Afrique du Nord et Moyen-Orient
Analyse de l’évolution des dynamiques dans la région Afrique du Nord/Moyen-Orient dans un contexte de multiplication des crises sécuritaires et de leurs conséquences politiques, économiques et énergétiques.
Sujets liés
L'Irak après Daech
L’Irak se relèvera-t-il, et comment, de décennies de dictature, d’une invasion américaine, d’une guerre civile, de la parcellisation aujourd’hui imposée entre milices, communautés, djihadistes, et influences extérieures ? Le dossier central de ce numéro s’interroge sur l’avenir de l’État irakien, capital pour une région entière où semblent avoir éclaté, ou se déliter, toutes les structures politiques en place. L’Irak « souverain, autonome et démocratique » qu’appelait de ses vœux le président Obama pourra-t-il un jour exister ?
Trump, un an après. Un monde à l'état de nature ?
Dans la semaine qui avait suivi l’élection de Donald Trump, l’Ifri avait publié une étude destinée à identifier les probables changements de la politique étrangère des États-Unis. D’emblée, cette élection avait été présentée comme une bifurcation dans leur trajectoire avec des conséquences sur les rapports de puissance et sur le fonctionnement du système international.
Diplomatie nomade autour du Yémen
Avec la Syrie et la Libye, le Yémen est le troisième des pays arabes en situation de guerre civile/internationale, avec une même conséquence pour l’activité diplomatique : du fait de la fermeture des ambassades sur place et de la situation sécuritaire, les États ont dû développer une politique « nomade » de contacts en pays tiers avec leurs interlocuteurs en fonction de leurs lieux d’exil, dont l’article suivant constitue, s’agissant du Yémen, un essai de « cartographie ».
Les fragilités du Kurdistan irakien
Le Kurdistan irakien arbore les institutions d’un État. Mais ses divisions politiques et ses faiblesses économiques minent ses prétentions à plus d’autonomie. Ses relations avec les acteurs de la région et au-delà ne semblent guère pouvoir concrétiser un appui à une marche vers l’indépendance qui demeure incertaine.
Arctique : une exploration stratégique
Deux espaces stratégiques sont à l’honneur dans le numéro de la rentrée de Politique étrangère. L’un, l’espace Arctique, aligne les enjeux : militaires, énergétiques, climatiques, économiques et commerciaux. Avec des revendications qui se croisent, s’opposent, mais essaient de dialoguer dans un multilatéralisme tempéré. L’Arctique serait-il la survivance d’un multilatéralisme mal en point, ou l’annonce d’une société internationale mieux gérée en commun ?
Les trois générations du djihadisme au Kurdistan d'Irak
Cette note a pour ambition de décrire et d’expliquer les changements structurels qui ont affecté trois générations de djihadistes au Kurdistan d’Irak : la génération du jihad des années 1980, celle d’Ansar Al-Islam dans les années 2000 et celle des Kurdes de l’État islamique (EI) ou Daech dans les années 2010.
L'Irak après l'État islamique : une victoire qui change tout ?
La libération de Mossoul cristallise l’ensemble des problématiques politiques, sociales et sécuritaires qui conditionnent l’avenir de l’État irakien. La victoire sur les djihadistes suffira-t-elle à pacifier l’Irak et à insuffler à son régime politique largement dysfonctionnel une nouvelle dynamique ?
Maghreb, Moyen-Orient : une priorité de politique étrangère pour la France
À la veille d’une importante échéance politique française, le groupe Avicenne a entrepris une réflexion sur le Maghreb et le Moyen-Orient en plein bouleversement et plus précisément sur la région qui, du Maroc à l’Iran en passant par la Syrie, est la plus affectée par les différentes évolutions que la région connaît et propose des orientations qui marquent une inflexion de la politique étrangère menée depuis dix ans.
Le Hezbollah, héraut des ambitions régionales iraniennes ?
La guerre en Syrie a révélé toute l’ampleur et la complexité des liens entre le Hezbollah et l’Iran. Souvent perçue comme un rapport de donneur d’ordre à exécutant, la relation entre la République islamique et le mouvement chiite libanais recouvre en réalité de multiples dimensions, d’ordre politico-idéologique, socio-économique et militaire.
