Gouvernance et sociétés
Les États demeurent des piliers essentiels du système international, même s'ils n'en sont pas les seuls acteurs. Le sujet de la gouvernance se décline au niveau local, national et international.
Sujets liés
L’affolement du monde - 10 enjeux géopolitiques
Plus rien ne semble réguler la bonne marche de la planète : rupture d’accords, alliances fragilisées, affaiblissement des démocraties libérales, basculement géoéconomique vers l’Asie, menaces nationalistes, risques écologiques, politique du tweet… Le monde est-il devenu incontrôlable ?
Le défi de la démocratie européenne
L’affirmation du rôle du Parlement européen est une réponse au reproche de déficit démocratique dans l’Union. Cette affirmation reste inachevée, du fait de la nature même de l’Union européenne. On doit concevoir cette Union comme une « fédération en devenir », équilibrant la légitimité des démocraties nationales et celle du Parlement européen. La procédure de désignation des Spitzenkandidaten, candidats têtes de liste des partis européens, permet de renforcer l’espace du débat public européen.
Peut-il y avoir une démocratie européenne ?
Le déficit démocratique de l’Union européenne dénonce un double manque : celui d’une réelle séparation des pouvoirs et celui d’un peuple européen. Un renforcement des pouvoirs du Conseil des ministres pourrait favoriser une « démocratie au second degré ». Le véritable changement serait d’aller vers une Europe confédérale. Mais le choix de cette option serait inséparable du refus de la subordination européenne : un choix partagé par peu d’États membres, indépendamment de la volonté des peuples.
La Libye depuis 2015 : entre morcellement et interférences
La Libye est aujourd’hui, de facto, divisée en plusieurs entités. Les efforts déployés par la communauté internationale pour tenter de réconcilier et réunir le pays ont échoué. Un gouvernement d’entente nationale a certes été mis en place mais il peine à s’imposer et à répondre aux besoins de la population. Du point de vue occidental, la situation est toutefois moins préoccupante que par le passé, notamment parce que Daech a perdu ses emprises territoriales.
Le Royaume-Uni et le monde après le Brexit
Lors de la campagne référendaire de 2016, la question des conséquences potentielles du Brexit sur la place du Royaume-Uni dans le monde a été éludée. Les partisans du Leave comptent sur la relation spéciale avec les États-Unis, sur l’appartenance à des institutions multinationales et sur les liens avec les pays du Commonwealth pour maintenir le statut international de leur pays. L’âpreté des relations entre Donald Trump et Theresa May montre toutefois qu’il s’agit d’un pari risqué.
Rohingya : une sortie de crise est-elle possible ?
Le dossier rohingya renvoie à une histoire nationale et régionale complexe. La marginalisation, l’exclusion des Rohingya des communautés formant le Myanmar, s’aggravent encore avec la crise de l’été 2017. L’attitude du pouvoir birman traduit surtout la dominance de l’armée, qui s’assure du soutien du courant le plus nationaliste. L’ASEAN a, dans cette crise, surtout montré son inefficacité. Et l’ONU n’a pu dépasser le blocage chinois. Pour l’heure, nulle solution durable n’apparaît proche.
Blitzkrieg pour la paix : la réconciliation Éthiopie-Érythrée
Il faut, pour comprendre les chaotiques relations entre l’Éthiopie et l’Érythrée – avant-dernier État indépendant d’Afrique –, remonter au début du xxe siècle et aux conséquences des actions multiples des grandes puissances dans la région. Guerre de trente, ou de cinquante ans, l’opposition entre Addis-Abeba et Asmara semble désormais muer en dialogue. L’héritage d’une histoire et d’une culture communes suffira-t-il à garantir la paix, en dépit du caractère dictatorial du régime érythréen ?
"Le Pacte sur la migration peut changer la donne"
Le pacte sur les migrations signé ce lundi à Marrakech suscite bien des fantasmes. Qu'en est-il?
Pacte de Marrakech sur les migrations : le vrai du faux d'un texte très controversé
Près de 150 pays membres de l'ONU, dont la France, ont approuvé le Pacte mondial "pour des migrations sûres, ordonnées et régulières", ce lundi à Marrakech. Une série d'engagements moraux très controversée qui a ouvert la porte à de nombreuses fausses informations. Que dit réellement ce texte ?
