Thierry de Montbrial : « Un effondrement de l'Ukraine n’est pas à exclure »
La démission d’Andriy Yermak, bras droit de Zelensky, sur fond de scandale de corruption, aura de lourdes conséquences sur l’issue du conflit, analyse Thierry de Montbrial, fondateur et président exécutif de l’Ifri, pour qui la lutte pour le pouvoir au sein du système ukrainien va s’intensifier.
« Guerre avec l’Europe » : « Lorsque Poutine fait cette déclaration, il se garde bien de dire qu’elle a déjà commencé »
« Si l’Europe le souhaite et commence, nous sommes prêts dès maintenant », a déclaré ce mardi le président russe. Mais, dans la culture russe, un conflit ne nécessite pas de recourir aux moyens militaires, analyse le chercheur Dimitri Minic.
La paix en Ukraine peut-elle conduire à la guerre en Europe ?
Ces dernières semaines, les Européens et les Américains ont proposé des plans pour mettre fin à la guerre en Ukraine. Une guerre aux portes de l'Europe. Emmanuel Macron a annoncé le retour du service national volontaire. Doit-on préparer les esprits à la guerre ? Quel avenir pour l'Ukraine ?
Sur terre, en mer, dans les airs... Que pèserait une armée européenne face à la Russie ?
Tandis que les Européens préparent les esprits à l’éventualité d’une confrontation militaire avec la Russie, une étude de l’Ifri compare les forces agrégées des 30 pays européens de l’Otan aux capacités de Moscou.
Faux sites d'infos dans nos régions : enquête sur une guerre numérique
Sous des noms de domaines anodins rappelant ceux de la presse quotidienne régionale, des centaines de faux sites d’information générés entièrement par l’intelligence artificielle s’invitent dans le paysage médiatique français. Ces plateformes générées par l’IA sont soupçonnées d’être des outils d’ingérence russe et de désinformation, pilotés par un ancien shérif américain émigré à Moscou dans le but de déstabiliser nos démocraties.
« Mali, Afghanistan... La France et ses armées ont toujours su payer le prix du sang pour défendre la nation »
Les déclarations du chef d’état-major des armées pour qui la France devra « accepter de perdre ses enfants » ont suscité de nombreux commentaires. Le général Mandon n’a pourtant fait que rappeler la réalité du contexte stratégique, analyse le chercheur Élie Tenenbaum.
Dans l’hypothèse d’un « choc » avec la Russie, le scénario d’une crise cyber n’est pas à exclure. « Attendre pour réagir, c’est céder l’initiative à l’adversaire. C’est un jeu risqué qui peut être pris comme une manœuvre hostile. La difficulté d’attribuer des attaques crée de l’ambiguïté. Les décideurs sont soumis à des dilemmes. La Russie ou la Chine profitent de ces ambiguïtés. Il y a beaucoup de débats stratégiques en ce moment. Ils pointent vers une approche plus offensive potentiellement, il faut revoir potentiellement notre doctrine ».
cité par Nicolas Barotte dans le Figaro
La Russie envisage-t-elle une guerre contre l'Otan ? Ces signaux alarmants du Kremlin
Les autorités françaises tentent de préparer les esprits à la guerre, alors que la Russie montre une hostilité accrue à l’égard des pays européens depuis son invasion de l’Ukraine. Parmi les sources d’inquiétudes, figure notamment l’investissement colossal accordé aux forces armées russes.
Europe, Russie : évaluation des rapports de force
L’Europe aurait tort de sous-estimer la menace russe. Partisane de la force, la Russie dispose de troupes importantes et a moins d’états d’âme que les Européens. L’Europe a des moyens et des compétences, encore faut-il qu’elle ait la volonté politique et une certaine unité. Ce sont certaines des conclusions d’un rapport de l’Ifri rendu public le 4 novembre 2025 : Europe Russie, Évaluation des rapports de force.
Thomas Gomart : "L'Europe a le potentiel économique, technologique et militaire pour faire face à la Russie"
Durant un an, l'Ifri a étudié les rapports de force entre l'Europe et la Russie. Son directeur nous en livre ses conclusions. Cinq chercheurs de l'Institut français des relations internationales mobilisés, une dizaine de contributeurs extérieurs et un comité éditorial européen... Six mois de travail ont été nécessaires pour évaluer les rapports de force entre l'Europe et la Russie. Et, à la fin, un constat rassurant: l'Europe a les moyens de dissuader la Russie, encore doit-il en avoir la volonté politique. Entretien avec Thomas Gomart, directeur de l'Ifri, qui a coordonné cette étude magistrale.
