Sécurité - Défense
Sous l’effet de la compétition stratégique mondiale, les enjeux de sécurité et de défense sont marqués par le retour des guerres majeures et de la dissuasion nucléaire, la transformation du terrorisme et la course aux technologies militaires.
Sujets liés
Procès du 13-Novembre : la déradicalisation en question
Depuis 2015 les attentats djihadistes ont continué à faire de nombreuses victimes en Europe et à travers le monde et la menace perdure. Le suivi des djihadistes condamnés et la prévention du rebasculement dans la violence sont des enjeux essentiels. Accents d’Europe reçoit Marc Hecker, directeur d’études et de valorisation à l’IFRI.
Les services de renseignement, mieux armés face au terrorisme ?
Le mercredi 8 septembre, s'est ouvert à Paris le procès des auteurs et complices des attentats du 13 novembre 2015, avec plus de 1800 parties civiles, 330 avocats, et quatorze accusés présents sur vingt. Ce samedi marque aussi le 20e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, qui avaient fait 2 996 victimes dont 19 terroristes.
Les djihadistes peuvent-ils gagner ?
Les attentats du 11 septembre 2001 furent un choc incommensurable pour l’Amérique. Le président des États-Unis, George W. Bush, compara cet événement à l’attaque-surprise de Pearl Harbor en 1941.
Vers la fin de vingt ans de guerre contre le terrorisme ?
Vingt ans après le 11 Septembre, le bilan de la « guerre contre le terrorisme » est contrasté : lourd coût financier et humain, affaiblissement des « centrales » mais diffusion des implantations, fatigue des guerres sans fin…
Le monde du djihâd
Quelles seront les conséquences de la victoire des Talibans en Afghanistan sur le djihâd mondial ? Il y a trois semaines, déjà, Kaboul tombait aux mains des Talibans. Stupéfaits, nous assistions en direct, jour après jour, à la défaite de la première puissance du monde par ceux-là même qu'elle avait entrepris d'éradiquer vingt ans auparavant.
Départ des Américains de Kaboul: «Un scénario catastrophe», selon Marc Hecker (Ifri)
Vingt ans après le 11-Septembre et le déclenchement de la guerre contre le terrorisme, épisode humiliant pour les États-Unis : les talibans sont de retour à Kaboul. Une reconquête du territoire à vitesse éclair en forme de revanche pour ceux qui avaient été chassés du pouvoir en 2001. Illustration de l’échec de la guerre globale contre le terrorisme qui avait suivi le traumatisme des attentats de 2001.
Terrorisme : le France toujour menacée ?
Depuis le 13 novembre 2015, les attentats n'ont jamais vraiment cessé. 17 attentats ont été commis avec au total 124 morts. Quel est l'état des menaces terroristes en France ?
Attentats de novembre 2015 : « Le 13 novembre a une place à part dans l’histoire du terrorisme dans notre pays »
« Jamais avant le 13 novembre, on n’avait vu, dans un pays européen, d’attaques terroriste de cette nature », estime Marc Hecker, (1) directeur de la recherche à l’Institut français des relations internationales (Ifri). Si ces attentats ont renforcé la logique d’une réponse militaire au terrorisme international, ce spécialiste estime qu’on ne peut pas faire de comparaison avec les attaques du 11 septembre.
Comment Daech a tenté de s'implanter en Afghanistan
Dans La Guerre de vingt ans – Djihadisme et contre-terrorisme au XXIᵉ siècle (Robert Laffont, 2021), Marc Hecker et Élie Tenenbaum, deux chercheurs à l'Institut français des relations internationales et spécialistes des questions de défense et de terrorisme, font la rétrospective de deux décennies de lutte contre le terrorisme. Le livre s'ouvre sur les attentats du World Trade Center du 11 septembre 2001 pour s'achever aujourd'hui. Nous publions ici un extrait de la quatrième partie de l'ouvrage, titrée «Le retour du calife (2014‑2017)».
Terrorisme, vingt ans après - RAMSES 2022
À l'occasion de la parution de RAMSES 2022, nous avons posé trois questions à Élie TENENBAUM, directeur du Centre des études de sécurité de l'Ifri.
La chute de Kaboul va-t-elle marquer un tournant de la guerre contre le terrorisme ?
