Commerce international
Le commerce international a fortement augmenté à l'ère de la mondialisation. La pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine et la hausse des tensions géopolitiques entraînent une recomposition des chaînes de valeur.
Sujets liés
Accord UE-Maroc : une signature sur un territoire disputé
Il y a un an, l’Europe s’apprêtait à conclure un accord avec le Maroc sur les produits agricoles et issus de la pêche - un accord suspendu in extremis par la Cour de Justice de l’Union européenne, qui dénonçait alors une « violation du principe d'autodétermination » de la population sahraoui du Sahara occidental, et de sa représentation politique, le Front Polisario. Selon la cour, cet accord avec le Maroc revenait à nier les droits de cette population.
La Russie en Afrique, une puissance économique en trompe-l’œil
À l’offensive sur les plans diplomatique et sécuritaire en Afrique, la Russie investit aussi l’économie pour asseoir son influence. Avec des résultats contrastés.
Les droits de douane de Trump poussent l’Inde dans les bras de la Chine
New Delhi a refusé de céder aux exigences américaines, récoltant en représailles des droits de douane très élevés. Ce qui l’incite à se rapprocher de son grand voisin, la Chine, en dépit de leur conflit frontalier.
Chine-États-Unis, la désescalade ?
Cet été, la Chine et les États-Unis sont parvenus à une trêve commerciale avec une baisse considérable des tarifs douaniers. Vendredi, Xi Jinping et Donald Trump ont même échangé au téléphone sur plusieurs sujets comme le dossier TikTok. Un compromis bien loin de la loi votée sous Joe Biden pour interdire TikTok aux États-Unis. Alors assiste-t-on à une vraie désescalade entre les deux puissances ?
C'est une marche longue et laborieuse vers un sommet entre Donald Trump et Xi Jinping. En tribune, Xi s’est profilé en chef de file d’un « front anti occidental », en signe de défi décomplexé à Trump. Une démonstration de force devant les caméras de télévision, « flattant la fibre nationaliste, permettant de camoufler les difficultés réelles de l’économie intérieure », juge Marc Julienne, directeur du Centre Asie de l’Ifri.
cité par Sébastien Falleti dans Le Figaro
L’UE peut-elle sanctionner la Chine, comme le demande Donald Trump ?
Donald Trump souhaiterait que ses alliés sanctionnent la Chine pour affaiblir la Russie, en augmentant leurs droits de douane. Les Européens ne sont jamais allés aussi loin.
Chine-Inde : un rapprochement sous contrainte
En marge du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai, qui s’est déroulé du 31 août au 1er septembre, le Premier ministre indien Narendra Modi a rencontré le président chinois Xi Jinping. Cette deuxième rencontre en moins d’un an reflète la volonté des deux pays de renouer le dialogue après une longue période de tensions, consécutive aux affrontements frontaliers dans la vallée de Galwan en juin 2020.
La guerre au commerce au XXIe siècle. Enjeux et défis pour la Marine française
La guerre au commerce en mer, définie comme le ciblage des navires marchands ou des infrastructures économiques d’un adversaire, demeure une pratique persistante malgré son interdiction formelle dans certaines configurations depuis le XIXe siècle. Les récents événements en Ukraine (blocus russe des ports en 2022) et en mer Rouge (attaques houthis en 2023) illustrent la permanence de cette stratégie dans un contexte de maritimisation croissante des échanges mondiaux.
Le rapprochement Inde/Etats-Unis mis à mal
Sylvia Malinbaum, responsable de la recherche sur l'Inde au Centre Asie de l'Ifri est l'invité de Caroline Loyer dans "Le monde qui bouge". Elle décrypte l'évolution de la relation entre l'Inde et les États-Unis, ainsi que les conséquences des droits de douane américains pour l'Inde.
Accord sur les droits de douane : une désescalade dans la guerre commerciale avec les États-Unis ?
