Afrique du Nord et Moyen-Orient
Analyse de l’évolution des dynamiques dans la région Afrique du Nord/Moyen-Orient dans un contexte de multiplication des crises sécuritaires et de leurs conséquences politiques, économiques et énergétiques.
Sujets liés
Le non-interventionnisme de l'Algérie en question
Marquée par son passé colonial, l’Algérie ne souhaite plus que des puissances étrangères s’ingèrent dans ses affaires intérieures.
La politique étrangère de l'Algérie : le temps de l'aventure ?
Largement déterminée par l’héritage de la diplomatie de l’après-indépendance, par le repliement contraint de la période de guerre civile et l’obsession de quelques dossiers régionaux, la diplomatie algérienne va devoir se redéfinir face à un monde qui change.
L'économie algérienne : chronique d'une crise permanente
À son arrivée au pouvoir en 1999, le président Bouteflika a cherché à libéraliser l’économie. Les réformes ont néanmoins été infléchies après quelques années.
Introduction : L'Algérie. Blocages internes, instabilités externes
Vingt ans après la guerre civile qui a ensanglanté l’Algérie dans les années 1990, le pays a retrouvé un semblant de paix et une relative stabilité.
Les Kurdes : un relais d'influence russe au Moyen-Orient ?
Alors que la crise syrienne est entrée dans sa cinquième année, l’évolution du contexte sécuritaire en Syrie et en Irak depuis l’été 2014 met en lumière le rôle grandissant des Kurdes comme force combattante contre l’État islamique (EI).
Cet article est le produit de la coopération entre le Centre Russie/NEI et le Programme Turquie contemporaine de l'Ifri
L'Algérie, un Etat pétrolier en danger
Déjà en novembre 2013, nous alertions sur les fragilités du secteur des hydrocarbures en Algérie1, secteur pourtant capital pour l'économie du pays.
Défaire Daech : une guerre tant financière que militaire
L’État islamique dispose de revenus importants tirés notamment de sa prise de contrôle de banques, de sa maîtrise des réseaux de contrebande, en particulier d’hydrocarbures, et de soutiens externes.
Israël-Hezbollah : la nouvelle équation stratégique
Après la guerre de l’été 2006 entre Israël et le Hezbollah, une logique de dissuasion s’est établie entre ces deux acteurs. Les crises sporadiques ont ainsi été contenues et n’ont pas évolué vers des affrontements de grande ampleur.
Les enjeux du chaos libyen
Clivages géographiques, ethniques, économiques, religieux, dessinent une Libye en plein chaos, disputée par deux gouvernements soutenus par des milices en compétition pour la manne pétrolière.
Le double défi économique du Brésil
Acteur économique et politique incontournable des relations internationales depuis le début des années 2000, le Brésil connaît une croissance ralentie depuis 2011. Compte tenu du manque d’investissement dans les secteurs innovants et performants et de la persistance de très fortes inégalités sociales, le questionnement sur la trajectoire d’émergence brésilienne reste entier.
Briefing informel avec les commandants de front peshmergas kurdes irakiens
A la suite d’une visite de Bernard Henri-Lévy au Kurdistan irakien, la revue La Règle du Jeu a fait venir à Paris des commandants de front peshmergas kurdes irakiens.
Vers un nouvel empire perse au Moyen-Orient ? Entre mythe et réalité
Depuis quelques années, la montée en puissance de l'Iran s'impose comme une évidence pour de nombreux médias internationaux. On ne compte plus les articles et éditoriaux présentant les bénéfices que l'Iran tirerait du chaos au Moyen-Orient. Profitant de cette situation, il serait tranquillement en train de se constituer comme le "nouvel empire" de la région. Pour certains, il serait même devenu le "joueur stratégique le plus important en Asie occidentale", au détriment des États-Unis et de leurs alliés.
Les défis de l'Égypte du président Sissi
L’Égypte – qui a connu en quatre ans deux révolutions, quatre présidents et trois constitutions – semble entrée dans une phase de stabilisation et de reconstruction politique et économique.
Le président Sissi ne veut pas apparaître comme le restaurateur d’un ordre ancien. En rupture avec l’ère Moubarak, il entend gouverner autrement grâce à l’appui d’une nouvelle génération.
La question sécuritaire en Tunisie : trois questions à Mourad Chabbi
À quelles menaces sécuritaires la Tunisie doit-elle faire face en 2015 ?
Le Président tunisien Beji Caid Essebsi a été récemment intronisé Président de la République tunisienne dans le contexte mouvementé de ce pays. La Tunisie traverse actuellement une passe difficile car les défis sont nombreux et complexes. Trafics de toutes sortes, dissémination des armes légères, terrorismes, problèmes de migration mais également ingérences étrangères pèsent actuellement sur la sécurité de la Tunisie. L’armée peine à réduire les maquis présents sur certains points du territoire et celle-ci, peu préparée à la lutte contre le terrorisme, doit désormais composer avec le terrorisme urbain.
Armée et transition démocratique en Tunisie
Réputée avoir aidé au renversement du président Ben Ali, l’armée tunisienne jouit d’un important capital sympathie au sein de la population.
Le désordre libyen : trois questions à Florence Gaub
L'article que vous avez écrit dans le numéro d’automne 2012 de Politique étrangère, soit un an après la chute de Mouammar Kadhafi, était intitulé « Libye, le rêve de Kadhafi devient-il réalité ? ». Qu'entendiez-vous par là ?
