Sahel
Le 26 juillet 2023 au Niger, des militaires putschistes ont renversé le président Mohamed Bazoum, démocratiquement élu en 2021. Il s’agit du troisième coup d'État organisé dans le pays au cours de cette décennie, après l'échec de deux tentatives en mars 2021 et 2022.
Ce putsch, qui pose la question du maintien des coopérations occidentales avec Niamey, fait aussi craindre une phase d'instabilité dans le pays avec un risque de décrochage sécuritaire.
Pour en saisir les enjeux, l’Ifri vous propose une sélection d’analyses sur le sujet.
Sahel : faut-il négocier avec les djihadistes ?
Blocus de Bamako, perte de Kidal, multiplication des attaques : depuis fin avril, la junte d’Assimi Goïta vacille. Au Mali, l’hypothèse d’un dialogue avec les djihadistes revient au centre des débats.
France-Mauritanie : un "modèle de relation apaisée" entre Paris et une ancienne colonie
Le président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani entame mercredi une visite d’État en France, une première depuis des décennies pour un dirigeant de ce pays d’Afrique de l’Ouest, reconnu pour son expertise sécuritaire et qui demeure aujourd’hui l’un des derniers partenaires de Paris au Sahel.
Afrique de l'Ouest : coups d'État et jihadisme rebattent les cartes du pouvoir
Après le Mali, la Guinée, le Burkina Faso, le Niger et fin novembre la Guinée-Bissau, le Bénin a bien failli dimanche dernier (7 décembre 2025) être le théâtre d’un coup d’État militaire... Un groupe de mutins emmené par le lieutenant colonel Pascal Tigri a tenté de prendre le pouvoir en lançant à 2h du matin une série d’attaques contre les domiciles de plusieurs hauts gradés, la résidence du chef de l’État, le Palais présidentiel et le siège de la TV nationale.
2001-2025 : guerre globale contre le djihadisme
Malgré des moyens considérables dédiés à la guerre globale contre le terrorisme, la menace djihadiste n’a pas disparu.
Ce que la France perd en fermant ses bases militaires en Afrique
Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a annoncé, le 31 décembre 2024, la fermeture de toutes les bases militaires étrangères, dans son pays, en 2025. Le même jour, son homologue de Côte d'Ivoire annonçait la rétrocession de la base militaire d'Abidjan à l'armée de de son pays. Ces annonces surviennent après le départ annoncé du Tchad, du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Le chercheur Thierry Vircoulon explique les conséquences de ces décisions pour la France.
Le dilemme de la relation militaire franco-africaine : réinventer ou tourner la page ?
L’origine de la présence et de la coopération militaires en Afrique remonte au pacte tacite de la décolonisation de l’Afrique francophone. Cette coopération a permis la création des armées africaines des anciennes colonies et s’inscrivait dans le projet visant à éviter l’expansion du communisme et à maintenir l’influence de la France dans les pays nouvellement indépendants.
Un an après sa création, une Alliance des États du Sahel qui se cherche
Créée le 16 septembre 2023, l’Alliance des États du Sahel, conçue comme une entraide militaire, n’a pas réussi à enrayer, en dépit du renfort de mercenaires russes, la poussée des groupes djihadistes qui ont tué au moins 2 050 civils. Côté économique, le Mali, le Niger et le Burkina Faso renforcent leur intégration.
Burkina Faso : des paramilitaires russes ont quitté le pays
Ce matin, les journalistes et experts de RFI répondaient aux questions des auditeurs sur le départ de paramilitaires russes du Burkina Faso.
La politique de stabilisation du Mali au centre du pays. Des efforts sans résultat
À partir de 2012, le Mali a perdu le contrôle d’une partie croissante de son territoire. Depuis, l’État a tenté de reprendre le contrôle de ces territoires perdus et d’y restaurer sa présence administrative à travers le déploiement de différentes politiques de stabilisation, notamment dans le Centre.
L'approche territoriale intégrée (ATI). Espoirs et limites d'une stabilisation locale au Sahel
Depuis la chute du mur de Berlin puis les attentats du 11 septembre 2001, la multiplication des conflits locaux et la partition de certains États (Yougoslavie, Somalie) ont suscité des interventions extérieures, bilatérales ou multilatérales, dans lesquelles l’élément militaire s’est associé de manière novatrice à des actions civiles.
