Golfe arabo-persique
Suivi de l’évolution des monarchies arabes du Golfe qui s’imposent comme pôle de puissance au Moyen-Orient et projettent leurs intérêts au-delà, comme en Afrique, tandis que l’Iran joue le rôle de perturbateur.
Les premiers pas du président Biden au Moyen-Orient
Joe Biden a démarré son mandat de président des États-Unis avec la ferme intention de rompre avec les pratiques de son prédécesseur Donald Trump. Au Moyen-Orient, cette posture est particulièrement visible sur le dossier du nucléaire iranien, dans le conflit israélo-palestinien et sur les relations avec les États arabes du Golfe. La nouvelle administration démocrate semble accorder davantage d’importance à la stabilité régionale et au respect des droits de l’homme.
Les Émirats arabes unis en Afrique : les ambitions parfois contrariées d’un nouvel acteur régional
Les liens que les Émirats arabes unis (EAU) entretiennent avec les pays africains sont anciens, cependant la naissance d’une véritable politique africaine émirienne remonte seulement à une quinzaine d’années.
Washington-Téhéran : Les pourparlers de Vienne sur le JCPoA peuvent-ils aboutir ?
À la suite de la dénonciation de l’accord sur le nucléaire iranien (JCPoA) de 2015 par l’administration Trump en mai 2018, l’Iran a progressivement remis en place des capacités d’enrichissement de l’uranium et multiplie les provocations en mer d’Oman.
Le modèle de Dubaï face au centralisme d’Abou Dhabi
Vitrine des Émirats arabes unis, Dubaï n’a jamais complètement retrouvé la croissance d’avant la crise de 2009. La double crise sanitaire et économique est une nouvelle épreuve : Dubaï doit plus que jamais compter sur le soutien de l’émirat d’Abou Dhabi, cœur politique et sécuritaire de la Fédération. La phase actuelle confirme la prédominance politique d’Abou Dhabi dans la Fédération, et impose à Dubaï de redéfinir son modèle de développement, et son narratif.
Détroit d'Ormuz : la guerre des nerfs
En cas de conflit majeur, l’Iran pourrait décider de fermer le détroit d’Ormuz, ce qui provoquerait une crise énergétique mondiale. La République islamique a les moyens militaires d’imposer temporairement un tel blocus, mais sa capacité à le faire durer pose question. Pour faire face à l’escalade qu’engendrerait cette décision, elle devrait sans doute recourir aux autres éléments de sa « triade dissuasive » : le terrorisme et l’embrasement régional par l’intermédiaire de ses proxies.
Iran: le cadeau empoisonné de Trump à Biden ?
De nouveaux développements assez dramatiques sont intervenus en Iran, avec l'assassinat ce 27 novembre de Mohsen Fakhrizadeh, une grande figure du programme nucléaire iranien, attribué à un commando israélien. Il faudrait sans doute y voir pour Israël la volonté de compliquer, voire de rendre impossible les discussions que Joe Biden veut rouvrir avec l'Iran, pour remettre en route le traité sur le nucléaire iranien de 2015, le JCPOA .
Nucléaire : perspective d'ouverture prudente entre Téhéran et l'équipe Biden
L'Iran se dit prêt à respecter « automatiquement » ses engagements en matière nucléaire si l'administration Biden réintègre le traité JCPOA dénoncé en mai 2018 par Donald Trump. Un retour à un simple statu quo semble toutefois peu vraisemblable.
L'éviction de l'Europe du Moyen-Orient
Le Moyen-Orient est en ébullition. Cette agitation se traduit par des accès de colère populaire, en Irak et au Liban, à travers lesquels les manifestants appellent à la relève de leurs dirigeants jugés corrompus et incapables. Elle se manifeste par des conflits sans perspective de règlement, en Syrie et au Yémen, qui ont favorisé l'intervention de la Turquie, de la Russie et de l'Iran.
Nucléaire iranien : «Les sanctions américaines ne feront pas changer la position de Téhéran»
L’ancien ambassadeur Denis Bauchard, conseiller à l’Institut français pour les relations internationales pour le Moyen-Orient, explique pourquoi Paris s’oppose à la politique musclée de Washington sur le dossier du nucléaire iranien.
QF scales up mission to expand Qatar’s solar energy vision
Governments across the globe are increasingly focusing on the benefits of sustainable energy and Qatar is no different. As part of its national vision, the country is working to create harmony between environmental protection and economic growth.
L'Arabie Saoudite face au COVID-19 : l'ambition contrariée
Comptabilisant 59 854 cas officiels et 329 décès dus au COVID-19 en date du 20 mai 2020, l’Arabie Saoudite se place au troisième rang des plus grands foyers d’infection au Moyen-Orient après la Turquie et l’Iran. Comme ses voisins du Golfe, le Royaume enregistre cependant l’un des taux de mortalité les plus faibles de la région, malgré l’exposition du pays aux risques de contagion.
