Afrique du Nord et Moyen-Orient
Analyse de l’évolution des dynamiques dans la région Afrique du Nord/Moyen-Orient dans un contexte de multiplication des conflits et de leurs conséquences politiques, économiques et énergétiques.
Sujets liés
Frappes américaines en Iran: quelles conséquences géopolitiques aux USA et au Moyen-Orient? Interview d'Héloïse Fayet
Interview d'Héloïse Fayet, chercheuse au Centre des études de sécurité et responsable du programme de recherche Dissuasion et prolifération à l'Institut français des relations internationales, spécialiste du nucléaire iranien.
Bombe atomique : « Si les Iraniens avaient encore besoin d'une motivation, les États-Unis viennent de la leur donner »
Les États-Unis ont bombardé, ce dimanche 22 juin, trois sites nucléaires clés en Iran, rejoignant ainsi l'offensive lancée par Israël le 13 juin. Héloïse Fayet, responsable du programme de recherche « dissuasion et prolifération » au Centre d'études de sécurité de l'Institut français des relations internationales (Ifri) analyse ce nouveau tournant dans la guerre.
Israël-Iran : la marche vers la guerre
Une semaine après le début des frappes israéliennes sur l’Iran, le Collimateur fait le point sur le passif entre les deux pays et sur les perspectives pour le conflit en cours, avec Farid Vahid (Fondation Jean Jaurès) et Amélie Férey (IFRI).
« Le “nouveau Moyen-Orient” qu’annonce Benyamin Nétanyahou est celui du chaos »
Dans une tribune au « Monde », la responsable du programme Turquie et Moyen-Orient à l’Institut français des relations internationales, Dorothée Schmid, dresse un tableau d’ensemble inquiétant. Elle relève au passage que le comportement actuel d’Israël « rappelle les pires défauts des anciens régimes arabes ».
Israël-Iran : pourquoi Moscou refuse d'épauler ouvertement son allié Téhéran
Lors d'une interview aux grandes agences de presse mondiales, Vladimir Poutine s'est montré évasif sur le dossier iranien. Une prise de distance avec un allié historique alors que Moscou et Téhéran ont signé un partenariat stratégique.
Replay - Guerre Israël / Iran : premiers enseignements
(Replay de la visioconférence du 19 juin 2025.) Dans la nuit du 12 au 13 juin 2025, l’armée israélienne a opéré de nombreuses frappes sur l’Iran, touchant le programme nucléaire de ce pays et éliminant d’importants responsables sécuritaires.
Trump et l'Iran : de la diplomatie à la guerre ?
Depuis plusieurs jours, l’Iran et Israël se frappent directement. Derrière l’intensité des échanges, un tournant stratégique se dessine. Et un acteur reste central, malgré son apparente retenue : les États-Unis, entre alignement tacite, calcul électoral et perte d’influence diplomatique.
Pourquoi Poutine offre sa médiation dans le conflit entre Israël et l'Iran ?
En se proposant comme médiateur dans la confrontation militaire entre Israël et l’Iran, Vladimir Poutine entend faire revenir Moscou sur le devant de la scène internationale et préserver Téhéran, son principal allié au Moyen-Orient, même si leur proximité pourrait contrarier ce projet, soulignent des chercheurs.
Une nouvelle ère a débuté au Moyen-Orient avec la guerre lancée par Benyamin Netanyahou contre le régime des mollahs à Téhéran et ses sites nucléaires : « la culture stratégique d’Israël était celle des guerres courtes, Netanyahou l’inscrit dans une logique de guerres longues avec d’incontestables résultats », constate Thomas Gomart, directeur de l’Institut français des relations internationales (Ifri). L’Etat hébreu veut redessiner le Moyen-Orient selon ses intérêts et il en a les moyens.
cité par Marc SEMO dans Challenges
Iran / Israël : de l’escalade à la guerre ouverte ?
Vendredi, Israël a lancé son opération « Rising Lion », une attaque massive sur des sites nucléaires iraniens, neutralisant toute une partie de son état major. Des pertes lourdes pour l’Iran, qui a répliqué par des tirs de missiles. Assistons-nous aux premiers jours d’une guerre ouverte ?
Israël engage une opération militaire d’une ampleur jamais vue contre l'Iran
Rising Lion, une opération digne de la bataille d’Angleterre, d’une ampleur jamais vue depuis la Seconde Guerre mondiale. Pour frapper l’Iran dans la nuit de jeudi à vendredi 13 juin, Israël a engagé plus de deux cents avions. Une opération dont le secret avait été bien gardé.
