Terrorisme et sécurité intérieure
Alors que la porosité entre les théâtres d’opérations et les sociétés ne cesse de croître, la frontière entre défense et sécurité intérieure évolue au gré des menaces, qu’il s’agisse du terrorisme, de la guerre de l’information ou du crime organisé.
Sujets liés
USA, France : y a-t-il un cerveau derrière les attentats ?
Débat sur les attentats perpétrés récemment en France et aux Etats-Unis.
Antiterrorisme, l'impossible risque Zéro
Le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve s’est félicité ce matin de la réussite de l’Euro, au moins sur le plan sécuritaire si ce n’est sur le plan sportif. Le pire n’aura pas eu lieu malgré les fortes menaces qui continuent d’ailleurs de peser sur le Tour de France dont l’arrivée est prévue le 24 juillet. Mais peut on dire qu’on sache vraiment aujourd’hui à la fois l’état de la menace terroriste et le meilleur moyen d’y répondre ?
Meurtre des policiers à Magnanville : maîtriser notre émotion
Le double meurtre de Magnanville, particulièrement abject, marque une nouvelle étape dans la stratégie de terreur de Daech en France. Il démontre que les policiers peuvent être des cibles jusque dans leur sphère privée et que leur famille peut également être visée. Pour Marc Hecker, chercheur au Centre des études de sécurité de l'Ifri, l'affichage de nos frayeurs fait le jeu des terroristes qui cherchent, via une spirale de la violence, à fragmenter la société.
Après Orlando et Magnanville
À des sociétés qui s’organisent autour d’une certaine idée de la paix, l’horreur paraît incompréhensible, inédite. Orlando, puis Magnanville, sidèrent, et interrogent : au-delà de la folie des individus, quel sens revêtent ces actes, avec quels effets sociaux et géopolitiques ?
De par le monde : Les leçons d’Orlando
Dans la litanie des massacres par arme à feu commis aux États-Unis, celui d’Orlando frappe par son ampleur.
La Sentinelle égarée ? L’armée de Terre face au terrorisme
L’activation du contrat opérationnel de protection à la suite des attentats qui ont frappé la France durant l’année 2015 ouvre une nouvelle phase dans la longue histoire de l’engagement des forces terrestres au profit de la sécurité intérieure.
Non, nous n’avons pas laissé Internet aux djihadistes
"Soyons clairs : Internet n'est pas le seul responsable de la radicalisation. La radicalisation est un phénomène complexe : de nombreux facteurs (sociaux, culturels, religieux, etc.) doivent être pris en compte dans les processus d'évolution vers le djihadisme."
Terrorisme : les bonnes armes ?
Le terrorisme, ça peut marcher. Certes pas avec les résultats rêvés par les illuminés. Mais dans les démocraties, ou les sociétés semi-ouvertes (Russie…), qui sont les victimes tout désignées des terroristes, ceux-ci peuvent à terme réussir à installer la peur, à instiller le doute sur l’efficacité et la résilience des institutions, à semer le conflit et la division, bref, au-delà des réflexes unanimistes, à dresser les sociétés contre elles-mêmes, parfois à les pousser à la folie.
Prévention de la radicalisation et déradicalisation : les modèles allemand, britannique et danois
Quelques milliers d'Européens sont partis faire le djihad en Syrie et en Irak. Plusieurs centaines d'entre eux sont déjà revenus. Pour faire face à ce phénomène, certains pays ont développés des programmes de prévention de la radicalisation et de déradicalisation.
"La France aurait été attaquée de toute façon", Interview de Marc Hecker pour les Echos.fr
"La France figure depuis bien longtemps parmi les pays les plus honnis des djihadistes. Ceci est notamment lié à notre passé colonial mais aussi à notre pratique de la laïcité perçue par les djihadistes comme une forme d’islamophobie institutionnalisée."
Интернет для джихадистов. Oт органа пропаганды к центру оперативного управления [Internet pour les djihadistes. De l’organe de la propagande à la plateforme opérationnelle]
Dans cet article publié par la principale revue russe de relations internationales, Marc Hecker analyse la manière dont les groupes djihadistes – en particulier Daech – utilisent le web. Internet apparaît non seulement pour eux comme un vecteur essentiel de propagande mais il est également devenu une véritable plateforme opérationnelle.
La Somalie, Sisyphe moderne ?
Depuis son indépendance en 1960, la Somalie n’a connu que peu de périodes de stabilité.
La question sécuritaire en Tunisie : trois questions à Mourad Chabbi
À quelles menaces sécuritaires la Tunisie doit-elle faire face en 2015 ?
Le Président tunisien Beji Caid Essebsi a été récemment intronisé Président de la République tunisienne dans le contexte mouvementé de ce pays. La Tunisie traverse actuellement une passe difficile car les défis sont nombreux et complexes. Trafics de toutes sortes, dissémination des armes légères, terrorismes, problèmes de migration mais également ingérences étrangères pèsent actuellement sur la sécurité de la Tunisie. L’armée peine à réduire les maquis présents sur certains points du territoire et celle-ci, peu préparée à la lutte contre le terrorisme, doit désormais composer avec le terrorisme urbain.
Vers la fin de la projection de forces ? II. Parades opérationnelles et perspectives politiques
L'émergence de capacités permettant de perturber ou d'empêcher les opérations de projection de forces est soulignée par un nombre croissant d'experts de défense et de publications officielles, en particulier aux Etats-Unis. Tandis que la plupart des textes publiés à ce sujet se focalisent sur les aspects militaires de la menace, cet article s'efforce de replacer celle-ci dans une double perspective.
