Sécurité - Défense
Sous l’effet de la compétition stratégique mondiale, les enjeux de sécurité et de défense sont marqués par le retour des guerres majeures et de la dissuasion nucléaire, la transformation du terrorisme et la course aux technologies militaires.
Sujets liés
Moyen-Orient : ce qui change | Une leçon de géopolitique
Depuis l'attaque perpétrée par le Hamas le 7 octobre 2023 sur le territoire isréalien, le Moyen-Orient n’en finit plus de connaître des crises à répétition.
Dôme d'or : Trump relance la guerre des étoiles
Un "dôme d’or", reposant sur un réseau de satellites capables d’intercepter des missiles jusque dans l’espace : tel est le projet titanesque porté par Donald Trump pour renforcer la défense des États-Unis d’ici la fin de son mandat.
« Dôme d’or » : Trump précipite-t-il le monde dans la militarisation de l’espace ?
Mardi 20 mai, Donald Trump a esquissé les contours du projet « dôme d'or ». Calqué sur le « dôme de fer » israélien, la version américaine ambitionne de protéger les États-Unis grâce à un maillage de satellites capables de détecter et de neutraliser tous types de missiles. Un système qui rappelle l'Initiative de défense stratégique de Ronald Reagan, un projet avorté qui avait participé à l'assèchement économique du rival soviétique dans les années 1980.
Même les fanatiques de la défense antimissile américaine reconnaissent que la coordination de l’architecture envisagée est impossible en trois ans, même en dix ans.
citée par Elise Vincent sur Le Monde
Course à l’armement dans l’UE : des budgets en hausse, des capacités inégales
On observe ces dernières années un réarmement progressif des pays membres de l’UE et les budgets de défense sont globalement à la hausse. Si la France possède la seconde armée la plus importante de l’UE, elle peinerait aujourd’hui à déployer plus d’une brigade et à en assurer la relève par une unité équivalente.
Retour des armes à sous-munitions : la note explosive du think tank Ifri
Face à la menace russe, le recours aux armes à sous-munitions est à nouveau sur la table en Europe. Sans revenir sur ses engagements internationaux, la France pourrait accroître sa puissance de feu en utilisant des munitions non prohibées par les textes, estime une note de l’Ifri.
Chine : les craintes d'invasion de Taïwan sont-elles justifiées ?
"Tonnerre dans le détroit" : c’était début avril et c’était le nom d’un exercice militaire chinois autour de Taïwan.
Ukraine : ce que peuvent les négociations [Le Casque et la Plume #12]
Alors que des négociations s’ouvrent une nouvelle fois à Istanbul entre la Russie et l'Ukraine, le « Casque et la plume » revient sur leurs perspectives et le rapport de force, avec Rym Momtaz, Ulrike Franke et Élie Tenenbaum.
Armes du futur : un boom technologique
Alors que la guerre fait rage à ses portes et que son allié américain menace de se désengager, l’Europe fait le choix du réarmement. Comment le militaire européen s’empare-t-il des nouvelles technologies ?
« Nous n'en sommes qu'au début des réflexion avec les Européens. La question du nombre de têtes est prématurée. Beaucoup de choses sont déjà possibles avec notre arsenal, qui n'est pas dimensionné par rapport à ce que l'on veut protéger mais par rapport aux dommages inacceptables qu'on veut infliger. Nos alliés pourraient se sentir rassurés par une augmentation du nombre de têtes. Mais l'objectif n'est pas de répliquer le modèle américain. »
citée par Nicolas Barotte dans Le Figaro
Nigeria: selon Benjamin Augé, «Buhari a relancé l’espoir de la diplomatie américaine»
Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, achève une visite de quelques jours aux Etats-Unis, signe de rapprochement entre les deux pays, qui sont préoccupés par les nombreuses attaques du groupe Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Boko Haram) au Nigeria, au Cameroun, au Tchad et au Niger.
Benjamin Augé, chercheur associé à l'Ifri, revient sur les conditions d'une relation apaisée entre les deux pays. Il répond aux questions de Bineta Diagne.
Science et guerre : « Le champ de bataille classique disparaît »
Interview parue dans Sciences et Avenir, le hors-série 182 ( juillet/août). Propos recueillis par Aline Kiner, Dominique Leglu et Vincent Rea. photos : Eric Garault/Pasco & CO pour Sciences et Avenir.
Drones, Big Data, satellites .. Face à l'éclatement des formes traditionnelles de conflit, des armes toujours plus sophistiquées bouleversent les règles de la guerre.
Les guerres actuelles sont-elles conditionnées par la science ?