Israël attaque l'Iran : le point de non-retour ?
Dans la nuit de jeudi à vendredi, Israël a visé des sites liés au programme nucléaire iranien et tué des gardiens de la révolution iranienne. Une attaque à laquelle l'Iran a riposté, faisant au moins 13 morts côté israélien. Le conflit peut-il s'étendre à la région ? Et plus largement, au monde ?
Iran / Israël : le Moyen-Orient au bord d’une guerre totale ?
Le Moyen-Orient s’embrase à nouveau, avec l’ouverture d’un nouveau front entre Israël et l'Iran. Alors que l'État hébreux a frappé les installations nucléaires iraniennes et que Téhéran riposte à coup de drones. Essayons de comprendre comment on en est arrivé là.
Frappes Israël-Iran : « Un conflit dont l'Iran ne peut pas sortir victorieux »
Cela fait longtemps que les ambitions nucléaires iraniennes obsèdent l’État hébreu mais l'annonce par Téhéran de l'ouverture d'un nouveau centre d'enrichissement de l'uranium a précipité l'opération militaire israélienne.
Les négociations États-Unis/Iran sur le nucléaire : les limites de la méthode Trump
Dans la nuit du 12 au 13 juin 2025, Israël a bombardé des cibles militaires et nucléaires en Iran, manifestant son impatience et son intransigeance devant la nucléarisation de la République islamique.
Frappes israéliennes en Iran: « Une attaque contre-productive par rapport au nucléaire iranien »
Regain de tensions géopolitiques au Moyen-Orient après les frappes d’Israël contre l'Iran, visant son programme nucléaire et ses installations militaires. Au moins 20 hauts gradés iraniens ont été tués. Malgré l’enthousiasme de Donald Trump, Washington assure ne pas être impliqué dans ces frappes et avoir juste été prévenu. Des frappes qui interviennent au lendemain de l'annonce, par l'Iran, de l'accélération de sa production d'uranium enrichi. Analyse et décryptage avec l’invitée de la mi-journée de RFI, Héloïse Fayet, chercheuse au Centre d'études de sécurité de l'Institut français des relations internationales (Ifri), responsable du programme de recherche Dissuasion et prolifération.
Israël frappe l’Iran… et ses sites nucléaires
"Il est crucial d’œuvrer à la désescalade". Mark Rutte, le secrétaire général de l'Otan, n'a pas caché son inquiétude au lendemain des bombardements d'Israël sur des installations nucléaires iraniennes. L'État hébreu, qui soupçonne l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique, a de surcroît tué des figures fortes du régime de Téhéran. Parmi eux : le chef d’état-major iranien, Mohammed Bagheri, puissant chef du corps des Gardiens de la Révolution.
À la recherche de sécurité économique : le rôle des marines dans la dissuasion des menaces pesant sur l’économie maritime
Le domaine maritime est actuellement confronté à une grande variété de menaces, telles que le changement climatique, la guerre économique, les opérations de flottes fantômes, la protection des infrastructures critiques, ainsi que des activités illicites allant de la pêche illégale à la piraterie. Les marines souffrent de limites intrinsèques lorsqu’il s’agit de dissuader les menaces pesant sur l’économie maritime mondiale : leur présence mondiale et leur permanence sont restreintes, ce qui limite leur crédibilité en matière de dissuasion ; elles se concentrent généralement sur la dissuasion immédiate ; enfin, la mise en œuvre d’une dissuasion par la punition, dans et depuis le domaine naval, s’avère difficile et coûteuse.
C'est une disposition qui permet, si un État le décide, de reprendre des sanctions qui avaient été levées sur l'Iran. Et ceci peut se faire avec ou sans l'accord de la Chine et de la Russie, puisque c'est une décision qui se fait sans veto. Donc, on peut s'attendre potentiellement à ce qu'une décision sur le "snapback" soit prise à la réunion du Conseil des gouverneurs.
citée par Pierre Olivier sur RFI
Multilatéralismes : survivre ou renaître ?
