Guerres et conflits armés
La géographie et les modalités des guerres et conflits armés évoluent au gré du système international. Si les guerres irrégulières et les conflits asymétriques perdurent, les guerres de haute intensité se multiplient tandis que les crises prennent de nouvelles formes sous l’effet des menaces hybrides.
Sujets liés
L'armée à l'heure de l'intelligence artificielle : faut-il avoir peur des "robots tueurs" ?
L’IA est déjà une composante cruciale de nombreux instruments de défense militaire, au point que certains envisagent un scénario à la « Terminator » où l’humain déléguerait son pouvoir – jusqu’au permis de tuer – à des armes devenues totalement autonomes. Ces craintes sont-elles pour autant justifiées ?
Moyen-Orient : les nouvelles influences
Au Moyen-Orient, la guerre de 2003 représente un tournant. L'État irakien, failli, peine à se reconstruire. L'interventionnisme américain se tempère. D'autres puissances montent : la Russie et la Chine notamment. Les acteurs régionaux, enfin, multiplient les partenariats à géométrie variable.
États-Unis : l'empire incertain / Russie/Ukraine, un an après
Outre-Atlantique, les dernières élections de mi-mandat ont marqué un échec de Trump, mais le trumpisme reste bien vivace. Il déterminera largement la posture du Parti républicain pour les prochaines présidentielles et il est part intégrante du débat de politique étrangère ouvert par la fin de l’unipolarité américaine. Les États-Unis doivent-ils imposer sans apprêt leur puissance ? Doivent-ils se voir comme leader mondial de l’ordre démocratique ? Ou ne s’occuper du monde que quand son désordre les menace ? Ce débat de Grande Stratégie n’est pas tranché.
Sous la pression des évènements, Poutine a revu ses objectifs intermédiaires, mais n’a pas abandonné ses plans de détruire l’Ukraine en tant qu’État indépendant
La guerre de Moscou contre l'Ukraine dure depuis plus d'un an maintenant. Les objectifs du président russe Vladimir Poutine ont-ils changé ? Sa position au sein de ses propres élites s'est-elle affaiblie ? Quelle est désormais la relation entre Poutine et l'état-major général russe ? Nous avons adressé ces questions à Dimitri Minic, chercheur à l'Institut français des relations internationales (Ifri) et spécialiste des élites militaires et politiques russes.
Un an de guerre en Ukraine : où en sont les Russes ?
La population russe, abreuvée par la propagande du Kremlin depuis des années, approuve très majoritairement la guerre en Ukraine. Les voix critiques ou dissidentes existent, mais elles s'expriment d'autant moins publiquement que la contestation est passible de lourdes peines.
L'Ukraine risque-t-elle de perdre la guerre faute de munitions ?
Ukraine : un an après le début de la guerre, les stocks de munitions sont au plus bas et la capacité de production des alliés ne suit pas. L’Ukraine risque-t-elle de perdre face à la Russie, faute de munitions ?
Guerre en Ukraine : « Pourquoi les usines de munitions d’Europe ne tournent-elles pas à plein régime ? »
Les Etats européens doivent faire parvenir au plus vite les moyens de soutenir l’artillerie ukrainienne, mais leurs stocks sont vides. Un an après le déclenchement de la guerre, le sentiment d’urgence est tardif, estime dans sa chronique Sylvie Kauffmann.
Une guerre prochaine entre Chine et États-Unis est-elle possible?
Dans un mémo ayant fuité, un général de l'armée de l'air américaine déclare que les deux puissances pourraient s'affronter dès 2025. Le 31 janvier 2023, l'ambassade de Chine à Paris a diffusé des tweets accusant les États-Unis d'avoir non seulement déclenché la guerre en Ukraine, mais aussi d'alimenter le conflit en fournissant désormais des armes lourdes.
Burkina Faso : le charme de Poutine
La junte au pouvoir au Burkina Faso a emboîté le pas du Mali en dénonçant les accords de défense avec la France et en opérant un rapprochement avec la Russie. Après avoir annoncé le départ des 400 forces spéciales stationnées depuis 10 ans dans la capitale du Burkina Faso, Paris a annoncé hier le rappel de son ambassadeur à Ouagadougou. Analyse avec Alain Antil, directeur du Centre Afrique subsaharienne de l’Institut français des relations internationales (Ifri).
Quelle est l'ampleur de la menace islamiste au Sahel ?
L'année 2022 a été marquée par la fin de l'opération Barkhane et le désengagement de plusieurs pays occidentaux au Sahel. Peu à peu, les djihadistes reprennent du terrain dans la région. La menace est désormais plus large : les attaques se multiplient aussi dans les pays du Golfe de Guinée, relativement épargnés jusque-là par le péril djihadiste.