Populismes et relations internationales
Les populismes font florès, en Europe et ailleurs : en Argentine, peut-être demain à nouveau aux États-Unis… Que nous disent-ils de nos sociétés ? Et, s’ils arrivent au pouvoir, comment les modèlent-ils ? Leurs politiques économiques ont-elles quelques chances de succès ? Les politiques étrangères de leurs gouvernements influent-elles plus sur leur environnement, ou sur leurs propres sociétés ? Un « Trump 2 » au pouvoir à Washington serait-il totalement libre, et avec quels effets, de ses choix ?
Après l’échec sahélien, repenser le logiciel de la politique française en Afrique
Les condamnations de la politique française ont pris de l’ampleur ces dernières années en Afrique francophone. Les griefs évoqués sont multiples (interventions militaires, persistance du franc CFA, politique d’aide au développement, politique des visas restrictive, etc.) et la contestation raisonnée, qui portait sur les éléments objectifs de la politique française en Afrique qualifiée par certains de « néocoloniale », s’est transformée en diatribe anti-française sur les réseaux sociaux et dans les propos simplistes des néo-panafricanistes.
L’armée française au Sahel : un corpus doctrinal à l’épreuve
Les doctrines d’engagement des armées évoluent constamment en fonction des expériences de terrain. Au Sahel, les armées françaises ont mis en œuvre des conceptions héritées à la fois de leur histoire et des leçons tirées des interventions internationales des récentes décennies : interventions dans les Balkans ou « guerre » contre le terrorisme.
Les nouveaux défis de la politique africaine de la France
Auditionné le 13 décembre 2023 par la Commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale, le directeur du Centre Afrique subsaharienne de l’Ifri, Alain Antil, s’inquiète de l’expansion des foyers djihadistes implantés dans le Sahel central ainsi que de l’affaiblissement des pouvoirs civils dans la région. Dans cet entretien, il revient sur les succès et échecs de la politique française au Sahel et des changements géopolitiques qui y ont lieu, parmi lesquels la création de l’Alliance des Etats du Sahel (AES).
Le monde au prisme de l'Ukraine
Trois dimensions d’une actualité conflictuelle brûlante pour ce numéro de Politique étrangère.
Retour de Finlande / Sahel : la spirale de la violence
Au Sahel, la menace jihadiste perdure, nourrissant les cycles de violences qui endeuillent la région.
Sahel : une recomposition stratégique sans la France
Sous la menace et sans la France : voilà qui pourrait résumer la recomposition stratégique et politique qui se dessine ces derniers mois au Sahel. Le départ de la France du Niger, la dissolution du G5 Sahel et la fin de la Minusma sont venus clore symboliquement un chapitre. Le nouveau s’ouvre avec des militaires au pouvoir, un péril djihadiste toujours plus pressant et une ombre qui étend son influence : Moscou.
L’édition « Ramses 2024 » invite à refaire le monde
Le Rapport annuel mondial sur le système économique et les stratégies de l’IFRI invite à prendre acte de l’hétérogénéité du monde et se demande à quelles conditions un nouvel ordre international durable pourrait émerger du désordre actuel.
Union européenne : l'illusion géopolitique ?
L’Union européenne tient bon face à la guerre d’Ukraine – peut-être mieux que prévu... Mais quels effets cette dernière aura-t-elle à long terme sur les institutions, les politiques européennes ? Il faudra modifier les institutions pour faire face aux élargissements qui s’annoncent. L’Union a certes progressé dans la direction de politiques industrielles et technologiques communes.
Présence française en Afrique, un désaveu mérité ?
En trois ans, l'Afrique a connu huit coups d'Etat accompagnés bien souvent de manifestations anti-françaises. Face à cette haine, les soldats français quittent les pays les uns après les autres. A qui va profiter ce retrait ? La France a-t-elle failli en Afrique ?
En attendant le retour de l'Etat...
L'échec de la coalition internationale en Afghanistan et les difficultés rencontrées par Paris et ses alliés au Sahel soulèvent nombre de questions sur l’ingénierie internationale imaginée depuis les années 1990 pour reconstruire ou renforcer les États « faillis ». L’association entre, d’une part, une opération militaire destinée à contenir ou affaiblir une insurrection et, d’autre part, une coopération internationale plus ou moins importante, destinée à renforcer ou redéployer l’État – l’ensemble constituant ce que les stratèges appellent une opération de « stabilisation » – n’a pas débouché sur la stabilité attendue. En Afghanistan comme au Mali, le lien direct postulé entre apaisement des tensions et délivrance de services publics n’est pas validé. Ni les Provincial Reconstruction Teams (PRT) afghanes ni les « colonnes foraines » accompagnées par Barkhane n’ont pu apaiser les conflits violents ou relégitimer l’État.
