Guerres et conflits armés
La géographie et les modalités des guerres et conflits armés évoluent au gré du système international. Si les guerres irrégulières et les conflits asymétriques perdurent, les guerres de haute intensité se multiplient tandis que les crises prennent de nouvelles formes sous l’effet des menaces hybrides.
Sujets liés
Poutine / Xi Jinping : un front anti-Trump ?
À la veille de la traditionnelle célébration du 9 mai sur la place rouge, un dispositif de sécurité XXL a été mis en place par le Kremlin, qui craint des attaques de drones ukrainiens. Vingt-neuf dirigeants étrangers, dont le chinois Xi Jinping et le brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, seront en tout cas parmi les invités. Vendredi s'annonce donc comme une grande démonstration de force militaire et diplomatique pour Poutine.
La vision stratégique russe : audition de Dimitri Minic
Audition de Dimitri Minic, chercheur à l’Ifri, par la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat, qui l’a interrogé sur la vision stratégique russe et l’évolution récente de la situation géopolitique.
Le corps d’armée, nouvel étalon de puissance pour les forces terrestres
Face au retour de la guerre de haute intensité, notamment en Ukraine, le corps d’armée redevient un échelon essentiel. Seul capable de coordonner plusieurs divisions, il permet une manoeuvre interarmes et multi-milieux cohérente à grande échelle. La France entend se positionner comme nation-cadre d’un tel outil de puissance.
Trump : le cauchemar ukrainien ?
Quand Donald Trump cherche à pousser l’Ukraine à la capitulation : deux mois après la scène du bureau ovale, nouvelle offensive du président américain contre Volodymyr Zelensky et les Ukrainiens. Le président américain veut imposer son plan qui prévoit notamment la reconnaissance par les Américains de la Crimée comme territoire russe.
Sécurité européenne : planifier l’après-guerre ou anticiper la prochaine guerre ?
Aujourd'hui, Marie Krpata s'intéresse aux tentatives de l’Europe de jouer un rôle dans la redéfinition de la sécurité européenne dont les jalons sont en train d’être posés par Washington et Moscou.
L'Europe face à Trump : quel sursaut stratégique ?
En marge de la conférence « L'Europe de l'après-guerre : quelle architecture de sécurité dans un nouveau cadre transatlantique ? » organisée à l'Ifri, en partenariat avec la Fondation Friedrich Naumann, le 14 avril 2025, l'Ifri a interviewé Michael LINK, Ministre adjoint chargé de l'Europe (2012-2013), Coordinateur transatlantique du gouvernement allemand (2022-2024).
Conflit au Proche-Orient : une reconnaissance de la Palestine par la France, pour quoi faire ?
L’annonce que la France pourrait reconnaître officiellement l’État palestinien est-elle une déclaration de plus dans un conflit vieux de 80 ans ou réel événement ? « 20 Minutes » a posé la question à Amélie Férey, chercheuse au Centre des études de sécurité de l’Ifri.
Daech recrute encore, mais comment ?
Dans cet épisode de "Le Talk", Marc Hecker, directeur adjoint de l'Ifri, analyse les stratégies de recrutement de Daech auprès des jeunes Occidentaux.
Les sous-marins de Cherbourg : l’industrie navale prend du galon (épisode 29/44)
Face aux menaces russe et chinoise et à l'arrivée de Donald Trump, le marché des sous-marins est en progression. La France y occupe une place déterminante grâce au groupe historique de Naval Group, qui exporte des sous-marins et assure une dissuasion nucléaire depuis son site de Cherbourg.
Perspectives françaises et allemandes face aux défis géopolitiques dans le contexte de l’agression russe contre l’Ukraine
Les politiques étrangères, de défense et de sécurité de la France et l’Allemagne évoluent dans un contexte très tendu, marqué par le retour de conflits à haute intensité. Impensable au lendemain de la chute du Mur de Berlin qui symbolise la fin du conflit Est-Ouest, la guerre est aujourd’hui de retour en Europe, alors que les espaces terrestres et maritimes qui entourent le continent européen, de l’Arctique à l’Afrique en passant par le Moyen-Orient, sont devenus des théâtres de rivalité géopolitique, de guerres civiles et de conflits aussi bien hybrides que militaires.
