Guerres et conflits armés
La géographie et les modalités des guerres et conflits armés évoluent au gré du système international. Si les guerres irrégulières et les conflits asymétriques perdurent, les guerres de haute intensité se multiplient tandis que les crises prennent de nouvelles formes sous l’effet des menaces hybrides.
Sujets liés
Relations internationales : le temps des anthropologues
La violence change, dans ses formes et dans ses acteurs. Les États ne sont plus les références centrales des conflits contemporains. On ne peut non plus les voir comme l’achèvement d’une histoire linéaire qui partirait des tribus pour en arriver aux structures politiques occidentales.
Asymétrie des mémoires : Regard franco-allemand sur la Première Guerre mondiale
À l’heure où la France multiplie les projets pour commémorer le Centenaire de la Première Guerre mondiale, le sujet semble beaucoup moins présent dans l’espace public allemand.
La stratégie en théories
Le terme « stratégie » remonte à l’Antiquité grecque et sa signification a évolué avec le temps. S’il est aujourd’hui galvaudé et utilisé dans tous les domaines, il a précédemment fait l’objet d’essais de définition par les plus grands penseurs de la guerre.
Ukraine : premières leçons / Kurdistan(s)
Avec son numéro 2/2014, Politique étrangère inaugure sa nouvelle rubrique Contrechamps, qui entend confronter les visions divergentes d’enjeux très présents. Ici la crise ukrainienne.
Turquie : le syndrome de Sèvres, ou la guerre qui n'en finit pas
Le traité de Sèvres symbolise pour les Turcs la liquidation de l’Empire et l’action des puissances extérieures pour démembrer la Turquie. L’effet historique du traité survit sous forme de syndrome, justifiant une vision obsidionale de la survie nationale. Au-delà de l’actuel néo-ottomanisme, un dialogue repensé avec l’Europe pourrait peut-être donner au pays un rapport nouveau à sa mémoire et l’aider à dépasser un syndrome manié par toutes les composantes de sa classe politique.
La Première Guerre mondiale et la balkanisation du Moyen-Orient
La Première Guerre mondiale a eu des conséquences tragiques pour le Moyen-Orient. Elle a conduit au dépècement de l’Empire ottoman et à une balkanisation de la région. La France et la Grande-Bretagne ont semé les graines de conflits futurs en faisant des promesses contradictoires aux notabilités et dirigeants locaux. L’instabilité que l’on observe aujourd’hui au Moyen-Orient puise ses racines dans les découpages qui ont fait suite à la Grande Guerre. Une nouvelle conflagration régionale est à craindre.
Le passé de l'Europe est-il le futur de l'Asie ?
De troublantes similitudes existent entre l’Asie d’aujourd’hui et l’Europe d’avant 1914. La Chine exige de jouer un rôle à la mesure de ses ambitions, comme l’Allemagne à la fin du XIXe siècle. La puissance dominante, les États-Unis, ne sait pas plus limiter l’expansion de la puissance émergente que la Grande-Bretagne il y a un siècle. Face à l’exacerbation du nationalisme en Asie, les leçons de la Première Guerre mondiale doivent être retenues pour éviter une escalade dangereuse.
1914-2014 : nation et nationalisme
Les mobilisations de la Grande Guerre poussent leurs racines dans des imaginaires nationaux façonnés par le xixe siècle dans les pays d’Europe. Le double traumatisme des guerres mondiales engendre le déclin des nationalismes et la mise en place de nouvelles logiques de reconstruction des sociétés. La mondialisation remet encore en cause l’étroit cadre national, mais la crise actuelle de l’Union européenne montre que la démocratie a quelque mal à s’émanciper du cadre de la nation.
La place de l'Europe dans le monde : d'hier à demain
La première mondialisation du XXe siècle a produit un profond bouleversement de l’ordre des puissances et une dévalorisation globale des nations européennes. Elle a ainsi laissé le champ à une construction européenne largement technocratique et dépolitisée. Il est temps d’affirmer une vision nouvelle, fondée sur la coopération de nations qui demeurent en Europe le creuset de la démocratie. Seule une telle vision peut redonner à cette Europe son poids à l’international.