Turkish Airlines : Un outil stratégique turc à l'international
La Turquie connaît d’importantes transformations depuis l’arrivée du parti de la Justice et du Développement (AKP) au pouvoir en 2002, à l’image de la croissance notable de son secteur aérien.
Principale compagnie aérienne basée dans le pays, Turkish Airlines a étendu de façon spectaculaire son réseau de destinations au cours des quinze dernières années.
Les économies du Golfe et la transition énergétique
Les économies des pays du golfe Arabo-Persique sont très dépendantes du pétrole qu’elles exportent surtout vers l’Asie. Cette source d’énergie – considérée comme partiellement responsable du réchauffement climatique – est amenée à être de moins en moins demandée. Les États de la région anticipent les conséquences de cette baisse de la demande en cherchant à diversifier leur économie. Ils investissent dans les énergies moins polluantes comme le gaz et les centrales solaires.
Les pays du Golfe et Israël : une convergence d’intérêts ?
Après des décennies d’opposition, Israël et les pays du Golfe se sont rapprochés depuis les années 2000 puis après les Printemps arabes. Israéliens, Saoudiens et Émiriens partagent une obsession anti-Frères musulmans et contre le programme nucléaire et l’expansion régionale de Téhéran. Leur entente, de plus en plus visible, se développe sous le signe du relatif retrait régional des États-Unis, et d’un « plan de paix » conforme aux intérêts israéliens, et ignorant dangereusement la question palestinienne.
Arabie Saoudite : une nouvelle diplomatie religieuse ?
Pendant la guerre froide, l’Arabie Saoudite a utilisé ses pétrodollars pour propager le wahhabisme. Après le 11 septembre 2001, la diplomatie religieuse saoudienne a néanmoins connu une inflexion, dénonçant les excès des djihadistes et prônant l’« islam du juste milieu ». Cette nouvelle posture est renforcée depuis l’arrivée de Muhammad Ibn Abd Al-Karim Al-Isa à la tête de la Ligue islamique mondiale. On peut toutefois s’interroger sur la sincérité et l’effectivité de ce revirement.
Le Golfe, de la géopolitique à la politique tout court
Le golfe Arabo-Persique est un golfe de l'océan Indien qui s'étend sur près de 1 000 kilomètres entre la Péninsule arabique et l'Iran. C’est un objet géopolitique classique : espace géographique disputé entre puissances qui s’y croisent, s’y tiennent en respect, s’y confrontent. Son appellation elle-même est depuis le XXe siècle l’objet d’une controverse qui exprime l’antagonisme, ou la compétition, entre les deux aires civilisationnelles qu’il sépare et met en contact : l’aire perse et l’aire arabe. L’appellation historique de golfe Persique, validée depuis l’histoire antique, est en effet contestée par les États arabes qui veulent imposer « Golfe arabique », la synthèse contemporaine « arabo-persique » ne satisfaisant ni les uns ni les autres.
Les Émirats arabes unis à la conquête du monde ?
Les Émirats arabes unis (EAU) ont connu une expansion spectaculaire depuis leur indépendance en 1971. Depuis une dizaine d’années, ils s’affirment sur la scène internationale. Ils développent une stratégie portuaire ambitieuse et s’engagent de manière croissante dans des conflits armés. Leur politique étrangère est principalement guidée par la volonté d’assurer la survie des EAU dans un environnement volatil. Elle se traduit notamment par une opposition ouverte aux Frères musulmans.
La stratégie régionale de l’Iran : entre Realpolitik et révolution
L’Iran est engagé dans différents conflits régionaux. L’influence de Téhéran est de plus en plus contestée par des mouvements nationalistes, comme l’illustrent les manifestations anti-iraniennes en Irak. La population iranienne est elle aussi de plus en plus critique à l’égard de la stratégie régionale de ses dirigeants. Ces derniers sont d’ailleurs divisés : le président Rohani fait figure de pragmatique, tandis que le Guide suprême cherche avant tout à préserver l’héritage de la révolution islamique.
Quelles perspectives en 2020 pour l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient?
Alors que l’on parlait en 2019 de reconstruction - matérielle, mais aussi politique, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, 2020 s’annonce à nouveau comme l’année de tous les dangers.
La France et le nucléaire iranien : enjeux bureaucratiques et politique étrangère
Les décisions de politique étrangère sont des produits complexes, qui dépendent aussi de l’influence de divers groupes bureaucratiques, aux cultures et aux légitimités spécifiques. Le cas de la négociation sur le nucléaire iranien ne fait pas exception, qui a vu s’opposer en France une sensibilité de tradition « régionaliste » et « gaullo-mitterrandienne », à une sensibilité plus « occidentaliste », qui tendra à s’imposer dans le jeu institutionnel sous les présidences Sarkozy et Hollande.
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