L'Algérie à la recherche d'une diplomatie égarée
Hier phare du tiers-monde, la diplomatie algérienne connaît une éclipse depuis la fin des années 1980. En dépit des efforts des débuts de la présidence Bouteflika, Alger s'est marginalisée face aux désordres de la région : Sahara occidental, printemps arabes, instabilité tunisienne, anarchie libyenne, déstabilisation du Sahel. L'Algérie amorce un réengagement régional mais, au-delà, le rapprochement vis-à-vis des États-Unis et de l'Union européenne reste ambigu, et la carte chinoise ambivalente.
2001-2025 : guerre globale contre le djihadisme
Malgré des moyens considérables dédiés à la guerre globale contre le terrorisme, la menace djihadiste n’a pas disparu.
Le dilemme de la relation militaire franco-africaine : réinventer ou tourner la page ?
L’origine de la présence et de la coopération militaires en Afrique remonte au pacte tacite de la décolonisation de l’Afrique francophone. Cette coopération a permis la création des armées africaines des anciennes colonies et s’inscrivait dans le projet visant à éviter l’expansion du communisme et à maintenir l’influence de la France dans les pays nouvellement indépendants.
La politique de stabilisation du Mali au centre du pays. Des efforts sans résultat
À partir de 2012, le Mali a perdu le contrôle d’une partie croissante de son territoire. Depuis, l’État a tenté de reprendre le contrôle de ces territoires perdus et d’y restaurer sa présence administrative à travers le déploiement de différentes politiques de stabilisation, notamment dans le Centre.
L'approche territoriale intégrée (ATI). Espoirs et limites d'une stabilisation locale au Sahel
Depuis la chute du mur de Berlin puis les attentats du 11 septembre 2001, la multiplication des conflits locaux et la partition de certains États (Yougoslavie, Somalie) ont suscité des interventions extérieures, bilatérales ou multilatérales, dans lesquelles l’élément militaire s’est associé de manière novatrice à des actions civiles.
Populismes et relations internationales
Les populismes font florès, en Europe et ailleurs : en Argentine, peut-être demain à nouveau aux États-Unis… Que nous disent-ils de nos sociétés ? Et, s’ils arrivent au pouvoir, comment les modèlent-ils ? Leurs politiques économiques ont-elles quelques chances de succès ? Les politiques étrangères de leurs gouvernements influent-elles plus sur leur environnement, ou sur leurs propres sociétés ? Un « Trump 2 » au pouvoir à Washington serait-il totalement libre, et avec quels effets, de ses choix ?
Après l’échec sahélien, repenser le logiciel de la politique française en Afrique
Les condamnations de la politique française ont pris de l’ampleur ces dernières années en Afrique francophone. Les griefs évoqués sont multiples (interventions militaires, persistance du franc CFA, politique d’aide au développement, politique des visas restrictive, etc.) et la contestation raisonnée, qui portait sur les éléments objectifs de la politique française en Afrique qualifiée par certains de « néocoloniale », s’est transformée en diatribe anti-française sur les réseaux sociaux et dans les propos simplistes des néo-panafricanistes.
L’armée française au Sahel : un corpus doctrinal à l’épreuve
Les doctrines d’engagement des armées évoluent constamment en fonction des expériences de terrain. Au Sahel, les armées françaises ont mis en œuvre des conceptions héritées à la fois de leur histoire et des leçons tirées des interventions internationales des récentes décennies : interventions dans les Balkans ou « guerre » contre le terrorisme.
Le monde au prisme de l'Ukraine
Trois dimensions d’une actualité conflictuelle brûlante pour ce numéro de Politique étrangère.
Union européenne : l'illusion géopolitique ?
L’Union européenne tient bon face à la guerre d’Ukraine – peut-être mieux que prévu... Mais quels effets cette dernière aura-t-elle à long terme sur les institutions, les politiques européennes ? Il faudra modifier les institutions pour faire face aux élargissements qui s’annoncent. L’Union a certes progressé dans la direction de politiques industrielles et technologiques communes.