Europe : d’une démilitarisation l’autre
Amorcée dès les années 1970, confirmée dans les années 1990 avec les « dividendes de la paix », accélérée par la crise de 2008, la démilitarisation de l’Europe est incontestable. L’effondrement des budgets produit des armées réduites, des matériels déployés en échantillons, des capacités en berne. Alors que les États-Unis se désengagent partiellement d’Europe, cette démilitarisation débouche sur l’impuissance européenne dans un monde où la violence collective demeure une réalité.
La Première Guerre mondiale et la balkanisation du Moyen-Orient
La Première Guerre mondiale a eu des conséquences tragiques pour le Moyen-Orient. Elle a conduit au dépècement de l’Empire ottoman et à une balkanisation de la région. La France et la Grande-Bretagne ont semé les graines de conflits futurs en faisant des promesses contradictoires aux notabilités et dirigeants locaux. L’instabilité que l’on observe aujourd’hui au Moyen-Orient puise ses racines dans les découpages qui ont fait suite à la Grande Guerre. Une nouvelle conflagration régionale est à craindre.
Le commerce international est-il un facteur de paix ?
La théorie du « doux commerce » de Montesquieu n’a cessé d’être débattue. Ses plus virulents opposants ont été les marxistes, pour qui les échanges commerciaux entre économies capitalistes procèdent de l’exploitation du prolétariat et conduisent à l’impérialisme et à la guerre. La chute du bloc communiste n’a pas clos la controverse. Aujourd’hui, certains économistes affirment que l’interdépendance est un facteur de stabilité, tandis que d’autres soutiennent qu’elle favorise la montée des tensions.
1914-2014 : nation et nationalisme
Les mobilisations de la Grande Guerre poussent leurs racines dans des imaginaires nationaux façonnés par le xixe siècle dans les pays d’Europe. Le double traumatisme des guerres mondiales engendre le déclin des nationalismes et la mise en place de nouvelles logiques de reconstruction des sociétés. La mondialisation remet encore en cause l’étroit cadre national, mais la crise actuelle de l’Union européenne montre que la démocratie a quelque mal à s’émanciper du cadre de la nation.
1914-2014. La Grande Guerre et le monde de demain
1914 : l'enchaînement de Sarajevo. 2014 : l'enchaînement de Sébastopol ? À un siècle de distance, les crises européennes partent d'obsessions étrangement comparables ; pour déboucher sur des résolutions différentes. Le siècle qu'inaugure la Première Guerre mondiale a tout dessiné de notre temps : la sauvagerie des guerres techniques, l'illusion de l’entente des nations, un concept de sécurité collective qui peine à s'imposer, l'incertitude sur le destin d'une Europe à la puissance à la fois centrale et relative…
Le premier numéro 2014 de Politique étrangère projette l'héritage du premier conflit mondial sur notre avenir. De quelles formes de conflit sommes-nous aujourd'hui les héritiers ? Que faire du droit international ? L'Europe survivra-t-elle à son pacifisme actuel ? L'Asie est-elle le prochain champ d'affrontement des nouvelles puissances ? Le Moyen-Orient arrivera-t-il à digérer la fin des empires qui l'ont mis en coupe réglée ?
La « der des ders » : guerre totale, paix totale ?
La Conférence de paix de Paris de 1919-1920 conclut la Première Guerre mondiale et doit établir les conditions d’une paix durable, pour ne pas dire perpétuelle. Elle sème en fait les graines de conflits futurs, notamment en imposant à l’Allemagne une punition exceptionnelle. Les leçons de cette Conférence ont été tirées, en particulier après la Seconde Guerre mondiale. Les traités de paix ne visent plus à assommer les vaincus mais à faciliter leur intégration dans le concert des nations.
Europe : d’une démilitarisation l’autre
Amorcée dès les années 1970, confirmée dans les années 1990 avec les « dividendes de la paix », accélérée par la crise de 2008, la démilitarisation de l’Europe est incontestable. L’effondrement des budgets produit des armées réduites, des matériels déployés en échantillons, des capacités en berne. Alors que les États-Unis se désengagent partiellement d’Europe, cette démilitarisation débouche sur l’impuissance européenne dans un monde où la violence collective demeure une réalité.