Guerre en Ukraine : entre conditions impossibles et « méthode Gromyko », comment Vladimir Poutine entrave les négociations avec les États-Unis
Malgré les concessions à la Russie faites d’entrée par Donald Trump, les pourparlers de paix sont enlisés, et la seule avancée, l’accord sur l’arrêt des frappes visant les infrastructures, reste largement lettre morte.
Thomas Gomart : « Les dirigeants façonnés par la mondialisation heureuse ont un problème »
L'Institut français des relations internationales (Ifri), a passé en revue les publications des deux grands cabinets de conseil en stratégie (McKinsey et Boston Consulting Group) et des quatre cabinets d'audit et de conseil (Deloitte, EY, KPMG et PwC) pour mettre en lumière la doxa qui sert de base aux entreprises dans l'appréciation du risque géopolitique.
La politique étrangère d’Israël : la lutte pour la sécurité
Les conditions de naissance et de développement d’Israël expliquent que, dès sa création, les préoccupations de sécurité tiennent une place majeure dans l’esprit de ses dirigeants. Mais alors que, depuis une dizaine d’années, Israël semblait avoir acquis enfin la sécurité à laquelle aspire sa population, le 7 octobre 2023 a révélé sa vulnérabilité et a montré que cette sécurité était de fait loin d’être acquise. La Shoah qui devait effacer le peuple juif de la terre demeure dans les mémoires et le risque d’une menace existentielle est toujours présent.
Guerre en Ukraine : après le sommet de l’Elysée, l’envoi de troupes européennes sur le terrain reste dans les limbes
Emmanuel Macron a reconnu, lors d’une réunion de la « coalition des volontaires », jeudi à Paris, que l’initiative franco-britannique « ne fai[sai]t pas l’unanimité ». D’autant que la perspective d’un cessez-le-feu demeure incertaine.
Guerre en Ukraine : face à Trump, comment Poutine dicte le rythme des négociations de paix
Le président russe avance très lentement ses pions sur l’échiquier diplomatique de la paix. Le temps joue en sa faveur, tout comme l’arrivée récente de Donald Trump dans l’équation.
Syrie : la chute du clan Assad
Le 8 décembre 2024, le dictateur syrien Bachar Al Assad a fui son pays et s'est réfugié avec tout son clan chez son allié russe. Pendant le règne de celui que les Syriens appellent le « Boucher de Damas », plus de 500 000 personnes ont été tuées, plus de 100 000 ont disparu et plus de 6 millions de Syriens ont été contraints à l'exil.
Recep Tayyip Erdogan se sait indispensable pour les Occidentaux, car la Turquie se trouve au confluent de bon nombre des grands enjeux géopolitiques actuels.
citée par Marc Semo dans Challenges
Interview pour RFI
citée dans Le Monde
L'Europe est-elle capable de se réarmer ?
Face à la menace russe et au désengagement américain, l'Europe avance à marche forcée pour assurer sa propre défense sur le continent.
République centrafricaine : autopsie d'une crise méconnue
Personnes déplacées, insécurité alimentaire et sanitaire, catastrophe économique, tensions communautaires qui se creusent : la République centrafricaine connaît sans doute la crise la plus grave de son histoire.
Asymétrie des mémoires : Regard franco-allemand sur la Première Guerre mondiale
À l’heure où la France multiplie les projets pour commémorer le Centenaire de la Première Guerre mondiale, le sujet semble beaucoup moins présent dans l’espace public allemand.
Ukraine : premières leçons / Kurdistan(s)
Avec son numéro 2/2014, Politique étrangère inaugure sa nouvelle rubrique Contrechamps, qui entend confronter les visions divergentes d’enjeux très présents. Ici la crise ukrainienne.
La stratégie en théories
Le terme « stratégie » remonte à l’Antiquité grecque et sa signification a évolué avec le temps. S’il est aujourd’hui galvaudé et utilisé dans tous les domaines, il a précédemment fait l’objet d’essais de définition par les plus grands penseurs de la guerre.
