Technologie
Les technologies, notamment numériques et spatiales, soulèvent des enjeux politiques, stratégique et économiques qui transforment profondément les dynamiques de concurrence et de coopération internationales.
Sujets liés
Bruxelles-Pékin, le bras de fer
Le Vieux Continent est-il en train de déclencher une guerre commerciale avec la Chine ? La question mérite d’être posée, alors que les États membres de l’Union européenne ont accepté l’instauration par la Commission de droits de douane supplémentaires sur les véhicules électriques fabriqués en Chine.
OTAN : 75 ans de solidarité stratégique (replay)
Guerre en Ukraine, partage du fardeau entre Alliés, désengagement des Etats-Unis de l'Europe, nouveaux domaines de conflictualité... Alors que l'Alliance vient de fêter ses 75 ans et que l'ère Stoltenberg touche à sa fin après dix ans la tête de l'organisation, l'agenda de l'OTAN témoigne de la diversité de ses domaines d'actions mais aussi des différentes perceptions des Alliés sur l'ensemble de ces enjeux.
Au lendemain du sommet de Washington, cette conférence réunissant diplomates, militaires et chercheurs a pour ambition d'analyser les perspectives à court et moyen terme pour l'Alliance atlantique.
Les défis de l'OTAN face aux nouvelles technologies : entretien avec le Général Philippe Lavigne
Entretien avec le général Philippe Lavigne, ancien Commandant Suprême Allié Transformation de l'OTAN.
Les mots, armes d'une nouvelle guerre ?
Les Mots armes d’une nouvelle guerre rappelle une vérité souvent oubliée : les mots tuent. Ils préparent l’action militaire et lui donnent un sens. Alors que chaque événement retentit désormais dans le monde entier, répercuté de smartphone en smartphone ou d’ordinateur en ordinateur, tout acte de guerre tend à devenir un acte de communication, et inversement. Les états-majors l’ont aujourd’hui bien compris et se saisissent de cette guerre des récits faite d’armes immatérielles pour intimider des ennemis, rassurer ou galvaniser des opinions publiques chauffées à blanc par le flot d’images reçues sur les réseaux sociaux.
EUDIS, HEDI, DIANA : que se cache-t-il derrière trois acronymes de l'innovation de défense ?
En Europe, alors que la guerre d'agression de la Russie contre l'Ukraine montre peu de signes d'apaisement, un écart persistant subsiste entre les besoins en matière de sécurité et les dépenses de défense. Conformément à un engagement de 2006, inscrit lors du sommet de l'OTAN au Pays de Galles en 2014, les membres de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) doivent consacrer au moins 2 % de leur produit intérieur brut (PIB) national à la défense, dont 20 % doivent être investis dans l'équipement ainsi que la recherche et le développement. En 2024, seuls 23 Alliés sur 32 devraient atteindre ou dépasser cet objectif, bien qu'il s'agisse d'une amélioration notable par rapport aux trois pays en 2014. Ce total inclut les États-Unis (US), qui consacrent 3,38 % de leur PIB à la défense, représentant près de 70 % de l'ensemble des dépenses de défense des membres de l'OTAN.
Sat-to-Cell. Vers la connectivité universelle ?
Le Sat-to-Cell est un nouveau type de service qui permet de connecter des smartphones directement aux satellites. La technologie évolue rapidement et de nombreuses questions se posent désormais sur ses impacts potentiels.
La Russie et les nouveaux membres des BRICS : opportunités et limites d'une coopération scientifique et technologique
À l’issue du 15e sommet des BRICS, qui s’est tenu du 22 au 24 août 2023 à Johannesburg (Afrique du Sud), il a été décidé d’inviter six nouveaux pays à rejoindre cette alliance : l’Argentine, l’Égypte, l’Iran, les Émirats arabes unis (EAU), l’Arabie saoudite et l’Éthiopie. En 2024, tous ces pays à l’exception de l’Argentine sont devenus membres des BRICS+. Il est probable que l’adhésion de ces nouveaux pays, outre des avantages politiques et économiques, contribue à leur développement scientifique et technologique.