Oui et non. En fait, il y a interaction. Bien entendu, l'évolution des moyens techniques influe sur la forme des conflits à venir comme cela a toujours été le cas. Mais d un autre côté, cette évolution dépend elle aussi de la nature des conflits dont la grande caractéristique, aujourd hui, est I'éclatement. Pendant Ia guerre froide, il n y en avait en gros que deux grandes formes imaginables. La guerre qu'on préparait en permanence avec un million de soldats soviétiques contre un million de soldats de I'Otan, c'est-à-dire une répétition des guerres mondiales. Et la guerre néo-coloniale, avec des affrontements de type guérilla contre des armees classiques - une forme, par parenthèse, que nous ne maîtrisions pas du tout. Restait enfin I'hypothèse « On envoie 150 parachutistes en Afrique pour remettre de I'ordre », et à I'époque, 150 parachutistes suffisaient, parce qu'ils se trouvaient face à des combattants désarmés...
Lire l'interview ci-attaché
La France a-t-elle les moyens de ses ambitions militaires?
La France est-elle capable de lutter contre le terrorisme dans ses frontières et à l'étranger par ses propres moyens ? Le retour dans le commandement interallié de l'OTAN, voulu par Nicolas Sarkozy, devait amorcer la création d'une Europe de la défense. Que reste-t-il de cette idée ? Est-elle adaptée aux enjeux militaires modernes ? Les missions de l'armée française en Afrique doivent-elles être maintenues ? Et est-ce le trop faible nombre de soldats qui est en cause, ou un matériel inadapté aux combats d'aujourd'hui ?
"La manière dont l'EI utilise les réseaux sociaux est réellement innovante"
C'est une chose de constater l'usage des réseaux sociaux par les djihadistes. C'en est une autre de chercher à comprendre le phénomène.
Chercheur à l'Ifri (Institut français des relations internationales), Marc Hecker vient de publier une étude sur les opérations numériques des djihadistes, titrée Web social et djihadisme : du diagnostic aux remèdes. Cette enquête originale illustre la complexité du problème : le radicalisme le plus extrême et le plus rétrograde, qui prétend ramener le monde moderne à l'aube du Moyen Âge, utilise avec dextérité les outils de communication les plus modernes. Avec l'appui explicite des opérateurs des réseaux sociaux notamment, qui refusent toute censure au nom de la liberté d'expression.
Comment lutter contre le djihad 2.0 et sa propagande sur Internet ?
Depuis la prise de Mossoul, en Irak, il y a un an par les djihadistes de l’Etat islamique (EI), leurs vidéos de propagande ont déferlé sur Internet. Par leur réalisation léchée inspirée des canons hollywoodiens et leur incroyable barbarie, elles interrogent et inquiètent. Dans cette guerre de l’information, les démocraties occidentales cherchent la bonne réponse. Alors que des milliers d’Européens sont partis combattre en Syrie, la recherche d’un équilibre entre efficacité et préservation de la liberté du réseau est une tâche compliquée.
Éradiquer la violence : les armées prises en défaut
Comment expliquer le manque d’efficacité des armées, près d’un demi-siècle après l’accession à l’indépendance de la plupart des Etats africains ? Quelles sont les raisons d’un manque persistant de professionnalisme militaire sur quasiment l’ensemble du continent ? S’agit-il seulement d’une question de moyens – humains et matériels ? Est-ce qu’il n’y a pas, aussi, des raisons purement politiques ? Quels sont les efforts consentis pour améliorer l'efficacité militaire?
Thierry Vircoulon, chercheur associé à l'Ifri et directeur de programme Afrique centrale d'International Crisis Group, est l'invité de l'émission Trajectoires africaines sur France Culture.
Budget de la défense : Le modèle militaire français souffre d'un manque de financement.
Vigipirate, interventions extérieures : l'armée française en surchauffe ?
François Hollande réunit mercredi 29 avril un conseil de défense pour trouver un arrangement entre le ministère de la Défense et celui des Finances. En effet, ces derniers s’opposent sur la question des crédits militaires, alors qu’il y aurait un trou de 3 milliards d’euros pour 2015 dans le budget de la Loi de programmation militaire.
On débat ce soir de la situation avec Corentin Brustlein, coordinateur des études de sécurité à l’IFRI, le colonel Michel Goya, expert militaire, et Alain Ruello, journaliste aux Échos en charge de l'économie de la Défense.
Le porte-avions Charles de Gaulle : quels objectifs pour l’armée française ?
France Culture reçoit Dominique Moïsi, politologue spécialiste des questions internationales, conseiller spécial de l'IFRI, Yvan Stefanovitch, journaliste d’investigation, auteur notamment de "Défense française, le devoir d'inventaire : enquête sur les faiblesses de l'armée et les milliards gaspillés par l'Etat" (Editions du Moment) et Joseph Henrotin, chargé de recherches au Centre d’Analyse et de Prévision des Risques Internationaux (CAPRI - Paris), auteur notamment de "Les fondements de la stratégie navale au XXIème siècle" (Economica).
Rafales: "c'est avant tout une vente politique"
La France a conclu la vente de 24 avions de chasse Rafale à l’Égypte, au terme de tractations ultra-rapides.
Invité : Etienne de Durand, directeur du Centre des études de sécurité de l'Institut Français des Relation Internationales (IFRI), expert consulté par les ministères de la Défense et des Affaires étrangères.
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