Angela Merkel et Mohammed VI: les ambitions contrariées d’une «politique migratoire bienveillante»
Le Maroc et l’Allemagne coprésident depuis mercredi le 11e Forum mondial sur la migration et le développement à Marrakech, préalable à la signature d’un Pacte onusien sur le sujet.
Pacte sur les migrations de l’ONU. « Il s’agit d’engagements moraux »
Le moins qu'on puisse dire, c'est que le 11e sommet du Forum mondial sur la migration et le développement, qui s'est ouvert hier à Marrakech, ne débute pas sous les meilleurs auspices. Alors que lundi prochain doit être adopté le « Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières », une série de pays ont annoncé qu’ils ne signeraient pas un texte sujet à vive controverse.
"Chaos total", "remplacement des peuples" : trois questions sur le pacte de Marrakech, qui affole certains "gilets jaunes"
Le pacte de l'ONU sur les migrations, non-contraignant, doit être soumis à approbation lundi 10 et mardi 11 décembre à Marrakech (Maroc). Il est décrié par plusieurs "gilets jaunes", dont certains appellent au blocage pour empêcher sa ratification.
La frontière Niger-Libye : sécuriser sans stabiliser ?
Fréquemment qualifiée « d’espace non gouverné », la frontière nigéro-libyenne est pourtant au cœur d’enjeux économiques, politiques et sécuritaires majeurs.
Conflits d’Afrique subsaharienne : l’éternel retour ?
Au Sahel, au Soudan du Sud, dans l’Afrique des Grands Lacs, les conflits récurrents témoignent surtout de l’échec des gouvernances héritées de la colonisation. Les pouvoirs politiques n’ont jamais reflété la diversité des communautés de leurs sociétés. La démocratisation des années 1990 ne pouvait dans ces conditions qu’être un trompe-l’œil. Les oligarchies tournent à la prédation de plus en plus violente, et tous les éléments semblent réunis pour que les conflits perdurent.
La société israélienne : vers la fragmentation ?
La société israélienne se fragmente. Quatre blocs y cohabitent plus ou moins paisiblement : les laïcs, les nationalistes-religieux, les ultra-orthodoxes et les Arabes. Chacun de ces blocs est représenté politiquement. Depuis plusieurs années, la droite – alliée à l’extrême droite – est au pouvoir. La popularité de Benjamin Netanyahou ne s’érode guère, malgré son implication supposée dans plusieurs affaires. Différents signaux laissent craindre une dérive illibérale d’Israël.
Des néo-nationalistes au pouvoir à Rome ?
Les élections italiennes de mars 2018 ont consacré la victoire de la Ligue du Nord et du Mouvement 5 Étoiles. Ces deux partis populistes se sont alliés pour former un gouvernement eurosceptique. Leurs principaux griefs à l’égard de l’Union européenne ont trait à l’imposition de politiques d’austérité qui ont pesé sur l’économie italienne et au manque de solidarité européenne sur les questions migratoires. Rome ne souhaite pas rompre avec Bruxelles mais va devenir un partenaire difficile.
Iran 2028, une rêverie politique
Le renforcement des sanctions américaines pourrait conduire à une aggravation des troubles intérieurs, en dépit d’une certaine libéralisation de la vie quotidienne. L’Iran adopterait dans un premier temps une posture internationale relativement discrète, maintenant le JCPOA, et tirant les conséquences d’un investissement extérieur aux bénéfices limités. L’inattendu pourrait bien venir, après la tentation conservatrice, d’une ouverture du régime iranien, à la fois en interne et en externe.
La crise du Golfe de 2017 : un an après
En juin 2017, plusieurs États arabes menés par l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis annoncèrent des mesures très dures à l’encontre du Qatar. Loin d’accepter les conditions qui auraient permis la levée de ces mesures, les dirigeants du Qatar renforcèrent leurs liens avec d’autres pays, réussirent à trouver de nouvelles voies d’approvisionnement et surent maintenir leur souveraineté. Si la crise n’est toujours pas résolue, elle est d’ores et déjà un échec pour Riyad et Abou Dhabi.
