Guerres et conflits armés
La géographie et les modalités des guerres et conflits armés évoluent au gré du système international. Si les guerres irrégulières et les conflits asymétriques perdurent, les guerres de haute intensité se multiplient tandis que les crises prennent de nouvelles formes sous l’effet des menaces hybrides.
Sujets liés
Reconnaissance de l'Etat de Palestine : à quoi va servir la conférence à l'ONU présidée par la France et l'Arabie saoudite
Ce rendez-vous entend redonner du poids à la solution à deux Etats, avant un sommet à plus haut niveau en septembre. Israël et les Etats-Unis ont rejeté l'initiative et ne seront pas représentés.
L'Indonésie et la cause palestinienne
Lors de son discours inaugural à la présidence, le 20 octobre 2024, le président indonésien en exercice, Prabowo Subianto, a réaffirmé certains principes fondamentaux de la philosophie nationale indonésienne. Il a rappelé la politique étrangère de longue date de l’Indonésie fondée sur la non-alignement, ou « bebas dan aktif » (libre et active), ainsi que son rejet des pactes militaires.
Les accords START ont-ils un avenir ?
Les différents traités START, signés depuis 1991 entre les États-Unis et la Russie, incarnaient les efforts de désarmement des deux principales puissances nucléaires. Mais la suspension de NEW START par Moscou en 2023 a ouvert une période d’incertitude dans l'équilibre nucléaire mondial.
Middle Power Lawfare : l'Afrique du Sud, la justice internationale et la crise de Gaza
L’intensification de la violence à Gaza, à la suite de l’attaque "Déluge d’Al-Aqsa" menée par le Hamas le 7 octobre 2023 et de la riposte militaire d’Israël, a provoqué une réévaluation plus large de la diplomatie mondiale. Les alliances géopolitiques de longue date ont été bouleversées, et des questions relatives aux obligations humanitaires, à la responsabilité des institutions et aux limites de l’action des États sont revenues au cœur du débat international.
Gaza et les diplomaties latino-américaines : un regain d’engagement multilatéral pour la Palestine ?
Depuis le 7 octobre 2023 et les représailles israéliennes dans la bande de Gaza, la guerre met en tension quelques-unes des dernières digues qui évitent à l’ordre international d’imploser, notamment le respect du droit international et du droit humanitaire, et le multilatéralisme. Dans cette perspective, qu’est-ce que les positionnements des États latino-américains face à la guerre à Gaza nous disent de cet ordre international en recomposition ? Qu’est-ce que ces positionnements nous apprennent sur la nature des rapports entre les États de la région et entre ceux-ci avec le reste du monde ?
Affrontements en Syrie : la neutralité druze mise à l'épreuve
Des combats entre druzes et groupes armés échappant à l’autorité de Damas ont fait des dizaines de morts dans la région de Soueïda. Cela fragilise la position des druzes qui continuent de clamer leur attachement à l’unité syrienne.
Un Moyen-Orient en recomposition
Au programme du Grand Live du Dessous des Cartes : les Etats-Unis de Trump, le pouvoir de nuisance de Poutine, le réveil des Européens, le Moyen-Orient, et un grand entretien autour de la Chine de Xi Jinping, avec 12 chercheur.e.s invité.e.s dans nos bureaux transformés en atelier de géopolitique à ciel ouvert.
Nétanyahou et Trump : deux visions du Moyen-Orient
Alors qu'Israël étend son offensive à Gaza, Donald Trump, doit recevoir Benyamin Nétanyahou à la Maison Blanche, lundi 7 juillet. Objectif : finaliser les termes d'un cessez-le-feu de deux mois dans la bande de Gaza et exhorter le Hamas à l'accepter.
La détermination de Poutine à obtenir une "victoire russe" malgré une économie vacillante
Alors qu'à Kiev a eu lieu, le 4 juillet, l'attaque "la plus massive" depuis 2022, le président russe Vladimir Poutine affirme que "Moscou ne renonce pas à ses objectifs".
Guerre des douze jours Israël-Iran : les premiers enseignements stratégiques
Audition d'Élie Tenenbaum, directeur du Centre des études de sécurité de l’Ifri, et d'Héloïse Fayet, responsable du programme de recherche « Dissuasion et prolifération » au Centre des études de sécurité de l’Ifri, sur les premiers enseignements stratégiques de la crise iranienne, par la Commission de la Défense nationale et des Forces armées de l'Assemblée nationale.
