Armement et technologies de défense
Les armées contemporaines se définissent de plus en plus par leur capacité à innover et intégrer des technologiques de pointe comme les cyberarmes, les systèmes spatiaux, ou encore les drones et l’intelligence artificielle, qui posent de nouveaux défis opérationnels et éthiques aux combattants.
Sujets liés
« Ce changement d'échelle est significatif et c'est un signal stratégique beaucoup plus fort et important que tout ce qu'on a pu voir à présent, notamment les discours de Poutine », précise Héloïse FAYET, chercheuse au Centre des études de sécurité de l'Ifri.
citée par Yves Bourdillon dans les Échos
Guerre en Ukraine : "Les missiles à longue portée redeviennent un outil de compétition stratégique"
La maîtrise des frappes dans la profondeur est un impératif pour les guerres d’aujourd’hui et celles de demain, comme le soulignent les chercheurs Héloïse Fayet et Léo Péria-Peigné, de l’Ifri. Cela faisait des mois que les Ukrainiens attendaient cela. La Maison-Blanche les a enfin autorisés à utiliser un missile longue portée américain, l’ATACMS, pour frapper des positions en profondeur dans le territoire russe. Mais avec un bémol : cela devra se limiter, dans un premier temps, à la zone où l’armée ukrainienne a traversé la frontière, dans la région de Koursk. L’épisode vient rappeler que l’utilisation d’armes à longue portée est une clé du conflit pour les belligérants.
Laure de Roucy-Rochegonde, docteure en Sciences Politiques
Ce mardi 19 novembre, l’invitée de 8h15 était Laure de Roucy-Rochegonde, docteure en Science politique, directrice du Centre géopolitique des technologies de l'Ifri, chercheuse associée au Centre de recherches internationales (CERI, Sciences Po/CNRS), auteure de « La guerre à l'ère de l'intelligence artificielle : quand les machines prennent les armes », aux Presses Universitaires de France.
La frappe dans la profondeur : un nouvel outil pour la compétition stratégique ?
Atteindre la profondeur du dispositif ennemi pour l’affaiblir et faciliter l’obtention d’un résultat opérationnel ou stratégique est un objectif majeur des armées. Quels sont les moyens nécessaires pour mener des frappes dans la profondeur dans un double contexte de haute intensité et de renforcement des défenses adverses ?
Robots tueurs, essaims de drones armés… Le champ de bataille à l’heure de l’intelligence artificielle
Une nouvelle course à l’armement est engagée autour des armes autonomes (drones, chars ou robots sentinelles) capables de choisir des cibles et de tirer sans intervention humaine. Pour les industriels de la défense, la guerre en Ukraine sert de laboratoire pour tester ces nouvelles technologies.
Laure de Roucy-Rochegonde et la guerre à l'ère de l'intelligence artificielle
Laure de Roucy-Rochegonde est docteur en sciences politiques. Elle signe un ouvrage qui pose des questions vertigineuses ; « La guerre à l'ère de l'intelligence artificielle », ou comment les armes sont en train de devenir autonomes, ce qui pourrait avoir un impact majeur sur les conflits futurs.
Les hélicoptères ont-ils encore un avenir ?
Alors que les combats en Ukraine ont mis en évidence la vulnérabilité des hélicoptères dans les conflits de haute intensité, le Collimateur se penche sur les perspectives pour l’usage de ces équipements avec Isabelle Dufour (Eurocrise), émission coanimée avec Élie Tenenbaum.
Intelligence artificielle, guerre et robots tueurs
Interrogée par Stéphane Jourdain dans l'émission « La tech la première » sur France Inter, Laure de Roucy-Rochegonde revient sur les usages actuels de l'intelligence artificielle dans le cadre des conflits armés en Ukraine et à Gaza.
La guerre à l'ère de l'intelligence artificielle
Dans son récent ouvrage « La guerre à l'ère de l'intelligence artificielle » paru en octobre, Laure de Roucy-Rochegonde s'interroge sur la façon dont l'intelligence artificielle et les armes autonomes peuvent remettre en cause le contrôle humain, politique et juridique, de l'usage de la force.
« Sur le champ de bataille, l’IA dépasse les attentes des militaires »
« Entretiens de l’IA ». Pour Laure de Roucy-Rochegonde, autrice de « La Guerre à l’ère de l’intelligence artificielle », l’apparition d’armes plus autonomes peut remettre en cause le contrôle de l’usage de la force.