Turquie : le syndrome de Sèvres, ou la guerre qui n'en finit pas
Le traité de Sèvres symbolise pour les Turcs la liquidation de l’Empire et l’action des puissances extérieures pour démembrer la Turquie. L’effet historique du traité survit sous forme de syndrome, justifiant une vision obsidionale de la survie nationale. Au-delà de l’actuel néo-ottomanisme, un dialogue repensé avec l’Europe pourrait peut-être donner au pays un rapport nouveau à sa mémoire et l’aider à dépasser un syndrome manié par toutes les composantes de sa classe politique.
1914-1918 et la redéfinition de la guerre
La Première Guerre mondiale a contribué à redéfinir la notion de stratégie, lui donnant une dimension politique qu’elle n’avait pas auparavant. De nouvelles institutions ont été créées pour permettre aux civils et aux militaires d’échanger sur les grandes orientations stratégiques. Au-delà de la stratégie, la « guerre totale » de 1914-1918 a transformé l’idée même de guerre. La mémoire de ce conflit doit être perpétuée : sa valeur dissuasive pourrait nous prémunir d’une nouvelle montée des extrêmes.
Le passé de l'Europe est-il le futur de l'Asie ?
De troublantes similitudes existent entre l’Asie d’aujourd’hui et l’Europe d’avant 1914. La Chine exige de jouer un rôle à la mesure de ses ambitions, comme l’Allemagne à la fin du XIXe siècle. La puissance dominante, les États-Unis, ne sait pas plus limiter l’expansion de la puissance émergente que la Grande-Bretagne il y a un siècle. Face à l’exacerbation du nationalisme en Asie, les leçons de la Première Guerre mondiale doivent être retenues pour éviter une escalade dangereuse.
Les guerres de demain. Stratégie, technologie, éthique
Oubliée, omniprésente : la guerre. Oubliée, ou presque, chez nous. Au nom d’une période de paix inédite dans l’histoire des hommes, depuis le second conflit mondial. Du fait d’un déséquilibre des forces, et d’une supériorité industrielle et technique qui semblent renvoyer nos adversaires potentiels à leur impuissance.
Le clash Trump-Medvedev, un «affrontement de gangsters plus qu’un conflit diplomatique», selon un expert
Donald Trump a annoncé le déploiement de sous-marins nucléaires après des provocations de l’ex-président russe Dmitri Medvedev. Le chercheur Dimitri Minic analyse la montée des tensions auprès du « HuffPost ».
Il y a 80 ans, Hiroshima et Nagasaki changeaient le monde
Les 6 et 9 Août 1945, les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki précipitaient la reddition du Japon, mettant fin à la guerre du Pacifique. Un tournant de l’histoire et de la guerre qui a changé la face du monde. La mémoire de cet évènement tragique résonne comme un rappel nécessaire alors que l’actualité nous confronte à la menace de l’arme nucléaire et de sa prolifération dans le monde.
Reconnaissance de l'Etat de Palestine : à quoi va servir la conférence à l'ONU présidée par la France et l'Arabie saoudite
Ce rendez-vous entend redonner du poids à la solution à deux Etats, avant un sommet à plus haut niveau en septembre. Israël et les Etats-Unis ont rejeté l'initiative et ne seront pas représentés.
Les accords START ont-ils un avenir ?
Les différents traités START, signés depuis 1991 entre les États-Unis et la Russie, incarnaient les efforts de désarmement des deux principales puissances nucléaires. Mais la suspension de NEW START par Moscou en 2023 a ouvert une période d’incertitude dans l'équilibre nucléaire mondial.
Un Moyen-Orient en recomposition
Au programme du Grand Live du Dessous des Cartes : les Etats-Unis de Trump, le pouvoir de nuisance de Poutine, le réveil des Européens, le Moyen-Orient, et un grand entretien autour de la Chine de Xi Jinping, avec 12 chercheur.e.s invité.e.s dans nos bureaux transformés en atelier de géopolitique à ciel ouvert.
Le Moyen-Orient en feu
Un dialogue entre Loulouwa Al-Rachid, spécialiste du Moyen-Orient et de l'Irak et Dorothée Schmid, responsable du programme Turquie et Moyen-Orient à l'Ifri.
Accord RDC-Rwanda à Washington : l’Amérique peut-elle réconcilier Kigali et Kinshasa ?