« Face à Vladimir Poutine, il n’y a plus de solution gagnante pour les Européens : soit ils laissent le dialogue avec Poutine entièrement aux Américains au risque de se marginaliser complètement et de faire les frais des aléas de la politique de Trump ; soit ils relancent le dialogue, comme Emmanuel Macron vient de le faire, en espérant peser », observe Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie Eurasie de l’Ifri. « Le problème, c’est que ce geste sera interprété à Moscou comme un geste de faiblesse et de désarroi ».
citée par Elsa Conesa, Philippe Ricard, Claire Gatinois et Benjamin Quénelle, dans Le Monde
Le Moyen-Orient en feu
Un dialogue entre Loulouwa Al-Rachid, spécialiste du Moyen-Orient et de l'Irak et Dorothée Schmid, responsable du programme Turquie et Moyen-Orient à l'Ifri.
Repenser la fonction « Protection – Résilience ». Un nécessaire changement de paradigme face à un environnement qui se durcit
La France comme les autres pays européens est confrontée de manière directe, tout particulièrement depuis le début de la guerre en Ukraine, à une stratégie hybride de déstabilisation mise en œuvre par la Russie. Cette stratégie se matérialise dans l’ensemble des champs et des milieux possibles d’affrontement et a pour objectif, outre de saper le soutien occidental à l’Ukraine, d’affaiblir les pays européens avec lesquels la Russie se perçoit dans une confrontation systémique de long terme.
L’Iran face à ses limites : 10 points sur les causes structurelles d’une cassure tactique
Proxies régionaux. Soutien de Moscou. Latence nucléaire. Dissuasion balistique. L’équilibre sur lequel Téhéran avait bâti sa doctrine a chancelé — avec une rapidité impressionnante. Une semaine après l’annonce d’un cessez-le-feu entre l’Iran et Israël, il est possible de dresser un bilan détaillé des raisons structurelles qui ont permis à Tel Aviv de déjouer les plans de la République islamique et de dégager des perspectives.
Qui a le plus à gagner ou à perdre avec l'OTAN ?
Les années passent et ne se ressemblent pas forcément, pour l’OTAN. Au début de l’invasion russe en Ukraine, les regards se sont rapidement tournés vers l’Organisation du traité de l’Atlantique nord, potentiellement de retour au centre du jeu alors que le président français l’avait accusée, quelques années plus tôt, d’être « en état de mort cérébrale ». Depuis, les 32 membres de l’alliance se creusent les méninges pour tenter de mieux se coordonner, notamment face à Moscou.
Dorothée Schmid : "Cette guerre a montré que le régime iranien a très peu d'amis"
Un cessez le feu est en cours entre l'Iran et Israël, et pourtant, l'incertitude est toujours aussi grande. Quels bouleversements cette guerre de douze jours a-t-elle entrainés ? La région est elle plus sûre ?
Accord RDC - Rwanda : la fin définitive de décennies d'affrontements ?
Quelles sont les implications de l'accord de paix signé par la RDC et le Rwanda, sous la médiation des Etats-Unis ? Thierry Vircoulon, chercheur associé au sein du Centre Afrique subsaharienne, décrypte les forces et les faiblesses de cet accord.
Accord RDC-Rwanda à Washington : l’Amérique peut-elle réconcilier Kigali et Kinshasa ?
La République démocratique du Congo et le Rwanda ont signé vendredi à Washington un accord de paix visant à mettre fin au conflit qui endeuille l'est de la RDC depuis la fin des années 1990. Cette tentative américaine peut-elle réussir là où toutes les précédentes ont échoué ? Analyse de Thierry Vircoulon, chercheur associé au sein du Centre Afrique subsaharienne de l'Ifri.
LE TALK : Iran, le grand saut dans l'inconnu ?
Dans le Talk de franceinfo du mercredi 25 juin sur Twitch et TikTok, la situation en Iran après les bombardements américains et le cessez-le-feu avec Israël, puis l'échec du conclave sur les retraites.
Les nouvelles cibles du Kremlin
La volonté du président russe de reconstituer son « étranger proche » passe par la conquête ou la déstabilisation. Par peur d'être les prochains sur la liste, les voisins de la Russie cherchent encore le bon moyen de l'en dissuader.
