Dôme d'or : Trump relance la guerre des étoiles
Un "dôme d’or", reposant sur un réseau de satellites capables d’intercepter des missiles jusque dans l’espace : tel est le projet titanesque porté par Donald Trump pour renforcer la défense des États-Unis d’ici la fin de son mandat.
« Dôme d’or » : Trump précipite-t-il le monde dans la militarisation de l’espace ?
Mardi 20 mai, Donald Trump a esquissé les contours du projet « dôme d'or ». Calqué sur le « dôme de fer » israélien, la version américaine ambitionne de protéger les États-Unis grâce à un maillage de satellites capables de détecter et de neutraliser tous types de missiles. Un système qui rappelle l'Initiative de défense stratégique de Ronald Reagan, un projet avorté qui avait participé à l'assèchement économique du rival soviétique dans les années 1980.
Même les fanatiques de la défense antimissile américaine reconnaissent que la coordination de l’architecture envisagée est impossible en trois ans, même en dix ans.
citée par Elise Vincent sur Le Monde
Course à l’armement dans l’UE : des budgets en hausse, des capacités inégales
On observe ces dernières années un réarmement progressif des pays membres de l’UE et les budgets de défense sont globalement à la hausse. Si la France possède la seconde armée la plus importante de l’UE, elle peinerait aujourd’hui à déployer plus d’une brigade et à en assurer la relève par une unité équivalente.
Armes du futur : un boom technologique
Alors que la guerre fait rage à ses portes et que son allié américain menace de se désengager, l’Europe fait le choix du réarmement. Comment le militaire européen s’empare-t-il des nouvelles technologies ?
L'Europe est-elle capable de se réarmer ?
Face à la menace russe et au désengagement américain, l'Europe avance à marche forcée pour assurer sa propre défense sur le continent.
La menace russe vue de l’est de l’Europe
Les pays baltes et la Pologne alertent de longue date sur les velléités expansionnistes de Vladimir Poutine. Comment s’y préparent-ils ? Comment sont-ils déjà concrètement touchés ? Et que font exactement les deux mille soldats français déjà engagés en Europe de l’Est ?
Le réarmement polonais, une rupture géopolitique ?
Depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine en février 2022, la Pologne a connu une remontée en puissance spectaculaire. Varsovie consacre désormais 4,7% de son PIB à son armée et consacre la moitié de son effort financier aux seuls achats d'équipement. D'ici 2030, le pays sera, sur le plan conventionnel, la première armée d'Europe.
Comment la Pologne cherche-t-elle à bâtir l’armée terrestre la plus puissante d’Europe ?
Partout en Europe, les nations reprennent les armes. Le président américain Donald Trump et ses orientations suscitent des craintes quant à un retrait militaire des États-Unis du continent, tandis que la Russie a déjà pris le contrôle de 20 % du territoire ukrainien. Mais la Pologne n’a pas attendu les pressions du nouveau président américain pour accroître son armement.
La France peut-elle proposer un nucléaire européen ?
La France peut-elle élargir son « parapluie nucléaire » à l’échelle européenne ? Emmanuel Macron relance cette question dans un contexte de tensions croissantes. Alors que l’OTAN est fragilisée et que l’engagement américain est incertain, une dissuasion nucléaire européenne est-elle envisageable ?
Pourquoi les États-Unis préfèrent-ils le Royaume-Uni à la France ?
Il y a quelques semaines dans New Deal, nous évoquions le nouveau traité de défense entre les États-Unis, l'Australie et le Royaume-Uni, le traité Aukus, qui a entraîné l'annulation du contrat de sous-marins signé en 2016 entre l'industriel français Naval Group et l'Australie –et qui a suscité la colère de Paris.
L’Union européenne à la croisée des chemins entre décrochage et rebond de puissance
L’Union européenne, confrontée à des rivalités sino-américaines grandissantes et à l’accroissement de son retard en matière de technologies d’avenir, doit trancher entre immobilisme et volonté de puissance.
« La Maison-Blanche est plus polie mais reste brutale »
Pour Thierry de Montbrial, président-fondateur de l'Institut français des relations internationales et de la World Policy Conference qui se tient cette année à Abu Dhabi, la nouvelle donne mondiale impose à la France de revoir les fondements de sa politique étrangère. Il livre ici ses pistes.
Après l'affaire des sous-marins, la France touchée mais pas coulée
L'affaire des sous-marins australiens démontre un isolement manifeste de la France sur la scène internationale, et la difficulté pour l'Europe de s'affranchir du grand frère américain.
« En cas d'escalade entre Washington et Pékin, l'Europe ne pourra pas rester au balcon »
Vu de Paris, le camouflet subi en Australie incite à relancer la réflexion sur l'autonomie stratégique européenne. Mais au sein de l'Union européenne (UE), nos partenaires partagent-ils cette analyse ? Le directeur de l'Institut français des relations internationales (Ifri), Thomas Gomart, n'en est pas certain. A ses yeux, ils n'ont pourtant guère le choix : "Si l'Europe pense que son avenir stratégique se résume au Green Deal, prévient-il, elle fait fausse route."
Malgré les menaces des Etats-Unis, la Turquie reçoit un système de défense antiaérienne russe
L’armement est au cœur d’un bras de fer entre Washington et Ankara. L’administration américaine pourrait stopper la participation turque au programme de développement du chasseur furtif F-35.
L'interdiction des exportations d'armes en Allemagne frustre les partenaires européens
La décision unilatérale de l'Allemagne de suspendre toutes les livraisons de matériel militaire à l'Arabie saoudite a mis un terme à 10 milliards de dollars de commandes d'exportation d'armes européennes, mettant ainsi en relief la question de la coopération en matière d'exportation d'armes entre les partenaires européens.
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