Climat : quelle marche suivre ?
Le dossier « Climat : quelle marche suivre ? » fait le point, trente ans après Rio, sur des engagements climatiques sans doute moins brillants, moins assurés, que les proclamations politiques et les emballements médiatiques. Nombre de problèmes de fond demeurent.
Les promesses de l’Accord de Paris sont loin d’être honorées. Les voies de la neutralité carbone sont complexes, exigeant des mobilisations coordonnées de tous les acteurs privés et publics. Les financements promis aux pays pauvres ne sont pas au rendez-vous – en particulier pour l’Afrique, pourtant déterminante pour tout le paysage énergétique et de développement mondial. Et les grandes négociations climatiques ne peuvent avancer en ignorant les rapports de puissance globaux, comme le montre le duo américano-chinois. L’urgence climatique existe, mais elle ne peut être traitée qu’intégrée aux dynamiques géopolitiques mondiales.
Après l’Afghanistan – c’est le thème de la rubrique « Contrechamps » –, faut-il redéfinir l’assise politique, la vocation, l’efficacité de l’Alliance atlantique ? Les mouvements russes actuels la renvoient-ils à sa vocation première : la défense des Européens en Europe ? Et alors, que faire du désir à peine caché des Américains de l’intégrer à une mobilisation générale anti-chinoise ? L’affaire pourrait être plus simple si les Européens se décidaient à se saisir un peu plus des risques ou menaces qui les entourent : mais, fort créatifs en matière d’institutions de sécurité mal ou jamais utilisées, ils affichent surtout leurs divisions. Afghanistan, Chine, Russie, Sahel… : les arguments de l’actualité seront-ils décisifs ?
CLIMAT : QUELLE MARCHE SUIVRE ? (dossier dirigé par Marc-Antoine Eyl-Mazzega et Carole Mathieu)
Introduction : Un bilan de la COP26, par Carole Mathieu
Où en est l’Accord de Paris sur le climat ?, par Christian de Perthuis
Comment parvenir à la neutralité carbone ?, par Pierre-Frank Chevet, Guy Maisonnier et François Kalaydjian
Les financements-climat vers l’Afrique : charge ou opportunité ?, par Jean-Michel Severino
La diplomatie climatique sino-américaine, par Kevin Tu
AFGHANISTAN : LEÇONS D'UN ÉCHEC
L’OTAN en Afghanistan : quels enseignements ?, par Jean-François Bureau
L’UE peut-elle se doter des moyens de la puissance ?, par Tara Varma
ACTUALITÉS
Éthiopie : dynamiques de la guerre civile, par Sonia Le Gouriellec
L’impossible gestion de la diversité en Irak, par Adel Bakawan
Boris Johnson, du Capitole à la Roche tarpéienne ?, par Marie-Claire Considère-Charon
REPÈRES
Un an après le coup d’État : une Birmanie en déroute, par Sophie Boisseau du Rocher
La stratégie économique de l’Iran : entre risque d’effondrement et ouverture incontrôlée, par Matthieu Etourneau et Clément Therme
Mondialisation du trafic de drogue – une autre globalisation, par Cyrille P. Coutansais
LIBRES PROPOS
Europe : se confronter aux vraies menaces, par Anatol Lieven
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Obamacare : genèse, bilan, futur
L’Affordable Care Act (ACA), plus connu sous le nom d’Obamacare, est une réforme ambitieuse du système de santé américain. Entrée en vigueur en 2010, elle vise d’une part à élargir l’accès à l’assurance santé et d’autre part à réorganiser la distribution des soins. 25 millions d’Américains ont ainsi pu obtenir une assurance santé. Le bilan de cette réforme est néanmoins mitigé. Donald Trump a engagé un processus de retrait de l’ACA. Il n’est toutefois pas certain qu’il parvienne à ses fins.
Back to the East of Suez? Les Britanniques dans l’océan Indien
En décembre 2016, le gouvernement britannique annonçait son retour « à l’est de Suez ». Or, au-delà de l’effet d’annonce, la capacité de Londres à jouer un rôle géopolitique dans la région reste limitée. Londres ne cache pas la priorité qu’elle accorde aux échanges commerciaux, en particulier avec la Chine, au détriment éventuel de l’Inde. Son soft power, en particulier dans le domaine de la formation, lui permet cependant de préserver sa présence hors des jeux de puissance locaux.
Arabie Saoudite : faux ami ou vrai ennemi ?
Avec sa présence à Bahreïn, son intervention au Yémen, ses relations avec l’Iran, ou l’isolement du Qatar, l’Arabie Saoudite semble s’affirmer comme un État perturbateur, diplomatique et religieux, au Moyen-Orient. La diplomatie religieuse du wahhabisme joue un rôle central dans la stratégie de Riyad. Tout comme une stratégie de l’information, véritable dispositif d’influence, qui vise à orienter en sa faveur les opinions et les décideurs des grandes démocraties.
Retour sur la crise du Golfe de 2017
La crise du Golfe, qui a démarré en juin 2017, reflète des tensions anciennes entre le Qatar et ses voisins. L’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis reprochent en particulier à Doha son soutien aux Frères musulmans et son rapprochement avec Téhéran. Cette crise a suscité l’embarras des pays occidentaux qui coopèrent avec toutes les parties. L’engagement de la Turquie aux côtés du Qatar rend une escalade militaire peu probable. Nul n’a intérêt à ce que la situation s’envenime.