La Première Guerre mondiale et la balkanisation du Moyen-Orient
La Première Guerre mondiale a eu des conséquences tragiques pour le Moyen-Orient. Elle a conduit au dépècement de l’Empire ottoman et à une balkanisation de la région. La France et la Grande-Bretagne ont semé les graines de conflits futurs en faisant des promesses contradictoires aux notabilités et dirigeants locaux. L’instabilité que l’on observe aujourd’hui au Moyen-Orient puise ses racines dans les découpages qui ont fait suite à la Grande Guerre. Une nouvelle conflagration régionale est à craindre.
Le commerce international est-il un facteur de paix ?
La théorie du « doux commerce » de Montesquieu n’a cessé d’être débattue. Ses plus virulents opposants ont été les marxistes, pour qui les échanges commerciaux entre économies capitalistes procèdent de l’exploitation du prolétariat et conduisent à l’impérialisme et à la guerre. La chute du bloc communiste n’a pas clos la controverse. Aujourd’hui, certains économistes affirment que l’interdépendance est un facteur de stabilité, tandis que d’autres soutiennent qu’elle favorise la montée des tensions.
1914-2014 : nation et nationalisme
Les mobilisations de la Grande Guerre poussent leurs racines dans des imaginaires nationaux façonnés par le xixe siècle dans les pays d’Europe. Le double traumatisme des guerres mondiales engendre le déclin des nationalismes et la mise en place de nouvelles logiques de reconstruction des sociétés. La mondialisation remet encore en cause l’étroit cadre national, mais la crise actuelle de l’Union européenne montre que la démocratie a quelque mal à s’émanciper du cadre de la nation.
1914-2014. La Grande Guerre et le monde de demain
1914 : l'enchaînement de Sarajevo. 2014 : l'enchaînement de Sébastopol ? À un siècle de distance, les crises européennes partent d'obsessions étrangement comparables ; pour déboucher sur des résolutions différentes. Le siècle qu'inaugure la Première Guerre mondiale a tout dessiné de notre temps : la sauvagerie des guerres techniques, l'illusion de l’entente des nations, un concept de sécurité collective qui peine à s'imposer, l'incertitude sur le destin d'une Europe à la puissance à la fois centrale et relative…
Le premier numéro 2014 de Politique étrangère projette l'héritage du premier conflit mondial sur notre avenir. De quelles formes de conflit sommes-nous aujourd'hui les héritiers ? Que faire du droit international ? L'Europe survivra-t-elle à son pacifisme actuel ? L'Asie est-elle le prochain champ d'affrontement des nouvelles puissances ? Le Moyen-Orient arrivera-t-il à digérer la fin des empires qui l'ont mis en coupe réglée ?
La « der des ders » : guerre totale, paix totale ?
La Conférence de paix de Paris de 1919-1920 conclut la Première Guerre mondiale et doit établir les conditions d’une paix durable, pour ne pas dire perpétuelle. Elle sème en fait les graines de conflits futurs, notamment en imposant à l’Allemagne une punition exceptionnelle. Les leçons de cette Conférence ont été tirées, en particulier après la Seconde Guerre mondiale. Les traités de paix ne visent plus à assommer les vaincus mais à faciliter leur intégration dans le concert des nations.
Europe : d’une démilitarisation l’autre
Amorcée dès les années 1970, confirmée dans les années 1990 avec les « dividendes de la paix », accélérée par la crise de 2008, la démilitarisation de l’Europe est incontestable. L’effondrement des budgets produit des armées réduites, des matériels déployés en échantillons, des capacités en berne. Alors que les États-Unis se désengagent partiellement d’Europe, cette démilitarisation débouche sur l’impuissance européenne dans un monde où la violence collective demeure une réalité.
La Russie s’appauvrit, mais se réarme : l’étude qui alerte l'Europe
Selon une étude majeure de l’Ifri, l’Europe dispose du potentiel pour contrer Moscou d’ici à 2030. À condition que l’Ukraine tienne et que l'Otan reste unie. Analyse sans fard.
La Russie s'enfonce dans la stagflation (une croissance économique faible ou nulle et une forte inflation), mais conserve un « avantage décisif » dans le domaine terrestre face à l'Europe. Le constat figure dans le rapport « Europe-Russia : Balance of Power Review » publié début novembre par l'Ifri (Institut français des relations internationales). Deux cents pages d'une évaluation sans fard qui révèlent une Russie à la fois plus fragile économiquement et plus dangereuse militairement que les analyses convenues ne le laissent entendre.