Après des mois de suspense sur les tarifs américains imposés aux marchandises européennes, les deux partenaires commerciaux se sont finalement entendus pour fixer ces droits de douane à 15%. Sur le papier, l’accord semble inégal. Mais l’Union Européenne avait-elle le choix que d’accepter ou non les conditions posées par les États Unis ? Peut-on parler d’une défaite politique européenne ? Pour répondre, Julie Gacon reçoit Sébastien Jean, professeur d'économie au Conservatoire National des Arts et Métiers et directeur associé de l'initiative Géoéconomie-géofinance de l'Ifri.
Droits de douane : qu'espèrent les Européens en échange de leurs concessions ?
Après des mois de suspense sur les tarifs américains imposés aux marchandises européennes, les deux partenaires commerciaux se sont finalement entendus pour fixer ces droits de douane à 15%. L’UE avait-elle le choix que d’accepter ou non les conditions posées par les Etats Unis ?
Droits de douane : l'Union européenne acte "une position de faiblesse" face aux États-Unis, explique Sébastien Jean sur RTL
Selon Sébastien Jean, directeur associé à l'Ifri et professeur au CNAM, l'Europe montre qu'elle "doit aussi se soumettre" aux États-Unis "d'un point de vue commercial".
Chine / Union européenne : un sommet tout juste symbolique?
Le 24 juillet 2025 est prévu, à Pékin, un sommet entre la Chine et l’Union européenne, initialement planifié pour célébrer le 50è anniversaire des relations diplomatiques entre les deux blocs. Le climat est tendu. Alors que l’agressivité commerciale de Donald Trump aurait pu encourager un rapprochement prudent entre Pékin et Bruxelles, c’est le contraire qui se passe.
Milei : rompre avec l'État
L’élection de Javier Milei en novembre 2023 vient bouleverser une démocratie argentine rétablie il y a quarante ans, toujours marquée par le souvenir de Juan Perón et fidèle au principe de la légitimité de l’État.
Les "deals" voulus par Donald Trump en Afrique : des accords gagnant-gagnant ?
On ne s’y attendait pas. Le président américain Donald Trump a accueilli cette semaine, lors d’un mini-sommet, les dirigeants de cinq pays d’Afrique. Un déjeuner de travail qui réunissait les présidents de Mauritanie, de Guinée-Bissau, du Libéria, du Sénégal et du Gabon. Thierry Vircoulon, chercheur associé au sein du Centre Afrique subsaharienne, revient sur cette rencontre inédite.
« Céder au chantage commercial américain serait une erreur »
Dans une tribune au « Monde », l’économiste Sébastien Jean estime que L’Europe reste une alliée économique majeure des Etats-Unis et qu’elle ne doit pas se diviser face aux exigences de Donald Trump.
"La politique incohérente des Etats-Unis a fissuré la confiance des marchés" : pourquoi Donald Trump repousse encore l'échéance sur ses tarifs douaniers
Le président américain a décalé au 1er août la date butoir à laquelle une surtaxe sur les droits de douane est censée s'appliquer pour de nombreux pays.
De sa création au sommet de Rio, comment les BRICS défendent les pays émergents
Les Etats membres des BRICS ainsi que leurs partenaires se rencontrent les 6 et 7 juillet à Rio de Janeiro sous la présidence du Brésil. Le bloc composé de vingt pays se retrouve annuellement pour des discussions politiques entre puissances du « Sud global ».
Le commerce mondial, entre tarifs et infrastructures portuaires
L’offensive tarifaire lancée par Donald Trump, le 2 avril dernier, a épaissi le « brouillard de la guerre commerciale » commencée lors de son premier mandat1. Depuis lors, le Président américain multiplie les provocations en prétendant que les droits de douane doivent permettre de combler l’abyssal déficit commercial des États-Unis et d’encourager la réindustrialisation du pays.
« Doux commerce », la fin d'une illusion ?
Donald Trump a-t-il lu De l’esprit des lois ? S’il l’a fait, les passages célèbres consacrés au commerce l’auront certainement amené à considérer le baron de Secondat et de Montesquieu comme un indécrottable idéaliste, loser patenté. Alors que chaque jour ou presque charrie son lot de menaces de droits de douane, agitées à tout propos à grands coups de majuscules sur les réseaux sociaux, l’idée d’un « doux commerce », pour reprendre le condensé popularisé par Albert Hirschman, sonne comme une douce plaisanterie.