La modernisation de l’économie russe : les causes de l’échec
Cette note analyse les tentatives de modernisation de l’économie russe à l’époque postsoviétique et les raisons de leur échec. À la différence de plusieurs études sur le sujet, l’auteur montre que cet échec est la conséquence directe de choix politiques et souligne que le concept de modernisation contredit la politique menée actuellement par les dirigeants russes.
RAMSES 2017. Un Monde de ruptures
La 35e édition du RAMSES 2017, portée par l'équipe de l'Ifri et ses collaborateurs extérieurs, se place sous le triple signe de l'extension du terrorisme djihadiste, des dynamiques de décomposition du Moyen-Orient et du doute qui s'approfondit sur le projet européen. Les mois qui s'annoncent seront décisifs pour un monde où se redessinent les rapports entre puissances et les logiques économiques, un monde dont la diversité et la complexité nouvelle surprennent, et qui appelle à repenser analyses et moyens d'action.
Dossier RAMSES 2017 : Moyen-Orient, monde arabe : de la division au chaos ?
Sous la direction de Denis Bauchard, conseiller pour le Moyen- Orient à l'Ifri, et Dorothée Schmid, responsable du programme Turquie contemporaine de l'Ifri.
Des “guerres nouvelles” ? Permanences et mutations dans l’art de la guerre (1991-2001)
La décennie 1990, très tôt décrite comme celle des grands bouleversements internationaux, a donné lieu, dans le champ de l’histoire militaire, à une conception que l’on pourrait qualifier de « mutationniste ». C’est l’avis de l’historien israélien Martin Van Creveld, pour lequel cette période correspond à une « transformation de la guerre ».
L'avenir de la surprise tactique à l'heure de la numérisation
La surprise est une dimension cruciale de la tactique qui découle de l’incertitude inhérente à la nature même de la guerre.
The Taboo of the Armenian Genocide, Part Two: The Politics of American Avoidance
Le génocide arménien est depuis un certain temps devenu un sujet de débats et de tribulations dans la politique américaine. Il a souvent été un point important des campagnes présidentielles, comme ce le fût lors de celle du Président actuel Barack Obama: il avait alors promis de le reconnaître. Le génocide a fait l'objet de nombreux votes (le plus récent eu lieu en 2010), qui n'ont pour l'instant jamais réussit à le faire reconnaître. Il a été un point de convergence pour les intérêts, le lobbying, et les investissements étrangers. Avec la récente reconnaissance allemande du génocide et l'arrivée de l'élection présidentielle américaine, la spéculation de la reconnaissance américaine a une fois de plus atteint un niveau élevé. S'il existe différents acteurs clés de la politique américaine, la spécificité de la question du génocide arménien est l'importance des lobbies arménien, turc et israélien, ainsi que les circonscriptions qu'ils représentent.
Moyen-Orient, le nouveau «Grand Jeu»
Le Moyen-Orient décomposé redevient-il le centre d’un nouveau « Grand Jeu » ?... S’y réinscrivent les puissances globales : des États-Unis faussement tentés par l’éloignement, une Russie qui s’impose sur un échiquier inattendu, une France secouée par les contradictions de ses politiques… Et s’y affrontent les candidats à l’hégémonie régionale : Iran, Turquie, Arabie Saoudite.
La Russie a-t-elle une grande stratégie au Moyen-Orient ?
En intervenant militairement en Syrie, la Russie n’a pas cherché à s’affirmer comme une puissance hégémonique au Moyen-Orient. Loin de promouvoir l’unilatéralisme, Moscou défend en fait le multilatéralisme. La démonstration de force en Syrie avait notamment pour but de faire comprendre aux États-Unis et à leurs alliés qu’il ne saurait y avoir de négociations
multilatérales dans la région – et au-delà – en excluant la Russie.
Centrafrique : pourquoi faut-il encore parler de la Seleka?
Le déroulement pacifique des élections et l’instauration du gouvernement Touadera n’ont pas fait disparaître les groupes armés qui occupent le Nord et l’Est de la Centrafrique. Plus de trois ans après le début du conflit, bien que fragmentée, affaiblie et criminalisée, la Seleka a encore un potentiel déstabilisateur. Ses milliers de combattants pourraient mettre sérieusement en danger le processus de sortie de la crise s’ils ne reçoivent pas un traitement socioéconomique adéquat.