Trump et l’Amérique latine : le nouveau front
Sous prétexte de lutte contre le "narcoterrorisme", Donald Trump cible le Venezuela de Maduro et multiplie les frappes dans les Caraïbes, jusqu'à déployer la plus vaste flotte américaine depuis la crise de Cuba. Offensive contre la drogue ou nouvelle expression de l'impérialisme américain ?
Ukraine : la ville de Pokrovsk continue à résister face aux troupes russes
À Pokrovsk, cela fait près d'une semaine que les forces spéciales ukrainiennes ont été envoyées en renfort des troupes de Kiev qui sont en infériorité, dans un rapport de 8 à 9 contre 1 face à l'agresseur russe dans le secteur. Selon Kiev, ces mesures portent leurs fruits. La ville, un centre logistique clé de la région de Donetsk, est toujours le théâtre d'intenses combats, mais elle n'est pas tombée aux mains des Russes.
Que se passe-t-il en Amérique latine ?
Philippe Gélie reçoit Maricel Rodriguez Blanco, Jean-Louis Martin et Anne Cheyvialle pour comprendre la situation géopolitique en Amérique latine.
A l’heure de Trump II, quels sont les soutiens de la Russie ?
Dimitri Minic, chercheur au Centre Russie/Eurasie de l’Ifri, historien et docteur en histoire des relations internationales a été interviewé par Pierre Verluise, fondateur du Diploweb et producteur de Planisphère sur Radio Notre Dame et RCF. Cette émission a été diffusée en direct le 4 novembre 2025.
« La Russie a un avantage décisif en termes de masse, de puissance de feu et de capacité de mobilisation »
Dans un entretien au « Monde », trois chercheurs à l’Ifri, Tatiana Kastouéva-Jean, Paul Maurice et Dimitri Minic appellent l’Europe à accentuer le rapport de force avec Moscou.
Thomas Gomart : "L'Europe a le potentiel économique, technologique et militaire pour faire face à la Russie"
Durant un an, l'Ifri a étudié les rapports de force entre l'Europe et la Russie. Son directeur nous en livre ses conclusions. Cinq chercheurs de l'Institut français des relations internationales mobilisés, une dizaine de contributeurs extérieurs et un comité éditorial européen... Six mois de travail ont été nécessaires pour évaluer les rapports de force entre l'Europe et la Russie. Et, à la fin, un constat rassurant: l'Europe a les moyens de dissuader la Russie, encore doit-il en avoir la volonté politique. Entretien avec Thomas Gomart, directeur de l'Ifri, qui a coordonné cette étude magistrale.
Modernisation, puis désescalade… et nouveaux essais : la volte-face permanente de Trump sur les armes nucléaires
Le président américain a annoncé sa volonté de reprise des essais nucléaires, suspendus depuis 1992. Ce revirement inattendu, annoncé quelques jours après un appel à la « désescalade », risque de relancer une dangereuse course aux armements avec Moscou et Pékin.
« L’Europe a les moyens militaires de faire face à la Russie mais cela suppose une autre cohérence stratégique »
« 20 Minutes » a interrogé Elie Tenenbaum, directeur du Centre des études de sécurité de l’Institut français des relations internationales, qui vient de publier une étude sur « l’autonomie capacitaire de l’Europe », notamment face à la menace de la Russie
Dans quelles conditions la Russie pourrait-elle mener une frappe nucléaire ?
La pratique russe de la dissuasion nucléaire a souffert d'un fort décalage entre une rhétorique très agressive et des actions beaucoup plus modérées, voire prudentes. Pour rendre plus crédible sa stratégie, Moscou, qui a abaissé son seuil d'emploi de l'arme atomique, accompagne désormais ses menaces de mesures concrètes. Interviewé par La Libre Belgique, Dimitri Minic, chercheur au Centre Russie/Eurasie de l'Ifri, a consacré une étude à l'évolution de la stratégie de dissuasion nucléaire russe au regard de la guerre en Ukraine.
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.