La Smart City chinoise : nouvelle sphère d’influence ?
La « smart city », c’est-à-dire la ville « intelligente » ou « hyper-connectée », est devenue un sujet de recherche et de politique urbaine en vogue.
Contestation de la mondialisation : vingt ans après la « bataille de Seattle »
En 1999 à Seattle, la conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce a suscité d’importantes manifestations émaillées de violences. Vingt ans plus tard, il apparaît que les objectifs des manifestants n’ont pas été atteints. Le commerce international, en particulier, a connu un fort essor. Toutefois, la contestation et la colère ont pris de l’ampleur. Les populistes promouvant la démondialisation ont mieux su tirer profit du rejet de la globalisation que les altermondialistes.
Sommet Action Climat 2019 : les Nations unies se mobilisent pour une hausse des ambitions
À l’initiative d’António Guterres, Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), un grand Sommet sur la protection du climat se tiendra à New York le 23 septembre, veille de l’ouverture de la 74e session de l’Assemblée générale de l’ONU.
Désaccords commerciaux internationaux : au-delà de Trump
La guerre commerciale qui oppose les États-Unis à la Chine n’est pas seulement liée à l’impulsivité de Donald Trump. Ses racines sont en fait profondes et tiennent à trois changements structurels du système commercial multilatéral : le retournement des avantages comparatifs, le rôle désormais central de certains pays en développement et le rééquilibrage des puissances qui rend la coordination entre États difficile. Dans ce contexte, l’avenir du commerce mondial n’est pas encore écrit.
Les guerres commerciales de Trump : haro sur le multilatéralisme
Le multilatéralisme commercial établi après la Seconde Guerre mondiale avait pour objectif de prévenir les guerres commerciales. La création de l’Organisation mondiale du commerce en 1995 et la mise en place de son mécanisme de règlement des différends ont renforcé ce multilatéralisme. Aujourd’hui, Donald Trump multiplie les mesures protectionnistes et cherche à réduire l’OMC à l’impuissance. L’issue de la guerre commerciale actuelle est bien incertaine.
La France face aux Nouvelles routes de la soie chinoises
Le projet dit des « Nouvelles routes de la soie de la Chine » (ou « Une ceinture, une route », « Ceinture et route », « Belt and Road Initiative » en anglais – désigné « B&R » dans cette étude) lancé en automne 2013, est l’une des priorités du président Xi Jinping, qui a placé le concept au cœur de la politique intérieure et extérieure du pays. Le projet pourrait même rester d’actualité jusqu’en 2050, pour le centenaire de la République populaire de Chine (RPC), qui constitue une échéance importante pour le Parti communiste chinois (PCC).
Iran 2028, une rêverie politique
Le renforcement des sanctions américaines pourrait conduire à une aggravation des troubles intérieurs, en dépit d’une certaine libéralisation de la vie quotidienne. L’Iran adopterait dans un premier temps une posture internationale relativement discrète, maintenant le JCPOA, et tirant les conséquences d’un investissement extérieur aux bénéfices limités. L’inattendu pourrait bien venir, après la tentation conservatrice, d’une ouverture du régime iranien, à la fois en interne et en externe.
La région du Grand Mékong : terrain d'affrontement économique entre la Chine et le Japon ?
Plus qu'une compétition économique frontale, c'est une sorte de division du travail qui s'est mise en place entre Chine et Japon dans la région du Grand Mékong, avec des sphères d'influence distinctes, tant d'un point de vue géographique que sectoriel.
Le retour de l’ajustement : la crise des pays pétroliers d’Afrique centrale. Gabon et Congo-Brazzaville
Cette note vise à mettre en lumière le cycle d’ajustement à la fois financier, économique et politique affectant deux pétro-États d’Afrique centrale, le Gabon et la République du Congo (Congo-Brazzaville).
L'Occident face à la renaissance de la Chine. Défis économiques, géopolitiques et culturels
Face à un Occident atteint d’une forme de fatigue démocratique, la Chine poursuit résolument sa marche vers la superpuissance. Ce défi chinois, aujourd’hui économique et géopolitique, sera aussi à terme idéologique et culturel.