Le multilatéralisme ordonné né de la Seconde Guerre mondiale et de la guerre froide, et relancé par des années 1990 qui projetaient le rêve d’un monde dessinant une « gouvernance mondiale » apaisée, a fait long feu. L’usure des grands cadres universels (Organisation des Nations unies, Organisation mondiale du commerce, arms control et désarmement, justice pénale internationale…) ne cède pas place au vide mais au trop-plein : à une multiplicité d’accords et de montages témoignant d’une recomposition accélérée des rapports internationaux. L’anarchie institutionnelle, la concurrence ouverte des intérêts exprimée par des volontés de puissance désinhibées, pourront-elles demain s’ordonner autour d’intérêts fondamentaux communs ?
Sahara de tous les dangers. Le Maghreb dans la tourmente ?
Alors qu’à la fin de l’année 2011 les groupes djihadistes étaient relativement circonscrits dans l’espace maghrébin, considérés avant tout comme une nuisance plus qu’une réelle menace, en un an, la situation sécuritaire s’est considérablement dégradée.
L'Iran et l'Amérique latine : des convergences solides et circonstancielles
Le positionnement anti-occidental du régime iranien et les intentions nucléaires militaires qui lui sont prêtées préoccupent d’autant plus certains milieux en Europe et aux États-Unis que Téhéran semble privilégier un partenariat avec les autorités du Venezuela, et des alliés tout aussi polémiques à l’égard de Washington.
Le Brésil et le monde arabe: Les limites d'un rapprochement Sud-Sud
Historiquement, le Moyen-Orient n’a pas été une zone prioritaire pour la diplomatie brésilienne, bien que des rapprochements ponctuels se soient opérés dans les années 1970 et 1980. Avec l’arrivée au pouvoir du président Luiz Inácio Lula da Silva, cette partie du monde a bénéficié d’un intérêt certain de la part des autorités brésiliennes.
Les Frères Musulmans face au défi de l'exercice du pouvoir
Moins d’un mois après l’élection présidentielle remportée par le candidat islamiste Mohamed Morsi, le duel est engagé au sommet de l’État égyptien entre les deux institutions les plus anciennes et les plus puissantes du pays, l’armée et la confrérie des Frères musulmans.
Désir de puissance : Le Qatar a-t-il les moyens de ses ambitions diplomatiques dans le monde arabe ?
Le déclenchement du « printemps arabe » à la fin de l’année 2010 en Tunisie a relancé, de manière inédite, la diplomatie qatarie sur la scène arabe. Sa participation militaire à l’opération de l’OTAN en Libye a remis en selle une diplomatie audacieuse, qui s’était spécialisée depuis une quinzaine d’années dans des médiations tous azimuts plus ou moins réussies (Darfour, Palestine, Corne de l’Afrique, Yémen, Liban, aujourd’hui Syrie…). Cependant, l’ambition nouvelle du Qatar, qui consiste à saisir les soulèvements arabes en s’en faisant le porte-voix par le biais de sa chaîne satellitaire Al-Jazira, renvoie l’émirat à ses propres contradictions, notamment à la nature autoritaire de son pouvoir.
Iran, l'épreuve de vérité
Sans surprise, la dernière rencontre à Moscou entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité et l’Allemagne conduits par Catherine Ashton d’une part et l’Iran d’autre part n’a débouché sur aucun accord. Il était clair que le « paquet » présenté par les « P5 +1 » comme première étape d’un processus appelé à déboucher sur un accord définitif n’avait aucune chance de convaincre.
Ressources énergétiques : Printemps arabe, hiver énergétique ?
Le 23 Juin 2011, suite à la rupture d’approvisionnement provoquée par la crise libyenne, l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) faisait appel aux stocks stratégiques de pétrole de ses Etats membres en Europe et aux Etats Unis.
Un monde arabe en transition
De la Tunisie à la Syrie, le monde arabe semble traversé par un souffle démocratique à la fois puissant et fragile. Si la révolution tunisienne a provoqué une véritable onde de choc, elle n’a pas engendré un effet domino qui aurait balayé tous les régimes autoritaires du monde arabe. Parce que le « monde arabe » ne constitue pas un bloc homogène, parallèlement aux révolutions de 2011, il y a des régimes arabes qui ne connaissent pas de contestations populaires et il existe des monarchies qui semblent particulièrement épargnées par le vent de fronde et les insurrections.