L'agenda diplomatique du nouveau président
L'actuelle campagne électorale en France a créé une situation inédite faite d’un mélange d’imprévisibilité et d’outrance sans vraiment tenir compte des ruptures intervenues en moins d’un an : Brexit, tentative de coup d’État en Turquie, élection de Donald Trump, reprise d’Alep par Bachar Al-Assad, déclarations de Xi Jinping sur la « mondialisation économique » ou comportement de la Corée du Nord. Le débat, ou plutôt son absence, est visible sous deux angles.
Maghreb, Moyen-Orient : une priorité de politique étrangère pour la France
À la veille d’une importante échéance politique française, le groupe Avicenne a entrepris une réflexion sur le Maghreb et le Moyen-Orient en plein bouleversement et plus précisément sur la région qui, du Maroc à l’Iran en passant par la Syrie, est la plus affectée par les différentes évolutions que la région connaît et propose des orientations qui marquent une inflexion de la politique étrangère menée depuis dix ans.
Le Hezbollah, héraut des ambitions régionales iraniennes ?
La guerre en Syrie a révélé toute l’ampleur et la complexité des liens entre le Hezbollah et l’Iran. Souvent perçue comme un rapport de donneur d’ordre à exécutant, la relation entre la République islamique et le mouvement chiite libanais recouvre en réalité de multiples dimensions, d’ordre politico-idéologique, socio-économique et militaire.
L'agenda diplomatique du nouveau président
L'actuelle campagne électorale en France a créé une situation inédite faite d’un mélange d’imprévisibilité et d’outrance sans vraiment tenir compte des ruptures intervenues en moins d’un an : Brexit, tentative de coup d’État en Turquie, élection de Donald Trump, reprise d’Alep par Bachar Al-Assad, déclarations de Xi Jinping sur la « mondialisation économique » ou comportement de la Corée du Nord. Le débat, ou plutôt son absence, est visible sous deux angles.
Egypte 2017 : vers de nouvelles turbulences ?
En ce début d’année 2017, l’ordre règne en Egypte au prix d’une répression qui dépasse largement les Frères musulmans, mouvement qualifié de terroriste, et qui touche aussi des acteurs de la révolution du 25 janvier 2011. Cependant la menace terroriste persiste, au Sinaï et même dans l’agglomération du Caire comme en témoigne l’attaque du 11 décembre 2016 contre une église copte. Un malaise est perceptible dans l’opinion publique qui critique ouvertement le gouvernement, voire le président Sissi lui-même. La période de Sissimania semble maintenant révolue.
The Future Middle East Strategic Balance. Conventional and Unconventional Sources of Instability
Cet article évalue ce que pourraient être les équilibres militaires et stratégiques au Moyen-Orient à un horizon de cinq à dix ans.
Dossier RAMSES 2017 : Sécurité : combattre la terreur
Sous la direction de Corentin Brustlein, responsable du Centre des Études de sécurité de l'Ifri.
Dossier RAMSES 2017 : Moyen-Orient, monde arabe : de la division au chaos ?
Sous la direction de Denis Bauchard, conseiller pour le Moyen- Orient à l'Ifri, et Dorothée Schmid, responsable du programme Turquie contemporaine de l'Ifri.
Les ressorts de l’intervention russe en Syrie
« On comprend parfaitement que tout ne dépend pas des États-Unis. Une part importante de responsabilité repose sur les épaules d’autres acteurs essentiels dans l’arène internationale, parmi lesquels une place éminente appartient à la Russie.(1) »
La Russie a-t-elle une grande stratégie au Moyen-Orient ?
En intervenant militairement en Syrie, la Russie n’a pas cherché à s’affirmer comme une puissance hégémonique au Moyen-Orient. Loin de promouvoir l’unilatéralisme, Moscou défend en fait le multilatéralisme. La démonstration de force en Syrie avait notamment pour but de faire comprendre aux États-Unis et à leurs alliés qu’il ne saurait y avoir de négociations
multilatérales dans la région – et au-delà – en excluant la Russie.
Les Kurdes face à Daech : quelle efficacité militaire ?
L'image de l'efficacité militaire kurde renvoie à de courtes périodes historiques du XXe siècle, au mythe des femmes combattantes, et à de réels succès contre Daech. Mais ces succès concercent surtout l'espace syrien. En Irak, le poids militaire kurde est bridé par un défaut de préparation, l'absence d'armements performants, et des divergences tant politiques que tactiques entre les acteurs. Hors soutien occidental, les forces kurdes ne peuvent seules forcer la décision sur le terrain.