Retours sur Sangaris. Entre stabilisation et protection des civils
En décembre 2013, la France lançait l'opération Sangaris en République centrafricaine. Avec quels résultats pour la stabilisation du pays et la protection des civils ?
Trump à Davos : la menace et la rupture ?
Donald TRUMP est en Europe, avec un objectif politique prioritaire, martelé pendant son discours de Davos : Oui, le Groenland doit devenir un territoire américain… Une nouvelle séquence dans le bras de fer entre Donald TRUMP et les Européens ; une nouvelle leçon économique et culturelle faite à l’Europe, qui selon lui gâche son potentiel à cause de l’immigration… Une logorrhée de près d’une heure ½, mélange d'auto-congratulation, de flèches lancées contre Emmanuel MACRON notamment, de provocation, d’intimidation, d’humiliation.
« Depuis le retour aux affaires de Donald Trump, Vladimir Poutine a perdu le monopole de la stratégie du fou »
Alors que Washington fait pression sur des pays alliés, Moscou ne bronche pas, et Vladimir Poutine ne voudra pas d’un conflit avec Donald Trump, selon Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/Eurasie à l’Ifri.
En visant le Venezuela et l’Iran, Trump défie ouvertement Poutine et à Xi Jinping et vient leur rappeler qui est le « prédateur dominant »
Le monde doit désormais faire avec un président américain qui assume pleinement un recours désinhibé à l’usage de la force. C’est un changement de donne majeur et surtout une lourde humiliation pour ses homologues russe et chinois.
Donald Trump est-il notre allié ?
Ces dernières semaines, le Président américain est sur tous les fronts. Que ce soit dans sa volonté d'annexer le Groenland au nom de la sécurité de son pays, ou pour soutenir la "déclaration de Paris" sur l'Ukraine. Quelle est la doctrine de Donald Trump ? Est-il notre allié ?
Le Groenland sous pavillon américain ? « On ne peut rien exclure », un expert décrypte les intentions de Trump
Le vice-amiral d’escadre Jean-Louis Lozier, ancien commandant de sous-marin, décrypte les tensions autour du Groenland et les velléités de Donald Trump de s’en emparer. Entretien.
Chute de Nicolas Maduro : « Le Kremlin se trouve dans une situation d’impuissance stratégique »
La décapitation du régime chaviste par les États-Unis porte un coup sévère à la Russie, qui perd un partenaire économique et militaire. Selon Dimitri Minic, chercheur au Centre Russie/Eurasie de l'Ifri, ce revers géopolitique sape les fondements mêmes de la puissance russe.
Palantir : le marketing de la cyberguerre
Palantir : le marketing de la cyberguerre : Dans un clip promotionnel, l’entreprise Palantir, impose sa vision des conflits à venir. Depuis la réélection de Donald Trump, la Silicon Valley s’est rapprochée du pouvoir. Autrefois opposées, ces puissances convergent désormais pour proposer leur vision conjointe de la guerre du futur. Décryptage.
Donald Trump menace à nouveau le Venezuela
Le président américain Donald Trump semble avoir endossé son costume d’homme de guerre lorsqu’il s’agit du Venezuela. Le locataire de la Maison Blanche menace à nouveau le pays d'une intervention terrestre : l'espace aérien vénézuélien est fermé et le plus grand porte-avions du monde est positionné dans la mer des Caraïbes.
Quand le premier quart du XXIe siècle touche à sa fin
Le premier quart du XXIe siècle touche à sa fin, marqué par la guerre et les révolutions technologiques. Le monde est souvent décrit à travers des grilles simplificatrices : rivalité entre grandes puissances, retour des blocs. Une analyse plus fine met en avant la logique du système international, les dynamiques profondes des sociétés, ou encore les crises civilisationnelles qui traversent de nombreuses régions du monde.
Rapports de force Europe-Russie : « Les Européens ont les moyens pour faire face à la menace russe »
Auditionné par la commission des affaires européennes du Sénat, Elie Tenenbaum présente les points clés du rapport de force entre la Russie et l’Europe. Si la Russie dispose de la supériorité militaire terrestre, l’Europe bénéficie d’un net avantage dans les autres secteurs.
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