L'Algérie à l'heure du changement ? Incertitudes et interrogations autour des élections législatives
Le 10 mai 2012, les électeurs algériens se rendront aux urnes pour des élections législatives à un tour destinées à élire les 462 députés de l’Assemblée nationale algérienne. Les enjeux de ce scrutin, annoncé le 9 février dernier par le président Abdelaziz Bouteflika, sont importants pour le pouvoir.
Syrie : l'islam dans la révolution
La mouvance islamique syrienne ne constitue pas un bloc homogène.
Migrations and Revolutions: Reflections on the Recent Events in North Africa from an International Relations Perspective
La promesse de démocratie inscrite dans le "Printemps Arabe" s'est accompagnée de développements significatifs en termes de flux migratoires en Afrique du Nord et vers l'Europe. Les bouleversements politiques considérables en Afrique du Nord et au Moyen-Orient ont conduit des centaines de personnes, principalement en provenance de Libye, sur les routes depuis janvier 2011.
Brésil - Maghreb : Globalité nécessaire et enjeux économiques stratégiques
Les relations qu’entretient le Brésil avec les pays du Maghreb peuvent paraître paradoxales. D’un côté, l’Algérie, le Maroc et la Tunisie ne semblent pas représenter des priorités de la diplomatie brésilienne. D’un autre côté cependant, il n’est pas possible de conclure que ces pays ont été ignorés par le gouvernement du président Lula.
Importance des expériences allemandes pour la "Vergangenheitsbewältigung" en Tunisie
Après la chute du régime de Ben Ali, le peuple tunisien est confronté à son propre passé douloureux. Une démocratie va devoir se construire sur les décombres de la dictature. Les Tunisiens revendiquent une condamnation des corruptions, falsifications de votes et maltraitances subies, conjointement le nouveau gouvernement doit se positionner par rapport à la politique de Ben Ali. Une " Vergangenheitsbewältigung " menée avec beaucoup de prudence est d'autant plus indispensable que la démocratisation d'un Etat peut uniquement avoir lieu si les citoyens ont fait le deuil de leur passé et saisissent la cruauté de l'ancien régime. L'Allemagne a dû se confronter à ce processus à deux reprises : après 1945, le pays dut se pencher sur les crimes du national-socialisme, puis après 1989 sur le passé de la République démocratique allemande (RDA). Les expériences allemandes peuvent aujourd'hui être utiles à la démocratisation de la Tunisie.
De l'embarras à l'opportunité : l'UE face au vote sur la Palestine à l'ONU
Lors de la session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Président du Conseil européen Herman Van Rompuy prendra la parole à la tribune au nom de l’Union Européenne. Une première dans l’histoire de la construction européenne après la décision à l’ONU en mai dernier d’offrir à l’UE un statut d’« observateur ». Dans son discours, la question palestinienne aura certes une place, mais que dira-t-il ? L’Autorité palestinienne a prévu de demander la reconnaissance officielle de la Palestine lors de cette session, démarche qui met l’UE dans l’embarras, les Etats-membres ne parvenant pas à une position commune.
Quand le vent du " printemps arabe " souffle sur le Golfe Persique
À l'exception notable des cas de Bahreïn et du Yémen, les zones du golfe Persique et de la péninsule Arabique ont été relativement épargnées par la vague de protestation qui a balayé le monde arabe.
La politique américaine vis à vis de la révolution tunisienne
Une nouvelle page de l'histoire des pays arabes est en train de s'écrire sous nos yeux. Le point de départ en a été le geste désespéré du jeune Mohamed Bouazizi le 17 décembre 2010 à Sidi Bouzid qui a mené à la journée historique du 14 janvier 2011 et au renversement du régime Ben Ali. L'administration Obama est maintenant clairement consciente de l'importance de l'enjeu de la réussite de l'expérience tunisienne à l'échelle de l'ensemble des pays arabes. Du discours du Caire en juin 2009 à celui du département d'État de mai 2011, le président Obama a indiqué qu'il prenait conscience de l'importance de l'enjeu démocratique dans les pays arabes. L'enjeu est que ces évolutions mènent à des régimes qui soient plus respectueux des aspirations légitimes des peuples arabes. Le président Obama et son administration paraissent résolus à ce que les États-Unis agissent en conformité avec ces aspirations.
Après le 11 septembre : les Etats-Unis et le Grand Moyen-Orient
Dix ans après, pourquoi revenir sur un 11 septembre qui n’a cessé de faire parler ? Parce que, volens nolens, la date représente bien un seuil. Un seuil dans la découverte d’un monde nouveau-né de l’après-guerre froide, mais demeuré, dans la dernière décennie du XXe siècle, une sorte de brouillon quelque peu mystérieux.
