Énergie - Climat
Face à l’urgence climatique et aux confrontations géopolitiques, comment concilier sécurité d’approvisionnement, compétitivité, accessibilité, décarbonation et acceptabilité ? Quelles politiques pour y répondre ?
Sujets liés
Guerre en Iran : « Sans gaz, certains pays d'Asie vont se retrouver sans électricité »
Olivier Appert, conseiller au Centre Énergie-Climat de l’Ifri, se penche sur les différentes conséquences de la guerre au Moyen-Orient. Avec comme point central, l’incertitude de la durée.
"Aucun intérêt à se mettre en difficulté" : pourquoi la Chine reste à distance dans la guerre au Moyen-Orient
Des déclarations fortes, des condamnations, l'envoi d'un "émissaire" et… c'est à peu près tout. Pourtant soutien du régime iranien et principal acheteur de son pétrole, la Chine est particulièrement discrète face aux évènements qui embrasent le Moyen-Orient. Mercredi 4 mars, elle a annoncé avoir envoyé un émissaire pour apporter sa médiation dans le conflit. Pourtant, selon les experts, celle qui achète entre 12 et 18% de son pétrole en Iran ne devrait pas s'impliquer beaucoup plus dans le dossier. Pourquoi ?
Pétrole : « La plupart des pays ont d’immenses stocks permettant de tenir deux à trois semaines »
Marc-Antoine Eyl-Mazzega, spécialiste de l’énergie, estime, dans un entretien au « Monde », que la crise au Moyen-Orient pourrait profiter à Moscou en renforçant l’importance des hydrocarbures russes.
Guerre au Moyen-Orient : « Les conséquences à la pompe seront visibles assez rapidement »
Sébastien Jean, directeur associé de l'Initiative géoéconomie et géofinance de l’Ifri, analyse les conséquences économiques du conflit en cours au Moyen-Orient.
La guerre en Iran et l’envolée du pétrole peuvent-elles engendrer une hausse généralisée des prix ?
ENTRETIEN - Les tensions autour de l’Iran font planer un risque de choc énergétique aux répercussions mondiales, prévient Sébastien Jean, professeur au CNAM et directeur associé de l’Initiative géoéconomie et géofinance de l’Ifri.
Replay - Conférence avec Chris Wright, Secrétaire à l'Énergie des États-Unis
Reçu à l'Institut français des relations internationales, Chris Wright a exposé sa vision d'une politique énergétique américaine structurée autour de deux axes : la réalité humaine de l'accès à l'énergie, et une approche fondée sur les données chiffrées. Pour le Secrétaire, l'énergie constitue le fondement de la prospérité, de la santé et de l'allongement de l'espérance de vie à l'échelle mondiale. Sa doctrine repose sur une ambition de "dominance énergétique" américaine — non pas seulement l'indépendance, mais la capacité à produire massivement afin de réduire les coûts intérieurs, réindustrialiser le pays et soutenir les alliés des États-Unis.
La dimension environnementale de l'accord Union européenne - Inde
Le 27 janvier 2026, l'Europe et l'Inde signaient un traité commercial en gestation depuis près de vingt ans. S'il satisfait les objectifs stratégiques des deux puissances, l'accord élude néanmoins les tensions soulevées par l'illibéralisme croissant du régime Modi ou par la proximité indo-russe.
Immigration, défense, nucléaire... pourquoi l'Allemagne se tourne dorénavant vers l'Italie plutôt que la France
Le rapprochement entre l'Italie et l'Allemagne se renforce avec un "plan d'action" bilatéral. Berlin et Rome convergent sur l'immigration et la défense, tandis que Paris reste en retrait. Ce nouvel axe pourrait-il redéfinir l'équilibre européen ?
Mercosur, budget, médecins... Le gouvernement empêtré ; à l'international, Macron montre les muscles
Pour le gouvernement, l'année 2026 commence mal. Avec de multiples crises à gérer : colère des agriculteurs (contre l'accord de libre échange UE-Mercosur), colère des médecins (suite à l'adoption du PLFSS), sans compter que les députés doivent encore voter le Projet de loi de finances...
En quête de puissance climatique
Fin novembre 2025, s’est tenue à Belém, au cœur de l’Amazonie, la COP 30, dix ans après les accords de Paris. 189 États y ont participé, accompagnés de dizaines de milliers de représentants des sociétés civiles. Comme toujours difficile à obtenir, le texte final prévoit un triplement des financements destinés à l’adaptation au changement climatique pour les pays en développement.