La Chine entend devenir la première superpuissance scientifique et technologique mondiale
Malgré les sanctions et les embargos, la tech chinoise ne cesse d’étendre sa domination. A la manœuvre : le gouvernement, qui a encore augmenté ses dépenses en recherche de 10 % cette année.
L'IA s'en va-t-en guerre
Quelles sont les principales innovations apportées par l'IA dans les guerres qui se déroulent en Ukraine et à Gaza ? Quels risques ces développements posent-ils pour les guerres du futur ? Quelle place pour le droit international face à l'essor des armes autonomes ?
DOSSIER RAMSES 2025 – Le monde en questions
Un tour de la planète des crises : acteurs, stratégies, moyens, perspectives...
L'Intelligence artificielle : quelle gouvernance ?
Les développements de l’Intelligence artificielle (IA) induisent à la fois espoirs et craintes. De multiples forums internationaux tentent d’organiser une coopération en vue d’une régulation qui n’aurait de sens que globale. Il faut désormais dépasser le stade des principes généraux pour qu’elle puisse se concrétiser.
Affaire Telegram : libertariens de tous les pays...
Quel est ce courant Libertarien qu'incarne très bien Pavel Durov, le patron de Telegram interpellé samedi à sa descente d’avion à l’aéroport du Bourget. C'est quoi ? Est-ce que c'est un projet de gouvernement ?
M&A : les Européens financent dix fois moins d'opérations que les Américains dans les secteurs sensibles en Chine
Vent debout contre le projet de la Commission, les entreprises européennes considèrent que Bruxelles rate sa cible. Selon une étude de l'Ifri, les Européens financent moins de 1 % des transactions dans les technologies de pointe en Chine.
Haute technologie : les États-Unis et l’UE ont-ils aidé la Chine à décoller ?
Est-il trop tard pour se « séparer » de la Chine ? Dans au moins quatre domaines de haute technologie, à travers des projets d'investissement qui se chevauchent, l'Union européenne et les États-Unis se sont « liés » trop étroitement à la Chine. Comment se fait-il qu'avec seulement 12 % d'investissements dans la haute technologie chinoise, les entreprises européennes et américaines aient aidé un « rival » à décoller, de sorte que les États-Unis ne sont plus au centre des préoccupations mondiales en matière de technologie de pointe ? L’Europe est-elle complètement faible dans la course ?
Pourquoi certains investissements américains dans la technologie chinoise posent problème
Les Etats-Unis s’apprêtent à limiter les investissements américains dans la technologie chinoise, et invitent l'Europe à faire de même. En cause, certains financements qui serviraient à développer le secteur militaire chinois, révèle une étude de Mathilde Velliet, chercheuse au Centre géopolitique des technologies à l’Institut français des relations internationales (Ifri), publiée le 3 juillet.
Une étude passe au crible les investissements (problématiques) dans la tech chinoise
Entreprises de reconnaissance faciale au service de la persécution des Ouïghours, logiciels à destination de l’armée chinoise… Au cours des dernières années, révèle une étude de l’Institut français des relations internationales parue le 3 juillet, plusieurs investisseurs américains, mais aussi européens, ont investi dans le secteur technologique chinois parfois au détriment des droits humains et des intérêts occidentaux. On vous la résume en trois points clés.
Les accords Artemis : Une stratégie américaine pour la gouvernance lunaire
Les accords Artemis encadrent la coopération internationale pour l’exploration spatiale dans le cadre du programme lunaire américain. Ils font partie d'une stratégie cohérente.
Financer son rival. Quand les États-Unis et l'Europe investissent dans la tech chinoise
Les investissements « sortants », à destination de puissances rivales, font l’objet d’une attention politique croissante des deux côtés de l’Atlantique, dans un contexte de compétition accrue entre les États-Unis et la Chine. L'inquiétude porte sur les investissements américains et européens dans certaines technologies chinoises - telles que l'IA, les biotechnologies, les semi-conducteurs ou l'informatique quantique - qui permettraient à la Chine de développer ses capacités militaires, et poseraient donc des risques pour la sécurité.
Tech chinoise : quand les États-Unis et l’Europe "financent leur rival"
Washington ne veut pas que des investissements américains renforcent les capacités militaires chinoises. Et encourage les Européens à l’imiter. D'où vient l’argent ? Où va-t-il ? Les flux d’investissements dans la tech sont scrutés de toujours plus près par les États-Unis.