Les groupes d’autodéfense, pompiers pyromanes du Sahel
Depuis 2012, la prolifération des groupes djihadistes à travers le Sahel monopolise l’attention des autorités. Contraints par les menaces qu'ils représentent et l'affaiblissement de leur pouvoir régalien, les Etats se retirent progressivement de leurs territoires ruraux périphériques. Les populations se sont alors organisées pour se constituer en pourvoyeurs de sécurité locaux.
Ukraine : entre deux paix ?
Nous sommes rentrés dans le monde de la guerre. Politique étrangère propose dans un premier dossier un faisceau d’analyses permettant de mieux comprendre les dynamiques militaires et politiques à l’œuvre dans une Europe qui se rêvait hier en paix perpétuelle. L’affrontement direct entre Kiev et Moscou oppose deux systèmes militaires et de défense aux logiques, aux forces, aux faiblesses dissymétriques, que nous découvrons aussi au fil du conflit.
Climat : quelle marche suivre ?
Le dossier « Climat : quelle marche suivre ? » fait le point, trente ans après Rio, sur des engagements climatiques sans doute moins brillants, moins assurés, que les proclamations politiques et les emballements médiatiques. Nombre de problèmes de fond demeurent.
Politique étrangère : la France à un tournant ?
Un numéro exceptionnel de Politique étrangère. Face à un monde dont les fondamentaux se redéfinissent, la politique étrangère de la France est elle-même en question. Dans quelles géographies faut-il affirmer sa présence ? À quels défis majeurs faut-il répondre pour survivre dans le monde de demain ? Quel rapport à ce monde redessiner quand se ferment, sur le naufrage afghan, trente années d’interventions extérieures occidentales ?
RAMSES 2022. Au-delà du Covid
Pour sa 40e édition, trois questions majeures sont abordées dans le RAMSES 2022. Sortir du Covid. Comment mesurer l'héritage direct de la crise sur nos sociétés : systèmes de santé, cohésion politique, économie, dettes...? La course à la puissance : Le temps du Covid a-t-il bouleversé la course à la puissance ? Quels éléments sont désormais déterminants : technologiques, financiers, militaires, culturels ? 30 ans après la chute, l'espace post-soviétique : 30 ans après l'effondrement de l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS), le régime politique et l'économie russes sont-ils stables ?
Les relations entre l’Europe et l’Afrique vues à travers le prisme franco-allemand
L’année 2020 devait être une année charnière pour (re)formuler la stratégie africaine de l’Europe. L’Allemagne et la France s’étaient engagées à renforcer les relations entre les deux continents. Basé sur une approche historique, ce papier propose d’analyser les évolutions des politiques africaines de Paris et de Berlin et leur éventuel impact sur une stratégie africaine de l’UE.
Le COVID-19 au Sahel : pandémie lente mais impacts multiples
En Afrique de l’Ouest, le premier cas de COVID-19 a été enregistré au Nigeria à la fin du mois de février. Progressivement, le virus s’est propagé dans les villes puis les campagnes des 17 pays de la région.
Indo-Pacifique : un concept flottant ? / Peut-on stabiliser le Sahel ?
Indo-Pacifique : le concept, qui n’a que quelques années, veut exprimer une nouvelle structure de la mondialisation de la planète. En termes d’échanges économiques, et de distribution de puissance, c’est bien une zone unitaire qui se dessine du golfe Arabo-Persique au Pacifique, où se croisent, se mesurent, s’affrontent toutes les grandes puissances.
Quel avenir pour le djihadisme ? Al-Qaïda et Daech après le califat
Malgré un affaiblissement relatif depuis 2017, la mouvance djihadiste internationale devrait continuer à représenter une menace bien réelle au cours de la prochaine décennie.
Sahel : faut-il négocier avec les djihadistes ?
Blocus de Bamako, perte de Kidal, multiplication des attaques : depuis fin avril, la junte d’Assimi Goïta vacille. Au Mali, l’hypothèse d’un dialogue avec les djihadistes revient au centre des débats.
France-Mauritanie : un "modèle de relation apaisée" entre Paris et une ancienne colonie
Le président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani entame mercredi une visite d’État en France, une première depuis des décennies pour un dirigeant de ce pays d’Afrique de l’Ouest, reconnu pour son expertise sécuritaire et qui demeure aujourd’hui l’un des derniers partenaires de Paris au Sahel.