La guerre d’Afghanistan, lancée par l’administration Bush en 2001, était censée éradiquer le terrorisme islamiste à ses racines. Anne-Clémentine Larroque et Marc Hecker, tous deux spécialistes de la question islamiste en discutent avec Antoine Garapon.
« La responsabilité de l’élite afghane ne doit pas être éludée », selon Élie Tenenbaum
Pour le chercheur Élie Tenenbaum (IFRI), le départ du dernier soldat américain d’Afghanistan vient clore deux décennies de guerre contre le terrorisme. Il analyse les perspectives d’un pays désormais aux mains des talibans. Entretien.
DOSSIER RAMSES 2022 : Le monde en questions
Déstabilisations et rivalités régionales, vingt ans de terrorisme international, approche de la COP26, ambitions chinoises, avenir de l'Union européenne, tempêtes africaines, recompositions moyen-orientales... : la scène internationale entre fusion et confusion.
Le spécialiste du terrorisme Marc Hecker : "L'Etat islamique va devenir un défi pour les talibans"
Bien qu'affaibli et visé par une frappe américaine samedi, le groupe terroriste Etat islamique (ou Daech) pourrait tirer profit du chaos actuel en Afghanistan.
Afghanistan : « On n'en a pas fini avec le terrorisme, quand bien même Biden voudrait fermer la parenthèse »
Auteur avec Elie Tenenbaum de « La guerre de vingt ans », qui a reçu le prix 2021 du livre de géopolitique, Marc Hecker revient sur le terrorisme djihadiste en Afghanistan après les attentats à l'aéroport de Kaboul.
Qui est l'État Islamique en Afghanistan ?
Ce groupe a revendiqué l'attaque à l'aéroport de Kaboul qui tué 85 personnes, dont 13 militaires américains. Onze jours après la chute de Kaboul aux mains des talibans, les attaques terroristes se poursuivent. Aux abords de l'aéroport, dans le chaos causé par les évacuations, un kamikaze s'est faufilé le 26 août.
L'Etat islamique du Khorasan, les terroristes les plus sanguinaires d'Afghanistan
L'Etat islamique (EI) a tragiquement refait parler de lui, jeudi, à l'aéroport de Kaboul, avec son double attentat suicide ayant causé la mort de 13 soldats américains, en plus de celle de dizaines de civils. Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière subie par les Etats-Unis en Afghanistan depuis le 6 août 2011 - les talibans avaient abattu ce jour-là un hélicoptère Chinook (30 militaires tués).
Daech : le chaos et la terreur
L’horreur a franchi un nouveau seuil hier à Kaboul. Un attentat a été perpétré à proximité immédiate de l’aéroport de la capitale de l’Afghanistan. Deux explosions ont retenti. L’une près de la porte d'Abbey, l'un des accès principaux à l'aéroport, la seconde, vraisemblablement au niveau de l'hôtel Baron, où siège la délégation britannique en Afghanistan.
Afghanistan : Daech, une menace pour la population, les Etats-Unis... et les talibans
Un double attentat suicide revendiqué par le groupe djihadiste Etat islamique a fait des dizaines de morts, dont 13 soldats américains, à l'aéroport de Kaboul. Les informations sur les menaces d'un attentat visant les opérations d'évacuation en Afghanistan se sont révélées exactes.
L’ancrage de la Garde nationale sur le territoire : quel bilan ?
La Garde nationale, née dans le sillage des attentats de 2015 et 2016, visait à renforcer le lien armée-nation sur tout le territoire, en rassemblant sous une même appellation les réserves des forces armées, de la Gendarmerie nationale et de la Police nationale.
La bleuite, le virus du soupçon
Aujourd’hui dans Affaires sensibles : la bleuite, l’épidémie du soupçon qui a décimé le FLN algérien. Avec :
- Jean-Paul Mari grand reporter et écrivain
- Élie Tenenbaum Historien, spécialiste de sécurité internationale et de l’histoire des relations internationales
Ukraine: le soutien militaire mesuré de la France
Le 19 novembre dernier, dans un entretien au JDD, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, assurait que la France se trouve « dans les cinq premiers pays » en matière d'aide militaire. Pourtant, une note de l'Ifri, l'Institut français des relations internationales, publiée ce mardi matin, nuance cette position. Si la France, souligne Léo Péria-Peigné, auteur de la note, a bien donné des systèmes de pointe comme les canons Caesar ou les systèmes de défense antiaérienne Crotale, le soutien militaire français à l'Ukraine interroge lorsqu'il est comparé à ceux de nations similaires, comme le Royaume-Uni, l'Allemagne et la Pologne, indique le chercheur.