Les risques de l’IA. Enjeux discursifs d’une technologie stratégique
L’année 2023 aura été marquée par une ruée vers l’intelligence artificielle (IA) générative à tous niveaux – en particulier financier, médiatique et donc politique –, positionnant celle-ci au centre des discussions internationales comme peu de technologies auparavant.
Révolution numérique et transformation de l'action publique
Les nouvelles technologies peuvent contribuer à améliorer l’efficacité des politiques publiques. Le mouvement d’ouverture des données (open data) rend les administrations moins opaques et permet de lutter contre la corruption. L’exploitation de ces données – dans le cadre de partenariats public-privé – peut aider les décideurs à optimiser l’allocation des ressources publiques et faire les bons choix. La numérisation permet d’alléger certaines procédures et de faciliter la vie des citoyens.
Les GAFAM sont-ils trop puissants ?
En l’espace d’à peine vingt ans, les GAFAM ont accumulé une énorme puissance financière. Aujourd’hui, la valorisation boursière cumulée des GAFAM est supérieure au montant du PIB des plus grandes puissances économiques européennes. Quel est aujourd’hui le poids et l’influence des GAFAM dans l’économie américaine ?
Entre concentration et dispersion : le bel avenir de la puissance
La notion de puissance a fait l’objet de nombreux travaux dans le domaine des relations internationales. Au cours de la prochaine décennie, l’évolution de la puissance sera caractérisée par des dynamiques de concentration et de dispersion. D’une part, le système mondial sera marqué par l’affrontement de deux superpuissances, les États-Unis et la Chine. D’autre part, les capacités d’action individuelles seront démultipliées par les technologies de l’information et de la communication.
La rivalité entre les Etats-Unis et l'Europe pour la protection des données : conséquences pour le secteur énergétique
Le secteur de l’énergie connaît actuellement une « révolution numérique » : les technologies de l’information et de la communication (TIC) sont de plus en plus utilisées dans les infrastructures énergétiques, conduisant à une digitalisation croissante des processus de production, de stockage et de consommation.
Transformation numérique de l’industrie : l’enjeu franco-allemand
L’enjeu de la transformation numérique de l’industrie a provoqué en France comme en Allemagne le retour de l’État et l’instauration d’une politique industrielle subsidiaire. Se sentant menacée dans son leadership industriel, l’Allemagne a mobilisé ses ressources à travers l’Industrie 4.0 en construisant une vision autour du concept de « système cyber-physique » avant de développer dans chaque Land une offre d’accompagnement. La France a de son côté forgé le concept d’Industrie du futur en suivant une logique de modernisation de l’outil de production, renforçant notamment l’automatisation et misant sur l’intégration de nouvelles briques technologiques. Les deux pays disposent désormais d’une infrastructure d’accompagnement sur leurs territoires respectifs. Les enjeux de l’Industrie 4.0 pour les systèmes de production, l’organisation du travail, les métiers, les compétences et l’emploi y sont anticipés à travers des instances de dialogue et de concertation.
Quel e-commerce en Afrique subsaharienne ? Profils et pratiques de consommateurs à Abidjan
Depuis le début des années 2010 et la fin de la crise post-électorale, la Côte d’Ivoire renoue avec une croissance économique spectaculaire, de l’ordre de 8 % par an depuis 2012[1].
Intelligence artificielle : vers une nouvelle révolution militaire ?
L’intelligence artificielle (IA) est un enjeu de défense prioritaire pour les puissances militaires du XXIe siècle. Sans surprise, les États-Unis et la Chine sont aujourd’hui en tête de cette nouvelle course aux armements digitalisée.
La Cour suprême indienne face à la base de données biométriques Aadhaar
Le 26 septembre 2018, la Cour suprême indienne a décidé de restreindre l'usage de Aadhaar, la plus grande base de données biométriques au monde. Lancé en 2009, le programme d’identification a pour objectif d’attribuer un matricule unique de 12 chiffres à la quasi-totalité de la population indienne.