Afrique de l'Ouest : coups d'État et jihadisme rebattent les cartes du pouvoir
Après le Mali, la Guinée, le Burkina Faso, le Niger et fin novembre la Guinée-Bissau, le Bénin a bien failli dimanche dernier (7 décembre 2025) être le théâtre d’un coup d’État militaire... Un groupe de mutins emmené par le lieutenant colonel Pascal Tigri a tenté de prendre le pouvoir en lançant à 2h du matin une série d’attaques contre les domiciles de plusieurs hauts gradés, la résidence du chef de l’État, le Palais présidentiel et le siège de la TV nationale.
Ce que la France perd en fermant ses bases militaires en Afrique
Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a annoncé, le 31 décembre 2024, la fermeture de toutes les bases militaires étrangères, dans son pays, en 2025. Le même jour, son homologue de Côte d'Ivoire annonçait la rétrocession de la base militaire d'Abidjan à l'armée de de son pays. Ces annonces surviennent après le départ annoncé du Tchad, du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Le chercheur Thierry Vircoulon explique les conséquences de ces décisions pour la France.
Un an après sa création, une Alliance des États du Sahel qui se cherche
Créée le 16 septembre 2023, l’Alliance des États du Sahel, conçue comme une entraide militaire, n’a pas réussi à enrayer, en dépit du renfort de mercenaires russes, la poussée des groupes djihadistes qui ont tué au moins 2 050 civils. Côté économique, le Mali, le Niger et le Burkina Faso renforcent leur intégration.
Les nouveaux défis de la politique africaine de la France
Auditionné le 13 décembre 2023 par la Commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale, le directeur du Centre Afrique subsaharienne de l’Ifri, Alain Antil, s’inquiète de l’expansion des foyers djihadistes implantés dans le Sahel central ainsi que de l’affaiblissement des pouvoirs civils dans la région. Dans cet entretien, il revient sur les succès et échecs de la politique française au Sahel et des changements géopolitiques qui y ont lieu, parmi lesquels la création de l’Alliance des Etats du Sahel (AES).
Retour de Finlande / Sahel : la spirale de la violence
Au Sahel, la menace jihadiste perdure, nourrissant les cycles de violences qui endeuillent la région.
Sahel : une recomposition stratégique sans la France
Sous la menace et sans la France : voilà qui pourrait résumer la recomposition stratégique et politique qui se dessine ces derniers mois au Sahel. Le départ de la France du Niger, la dissolution du G5 Sahel et la fin de la Minusma sont venus clore symboliquement un chapitre. Le nouveau s’ouvre avec des militaires au pouvoir, un péril djihadiste toujours plus pressant et une ombre qui étend son influence : Moscou.
Niger : la France maintient une position ferme envers la junte, au risque de la confrontation
Emmanuel Macron défend coûte que coûte la présence française dans un pays au cœur de son dispositif militaire en Afrique. Il mise sur les dissensions au sein des putschistes, mais sa position pourrait vite devenir intenable si les militaires se maintiennent au pouvoir.
La France doit-elle quitter le Niger ?
Que se passe-t-il au Niger ? La situation de la France est-elle intenable ? Quelles conséquences internationales ? Retrouvez Le Club Le Figaro International présenté par Philippe Gélie.
Niger : le putsch de trop
Le putsch qui a eu lieu au Niger le 28 juillet 2023 n’est pas un putsch de plus mais le putsch de trop, qui donne lieu à une partie de poker entre la CEDEAO et la junte au pouvoir.
Largement sous-estimés, les enjeux du quatrième putsch en Afrique de l’Ouest en deux ans (après le Mali, la Guinée et le Burkina Faso) sont, en effet, majeurs pour le Niger, pour la région et au-delà.
Coup d'État au Niger : "Cette transition n’a pas de projet politique"
Le général Abdourahamane Tiani, l'homme fort du régime militaire au pouvoir au Niger a affirmé que la transition ne durerait pas plus de trois ans. Promettant un dialogue national chargé de formuler de nouvelles propositions, il a également mis en garde contre une éventuelle intervention militaire. Que pouvons nous attendre de ses déclarations ? Le chercheur associé à l'IFRI, Thierry Vircoulon répond à nos questions.
Benjamin Augé : « La crédibilité de Bola Tinubu va dépendre de ce qu’il parviendra à faire au Niger »
À la tête de la Cedeao, le nouveau président nigérian va devoir « montrer qu’il sait être décisif sur les questions de défense malgré son manque d’expérience dans ce domaine », estime Benjamin Augé, chercheur associé au Centre Afrique subsaharienne de l'Ifri.
