Sociétés
L'existence d'une société civile internationale fait l'objet de débats théoriques. Par-delà ces débats, l'étude des sociétés demeure essentielle à la compréhension de la marche du monde.
De nouveaux lieux de consommation pour de nouvelles classes moyennes ? Les centres commerciaux à Abidjan
Depuis 2011 et la fin de la crise post-électorale, la Côte d’Ivoire renoue avec une croissance économique spectaculaire. Le pays et sa capitale attirent l’attention d’un nombre croissant d’investisseurs, et les « classes moyennes abidjanaises » sont largement publicisées et convoitées.
Terrorisme: Y-a-t-il un profil type ?
Invité de William Lemergie, Marc Hecker nous présente son étude "137 nuances de terrorisme. Les djihadistes de France face à la justice". Réalisée à partir de sources judiciaires, cette étude s'interroge sur les profils et les parcours de 137 individus radicalisés et condamnés dans des affaires de djihadisme.
Clélie Nallet : "Le terme de "classe moyenne" a été projeté sur le continent africain de l'extérieur"
La chercheuse au Centre Afrique subsaharienne de l'Institut français des relations internationales constate, dans un entretien au "Monde", que le concept de ce groupe intermédiaire est flou et diffère beaucoup selon les pays.
Au Burundi, "la dérive quasi-sectaire du régime du président Pierre Nkurunziza"
Entretien avec Thierry Vircoulon, chercheur associé au Centre Afrique subsaharienne de l'Institut français des relations internationales (Ifri).
Le président Pierre Nkurunziza, adepte d'une église évangélique, l'Eglise du Rocher, utilise la religion pour affermir son autorité et sa légitimité.
Turquie, Coalition, Kurdes : derrière les déclarations, trois forces acculées ?
Dorothée Schmid, directrice du programme Turquie/Moyen-Orient à l'Ifri, revient sur les déclarations françaises de soutien aux kurdes du PYD et leurs impacts, tant sur les relations inter-Alliés que sur les équilibres régionaux.
Qui sont les djihadistes français ?
Le chercheur Marc Hecker a analysé les profils et les parcours de 137 hommes et femmes jugés en France pour terrorisme islamique. En exclusivité, il dévoile à L'Express les résultats de son étude*.
Nouvel attentat, fiché S, renseignement, radicalisation. Mêmes questions, où sont les solutions ?
Après l’attentat perpétré dans l’Aude vendredi dernier, des questions se posent une nouvelle fois sur la prévention des actes terroristes, la surveillance et le renseignement des fichés S, la radicalisation. Quelles solutions pour lutter contre le terrorisme ?
Kurdistan syrien : jusqu'où ira Erdogan ?
A peine deux mois après le début de l'opération Rameau d'Olivier, la ville d'Afrin est tombée, et le président Erdogan a déclaré souhaiter poursuivre les opérations contre toutes les régions kurdes de Syrie. Dorothée Schmid, directrice du programme Turquie/Moyen-Orient à l'Ifri, se penche sur les objectifs turcs dans le nord de la Syrie et l'avenir du Rojava.
Les États au Moyen-Orient : crise et retour
Les révolutions arabes ont frappé des États dysfonctionnels qui se maintenaient basés sur l’usage récurrent de la violence. Mais elles ont aussi produit des réformes dans ceux qui ont tenu, et la redécouverte des vertus des États efficaces dans les pays ayant entrepris une transition démocratique, sans parler des revendications d’États des minorités. Les Occidentaux sont mal préparés à cette revitalisation d’une demande d’État qui passera par l’émergence des sociétés civiles et comporte encore bien des inconnues.
La crise en Catalogne, une fracture décisive
Le 1er octobre 2017, un référendum d’indépendance – déclaré illégal par le Tribunal constitutionnel espagnol – s’est tenu en Catalogne. 90 % des votants ont choisi l’indépendance. Après la proclamation de la « République de Catalogne », le chef du gouvernement espagnol a dissous le Parlement régional et convoqué des élections anticipées. Si les indépendantistes ont remporté ce scrutin, aucun camp ne sort vainqueur de la crise catalane. L’Espagne a désormais besoin d’une thérapie profonde.
Danser avec les États
Depuis les années 1990, l’Europe a connu un processus de fragmentation, et ses États les plus anciens subissent aujourd’hui des tentations sécessionnistes. Ailleurs, nombre d’intégrités territoriales ont volé en éclat et la mondialisation accouche, de fait, d’une multiplication des structures étatiques. Sur l’impuissance de nombre des nouveaux États rôde l’ombre des empires, mal disparus ou renaissants, et la sécession ne garantit pas le fonctionnement harmonieux des nouveaux États.