La Turquie d'Erdogan, lointaine héritière de la République d'Atatürk
La Turquie célébrait le 29 octobre 2023 le centenaire de la République. Le 29 octobre 1923, Mustapha Kemal fondait l’État turc moderne et laïc sur les ruines de l’Empire Ottoman. Aujourd’hui, les photos d’Atatürk, le père de la nation, sont souvent présentées en public aux côtés de l’actuel président. "Accents d’Europe" enregistrée sur les rives du Bosphore à Istanbul, à l’occasion du 13ème séminaire annuel de l’Institut du Bosphore.
Alliés des Occidentaux, proches du Hamas: à quoi joue la Qatar à Gaza?
Hôte du bureau politique du Hamas, principal financier de Gaza, le Qatar joue un rôle fondamental d’intermédiaire entre le groupe terroriste et l’Occident. Allié fiable ou dangereux opportuniste ?
”La seule façon de trouver une solution pacifique à Gaza, c’est de garder les canaux de communication ouverts” insistait mercredi à Doha le cheikh Mohammed al-Thani. Le Premier ministre du Qatar sait précisément de quoi il parle et prêche au passage pour la chapelle de l’Émirat, car le principal canal de communication dans ce conflit, c’est lui.
Guerre Hamas-Israël : « un réveil tragique » pour les pays arabes
Coincés entre leurs opinions publiques et l’amorce d’un rapprochement, les pays voisins de l’État hébreu se trouvent « dans une position délicate », explique Denis Bauchard, conseiller pour l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient à l'Ifri.
Conflit Israël - Hamas: pourquoi Emmanuel Macron s'est-il rendu en Jordanie?
FOCUS - Emmanuel Macron s'est entretenu le 25 octobre avec Abdallah II, le roi de Jordanie, pays clé dans la résolution du conflit Israël et le groupe islamiste palestinien.
Hamas-Israël : « L’attaque de l’hôpital de Gaza, plus qu'un tournant, une nouvelle donne »
ENTRETIEN - Le tir meurtrier sur l’enceinte d’un hôpital à Gaza, quelle que soit l’origine de l’attaque, «porte un coup décisif à l’image de l’État hébreu», pointe Denis Bauchard, ancien ambassadeur en Jordanie, conseiller pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient à l'Ifri.
Vers un embrasement du Moyen-Orient ?
L’opération « Déluge d’Al-Aqsa » lancée par le Hamas a brutalement focalisé l’attention sur un Moyen-Orient en chaos. Elle constitue pour la population israélienne un choc sans précédent. Les comparaisons avec le 11-Septembre, Pearl Harbor ou la guerre du Kippour témoignent de l’ampleur du traumatisme subi.
Israël - Gaza : pourquoi le droit international n’est-il plus respecté ?
Guerre en Ukraine, invasion de l'Azerbaïdjan au Haut-Karabakh, conflit Israélo-Palestinien : à chaque conflit, sa part de crimes de guerre et de massacres. Pourtant même en temps de guerre, il existe des normes et morales. Pourquoi le droit international n'est-il plus respecté?
Conflit israélo-palestinien : en France, un débat particulièrement piégé
Débordements, amalgames, autocensure et suspicion généralisée : les échos en France du conflit israélo-palestinien ont toujours eu une intensité spécifique, retracent les chercheurs Lætitia Bucaille et Marc Hecker.
Femmes d'Iran, un an après
Au moment où le régime paraît affaibli, l’Iran signe son retour dans le jeu international. Le président iranien sera à New York la semaine prochaine pour participer à l’Assemblée générale des Nations Unies. Verra-t-on là encore se cristalliser une nouvelle recomposition de l’ordre international ?
Militaires français morts en Irak : qu'est-ce que l'opération Chammal ?
Depuis le 18 août, trois militaires sont morts en Irak. Sur X (ex-Twitter), Emmanuel Macron a salué des soldats qui « défendaient nos idéaux ». « Face au terrorisme, la France ne reculera pas », a déclaré le ministre des Armées, Sébastien Lecornu.
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