Systèmes Politiques
À la fin de la guerre froide, s'est répandue l'idée que la démocratie libérale allait s'imposer dans le monde. En réalité, les régimes autoritaires ont résisté et les systèmes politiques demeurent variés.
Afrique : l'intégration régionale face à la mondialisation
Abdou Diouf a commencé sa carrière politique au Sénégal. Il a été directeur de cabinet de Léopold Sédar Senghor puis Secrétaire général de la Présidence de la République. En 1970, il est nommé Premier ministre. En 1981, il est élu président de la République, fonction qu'il occupe jusqu'en 2000. De 2003 à 2014, il est secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF).
Si loin, si proche : les Allemands et la question turque
Cette Note du Cerfa a pour sujet le débat allemand sur l'intégration des citoyens turcs et l'élargissement de l'UE à la Turquie.
Intégration ou exclusion ? La situation des migrants d'origine turque en Allemagne
Les 2,5 millions de citoyens turcs ou d'origine turque outre-Rhin marquent le paysage politique, social et économique de l'Allemagne contemporaine. Des " travailleurs hôtes " (Gastarbeiter), arrivés dans les années 1960 et censés ne rester que quelques années en RFA, aux jeunes Turcs nés et scolarisés en Allemagne, la problématique de la " question turque " a changé. Elle renvoie en particulier à la définition d'une politique de l'intégration outre-Rhin.
La démocratie russe : de la spontanéité à l'improvisation ?
De 1991 à 1996, émerge en Russie un régime de « démocratie immature » ou d’« infra-démocratie », fondé sur des institutions nouvelles. Auprès de ces dernières en subsistent d’autres, qui n’ont connu que des changements mineurs, ou se sont recomposées sur des logiques étrangères aux réformes des années 1990. Le régime actuel se caractérise par des institutions de transition, remplissant des espaces sociopolitiques vacants : la vraie lacune de la société russe, c’est l’absence de pouvoir consolidé.
Octobre 1917 : révolution dans les relations internationales. Les trois leviers de la politique étrangère soviétique
1917 : tandis que l'Europe s'enfonce dans la guerre, l'empire des tsars bascule dans un nouveau monde, celui du marxisme-léninisme. Renonçant à étendre la révolution hors de leurs frontières, les dirigeants soviétiques apportent trois changements majeurs dans les relations internationales : une remise en cause — plutôt limitée — de la diplomatie traditionnelle, l'utilisation des partis communistes nationaux dans la gestion des relations extérieures, et une véritable politique des nationalités prônant le droit à l'autodétermination.
La France et son rapport au monde au XXe siècle
Depuis Louis XIV, 1789 et Napoléon, la France poursuit un rêve de grandeur. Après la défaite contre l’Allemagne, en 1870, ce rêve se brise une première fois, et les deux guerres mondiales accentuent le sentiment de déclin qui se développe tout au long du XXe siècle. Perdant son statut de grande puissance après 1940, la France se donne un nouveau rôle sous l’impulsion du général de Gaulle : mise en place d’une force de dissuasion nucléaire, sortie des structures intégrées de l’OTAN, politique de la chaise vide à Bruxelles, coopération avec les pays africains et arabes. Mais la fin de la guerre froide et la construction européenne remettent en cause l’héritage gaullien. Le renforcement de l’intégration européenne, sous François Mitterrand, et la 'révolution stratégique', opérée par Jacques Chirac, permettent peut-être enfin à la France d’aujourd’hui de renoncer au mythe de la grandeur pour jouer avec réalisme le rôle qui lui revient au sein d’une grande Europe.
Les questions allemandes au XXe siècle : identité, démocratie, équilibre européen
Ce que nous appelons « la question allemande » regroupe en réalité un ensemble de problèmes de politique intérieure et extérieure dont toutes les solutions proposées sont interdépendantes. Ces problèmes peuvent être ramenés à trois notions clefs : l’identité nationale, la démocratie libérale et l’équilibre européen. Au cours du XXe siècle, la question allemande a tenu en haleine l’Europe et la planète, les précipitant même dans des abîmes et façonnant pour un siècle la carte du monde. Elles ont fini par trouver une réponse durable avec la réunification pacifique de l’Allemagne, le 3 octobre 1990, et l’intégration réussie de la République fédérale dans une Europe occidentale enfin pacifiée.
Les femmes dans les relations internationales
Les femmes ont longtemps été totalement absentes de l’histoire des relations internationales et de la scène diplomatique. À cet égard, le siècle qui s’achève ne marque, au mieux, que l’infléchissement tardif d’un phénomène qui connut, au XIXe siècle, une sorte d’apogée. En France, la création de l’ENA, en 1945, marque le début d’une ère nouvelle, en permettant à des femmes d’accéder aux emplois de la haute fonction publique. Mais il fallut attendre 1972 pour qu’une Française soit nommée, pour la première fois, ambassadrice. Sur la scène internationale, les droits des femmes sont reconnus à partir de 1946, grâce à l’action de l’ONU. Mais il reste encore à assurer dans les faits l’égalité entre hommes et femmes que tant de conventions proclament et que si peu d’États, même développés, se donnent vraiment la peine d’appliquer.