Le pétrole en désordre
Trop de pétrole, des prix bas, des bouleversements géopolitiques considérables et l'annonce de l'entrée en bourse d'Aramco... la dépendance pétrolière a changé de camp : elle affecte maintenant les pays producteurs. Au 1er rang, l'Arabie Saoudite qui joue serré. Les Etats-Unis sont devenus les premiers producteurs de pétrole et de gaz de schiste. L'Iran va revenir sur le marché et la Russie, mais aussi l'Algérie et le Venezuela souffrent. Quelles conséquences ? Quel jeu jouent les grands pays producteurs (Arabie, Etats-Unis, Russie...)?
La gouvernance du gaz en Israël
reprise de la deuxième partie de la Note sur la gouvernance du gaz en Israël de Maïté de Boncourt, publiée par l'ifri en décembre 2015
Pétrole : l'autre guerre irano-saoudienne
Derrière la guerre des mots et des nerfs entre l'Arabie saoudite et l'Iran depuis l'exécution du cheikh chiite saoudien Nimr Al-Nimr, samedi 2 janvier, se joue aussi une guerre pétrolière sans merci, le précieux or noir remplissant les caisses du royaume wahhabite comme celles de la République islamique.
Obama met fin à 40 ans d'embargo sur les exportations de brut
L'embargo sur les exportations de pétrole brut des États-Unis a vécu. Le président Barack Obama a signé, vendrdi 18 décembre, une vaste loi de finances dans laquelle la majorité républicaine au Congrès a réussi à faire passer la levée de cet embargo, en place depuis 1975, en réaction au premier choc pétrolier.
Avantages et inconvénients de la baisse du prix du pétrole
C’est une courbe qui décline, par à-coups, depuis 2008. De 146 dollars le baril cette année-là – ce fut un pic –, le baril du pétrole a progressivement reculé, de 125 dollars en 2010-2011, à 112 dollars en juin 2014. Il est tombé à 55 dollars six mois plus tard, pour atteindre vendredi 34,7 dollars le baril à New York. Les pays producteurs pleurent, tandis que leurs clients, les consommateurs, se frottent les mains.
L’Europe se divise cette fois sur le gaz russe
Une nouvelle pierre d’achoppement, une de plus, vient s’ajouter à l’édifice de la discorde qui déchire l’Europe de toutes parts. Et celle-là, personne ne l’a vraiment vue venir. Outre la crise de l’asile et la perspective d’un "Brexit", le Conseil européen de ce 17 et 18 décembre a dû se saisir de la stratégie énergétique de l’Union. Au cœur de la controverse : le Nord Stream II, un gazoduc qui permettrait d’augmenter les livraisons de gaz russe vers l’UE.
Pétrole : l'ère de l'abondance
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Dans le Japon post-Fukushima, le charbon promis à un bel avenir
Aujourd'hui sixième émetteur de gaz à effet de serre, le Japon a dû compenser la fermeture de ses centrales nucléaires après l'incident de Fukushima par d'autres énergies, dont le charbon. Son engagement modeste à réduire de 26% ses émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à son niveau de 2013 et sa contribution significative au financement du charbon dans le monde font du Japon un acteur en retrait de la COP21. Carole Mathieu revient sur les contraintes et les tentatives d'un pays qui tente de satisfaire la demande de sa population dans un contexte environnemental et économique difficile.
COP21: ce qu'il faut savoir du brouillon de l'accord de Paris
C'est une étape-clé qu'ont franchie les négociateurs, réunis au Bourget. Ils ont remis, samedi 5 décembre, une ébauche de l'accord mondial censé limiter le réchauffement climatique. Le texte a été transmis à la présidence française de la COP21, après son adoption par les représentants de 195 pays. Le projet d'accord climat s'étale sur 21 pages, "une longueur raisonnable" pour Carole Mathieu, chercheuse au centre énergie de l'Institut français des relations internationales (Ifri).
La France achète-t-elle du pétrole de Daech ?
L'État islamique, via un réseau de contrebande syro-irako-turc bien établi, parvient à exporter du pétrole malgré les embargos internationaux. Dès lors, la France est-elle susceptible d'en acheter ? Manuel Valls «ne le croi(t) pas» tandis qu'Alain Juppé ne «serai(t) pas étonné». Clarification.
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