Guerre robotisée : quel cerveau pour commander l’usage de la force ? L’humain ou l’artificiel ?
Les armes dotées de fonctionnalités autonomes se multiplient et rendent de plus en plus complexes le « contrôle de la force » par les États. Reste que l’outil de l’intelligence artificielle peut permettre de mieux discerner les cibles et d’économiser les pertes humaines. Mais à force de déléguer des compétences à la machine et à l’IA, les États ne perdent-ils pas la main ? « Le livre très complet de l’experte Laure de Roucy-Rochegonde (PUF), « La guerre à l’ère de l’Intelligence artificielle », est pour le moins pessimiste.
La guerre à l'ère de l'intelligence artificielle
Les progrès fulgurants des techniques d'intelligence artificielle et de la robotique, et surtout leur application au domaine de la défense, font entrevoir l'émergence de nouveaux types de robots militaires, rendus toujours plus autonomes, c'est-à-dire capables de recourir à la force de leur propre chef. Les « robots tueurs » soulèvent néanmoins de nombreuses questions : ces moyens de guerre permettant de ne pas exposer l’humain peuvent-ils être pleinement contrôlés ? Qu’implique le recours à ces technologies ?
Replay - Géopolitique de l'IA - Conférence de l'Ifri à La Sorbonne
À l’occasion de la publication du dossier spécial de Politique étrangère sur l'Intelligence artificielle, l'Ifri a organisé une conférence à la Sorbonne en présence de trois des auteurs de ce dossier.
Des drones tueurs aux bombes à sous-munitions, les guerres en Ukraine et à Gaza déplacent les lignes éthiques
Certaines armes autrefois considérées comme inacceptables sur le plan éthique, voire interdites par des dizaines de pays, sont désormais largement employées, parfois guidées par des algorithmes. Sans que cela semble causer d’émoi planétaire.
L’œil de Castex. À bord de la frégate « Bretagne » dans la région stratégique de l’Indopacifique
Céline Pajon, réserviste citoyenne de la Marine nationale et responsable des activités Japon et Indopacifique au centre Asie de l’Institut français des relations internationales (Ifri), a embarqué sur la frégate multimission (Fremm) « Bretagne » lors de son passage en mer de Chine méridionale. Avec Marc Julienne, directeur du centre Asie de l’Ifri, elle revient sur les enjeux de ce déploiement au long cours.
Les défis de l'OTAN face aux nouvelles technologies : entretien avec le Général Philippe Lavigne
Entretien avec le général Philippe Lavigne, ancien Commandant Suprême Allié Transformation de l'OTAN.
OTAN : 75 ans de solidarité stratégique (replay)
Guerre en Ukraine, partage du fardeau entre Alliés, désengagement des Etats-Unis de l'Europe, nouveaux domaines de conflictualité... Alors que l'Alliance vient de fêter ses 75 ans et que l'ère Stoltenberg touche à sa fin après dix ans la tête de l'organisation, l'agenda de l'OTAN témoigne de la diversité de ses domaines d'actions mais aussi des différentes perceptions des Alliés sur l'ensemble de ces enjeux.
Au lendemain du sommet de Washington, cette conférence réunissant diplomates, militaires et chercheurs a pour ambition d'analyser les perspectives à court et moyen terme pour l'Alliance atlantique.
Que signifie l’aide militaire accordée par les États-Unis à Taïwan ?
Alors que Xi Jinping plaide pour la « réunification complète », le président américain Joe Biden accorde une aide de plus d’un demi milliard de dollars à Taïwan. Ces dernières années, le soutien américain s’est intensifié et le camp démocrate s’empresse de poursuivre sur cette dynamique avant l’élection présidentielle.
La Chine a mené son premier essai de missile balistique hors de ses frontières depuis 1980
Pékin, qui disposerait d’environ 500 têtes nucléaires, avait réorganisé sa force missilière à l’été 2023 après d’importants scandales de corruption.
EUDIS, HEDI, DIANA : que se cache-t-il derrière trois acronymes de l'innovation de défense ?