Mali : le point sur la situation sécuritaire au Sahel
Depuis maintenant dix ans, la France est engagée au Sahel dans la lutte contre les groupes djihadistes aux côtés du Burkina Faso, du Niger, de la Mauritanie, du Tchad et du Mali - pays avec qui cette mission (nommée Serval puis Barkhane), a pris fin en août dernier.
Où sont les armes ? Les stocks militaires et la guerre d'Ukraine
Le Collimateur se penche sur l'importance des stocks militaires, avec pour invité, Léo Peria-Peigné, chercheur au centre des études de sécurité de l’IFRI.
RDC : le conflit du Nord-Kivu
Cela fait plusieurs mois que l'on assiste à la reprise des affrontements entre groupes rebelles et armée congolaise dans le Nord-Kivu, une région en guerre depuis plusieurs décennies. Le mouvement du M23 a relancé l’offensive dans la région en octobre 2022, étendant son influence sur de nouvelles localités. Le groupe armé affirmait le 23 décembre 2022 son retrait de la localité de Kibumba située à vingt kilomètres au nord de Goma.
Avec son futur avion de combat GCAP, le Japon change de doctrine... et concurrence le Scaf
Annoncée vendredi 9 décembre, l’alliance du Japon avec le Royaume-Uni et l’Italie pour le développement d’un avion de combat marque un tournant dans les relations du pays asiatique avec les Etats-Unis. Ce projet s’affirme également comme un concurrent d’un autre projet européen, le Scaf, mené par la France, l’Allemagne et l’Espagne.
Pour l'Ukraine : les yeux ouverts
Une petite musique tend aujourd’hui à opposer, dans les commentaires sur les événements d’Ukraine, les justes, inconditionnels du soutien à Kiev, aux suspects qui persistent à s’interroger sur les origines, le déroulement, les fins politiques possibles du conflit imposé par l’agression russe.
L’état dramatiquement bas des stocks de munitions en Europe et aux États-Unis
La guerre en Ukraine a révélé le caractère famélique des réserves de munitions occidentales. Les états-majors sont devant l’impérieuse nécessité de les accroître très significativement. À l’ouest, les stocks de munitions s’épuisent. Et le rythme de la guerre en Ukraine n’est pas le seul responsable. «Tout le monde est d’accord pour dire que ces stocks (militaires) ont été rapidement épuisés, parce qu’ils étaient presque vides», a déploré Josep Borrell, haut représentant pour les Affaires étrangères de l’Union européenne, la semaine dernière, lors d’une réunion de l’Agence européenne de défense en exhortant, une nouvelle fois, les Européens à investir.
République démocratique du Congo : à l'Est rien de nouveau
Alors que l’état de siège a été proclamé il y a un an dans deux provinces congolaises et que les autorités kenyanes ont organisé à Nairobi une rencontre entre le gouvernement congolais et les groupes armés, la pacification de l’Est congolais reste en suspens. La présente étude revient sur la politique du gouvernement Tshisekedi et la prise en charge de cette question depuis 2019.
Ukraine: le soutien militaire mesuré de la France
Le 19 novembre dernier, dans un entretien au JDD, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, assurait que la France se trouve « dans les cinq premiers pays » en matière d'aide militaire. Pourtant, une note de l'Ifri, l'Institut français des relations internationales, publiée ce mardi matin, nuance cette position. Si la France, souligne Léo Péria-Peigné, auteur de la note, a bien donné des systèmes de pointe comme les canons Caesar ou les systèmes de défense antiaérienne Crotale, le soutien militaire français à l'Ukraine interroge lorsqu'il est comparé à ceux de nations similaires, comme le Royaume-Uni, l'Allemagne et la Pologne, indique le chercheur.
Guerre en Ukraine : pourquoi la France livre si peu d'armes à Kiev
Avec minutie, depuis l'invasion russe du 24 février, les chercheurs du groupe de réflexion allemand Kiel Institute évaluent l'aide militaire fournie à l'Ukraine. Le classement qu'ils en tirent est loin d'être à l'avantage de la France. Celle-ci a beau disposer de l'une des armées les plus puissantes d'Europe occidentale - plus grand effectif et deuxième budget derrière l'armée britannique -, elle ne pointait, en octobre, qu'au 13e rang financier (216 millions d'euros). Loin derrière le trio de tête, formé des Etats-Unis (27,6 milliards), du Royaume-Uni (3,7 milliards) et de la Pologne (1,8 milliard, essentiellement pour du matériel d'origine soviétique).
Stocks militaires : une assurance-vie en haute intensité ?
La guerre en Ukraine rappelle la place de l’attrition d’un conflit en haute intensité à des armées européennes taillées au plus juste après trois décennies de réduction budgétaire. L’ensemble des forces européennes ont dû réduire leurs stocks au strict minimum. En conséquence, le soutien à l’Ukraine s’est traduit par d’importants prélèvements sur leurs capacités opérationnelles. Une quantité non négligeable de systèmes retirés du service a également été donnée, par manque d’épaisseur des parcs opérationnels.