Kadhafi rêvait d’une société déhiérarchisée, sans institutions étatiques. Dans sa vision politique, les questions relevant de la vie commune devaient être réglées par un accord au plus bas niveau, dans les comités et commissions. Son rêve n’est pas devenu une réalité de son vivant, car la sécurité et la production du pétrole étaient restées entre les mains du régime. En 2012, après la chute de Kadhafi, non seulement les Libyens ont tout de suite formé plusieurs comités et commissions, mais une gestion locale de la sécurité et de la production pétrolière s’est mise en place. Voilà pourquoi j’ai écrit que la vision politique de Kadhafi est finalement devenue une réalité, bien que ce soit une réalité bien triste.
Le jihad en Syrie et en Irak: un défi pour la France
Le jihad en Syrie et en Irak a attiré environ 15 000 volontaires étrangers dont 3 000 occidentaux. Parmi ces derniers, de nombreux Français. Les chiffres fournis par le ministère de l’Intérieur en novembre 2014 sont impressionnants : 1132 résidents français étaient alors impliqués dans les filières jihadistes. 376 étaient présents en Syrie ou en Irak, plus de 300 étaient décidés à partir de France, 184 étaient en transit, 199 avaient quitté les zones de guerre (dont 109, de retour en France, avaient été mis en examen) et 49 étaient décédés.
La politique étrangère du Maroc : vers quel positionnement ?
L’équation de la politique étrangère du Maroc semble être profondément marquée tant par le poids des déterminants géopolitique, géoéconomique et géoculturel que par un comportement international segmenté en quatre sous-espaces, selon leur utilité pour la posture géostratégique du Maroc.
La stratégie de croissance du Maroc dans un environnement international en mutation
Le principal enjeu pour l’émergence économique du Maroc, en tant que pays à revenu intermédiaire, réside dans l’accélération de sa croissance.
Les négociations nucléaires avec l’Iran : report ou échec ?
Alors que l’atmosphère était plutôt à l’optimisme, les négociations entre le P5+1 et l’Iran n’ont pu être bouclées avant l’échéance du 24 novembre 2014, et ont tourné court.
Guerre en Ukraine : les drones turcs, clés de la résistance armée face à la force de frappe russe.
Déjà vendus dans une dizaine de pays, ces petits fleurons de l’industrie militaire turque sont entrés au service de l’armée ukrainienne après un premier contrat passé avec Ankara en 2019.
Turquie : la fin du double jeu ?
Si depuis plusieurs années, la Turquie s'inscrit avec la Russie dans une relation complexe, oscillant entre coopération et rivalité, elle cherche aujourd'hui à jouer les médiateurs pour mettre un terme au conflit ukrainien. L'heure est-elle venue pour Ankara de choisir son camp ?
De l'Irak à la Syrie : le retour de Daech
Alors que la diplomatie occidentale n’a d'yeux que pour l’Ukraine et les craintes d’une invasion russe ; nous allons nous pencher sur un autre phénomène qui prend de l’ampleur et qui pourrait bientôt occuper les chancelleries à nouveau : la résurgence de Daech.
Afghanistan: tragique destins
Le retour des talibans en Afghanistan semble clore une période de 20 ans, ouverte par l’effondrement des tours du World Trade Center et consacrée sous l’influence des néoconservateurs américains à la démocratisation par la force du monde arabo-musulman. L’idée était que la démocratie devait chasser l’islamisme radical.
Adel Bakawan : « Les ressources du djihad international sont plus importantes qu’en 2001 »
Selon le sociologue Adel Bakawan, cette mouvance est en constante évolution depuis le 11-Septembre. Ses acteurs ont su adapter leur stratégie, leurs actions et même leur idéologie selon les situations.
L’Irak se meurt sous le joug des Nouveaux pharaons
L’Irak a cent ans, et c’est déjà un miracle. Franco-irakien, le sociologue Adel Bakawan fait le sombre état des lieux de cette nation artificielle, corrompue par des milliardaires, mais en ruines à tous les étages.
Adel Bakawan : « Depuis cent ans, l'Irak est un État sans nation »
Le 23 août 1921, le roi Fayçal était installé par les Britanniques à la tête d'un Irak composite, sans réelle identité commune. Cent ans plus tard, l'État irakien est toujours ravagé par un conflit entre nationalismes concurrents et incompatibles, juge l'auteur de « L'Irak, un siècle de faillite ».
France-Maroc : nouvelle crise bilatérale pour Rabat en Europe
Après l'Allemagne et l'Espagne, c'est maintenant la France qui traverse une crise avec le Maroc à la suite des révélations de la presse sur la surveillance de dirigeants politiques français.
Recep Tayyip Erdogan renforce son emprise sur la partie turque de Chypre
Le président turc, lors d’une visite de deux jours en République turque de Chypre du Nord, a réitéré son soutien à une solution à « deux Etats distincts ».
Éviction de Benjamin Netanyahu en Israël : et après ?
Une nouvelle page politique s'ouvre en Israël. Un nouveau gouvernement est entré en fonction hier (lundi 14 juin 2021), le premier sans Benyamin Netanyahu en 12 ans. L'ultra-droitier nationaliste Naftali Bennett lui succède au poste de Premier ministre pendant 2 ans. Il sera ensuite remplacé par le centriste Yaïr Lapid. Le nouveau gouvernement est issu de la « coalition du changement ».
Soutenez une recherche française indépendante
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2025, l’Ifri accompagne plus de 80 entreprises et organisations françaises et étrangères.