Une production d’armes en rafale
Comment la guerre en Ukraine rebat-elle les cartes pour l'industrie de la défense ?
Avec
- Lucie Béraud-Sudreau Directrice du programme de recherche « Armement et dépenses militaires » au Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI).
- Léo Péria-Peigné chercheur au Centre des études de sécurité de l’IFRI (Institut français des relations internationales)
Guerre en Ukraine : pourquoi la France livre si peu d'armes à Kiev
Avec minutie, depuis l'invasion russe du 24 février, les chercheurs du groupe de réflexion allemand Kiel Institute évaluent l'aide militaire fournie à l'Ukraine. Le classement qu'ils en tirent est loin d'être à l'avantage de la France. Celle-ci a beau disposer de l'une des armées les plus puissantes d'Europe occidentale - plus grand effectif et deuxième budget derrière l'armée britannique -, elle ne pointait, en octobre, qu'au 13e rang financier (216 millions d'euros). Loin derrière le trio de tête, formé des Etats-Unis (27,6 milliards), du Royaume-Uni (3,7 milliards) et de la Pologne (1,8 milliard, essentiellement pour du matériel d'origine soviétique).
Armement : les leçons de la guerre en Ukraine
Cela fait plus de neuf mois que la Russie a envahi l'Ukraine. Un conflit à haute intensité où plus de 60.000 obus ont été tirés en une seule journée au plus fort de la guerre. Quels sont les pays fournisseurs d'armes ? Que révèle ce conflit sur nos capacités d'armement et celles de nos voisins ?
Guerre en Ukraine : les canons livrés à Kiev par les pays occidentaux subissent une usure accélérée
Des centres de maintenance sont créés en Slovaquie ou en Pologne pour réparer les dommages causés à certaines unités par les missiles russes, mais surtout par les contraintes d’un conflit dit de « haute intensité ».
L’Iran au seuil de ses ambitions nucléaires
Téhéran a de nouveau progressé dans son programme nucléaire : la République islamique enrichit désormais de l’uranium à 60% dans un deuxième site, celui de Fordo, qui a la particularité d’être profondément enfoui sous terre. Cette accélération survient alors qu’il n’y a plus de négociations pour un nouvel accord nucléaire. Et alors que l’isolement de l’Iran s’accroît en raison de la répression du mouvement de contestation qui dure depuis le mois de septembre.
Femme, vie, liberté : révolution à l’iranienne
480 morts et 16 800 arrestations en deux mois. Tandis que le slogan "Femmes, Vie, Liberté" résonne dans l'hémicycle à quelques jours de la journée internationale contre les violences faites aux femmes, Téhéran passe un nouveau cap vers l’arme nucléaire annonçant produire de l’uranium enrichi à 60 %.
Avec la guerre en Ukraine, le retour à l’ambiguïté stratégique, principe indispensable de la doctrine nucléaire
Plonger l’ennemi dans l’incertitude sur ce que sont nos intentions ou ce que sera notre riposte : l’ambiguïté stratégique est une pratique très ancienne, déjà théorisée dans L’Art de la guerre, du Chinois Sun Tzu, au VIe siècle avant notre ère. Si cette notion n’est pas liée à la seule dissuasion nucléaire, elle y trouve néanmoins sa pleine dimension en raison des enjeux et des risques propres à l’arme atomique.
Nucléaire iranien : Avec un uranium enrichi à 60 %, l'accord pourrait « être mort »
Le gendarme du nucléaire sermonne, l’Iran riposte. Ces derniers jours, la tension est montée d’un cran entre l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et Téhéran. Face aux critiques sur « son manque de coopération », cette dernière a annoncé avoir commencé, ce mardi, la production d’uranium à 60 % et qu’elle allait limiter les visites des inspecteurs de l’agence onusienne sur son territoire. La décision del a République islamique inquiète la communauté internationale, qui n’a pas manqué de réagir. Mais alors qu’il fait face aux révoltes internes dues aux manifestations liées à la mort de Mahsa Amini, l’Iran semble déterminé à avancer sur le nucléaire. 20 Minutes fait le point avec Héloïse Fayet, chercheuse spécialiste des doctrines de prolifération nucléaire.
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