Les aléas d'une politique non annoncée et ses acteurs
Intervention à la conférence " Les États-Unis et le monde arabe " du 23 mai 2011 organisée par le programme Maghreb/Moyen-Orient de l'Ifri.
L'exceptionnalisme américain constitue une entrave sérieuse à l'exercice de l de la diplomatie. Les rapports de Washington avec les autres nations sont inévitablement marqués par cette conviction inhérente des citoyens américains, des leaders autant que des autres, que les États-Unis sont voués à un destin providentiel et demeurent un phare pour le reste de l'humanité : la " ville qui brille sur la montagne ". En témoignent de nombreux exemples.
Le Printemps Arabe: Premier bilan et propositions pour une politique française
Retour du Caire : premier bilan d'une révolution inachevée
Lorsque l’on déambule aujourd’hui sur la place Al-Tahrir cinq mois après le début des événements révolutionnaires, on se demande comment cette place disgracieuse a pu être le site mythique de la révolution du 25 janvier. Les marchands de souvenirs ont remplacé les manifestants : ils proposent aux passants des drapeaux égyptiens, des tee-shirts frappés du chiffre 25, des porte-clés aux couleurs nationales, des photos de personnalités arabes (Gamal Abdel Nasser côtoie Saddam Hussein, Hassan el-Banna, le fondateur des Frères musulmans, et même, tout sourire, Oussama Ben Laden).
En Irak, la menace de l'Etat islamique plane toujours
Affaibli, Daech a troqué le contrôle de territoire contre une stratégie de guérilla et de déstabilisation de l'Etat irakien. Trois militaires français mobilisés pour éviter une résurgence du mouvement sont morts sur place en moins d'un mois.
Militaires français morts en Irak : qu'est-ce que l'opération Chammal ?
Depuis le 18 août, trois militaires sont morts en Irak. Sur X (ex-Twitter), Emmanuel Macron a salué des soldats qui « défendaient nos idéaux ». « Face au terrorisme, la France ne reculera pas », a déclaré le ministre des Armées, Sébastien Lecornu.
Que fait l'armée française en Irak ?
L’Elysée a annoncé la mort en opération d’un soldat français des forces spéciales, Nicolas Mazier, le lundi 28 août. C’est le troisième militaire français qui perd la vie en 10 jours sur le sol irakien. Quelles sont les raisons de cette présence et que représente la menace terroriste sur place ?
En Irak, un troisième soldat français tué dans un contexte de relance de la coopération avec Bagdad
La mort d’un membre des forces spéciales lors d’une opération antiterroriste, annoncée le 29 août, s’ajoute à deux autres, survenues dans le cadre d’un accident de la route et en marge d’un entraînement.
Mort d’un troisième soldat en Irak en août : pourquoi la France reste dans le pays
Un membre des forces spéciales françaises a été tué, lundi, en Irak, lors d’une opération anti-jihadiste. Depuis 2014, 600 hommes déployés dans le cadre de l’opération Chammal forment et accompagnent l’armée irakienne à sa demande.
Paris souhaite entretenir une relation très spéciale avec l’Arabie saoudite
Nouvelle visite à Paris pour une dizaine de jours du sulfureux prince héritier d’Arabie saoudite. Mohammed ben Salman (MBS) a commencé son séjour par un déjeuner de travail avec le président Emmanuel Macron hier, vendredi, au palais de l’Elysée.
Fallait-il recevoir Mohammed Ben Salmane ?
Le prince héritier d'Arabie Saoudite était en visite officielle en France le 15 juin 2023. Mohammed Ben Salmane a été reçu pour déjeuner à l'Élysée par Emmanuel Macron.
Israël - Palestine : vers un regain de tensions ?
Depuis la création d'Israël, il y a 75 ans la paix n'a jamais semblé aussi loin. Un gouvernement de Benyamin Netanyahou très à droite d'un côté et de l'autre côté Mahmoud Abbas qui s'accroche au pouvoir, quelle issue ?
En Israël, la démocratie menacée par les envies de "pouvoir absolu" de Benyamin Nétanyahou
Moyen-Orient : les nouvelles influences
Au Moyen-Orient, la guerre de 2003 représente un tournant. L'État irakien, failli, peine à se reconstruire. L'interventionnisme américain se tempère. D'autres puissances montent : la Russie et la Chine notamment. Les acteurs régionaux, enfin, multiplient les partenariats à géométrie variable.