Révolutions de l'an 1989 : fin d'un monde, naissance d'un siècle
Que reste-t-il de l’année 1989 ? D’un côté, l’empire soviétique s’effondre, l’Europe de l’Est est libérée, la Yougoslavie se disloque, une kyrielle d’États s’édifient sur les ruines du communisme, et partout semble triompher le modèle occidental de développement économique, politique et social. Dix ans plus tard, l’euphorie des peuples a disparu ; l’héroïsme des libérateurs s’est plié au rigorisme des gestionnaires ; l’ouverture démocratique a parfois débouché sur la guerre ; et l’espoir des intellectuels accouché d’un renoncement au mythe de la troisième voie. À la charnière de deux époques, l’année 1989 semble avoir enfoui le souvenir du monde d’hier sous les turbulences du siècle nouveau, emmené par les États-Unis dans l’âge naissant de la globalisation.
Minorités, nationalités, États
Jean-Christophe Rufin a été administrateur de Médecins sans frontières (1991-1993), puis de la Croix-Rouge française (1994-1996) et président d’Action contre la faim (2002-2006). Il a été ambassadeur de France au Sénégal et en Gambie de 2007 à 2010. En parallèle à ses activités humanitaires et diplomatiques, il a mené une carrière littéraire. Il a obtenu le prix Goncourt en 2001 et a été élu à l’Académie française en 2008.
La Cour suprême va-t-elle restreindre le droit à l'avortement?
Cette semaine, le Covid-19, la tempête boursière causée par l'épidémie et les primaires démocrates —avec le vote de six nouveaux États mardi 10 mars— font la une des médias américains. Mais, un autre sujet doit attirer l'attention: l’examen par la Cour suprême, ce mercredi 4 mars, d’une loi de Louisiane relative à l’avortement.
La République Populaire de Chine face au COVID-19
Quelles sont les conséquences de l'épidémie du COVID-19 sur la stabilité du régime et sur la politique étrangère de la Chine ?
L'Allemagne a-t-elle sous-estimé le "poison du racisme" ?
Les attentats d’Hanau du 19 février dernier réactivent l’actualité de la menace terroriste en Allemagne. Le « poison du racisme » a-t-il été sous-estimé outre-Rhin ? Quels sont les liens entre le parti anti-migrants Alternative pour l’Allemagne (AfD) et la violence d’extrême droite ?
Fusillades mortelles en Allemagne : la menace d'attentats d'extrême droite
Une double fusillade a fait neuf morts à Hanau, dans le Land de Hesse, mercredi. Le parquet fédéral évoque des "éléments à l'appui d'une motivation xénophobe". Eléments d'analyse par Nele K. Wissmann, chercheure associée au Cerfa/Ifri, auteure de la note "Le terrorisme d’extrême droite en Allemagne. Une menace sous-estimée ?" publié par l'Ifri.
Le rural est « une chance et une opportunité »
Chercheur au Centre migrations et citoyennetés de l’Institut français des relations internationales (Ifri), il a notamment publié « Une autre histoire de la « crise des réfugiés ». La réinstallation dans les petites villes et les zones rurales en France » (Juillet 2019).
« L'urgence est de rechercher une solution pérenne pour les Rohingyas »
La communauté Rohingya reste cantonnée au Bangladesh, de peur de rentrer en Birmanie. Sophie Boisseau du Rocher appelle à une mobilisation pour aider Aung San Suu Kyi à garantir les droits de ces musulmans apatrides.
Immigration : pourquoi la France n’y arrive pas ?
Matthieu Tardis a réalisé une étude sur l’accueil des réfugiés dans les petites communes et les villes moyennes qui bouscule les idées reçues. « Ces territoires sont souvent moins habitués à recevoir ces populations. L’absence d’opportunités, notamment professionnelles, affecte l’attractivité de ces territoires pour les nouveaux arrivants. De plus, la montée de l’extrême droite peut constituer un obstacle politique au développement de l’accueil des migrants et réfugiés », observe le chercheur au centre migrations et citoyennetés de l’Ifri (Institut français des relations internationales).
Migrations. Quand les petites villes font la leçon aux grandes
Les petites villes européennes sont aujourd’hui catapultées en première ligne dans le processus complexe de l’accueil des personnes migrantes. L’intégration au niveau local constituerait-elle la clef du succès de la réinstallation ?
Accueil des demandeurs d’asile : quel rôle pour les maires ?
En principe, les mairies n’ont pas leur mot à dire quant à l’arrivée de demandeurs d’asile dans leur territoire. En pratique, l’État cherche le soutien des municipalités, car les maires se retrouvent en première ligne.
L'Irak, symbole de l'échec du "Nation Building" ?
Les interventions militaires furent nombreuses ces dernières décennies. Le cas Irakien est l'exemple le plus récent. Comment « reconstruit-on » un Etat ? Pourquoi la reconstruction initiée par les Etats-Unis n’a pas fonctionné en Irak ? Que recouvre l’idéologie de ‘Nation Building’ ?
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