L'Europe face à la numérisation du travail
Sous le double effet de la mondialisation et des bouleversements technologiques, la nature du travail a été transformée en un temps très réduit. Les ruptures technologiques en cours, portées par la numérisation et la robotisation croissantes des activités économiques et la « démocratisation » de l’intelligence artificielle, attisent les craintes de destruction massive d’emplois et de creusement des inégalités sociales, au détriment de classes moyennes déqualifiées et paupérisées.
RAMSES 2019. Les chocs du futur
Pour sa 36e édition, trois questions majeures sont abordées dans le RAMSES 2019. Démographie : vieillissement, urbanisation, migrations, réchauffement climatique : comment faire vivre ensemble 9 milliards d'humains ? Chine : puissance économique, diplomatique, militaire, énergétique, technologique : quelles sont les forces et les limites de ce nouveau Grand ? Iran/Arabie Saoudite : ouvert sur de multiples fronts, le conflit entre ces deux Grands du Moyen-Orient peut-il dégénérer ?
Les bouleversements du domaine spatial : comment négocier le changement d’époque ?
Interview de Philippe Baptiste, président-directeur général du Centre national d’études spatiales (CNES), par Anne Bauer, grand reporter, défense, espace, armement, Les Échos, le 25 octobre 2024 à l'Ifri.
« Sur le champ de bataille, l’IA dépasse les attentes des militaires »
« Entretiens de l’IA ». Pour Laure de Roucy-Rochegonde, autrice de « La Guerre à l’ère de l’intelligence artificielle », l’apparition d’armes plus autonomes peut remettre en cause le contrôle de l’usage de la force.
Guerre robotisée : quel cerveau pour commander l’usage de la force ? L’humain ou l’artificiel ?
Les armes dotées de fonctionnalités autonomes se multiplient et rendent de plus en plus complexes le « contrôle de la force » par les États. Reste que l’outil de l’intelligence artificielle peut permettre de mieux discerner les cibles et d’économiser les pertes humaines. Mais à force de déléguer des compétences à la machine et à l’IA, les États ne perdent-ils pas la main ? « Le livre très complet de l’experte Laure de Roucy-Rochegonde (PUF), « La guerre à l’ère de l’Intelligence artificielle », est pour le moins pessimiste.
Des drones tueurs aux bombes à sous-munitions, les guerres en Ukraine et à Gaza déplacent les lignes éthiques
Certaines armes autrefois considérées comme inacceptables sur le plan éthique, voire interdites par des dizaines de pays, sont désormais largement employées, parfois guidées par des algorithmes. Sans que cela semble causer d’émoi planétaire.
Bruxelles-Pékin, le bras de fer
Le Vieux Continent est-il en train de déclencher une guerre commerciale avec la Chine ? La question mérite d’être posée, alors que les États membres de l’Union européenne ont accepté l’instauration par la Commission de droits de douane supplémentaires sur les véhicules électriques fabriqués en Chine.
La Chine entend devenir la première superpuissance scientifique et technologique mondiale
Malgré les sanctions et les embargos, la tech chinoise ne cesse d’étendre sa domination. A la manœuvre : le gouvernement, qui a encore augmenté ses dépenses en recherche de 10 % cette année.
M&A : les Européens financent dix fois moins d'opérations que les Américains dans les secteurs sensibles en Chine
Vent debout contre le projet de la Commission, les entreprises européennes considèrent que Bruxelles rate sa cible. Selon une étude de l'Ifri, les Européens financent moins de 1 % des transactions dans les technologies de pointe en Chine.
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Entreprises de reconnaissance faciale au service de la persécution des Ouïghours, logiciels à destination de l’armée chinoise… Au cours des dernières années, révèle une étude de l’Institut français des relations internationales parue le 3 juillet, plusieurs investisseurs américains, mais aussi européens, ont investi dans le secteur technologique chinois parfois au détriment des droits humains et des intérêts occidentaux. On vous la résume en trois points clés.
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Reconnaissance faciale : "En Russie, on scrute le comportement des profs et des élèves face à la guerre"
Le Kremlin utilise des technologies variées pour étendre son influence, analyse Julien Nocetti, chercheur à l’IFRI.
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.