Avec sa visite en Inde, Emmanuel Macron veut créer "des ponts vers le Sud global", estime Sylvia Malinbaum
Sylvia Malinbaum, chercheuse, responsable de la recherche sur l'Inde et l'Asie du sud à l'Ifri, analyse les objectifs de la visite du président de la République en Inde, entre diplomatie et partenariats économiques.
"Les Européens sont lucides sur la proximité indo-russe" : l’Inde, multi-alignée mais qui achète français
Fidèle à sa tradition de non-alignement, New Delhi cultive une diplomatie d’équilibriste entre grandes puissances, tout en renforçant des partenariats stratégiques clés, notamment avec la France, dans un monde marqué par la domination sino-américaine.
Replay - Conférence avec Chris Wright, Secrétaire à l'Énergie des États-Unis
Reçu à l'Institut français des relations internationales, Chris Wright a exposé sa vision d'une politique énergétique américaine structurée autour de deux axes : la réalité humaine de l'accès à l'énergie, et une approche fondée sur les données chiffrées. Pour le Secrétaire, l'énergie constitue le fondement de la prospérité, de la santé et de l'allongement de l'espérance de vie à l'échelle mondiale. Sa doctrine repose sur une ambition de "dominance énergétique" américaine — non pas seulement l'indépendance, mais la capacité à produire massivement afin de réduire les coûts intérieurs, réindustrialiser le pays et soutenir les alliés des États-Unis.
Inde / France : un nouveau cap ?
Emmanuel Macron est en visite officielle en Inde pendant quatre jours. Objectif : le franchissement d’une nouvelle étape dans le partenariat entre les deux pays avec notamment l’achat confirmé la semaine dernière par l’armée de l’air indienne de 114 Rafale.
La dimension environnementale de l'accord Union européenne - Inde
Le 27 janvier 2026, l'Europe et l'Inde signaient un traité commercial en gestation depuis près de vingt ans. S'il satisfait les objectifs stratégiques des deux puissances, l'accord élude néanmoins les tensions soulevées par l'illibéralisme croissant du régime Modi ou par la proximité indo-russe.
Sommet UE-Inde : un accord commercial et stratégique historique sous condition ?
Une discussion exclusive organisée par Les Forums France Inde, autour des nouveaux accords signés entre l’Union européenne et l’Inde il y a quelques jours. Un débat éclairant pour comprendre les véritables enjeux du partenariat indo-européen dans un monde en recomposition.
Inde-UE : les enjeux de l'accord commercial
Sylvia Malinbaum, responsable de la recherche sur l'Inde au Centre Asie de l'Ifri revient sur l'accord commercial que l'UE vient de signer avec l'Inde, un accord à double dimension économique et politique, dont le bien-fondé est discutable à certains égards puisque l'Inde est un partenaire de longue date de la Russie.
Replay - L’économie européenne et ses entreprises face au risque géopolitique : approches croisées
Les tensions géopolitiques deviennent une contrainte et une source de risque majeure pour l’économie européenne et ses acteurs privés comme publics.
Perspectives pour 2026 : un nouvel ordre économique mondial ?
Depuis dix ans, entre le referendum sur le Brexit et le premier mandat de Donald Trump, la situation internationale ne cesse de se bouleverser. L'année 2026 commence, elle, par une attaque américaine contre le Venezuela et l’enlèvement de son président, Nicolás Maduro. Les États-Unis donnent-ils le ton d’un monde où seule compte désormais la force ?
L’Allemagne entre puissance et dépendance
Dès son arrivée au pouvoir, le chancelier Friedrich Merz a voulu marquer une rupture avec l’ère Scholz et réaffirmer le rôle de Berlin sur la scène européenne et internationale. Réarmement massif, retour du service militaire, coopération renforcée avec Paris, Londres et Varsovie, réflexion inédite sur la dissuasion nucléaire : ces initiatives dessinent une transformation de la posture stratégique allemande, au cœur de tensions géopolitiques, de fragilités internes et de recomposition des équilibres européens.
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.