La République démocratique du Congo et le Rwanda ont signé vendredi à Washington un accord de paix visant à mettre fin au conflit qui endeuille l'est de la RDC depuis la fin des années 1990. Cette tentative américaine peut-elle réussir là où toutes les précédentes ont échoué ? Analyse de Thierry Vircoulon, chercheur associé au sein du Centre Afrique subsaharienne de l'Ifri.
La Russie sort-elle renforcée de la guerre israélo-iranienne ?
Alors que Téhéran vient d’annoncer la fin de la « guerre des douze jours » qui l’a opposé à Israël et aux États-Unis, nous vous proposons un entretien avec le politologue Clément Therme, chercheur associé au programme Turquie/Moyen-Orient de l'Ifri et spécialiste de l’Iran et, notamment, de ses relations avec la Russie, afin de comprendre l’impact que la déflagration que vient de subir le Moyen-Orient a eu sur Moscou, allié « stratégique » de la République islamique.
« On a perdu toute traçabilité sur le programme nucléaire iranien »
ENTRETIEN. La chercheuse Héloïse Fayet estime que les frappes israéliennes et américaines ont ralenti les activités atomiques de l’Iran mais que celles-ci échappent désormais au contrôle international.
Les nouvelles cibles du Kremlin
La volonté du président russe de reconstituer son « étranger proche » passe par la conquête ou la déstabilisation. Par peur d'être les prochains sur la liste, les voisins de la Russie cherchent encore le bon moyen de l'en dissuader.
Quelle armée de Terre pour demain ?
Le général d’armée Thierry Burkhard, chef d’état-major de l’armée de Terre est interviewé par Jean-Dominique Merchet, correspondant défense et diplomatie de L’Opinion avant sa conférence sur l’engagement terrestre futur.
L'offre stratégique de l'armée de Terre - Entretien avec le général Jean-Pierre Bosser
Interview du général Jean-Pierre Bosser, chef d’état-major de l’armée de Terre, par Jean-Dominique Merchet, correspondant défense et diplomatie de L’Opinion.
Le Moyen-Orient en 2019 : à quoi s’attendre ? (Conférence Ifri)
Des conflits interminables, des régimes instables, une situation économique imprévisible : l’année 2019 est-elle celle de tous les dangers au Moyen-Orient ?
La haute mer, de nouveau un espace de conflictualité ? (vidéo)
Interview de l'amiral Christophe Prazuck, chef d'état-major de la Marine nationale, par Jean-Dominique Merchet, correspondant défense et diplomatie de L’Opinion.
Sorties de guerres - Revue Politique étrangère (automne 2018)
Comment sort-on des guerres ? Cent ans après 1918, le dossier de Politique étrangère reprend la question sous plusieurs éclairages.
Faillite de l’accord nucléaire iranien - RAMSES 2019
La conclusion de l'accord nucléaire de 2015 avec Téhéran a constitué un succès pour la diplomatie multilatérale basée sur la complémentarité de l'ensemble des acteurs de la négociation. La remise en cause de l'accord renvoie chacun à ses réflexes nationaux, et à une pure logique de rapports de forces.
Un monde divers, ou éclaté ? Trois enjeux identifiés par RAMSES 2019
Dominique David, co-directeur de la publication du RAMSES 2019 présente les trois enjeux phares identifiés par l'ouvrage.
VIDÉO : Revue Politique étrangère, hiver 2017-2018
Découvrez en une minute, le numéro d'hiver 2017-2018 de Politique étrangère. À la une de ce numéro - Dossier : "L'Irak après Daech" / Rubrique Contrechamps : "Trump : une rupture de l'ordre mondial ?"
Vivre le temps des troubles : 3 questions à Thierry de Montbrial
Entre révolution technologique et retour de la barbarie, jamais le présent n'a été soumis à un pareil choc tectonique, selon Thierry de Montbrial fondateur et président de l'Ifri.
Le jeu des puissances au Moyen-Orient - RAMSES 2018 (Denis Bauchard)
Denis BAUCHARD, conseiller pour le Moyen-Orient à l'Ifri, approche le jeu des puissances dans cette région à travers les outils de persuasion et de contrainte dont elles disposent. Parviendront-elles à recomposer un ordre régional ?
Le conflit au Yémen : enlisement et portée régionale
Entretien avec l'envoyé spécial de l'ONU au Yémen : Ismail Ould Cheikh Ahmed (réalisé le 29 juin 2017 à l'Ifri).
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