Israël : menace sur le dernier contre-pouvoir
Le 4 janvier 2023, le ministre de la Justice israélien présentait un projet de réforme visant à limiter très fortement les prérogatives de la Cour suprême. Une remise en question profonde de l'équilibre des pouvoirs qui a poussé des centaines de milliers de manifestants dans la rue.
Quand la démocratie israélienne se retourne contre elle-même
Après sept semaines de tractations, Benyamin Netanyahou a présenté jeudi son nouveau gouvernement. L’accord de la coalition convenu après les dernières législatives donne à plusieurs figures de l’extrême-droite anti-arabe, ouvertement raciste, théocratique et homophobe, des ministères-clés. De nombreux intellectuels mais aussi certaines institutions disent leur inquiétude de voir mourir la démocratie israélienne.
Coupe du monde de football 2022 : « Le Qatar est incontournable pour les Occidentaux »
Chercheur associé à l’Institut français des relations internationales (IFRI) et au Middle east institute de l’université de Singapour, Jean-Loup Samaan est spécialisé dans la géopolitique du golfe arabo-persique. Selon lui, le Mondial n’aura qu’un bénéfice symbolique pour le Qatar, car les liens entretenus par ce pays avec les Occidentaux sont déjà cruciaux.
Qatar: un Emirat très petit, très riche, et très présent sur la scène diplomatique
À partir de dimanche, les yeux du monde se tourneront vers le Qatar. C’est là-bas, dans ce petit Emirat de la Péninsule arabique, au bord du Golfe persique, que se déroulera la Coupe du monde de Football. Une attribution qui, on le sait, fait grincer beaucoup de dents : les appels au boycott se sont multipliés pour dénoncer les aberrations écologiques et les violations des droits humains.Comment fonctionne ce petit pays entouré par des géants ? Pourquoi est-il si riche ? Qui sont ses alliés ?
Le nord de la Syrie, théâtre de la lutte d’influence entre l’Iran et les États-Unis
Après avoir procédé à un bombardement aérien, mardi 23 août, sur des bases de milices pro-iraniennes dans le nord-est de la Syrie, les États-Unis ont indiqué jeudi 25 août avoir répliqué à des tirs de roquette ciblant des sites américains.
Les enjeux de la visite de Mohammed Ben Salman en Europe
Jeudi 28 juillet 2022, le président Macron recevait Mohammed Ben Salman Bin Abdulaziz Al-Saoud, prince héritier d’Arabie saoudite à l’Elysée pour un dîner de travail.
Une visite qui suscite la colère des associations de défense des droits de l’homme, qui estiment que cette visite est une manière de blanchir « MBS » de ses crimes. La chercheuse (IFRI) et spécialiste des questions de défense au Moyen-Orient, Héloïse Fayet, analyse les enjeux de cette première visite en Europe du prince saoudien depuis l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi en 2018. Entretien.
Guerre en Ukraine : dans le Donbass, une bataille jusqu’au bout de l’usure
La province de Louhansk désormais sous leur contrôle, les forces russes se concentrent sur la prise de Sloviansk et Kramatorsk. La bataille en cours consomme beaucoup de ressources humaines, matérielles et logistiques de chaque côté.
Ukraine : le rôle de la Turquie
Alors que le pays a organisé à deux reprises des négociations entre Kyiv et Moscou, quelle est la marge d’action du président Erdogan ? Son jeu d’équilibrisme peut-il durer ?
Diplomatie : la Turquie est redevenue fréquentable
Après des années de politique étrangère abrasive tous azimuts, Ankara a changé son fusil d'épaule pour se réconcilier avec les Occidentaux et ses voisins. La Turquie est même le seul médiateur admis par Kiev et Moscou dans la guerre actuelle.
"Pour le camp occidental, le rôle que jouera la Turquie dans le dénouement de la crise ukrainienne est crucial"
La présidentielle de 2023 n’est pas étrangère au repositionnement géopolitique du président turc, Recep Tayyip Erdogan, qui se campe en médiateur dans le conflit en Ukraine. Mais la neutralité d’Ankara reste ambivalente, analyse Dorothée Schmid, spécialiste du monde méditerranéen, dans une tribune au « Monde ».
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