Ukraine : la France prête à déployer des hommes ?
Frappe d'ATACMS à Koursk : quelle sera la réponse de Poutine ? Soldats en Ukraine : la France en première ligne ?
Ukraine: l'inquiétante escalade nucléaire du Kremlin
En réaction à l’autorisation de Joe Biden permettant à l’Ukraine de frapper le territoire russe avec des missiles américains, Moscou a franchi cette semaine plusieurs marches de l’escalier nucléaire. D’abord en rendant public une actualisation de sa doctrine puis en tirant jeudi un missile inquiétant sur l’Ukraine. Le tir de missile russe relève du pur signalement stratégique, le Kremlin envoie un message clair aux Occidentaux : il ne perdra pas la guerre en Ukraine.
Ukraine : 1004 jours de guerre et 20 ans d’émancipation
Le 21 novembre, l'Ukraine a célébré la Journée de la dignité et de la liberté commémorant deux des plus grandes manifestations de son histoire moderne : la révolution orange en 2004 et l'Euromaïdan en 2013. Alors que le pays est en guerre depuis plus de 1000 jours, que reste-t-il de ces idéaux ?
La stratégie guerrière de Benyamin Nétanyahou à l’épreuve du temps
Depuis le 7 octobre, le premier ministre israélien a réaffirmé son pays comme la puissance militaire dominante de la région. Y compris au mépris du droit international. Alors que la Cour pénale internationale a émis un mandat d’arrêt contre lui, sa politique peut-elle encore perdurer ? Au lendemain des massacres du 7 octobre, l’une des pires défaillances sécuritaires d’Israël depuis la guerre de Kippour en 1973, son gouvernement s’est lancé dans une démonstration de force multiforme, visant à prouver sa suprématie militaire dans tous les domaines.
Nucléaire, sabotages en mer : quelle est la vraie menace russe ?
Intervention de Dimitri Minic, chercheur au Centre Russie/Eurasie à l'Ifri et spécialiste de la pensée stratégie russe, dans l'émission de 28 minutes sur Arte le 21 novembre 2024 concernant la menace russe dans la Mer Baltique.
Guerre en Ukraine : "Les missiles à longue portée redeviennent un outil de compétition stratégique"
La maîtrise des frappes dans la profondeur est un impératif pour les guerres d’aujourd’hui et celles de demain, comme le soulignent les chercheurs Héloïse Fayet et Léo Péria-Peigné, de l’Ifri. Cela faisait des mois que les Ukrainiens attendaient cela. La Maison-Blanche les a enfin autorisés à utiliser un missile longue portée américain, l’ATACMS, pour frapper des positions en profondeur dans le territoire russe. Mais avec un bémol : cela devra se limiter, dans un premier temps, à la zone où l’armée ukrainienne a traversé la frontière, dans la région de Koursk. L’épisode vient rappeler que l’utilisation d’armes à longue portée est une clé du conflit pour les belligérants.
L’Otan à nouveau face à Trump : « L’Europe doit montrer ses muscles, elle a aussi des moyens de pression »
Si l'ombre d'un désengagement américain de l'OTAN plane depuis la seconde élection de Donald Trump, elle n'annonce pas pour autant une catastrophe pour les Européens. Lorsque Donald Trump est devenu président des États-Unis en 2016, les craintes d'une tragédie pour l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) ont rapidement émergé.
Robots tueurs, essaims de drones armés… Le champ de bataille à l’heure de l’intelligence artificielle
Une nouvelle course à l’armement est engagée autour des armes autonomes (drones, chars ou robots sentinelles) capables de choisir des cibles et de tirer sans intervention humaine. Pour les industriels de la défense, la guerre en Ukraine sert de laboratoire pour tester ces nouvelles technologies.
« Sur le champ de bataille, l’IA dépasse les attentes des militaires »
« Entretiens de l’IA ». Pour Laure de Roucy-Rochegonde, autrice de « La Guerre à l’ère de l’intelligence artificielle », l’apparition d’armes plus autonomes peut remettre en cause le contrôle de l’usage de la force.
Guerre robotisée : quel cerveau pour commander l’usage de la force ? L’humain ou l’artificiel ?
Les armes dotées de fonctionnalités autonomes se multiplient et rendent de plus en plus complexes le « contrôle de la force » par les États. Reste que l’outil de l’intelligence artificielle peut permettre de mieux discerner les cibles et d’économiser les pertes humaines. Mais à force de déléguer des compétences à la machine et à l’IA, les États ne perdent-ils pas la main ? « Le livre très complet de l’experte Laure de Roucy-Rochegonde (PUF), « La guerre à l’ère de l’Intelligence artificielle », est pour le moins pessimiste.
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