ENTRETIEN. Au Niger et au Sahel, « il y a une jeunesse militante très anti-française »
Dimanche 30 juillet 2023, une manifestation a été organisée devant l’ambassade de France au Niger, pays où une junte vient de prendre le pouvoir. Un événement qui, comme l’explique à « Ouest-France » Alain Antil, chercheur à l’Institut français des relations internationales (Ifri), n’est guère surprenant, au vu des discours anti-français qui prospèrent au Sahel.
Au Niger et au Sahel, « il y a une jeunesse militante très anti-française »
La manifestation organisée dimanche 30 juillet devant l’ambassade de France à Niamey (Niger) confirme, si besoin en était, l’existence d’un important courant anti-français au Sahel. Courant dont Alain Antil, directeur du centre Afrique subsaharienne de l’Institut français des relations internationales (Ifri), nous décrit les tenants et aboutissants.
Niger : les enjeux nationaux et internationaux du coup d'Etat
Le renversement du gouvernement Bazoum met en lumière les différents jeux d'influence qui se jouent au Niger. Niagalé Bagayoko, politologue spécialiste des questions de défense en Afrique, Seidik Abba, journaliste-écrivain et Thierry Vircoulon, chercheur associé à l'IFRI en parlent à 8h20.
Coup d’État au Niger : « Il y a un risque de décrochage sécuritaire »
Ce putsch au Niger pose la question du maintien des coopérations occidentales avec Niamey et fait craindre une phase d'instabilité avec un « risque de décrochage sécuritaire », estime Alain Antil, directeur du centre Afrique subsaharienne à l'Institut français des relations internationales (Ifri).
Relations UE-Afrique : le coût de la guerre russe en Ukraine
Il y a un an, les pays africains réunis à Bruxelles appelaient l’Union européenne à faire une mise à jour : moins de bureaucratie, plus d’investissements. 12 mois plus tard, où en est-on ? (...) L’offensive russe lancée, le 24 février 2022, en Ukraine, et le bouleversement qu’elle provoque sur le continent fait-elle passer l’Afrique au second plan ? Quelle stratégie l’Europe a-t-elle pour le maintien de la sécurité en Afrique, alors qu’en Centrafrique, au Mali et, maintenant, au Burkina Faso, les forces françaises sont priées de quitter le pays ?
Quelle est l'ampleur de la menace islamiste au Sahel ?
L'année 2022 a été marquée par la fin de l'opération Barkhane et le désengagement de plusieurs pays occidentaux au Sahel. Peu à peu, les djihadistes reprennent du terrain dans la région. La menace est désormais plus large : les attaques se multiplient aussi dans les pays du Golfe de Guinée, relativement épargnés jusque-là par le péril djihadiste.
La France face au défi de redéfinir ses ambitions militaires en Afrique
Un mois après la fin de l’opération « Barkhane » au Mali, et alors que la base des forces spéciales françaises au Burkina Faso a été la cible des manifestants lors du coup d’Etat, le ministère des armées progresse lentement sur la révision de sa présence sur le continent.
Afrique de l'Ouest : coups d'État et jihadisme rebattent les cartes du pouvoir
Après le Mali, la Guinée, le Burkina Faso, le Niger et fin novembre la Guinée-Bissau, le Bénin a bien failli dimanche dernier (7 décembre 2025) être le théâtre d’un coup d’État militaire... Un groupe de mutins emmené par le lieutenant colonel Pascal Tigri a tenté de prendre le pouvoir en lançant à 2h du matin une série d’attaques contre les domiciles de plusieurs hauts gradés, la résidence du chef de l’État, le Palais présidentiel et le siège de la TV nationale.
Burkina Faso : des paramilitaires russes ont quitté le pays
Ce matin, les journalistes et experts de RFI répondaient aux questions des auditeurs sur le départ de paramilitaires russes du Burkina Faso.
Terrorisme, vingt ans après - RAMSES 2022
À l'occasion de la parution de RAMSES 2022, nous avons posé trois questions à Élie TENENBAUM, directeur du Centre des études de sécurité de l'Ifri.
Sahel : le sommet de Pau est-il un tournant ? - RAMSES 2021
Pour Ramses 2021, nous avons interrogé Alain ANTIL, directeur du Centre Afrique subsaharienne de l'Ifri.
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.