L'Égypte du général Sissi, entre réaction et aspirations révolutionnaires
L’élection présidentielle égyptienne du printemps 2018 aboutira selon toute vraisemblance au maintien au pouvoir d’Abdel Fattah Al-Sissi, l’opposition étant contrôlée de près. Pourtant, le bilan du chef de l’État est loin d’être bon. La situation sécuritaire de l’Égypte s’est dégradée, la pauvreté progresse et les libertés individuelles reculent. Les espoirs suscités par la révolution du 25 janvier 2011 ont cédé la place à de l’amertume, de la frustration et de la colère.
Écosse : nationalisme, immigration et retour des frontières
Le débat sur l’indépendance de l’Écosse s’est installé comme une problématique majeure dans le paysage politique britannique depuis une cinquantaine d’années. Le Brexit a relancé une question qui semblait réglée depuis l’échec du référendum du 18 septembre 2014. L’Écosse semble hésiter entre davantage d’autonomie et l’indépendance, hésitation alimentée par les incertitudes sur les négociations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, où les questions d’immigration figurent en bonne place.
Vote en Russie : les élections de 2011-2012, l’épouvantail du pouvoir russe
La contestation qui suivit les élections législatives de décembre 2011, entachées par la révélation de fraudes massives, reste une question sensible pour le Kremlin.
Les évolutions récentes de la pensée politique américaine
À l'occasion de la 10e édition du festival de Géopolitique de Grenoble, Laurence Nardon évoque les courants de pensée qui émergent et se renforcent aux deux extrêmes de l'échiquier politique américain.
États : quel nouveau souffle ?
Avec la mondialisation qui affaiblit leurs frontières et leurs souverainetés, les États seraient-ils désormais marginaux sur la scène du monde ? Le débat sur « la fin des États » a pu le laisser croire ; mais on assisterait plutôt à une prolifération des « désirs d’États », divers et contradictoires. Politique étrangère s’interroge sur le rôle et le destin de ces États, si différents selon leurs histoires et leurs environnements.
Les classes moyennes en Afrique, fable ou réalité ?
Interviewée pour l'émission Afrique Économie sur RFI, Clélie Nallet (chercheur au Centre Afrique subsaharienne de l’Ifri) nous éclaire sur les principaux enjeux que regroupe la catégorie.
Les classes moyennes africaines : la réalité derrière le concept
Interviewés pour l’émission Décryptage sur RFI, Clélie Nallet (chercheur au Centre Afrique subsaharienne de l’Ifri) et Jean-Philippe Berrou (Maître de conférences en Sciences économique à Sciences Po Bordeaux) nous éclairent sur les principaux enjeux que regroupe la catégorie.
Que représentent les classes moyennes africaines ?
Selon la Banque africaine de développement, 350 millions d’Africains feraient parti de la classe moyenne. L’échelle statistique utilisée afin de définir ces classes moyennes regroupe des réalités socio-économiques particulièrement variées et ouvre un certain nombre de questionnements.
Le djihadisme en France : esquisse de typologie
Sécurité & Stratégie, la revue du club des directeurs de sécurité et de sûreté des entreprises, consacre son n°4/2017 au terrorisme. Marc Hecker y signe un article sur le djihadisme en France.
1914-2014. La Grande Guerre et le monde de demain
1914 : l'enchaînement de Sarajevo. 2014 : l'enchaînement de Sébastopol ? À un siècle de distance, les crises européennes partent d'obsessions étrangement comparables ; pour déboucher sur des résolutions différentes. Le siècle qu'inaugure la Première Guerre mondiale a tout dessiné de notre temps : la sauvagerie des guerres techniques, l'illusion de l’entente des nations, un concept de sécurité collective qui peine à s'imposer, l'incertitude sur le destin d'une Europe à la puissance à la fois centrale et relative…
Le premier numéro 2014 de Politique étrangère projette l'héritage du premier conflit mondial sur notre avenir. De quelles formes de conflit sommes-nous aujourd'hui les héritiers ? Que faire du droit international ? L'Europe survivra-t-elle à son pacifisme actuel ? L'Asie est-elle le prochain champ d'affrontement des nouvelles puissances ? Le Moyen-Orient arrivera-t-il à digérer la fin des empires qui l'ont mis en coupe réglée ?
La nouvelle dynamique kurde
La "question kurde" s'impose de nouveau sur le devant de la scène proche et moyen-orientale.
