump qui veut que Moscou fasse taire les armes au plus vite. Sur le terrain, les troupes russes ont maintenant l'avantage après avoir repris des territoires contrôlés par l'Ukraine dans la région russe de Koursk.
Guerre en Ukraine : la France a-t-elle vraiment refusé toute voie diplomatique avec la Russie depuis trois ans, comme l’affirme LFI ?
Depuis une semaine, les leaders insoumis martèlent le même discours : Paris n’a fait qu’envoyer des armes à Kyiv, sans jamais favoriser, comme eux le réclament, une fin négociée de la guerre.
Sommes-nous à l'aube d'une nouvelle guerre froide ?
Face à la guerre en Ukraine, les Européens sont sommés de réagir. L'imprévisibilité de Donald Trump inquiète les autres gouvernements occidentaux. Va-t-on vers une deuxième Guerre froide, une Troisième Guerre mondiale ? Analyse de la situation internationale avec Thierry de Montbrial, fondateur et président de l'Institut français des relations internationales (Ifri) et auteur de "L'ère des affrontements" (Dunod).
"Russia New Energy Alliances: Mythology versus Reality"
"Past year has been marked not only with the Ukrainian crisis and unprecedented tensions in political relations between Russia and the West, but also with somewhat radical change of Moscow’s approach to international energy affairs. Widely promoted new energy partnerships with countries like China and Turkey were supposed to demonstrate that Russia has a choice of alternatives for mass-scale international energy cooperation, as compared to previous domination of European dimension, and if West wishes to cut ties with the Kremlin, Russia has somewhere else to go.
Does Russia really have an option of developing new international energy partnerships comparable in scale and significance to those with Europe as the consumer of energy, and with Western IOCs as key agents helping to secure further exploration and development of Russian oil & gas resources?"
"U.S. Foreign Policy and the Ukrainian Turmoil"
Les intervenants de la Conférence annuelle sur les Etats-Unis du 5 décembre dernier résument leurs propos dans une courte vidéo. Ici, Jeff Mankoff analyse les politiques mises en oeuvre par les Etats-Unis pour tenter de contenir la situation en Ukraine.
German, French, Polish and Russian Views on Russia’s Foreign Policy
The Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa) and the Centre Russie/NEI of Institut français des relations internationales (Ifri) have organized a closed seminar and and interviews about the "German, French, Polish and Russian Views on Russia’s Foreign Policy".
Ukraine : la crise commence
Il y aura un avant et un après. En Ukraine, en Russie, dans toute l’Europe, ailleurs.
La disparition de l’Ukraine comme entité souveraine – on en est plus près que jamais – serait un coup de tonnerre en Europe. Parce que l’espace qui lui survivrait serait très difficilement gérable, ouvrant le risque d’une longue guerre civile dans le style Balkans- années 1990. Et parce que la Russie est incapable de gérer seule cet espace où les Occidentaux n’ont guère l’envie de s’investir profondément.
Une Europe aux abonnés quasi-absents. La crise prend à contre-pied une Politique européenne de voisinage (PEV) brouil- lonne, éclaire l’impuissance militaire de l’Union de Lisbonne et son incapacité à s’entendre sur une stratégie commune face à un pro- blème fondamental dans son voisinage, tant demeurent prégnants les intérêts nationaux, et non politiques les mécanismes bruxellois.
Et loin, très loin, l’Amérique... Une Amérique finalement assez peu présente dans la crise, mais qui se voit, en un temps d’incertitude sur son propre positionnement stratégique, renvoyer la question fondamentale de ces 20 dernières années – qu’elle n’a pas plus que les autres les moyens de trancher : le système international retourne- t-il à grande vitesse vers une structure d’affrontement classique dont Moscou pourrait, avec Pékin, constituer l’épicentre ? Ou, bon an mal an, reste-t-il stable, avec de bons moyens d’amortir les cahots ici ou là inévitables ?
Sur l’ensemble de ces thèmes et bien d’autres encore, l’Ifri présente ici quelques brèves introductions à l’ensemble des débats ouverts par les événements ukrainiens. La crise ukrainienne ne fait que commencer.
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