« Nous sommes dans une situation de cyberguerre froide »
La cyberguerre mondiale aura-t-elle lieu ? Quelles seront les différentes formes que pourraient prendre les cyberconflits dans trente ans ?
La cyberguerre mondiale aura-t-elle lieu ?
A quoi pourrait ressembler, en 2050, la cyber conflictualité ? Entre sabotages à échelle industrielle et manipulations massives des données numériques, la cyberguerre sera susceptible de déclencher des conflits d’ampleur mondiale.
La guerre est devenue irrégulière et va le rester
Chercheur à l’FRI, l’historien a publié récemment « Partisans et Centurions : une histoire de la guerre irrégulière au XXe siècle ». Pour vaincre, explique-t-il, il est nécessaire de maîtriser les codes des conflits non-conventionnels qui se sont imposés depuis la Seconde guerre mondiale.
Pourquoi Moscou veut envoyer son candidat au Palais de l'Elysée
Paris bloque le vote électronique pour parer au risque de cyber-attaques émanant de Russie. Mais l’influence russe passe surtout par la désinformation et les liens politiques personnels, explique Julien Nocetti au magazine italien en ligne Pagina 99.
Le média russe RT suscite des inquiétudes en Europe
Le slogan "Les questions que personne n'ose poser, nous les posons" du média russe multilingue RT, Russia Today, invite à remettre en question les informations données par les grands médias, aux Etats-Unis ou en Europe. Ce positionnement inquiète certains pays européens, dont la France.
« La Russie perçoit nos faiblesses en matière informationnelle »
Julien Nocetti, chercheur au Centre Russie/NEI de l'Ifri, explique qu’Européens et Américains ont négligé les avancées de Moscou en ce qui concerne la «guerre de l’information» : le Kremlin a parfaitement saisi comment influer sur les opinions publiques occidentales pour «paralyser la prise de décision de l’adversaire».
Quelles règles pour la cyberguerre froide ?
Les diplomates occidentaux se mobilisent pour réguler les conflits dans le cyberespace. Avant qu’un Etat ou une organisation terroriste ne paralyse tout Internet.
Nouvelles menaces, nouveau métier. La montée en puissance des attaques sur le Net, dont le point culminant fut en 2016 l'ingérence d'hackers russes dans la présidentielle américaine, fait émerger la profession de cyberdiplomate, c'est-à-dire de diplomate chargé des négociations internationales sur la cybersécurité. Dans l'ombre, ces spécialistes s'activent pour tenter de réguler les cyberguerres désormais clairement ouvertes - mais jamais officiellement déclarées - entre les Etats-Unis, l'Europe, la Chine, la Russie, l'Iran, la Corée du Nord... Un de leurs objectifs prioritaires est de sanctuariser les « registrars », les annuaires d'adresses dont dépend le bon fonctionnement du Net.
Si ces serveurs étaient attaqués, tout l'Internet s'arrêterait, provoquant un effondrement de la plupart des activités humaines sur terre, mais aussi en mer et dans l'espace... « Notre objectif est tout simplement de faire en sorte que l'humanité puisse continuer à tirer bénéfice du cyberespace, malgré les menaces qui pèsent sur lui », résume Gustav Lindstrom, chargé du programme « nouveaux défis de sécurité » au GCSP (Geneva Centre for Security Policy), un think tank helvétique. « Internet est un bien commun de l'humanité, tout comme la haute mer, les régions polaires, l'atmosphère, l'espace..., rappelle un haut fonctionnaire européen. Il doit être géré et réglementé d'une façon particulière. »
Les démocraties doivent-elles craindre les hackers russes ?
Barack Obama a récemment qualifié la Russie de "petit pays" à qui "personne ne veut rien acheter" et "qui n’innove pas". Nouvel épisode dans l’affrontement diplomatique qui accompagne la cyberguerre que se livrent les deux pays. La tentative russe, avérée selon les services secrets américains, de déstabiliser le processus électoral américain oblige à s’interroger sur cette stratégie : "Les démocraties doivent-elles craindre les hackers russes ?"
Russie-États-Unis: la cyberguerre froide a commencé
Entre Américains et Russes, la dissuasion a changé de nature: elle n'est plus nucléaire, mais informatique. Au point que la CIA vient officiellement d'accuser Moscou et ses hackers d'avoir pesé dans la victoire de Trump à la présidentielle.
Soutenez une recherche française indépendante
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2025, l’Ifri accompagne plus de 80 entreprises et organisations françaises et étrangères.