Le salafisme en Allemagne : Un défi pour la démocratie
Même si les salafistes ne représentent en Allemagne qu’une petite partie de la population musulmane, ils déterminent une grande partie des débats sur l’islam.
Atatürk arabe : le poids de l'histoire
Les débats récents sur un "modèle turc" pour le monde arabe se sont surtout concentrés sur les réalisations de l'AKP en Turquie et son éventuelle proximité idéologique avec les partis issus de la mouvance des Frères musulmans.
Thaïlande : une révolution en marche ?
Alors que l’opposition appelle au blocus de Bangkok à partir du 13 janvier 2014, ce texte propose une mise en perspective des tumultes politiques qui secouent la Thaïlande ces derniers mois.
Les manifestations de Taksim vues par les médias arabes : le modèle turc à l'épreuve de la rue
Les réactions des médias arabes aux manifestations de » masse de juin 2013 en Turquie ont été immédiates, passionnées mais partagées. Elles confirment l’intérêt croissant des sociétés arabes pour les questions turques, mais aussi l’instabilité de l’image de ce pays dans la région.
Révolutions arabes et gaz de schiste : un mélange explosif
Les pays producteurs du Maghreb et du Moyen-Orient, traditionnellement-clé dans le paysage énergétique mondial, sont sous les feux de deux révolutions croisées : les révolutions arabes qui agitent la région, et la révolution énergétique, en d’autres termes, le bouleversement provoqué par les hydrocarbures non conventionnels, communément gaz de schiste, sur les marchés énergétiques mondiaux. Les réformes sont urgentes mais certains pays de la région sont plus conscients et mieux armés que d’autres pour faire face à la situation.
Les panneaux publicitaires à Abidjan : miroirs des marques, marqueurs des consommations. Publicité, consommation et banalisation culturelle dans une Afrique en croissance
Avec 5 % de croissance de son PIB en moyenne ces dernières années, le continent africain, longtemps méprisé par les investisseurs et les observateurs économiques internationaux, apparaît maintenant comme un continent d’opportunités pour les affaires et un relais de croissance indéniable pour des entreprises internationales affectées par la crise économique mondiale.
De quoi Snowden est-il le nom ?
Edward Snowden est celui par qui le scandale est arrivé. Que sait-on au juste de cet homme au visage juvénile né en juin 1983 ? Quels sont les ressorts psychiques et politiques de sa révélation du programme Prism ? Héros pour les uns, traître pour les autres, il reflète ce glissement de civilisation provoqué par la propagation des technologies de l’information et de la communication. Définissant la civilisation comme cette « aptitude à la transmission d’un ordre symbolique d’une génération à une autre », Alain Badiou déplore « la désorientation grandissante où se trouvent nos fils » auxquels ne serait plus proposé d’initiation. Or, la part étatique de l’initiation des fils s’est longtemps faite par le service militaire. Cette figure du maoïsme français explique, sans rire, que l’instabilité identitaire des fils d’aujourd’hui serait un symptôme, parmi d’autres, du dépérissement de l’État démocratique, amputé de ses fonctions symboliques d’initiation à la guerre. Première hypothèse : si Snowden nommait quelque chose, ce pourrait être le dépérissement de l’État américain, humilié par l’un de ses fils, décidé à révéler son hybris. Edward Snowden a bénéficié de multiples soutiens publics, notamment celui de Jürgen Habermas, qui a souligné son « courage civique exemplaire ». Seconde hypothèse : si Snowden nommait quelque chose, ce pourrait être l’aspiration à un espace public direct d’une génération de militants désormais prête à combattre toute restriction étatique en la matière, a fortiori lorsqu’elle émane de la première puissance mondiale, qui prétend être garante de la liberté d’Internet.
L’affaire Snowden rappelle aux naïfs que l’espionnage est un des plus vieux métiers du monde ; les progrès du libéralisme politique n’ont en aucun cas empêché la persistance d’une face cachée de l’État. Ils l’ont même accentuée. Plus profondément, si l’espionnage se révèle consubstantiel aux pouvoirs politiques les plus anciens, la création et le développement de services de renseignement, inscrits dans l’appareil d’État, sont étroitement liés à la modernité politique. Depuis plusieurs années, des mises en garde étaient formulées sur la tendance des régimes – autoritaires comme démocratiques – d’exercer une surveillance, un contrôle, voire une répression par voie numérique. L’affaire Snowden illustre la capacité de déstabilisation d’un individu sur l’ensemble du système diplomatique. C’est pourquoi il faut comprendre ses motivations profondes, ainsi que les réactions qu’il suscite. Edward Snowden défend une cause : divulguer des informations et documents pour dénoncer les ravages de la surveillance étatique, ainsi que les ententes entre les autorités américaines et de grands groupes privés. Dans ce domaine particulièrement sensible, toutes les manipulations sont évidemment possibles. Il n’en demeure pas moins que l’affaire Snowden signale l’apparition d’un différend fondamental entre sociétés civiles et États sur l’équilibre entre libertés individuelles et sécurité nationale. Vieux débat s’il en est, mais qui se structure aujourd’hui à l’échelle globale.