Djihad et vidéos de propagande : le cas Boko Haram
Faute de pouvoir accéder à des zones de guerre, nombre de chercheurs étudient les mouvements insurrectionnels ou terroristes à travers le prisme des vidéos de propagande. L’exemple de Boko Haram illustre les limites d’une telle méthode qui méconnaît les réalités du terrain et accorde trop de poids aux arguments de nature religieuse. La propagande veut donner à croire qu’il existe une Internationale djihadiste. Les dynamiques sociologiques à l’œuvre au Nigeria invitent à nuancer une telle vision.
Après l'échec des quotas de migrants, les limites d'une solidarité à la carte
Les chefs d'Etat et de gouvernement européens se sont réunis à Salzbourg après un été marqué par un bras de fer diplomatique sur l'accueil des réfugiés.
« Nous ne traversons pas une crise migratoire, mais une crise de l’Europe »
À la veille de la Journée des réfugiés et quelques jours après l’arrivée des migrants de l’Aquarius en Espagne, Matthieu Tardis, chercheur au Centre migrations et citoyennetés de l’Ifri, analyse la crise en Europe.
L’inaction nourrit le populisme, pas les migrants
Alors que l’Aquarius et ses 629 rescapés s’apprêtent à accoster en Espagne, Matthieu Tardis, spécialiste des migrations au sein de l'Ifri, jette un regard acerbe sur « l’immense hypocrisie » des politiques.
Afrique du Sud : une ère nouvelle
Le controversé président d'Afrique du Sud, Jacob Zuma a dû démissionner. Après 10 ans de pouvoir, le bilan est accablant. Le nouveau président Cyril Ramaphosa entreprend de faire le ménage dans un pays miné par la corruption et les inégalités, mais la tâche est immense. Où en est l'Afrique du Sud ?
Pourquoi les migrants continuent de rêver d'Angleterre
Environ 600 migrants sont toujours à Calais dans l’espoir de traverser la Manche pour rejoindre l’Angleterre. Un "London calling" qui les pousse à prendre d’énormes risques. Même s’ils sont moins nombreux, pourquoi le Royaume-Uni attire encore et toujours ?
Evacuer des migrants de Libye: une étape, mais des questions en suspens
Les “opérations d’évacuation d’urgence”, annoncées par Emmanuel Macron pour sortir de Libye des victimes de trafiquants paraissent “très compliquées” sur le plan logistique, selon Matthieu Tardis, chercheur au Centre migrations et citoyennetés de l'Ifri.
Comment l'Allemagne a géré l'accueil d'un million de réfugiés
Comment l'Allemagne s'y est-elle pris pour accueillir, sans drame, un million de candidats à l'asile depuis 2015 ? Pourquoi le sujet n'est pas au coeur de la campagne électorale ? Explications.
Réfugiés en Allemagne : le retour en grâce de Merkel
Un temps dépassée par la crise des réfugiés en 2015, la chancelière allemande reprend la main avant les législatives de septembre. Le défi de l'intégration reste immense.
Même l'extrême droite l'admet. "Angela Merkel n'a pas de concurrence." Cet aveu d'un représentant de l'Alternative für Deutschland (AfD) illustre un certain désarroi de ce parti, qui recule dans les sondages à quelques semaines des élections fédérales du 24 septembre.
Migrants: quelle politique sous la présidence Macron ?
La politique de l'asile en France : une nouvelle étape est-elle franchie vis à vis du travail des associations humanitaires ? En apportant leur soutien et en aidant les demandeurs d'asile, celles-ci se trouvent de plus en plus accusées d'entretenir les flux de migrants vers la France et plus particulièrement vers Calais.
“Que Calais soit un point de fixation est difficilement évitable”
Malgré le démantèlement de la "Jungle", l'attrait de Calais (Pas-de-Calais) est "difficilement évitable" pour les migrants, dont beaucoup rêvent de la Grande-Bretagne toute proche, estime Matthieu Tardis, chercheur au centre "Migrations et citoyennetés" de l'Ifri
Populisme et pouvoirs locaux, quelle réponse ?
A l’occasion de la conférence « démocratie locale en Europe : résister au populisme et à la xénophobie » organisée le 25 janvier dans le cadre du projet MakingOfCitizenship, l’émission Face à l’info de la Première a réuni des élus locaux d’Athènes, Birmingham, Budapest et Paris pour un débat sur le rôle des pouvoirs locaux dans le contexte de la montée du populisme en Europe.
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