En Europe, alors que la guerre d'agression de la Russie contre l'Ukraine montre peu de signes d'apaisement, un écart persistant subsiste entre les besoins en matière de sécurité et les dépenses de défense. Conformément à un engagement de 2006, inscrit lors du sommet de l'OTAN au Pays de Galles en 2014, les membres de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) doivent consacrer au moins 2 % de leur produit intérieur brut (PIB) national à la défense, dont 20 % doivent être investis dans l'équipement ainsi que la recherche et le développement. En 2024, seuls 23 Alliés sur 32 devraient atteindre ou dépasser cet objectif, bien qu'il s'agisse d'une amélioration notable par rapport aux trois pays en 2014. Ce total inclut les États-Unis (US), qui consacrent 3,38 % de leur PIB à la défense, représentant près de 70 % de l'ensemble des dépenses de défense des membres de l'OTAN.
Tensions Dassault-Airbus, intérêts divergents… Qu’est-ce qui cloche avec « l’avion de chasse du futur » européen, le Scaf ?
Considéré comme « l’un des plus importants programmes européens de défense des décennies à venir », le projet d’avion de chasse du futur Scaf, porté par la France, l’Allemagne et l’Espagne, peine à décoller, notamment en raison de divergences entre industriels.
Face à Poutine : la France se réarme ?
À la veille de la Fête nationale, le président Emmanuel Macron a annoncé une augmentation inédite du budget de la Défense : 3,5 milliards d’euros supplémentaires en 2026, puis 3 milliards l’année suivante. L’effort financier vise à atteindre, d’ici 2027, un budget de près de 64 milliards d’euros, soit presque le double de celui d’il y a dix ans. Un tournant stratégique assumé dans un contexte où les certitudes d’hier s’effritent, y compris au sein des alliances occidentales.
Armée : une nouvelle stratégie de défense pour la France ?
Il avait promis des annonces fortes : à la veille du 14 juillet, Emmanuel Macron a esquissé un nouveau cap pour la défense française, alors que Moscou, selon le chef d’état-major des armées, considère désormais la France comme son principal adversaire en Europe.
Iran-Israël : 40 minutes pour comprendre
Alors que le conflit entre Israël et l'Iran entame sa sixième journée, les intentions de Donald Trump restent obscures. Les États-Unis vont-ils intervenir ? Jusqu'où ira Benyamin Netanyahou ? Le régime iranien peut-il chuter ? Retour sur les enjeux de cette guerre entre les deux puissances ennemies.
Israël engage une opération militaire d’une ampleur jamais vue contre l'Iran
Rising Lion, une opération digne de la bataille d’Angleterre, d’une ampleur jamais vue depuis la Seconde Guerre mondiale. Pour frapper l’Iran dans la nuit de jeudi à vendredi 13 juin, Israël a engagé plus de deux cents avions. Une opération dont le secret avait été bien gardé.
Iran / Israël : le Moyen-Orient au bord d’une guerre totale ?
Le Moyen-Orient s’embrase à nouveau, avec l’ouverture d’un nouveau front entre Israël et l'Iran. Alors que l'État hébreux a frappé les installations nucléaires iraniennes et que Téhéran riposte à coup de drones. Essayons de comprendre comment on en est arrivé là.
Dôme d'or : Trump relance la guerre des étoiles
Un "dôme d’or", reposant sur un réseau de satellites capables d’intercepter des missiles jusque dans l’espace : tel est le projet titanesque porté par Donald Trump pour renforcer la défense des États-Unis d’ici la fin de son mandat.
« Dôme d’or » : Trump précipite-t-il le monde dans la militarisation de l’espace ?
Mardi 20 mai, Donald Trump a esquissé les contours du projet « dôme d'or ». Calqué sur le « dôme de fer » israélien, la version américaine ambitionne de protéger les États-Unis grâce à un maillage de satellites capables de détecter et de neutraliser tous types de missiles. Un système qui rappelle l'Initiative de défense stratégique de Ronald Reagan, un projet avorté qui avait participé à l'assèchement économique du rival soviétique dans les années 1980.
Course à l’armement dans l’UE : des budgets en hausse, des capacités inégales
On observe ces dernières années un réarmement progressif des pays membres de l’UE et les budgets de défense sont globalement à la hausse. Si la France possède la seconde armée la plus importante de l’UE, elle peinerait aujourd’hui à déployer plus d’une brigade et à en assurer la relève par une unité équivalente.
Retour des armes à sous-munitions : la note explosive du think tank Ifri
Face à la menace russe, le recours aux armes à sous-munitions est à nouveau sur la table en Europe. Sans revenir sur ses engagements internationaux, la France pourrait accroître sa puissance de feu en utilisant des munitions non prohibées par les textes, estime une note de l’Ifri.
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.