Quelle orientation future pour l'OTAN ?
L’orientation future de l’Alliance dépend de la réponse à deux questions : quels sont aujourd’hui les défis de sécurité pour les États-membres ; et quels sont ceux que peut traiter l’Alliance ? On examine ici quatre hypothèses, qui pourraient organiser le débat sur le futur concept stratégique : la focalisation sur le Grand Moyen-Orient, une attention centrale portée aux États fragiles, la focalisation sur les menaces non gouvernementales, ou un recentrage sur l’Europe.
Les mutations du terrorisme algérien
Al-Qaida au Maghreb islamique reste fondamentalement une organisation algérienne (le GSPC) qui s’est donné un « projet maghrébin ». Mais elle incarne aussi un second âge du terrorisme qui tente de fondre la problématique algérienne dans une géopolitique globale centrée sur l’antagonisme Islam-Occident. Cette mutation a pris au dépourvu le régime algérien dont l’action reste fondée sur la répression et sur une offre d’amnistie qui semble avoir produit le maximum de ses effets.
Vers la fin de la guerre?
Longtemps considérée non seulement comme légitime mais de surcroît comme souhaitable, la guerre a connu une perte sensible de légitimité après la Première et la Seconde Guerre mondiale. Le regain relatif de légitimité qui a suivi la fin de la guerre froide –avec la multiplication des opérations militaires à vocation humanitaire– ne suffira pas à inverser la tendance. Il se pourrait même que la forme de conflits aujourd’hui dominante, la guerre civile, connaisse à son tour un réel déclin.
Le terrorisme en perspective
Les attentats du 11 septembre 2001 marquent l’entrée dans l’ère du terrorisme catastrophique. Depuis lors, le terrorisme a évolué. De nouvelles catégories de djihadistes ont émergé, en raison notamment de la dégradation de la situation en Irak. Le djihadisme finira sans doute par s’épuiser mais le terrorisme risque quant à lui de perdurer. Et la diffusion toujours plus large des technologies amènera des groupes de plus en plus limités à se doter de capacités de plus en plus destructrices.
Djihadistes français: de plus en plus nombreux
47% de non-diplômés, 36% de chômeurs ou encore 40% d'individus issus de quartiers prioritaires, le chercheur Marc Hecker de l'Ifri analyse les résultats de son étude sur le profil des djihadistes français intitulée "137 nuances de terrorisme" parue en avril 2018.
Islamisme : une étude sur les profils de jihadistes jugés en France
47% de non-diplômés, 36% de chômeurs ou encore 40% d'individus issus de quartiers prioritaires, le chercheur Marc Hecker présente sur France 24 les résultats de son étude des profils et parcours de 137 individus condamnés pour des faits de terrorisme en France ces dernières années.
Terrorisme: Y-a-t-il un profil type ?
Invité de William Lemergie, Marc Hecker nous présente son étude "137 nuances de terrorisme. Les djihadistes de France face à la justice". Réalisée à partir de sources judiciaires, cette étude s'interroge sur les profils et les parcours de 137 individus radicalisés et condamnés dans des affaires de djihadisme.
Âge, sexe, origines sociales, scolarité, parcours professionnel... Une étude de l'Ifri dresse le profil type du jihadiste français
Dans une étude dévoilée mercredi 28 mars 2018 par France Info, un chercheur de l'Ifri a examiné les profils et les parcours de 137 personnes condamnées en France pour des faits de terrorisme.
Une étude révèle les traits communs des 137 djihadistes condamnés en France
L'étude réalisée par Marc Hecker, directeur des publications de l'Ifri, se base sur les jugements de 137 individus condamnés dans des affaires de djihadisme.
Nouvel attentat, fiché S, renseignement, radicalisation. Mêmes questions, où sont les solutions ?
Après l’attentat perpétré dans l’Aude vendredi dernier, des questions se posent une nouvelle fois sur la prévention des actes terroristes, la surveillance et le renseignement des fichés S, la radicalisation. Quelles solutions pour lutter contre le terrorisme ?
Qui sont les djihadistes français ?
Le chercheur Marc Hecker a analysé les profils et les parcours de 137 hommes et femmes jugés en France pour terrorisme islamique. En exclusivité, il dévoile à L'Express les résultats de son étude*.
La bataille morale pour l’interdiction totale des armes atomiques
Fin décembre 2016 à l’ONU, 113 pays ont voté une résolution, afin de convoquer une conférence « chargée de négocier un instrument juridiquement contraignant d’interdiction des armes nucléaires conduisant à leur élimination totale ».
USA, France : y a-t-il un cerveau derrière les attentats ?
Débat sur les attentats perpétrés récemment en France et aux Etats-Unis.
Antiterrorisme, l'impossible risque Zéro
Le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve s’est félicité ce matin de la réussite de l’Euro, au moins sur le plan sécuritaire si ce n’est sur le plan sportif. Le pire n’aura pas eu lieu malgré les fortes menaces qui continuent d’ailleurs de peser sur le Tour de France dont l’arrivée est prévue le 24 juillet. Mais peut on dire qu’on sache vraiment aujourd’hui à la fois l’état de la menace terroriste et le meilleur moyen d’y répondre ?
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.