Les systèmes de santé en Algérie, au Maroc et en Tunisie : Des transitions inachevées
Pénuries fréquentes de médicaments, dépenses non remboursées, distances trop longues en milieu rural pour accéder à des services de soins, vétusté et inadaptation de certains équipements, les systèmes de santé des pays du Maghreb central traversent une crise.
Racisme : les États-Unis s'embrasent
Qualifiée de crime raciste, la mort de George Floyd, un homme noir tué par un policier à Minneapolis, a embrasé les grandes villes des États-Unis.
Pourquoi tant de violences policières aux États-Unis?
Lundi 25 mai, une nouvelle bavure policière a mis le feu aux États-Unis. Cette bavure, c’est celle qui a conduit à la mort de George Floyd, citoyen afro-américain de 46 ans, tué lors de son interpellation à Minneapolis. On a tous et toutes vu les images insoutenables de cet homme noir, plaqué au sol et étouffé par le policier Derek Chauvin, depuis inculpé pour «meurtre au 3e degré» et «acte cruel et dangereux ayant causé la mort».
Trump : la loi, l'ordre ... et l'armée
Aux États-Unis, alors que deux autopsies ont confirmé le décès par asphyxie de George Floyd, les tensions ne retombent pas. Des milliers de personnes ont décidé de braver le couvre-feu imposé par les autorités dans plusieurs grandes villes des États-Unis et les critiques se multiplient contre la ligne dure adoptée par Donald Trump qui entend réprimer ce qu'il qualifie de "terrorisme intérieur" par la force.
Violences, émeutes... la grande fracture américaine
Cette semaine, les États-Unis se sont embrasés. Lundi, George Floyd, un afro-américain de 46 ans est mort suite à son arrestation par la police, qui le soupçonnait de vouloir écouler un faux billet de 20 dollars.
Une vidéo de son arrestation montre un des policiers, Derek Chauvin, le maintenir au sol en appuyant son genou sur son cou. “Je ne peux pas respirer”, répète George Floyd dans cette position, en vain.
Accusé d'agression sexuelle, Biden peut-il être candidat dans l'ère post #MeToo?
Alors que Joe Biden a réussi à rassembler tout le camp démocrate autour de lui — il a reçu le soutien officiel de ses opposant·es de gauche Warren et Sanders mais aussi celui de Barack Obama — voilà que le serpent de mer des campagnes électorales américaines resurgit: les accusations de harcèlement sexuel.
L’Allemagne accélère son déconfinement, mais "il ne faut pas trop le fêter avant l'heure"
Angela Merkel, qui a déjà autorisé la reprise de la Bundesliga à la mi-mai, a annoncé, après une visio-conférence avec les ministres-présidents de régions, de nouvelle mesures de déconfinement mercredi. Une nouvelle qu'il ne faudrait pas "fêter avant l'heure", selon Hans Stark, le conseiller pour les relations franco-allemandes à l'IFRI, invité d'Europe 1 mercredi.
Etats-Unis, les sacrifiés de la santé
Après la diffusion du documentaire "Etats-Unis, les sacrifiés de la santé", Marina Carrère d'Encausse et ses invités débattent des faiblesses du système de santé aux Etats-Unis.
Coronavirus : comment les Allemands ont remporté la bataille
Nos voisins ont mieux géré la crise sanitaire que nous : grâce à leur politique de santé, les Allemands songent déjà au déconfinement.
France, qu’as-tu fait de ta santé ?
Retards dans les tests, équipements et organisation... À force de considérer la santé comme une dépense et non un investissement, la France s’est bien moins préparée que l’Allemagne pour gérer la crise du Covid-19.
Covid-19 et obésité, les États-Unis au croisement de deux épidémies
Grâce au confinement massif de la population, il semblerait que le nombre de personnes infectées par le coronavirus commence à se stabiliser dans plusieurs régions des États-Unis.
Ce lundi 13 avril, sept gouverneurs d'États du nord-est, dont New York, ont annoncé qu'ils allaient commencer à réfléchir ensemble à la manière dont le déconfinement pourrait s'organiser dans leurs États.
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.