Technologie
Les technologies, notamment numériques et spatiales, soulèvent des enjeux politiques, stratégique et économiques qui transforment profondément les dynamiques de concurrence et de coopération internationales.
Sujets liés
Intelligence artificielle, guerre et robots tueurs
Interrogée par Stéphane Jourdain dans l'émission « La tech la première » sur France Inter, Laure de Roucy-Rochegonde revient sur les usages actuels de l'intelligence artificielle dans le cadre des conflits armés en Ukraine et à Gaza.
La guerre à l'ère de l'intelligence artificielle
Dans son récent ouvrage « La guerre à l'ère de l'intelligence artificielle » paru en octobre, Laure de Roucy-Rochegonde s'interroge sur la façon dont l'intelligence artificielle et les armes autonomes peuvent remettre en cause le contrôle humain, politique et juridique, de l'usage de la force.
La Chine en quête d'un saut quantique
La course mondiale pour exploiter les sciences quantiques s'intensifie. Reconnaissant le potentiel stratégique des technologies quantiques pour le développement économique, militaire et scientifique, la Chine concentre ses efforts sur des percées scientifiques afin de rééquilibrer le rapport de force, notamment dans sa compétition avec les États-Unis. Le président Xi Jinping a souligné l'importance de l'innovation scientifique, en particulier dans les domaines quantiques, pour stimuler le développement national et garantir la sécurité.
« Sur le champ de bataille, l’IA dépasse les attentes des militaires »
« Entretiens de l’IA ». Pour Laure de Roucy-Rochegonde, autrice de « La Guerre à l’ère de l’intelligence artificielle », l’apparition d’armes plus autonomes peut remettre en cause le contrôle de l’usage de la force.
Guerre robotisée : quel cerveau pour commander l’usage de la force ? L’humain ou l’artificiel ?
Les armes dotées de fonctionnalités autonomes se multiplient et rendent de plus en plus complexes le « contrôle de la force » par les États. Reste que l’outil de l’intelligence artificielle peut permettre de mieux discerner les cibles et d’économiser les pertes humaines. Mais à force de déléguer des compétences à la machine et à l’IA, les États ne perdent-ils pas la main ? « Le livre très complet de l’experte Laure de Roucy-Rochegonde (PUF), « La guerre à l’ère de l’Intelligence artificielle », est pour le moins pessimiste.
La guerre à l'ère de l'intelligence artificielle
Les progrès fulgurants des techniques d'intelligence artificielle et de la robotique, et surtout leur application au domaine de la défense, font entrevoir l'émergence de nouveaux types de robots militaires, rendus toujours plus autonomes, c'est-à-dire capables de recourir à la force de leur propre chef. Les « robots tueurs » soulèvent néanmoins de nombreuses questions : ces moyens de guerre permettant de ne pas exposer l’humain peuvent-ils être pleinement contrôlés ? Qu’implique le recours à ces technologies ?
Replay - Géopolitique de l'IA - Conférence de l'Ifri à La Sorbonne
À l’occasion de la publication du dossier spécial de Politique étrangère sur l'Intelligence artificielle, l'Ifri a organisé une conférence à la Sorbonne en présence de trois des auteurs de ce dossier.
Des drones tueurs aux bombes à sous-munitions, les guerres en Ukraine et à Gaza déplacent les lignes éthiques
Certaines armes autrefois considérées comme inacceptables sur le plan éthique, voire interdites par des dizaines de pays, sont désormais largement employées, parfois guidées par des algorithmes. Sans que cela semble causer d’émoi planétaire.
La surproduction chinoise de puces matures : Des craintes infondées
La Chine, plutôt que d’inonder le marché mondial des semi-conducteurs à technologies matures, s’en dissocie. Si les politiques industrielles chinoises favorisent de plus en plus la production nationale de semi-conducteurs, sa propre demande en puces, en constante augmentation, devrait empêcher une arrivée massive de puces chinoises à bas prix sur les marchés étrangers. Cependant, à mesure que Pékin progresse dans son objectif de réduire la dépendance des industries nationales aux puces étrangères, les entreprises européennes et américaines de semi-conducteurs à technologies matures pourraient ressentir les effets d’un écosystème de semi-conducteurs chinois de plus en plus « involué » (内卷).
Bruxelles-Pékin, le bras de fer
Le Vieux Continent est-il en train de déclencher une guerre commerciale avec la Chine ? La question mérite d’être posée, alors que les États membres de l’Union européenne ont accepté l’instauration par la Commission de droits de douane supplémentaires sur les véhicules électriques fabriqués en Chine.
Les défis de l'OTAN face aux nouvelles technologies : entretien avec le Général Philippe Lavigne
Entretien avec le général Philippe Lavigne, ancien Commandant Suprême Allié Transformation de l'OTAN.
OTAN : 75 ans de solidarité stratégique (replay)
Guerre en Ukraine, partage du fardeau entre Alliés, désengagement des Etats-Unis de l'Europe, nouveaux domaines de conflictualité... Alors que l'Alliance vient de fêter ses 75 ans et que l'ère Stoltenberg touche à sa fin après dix ans la tête de l'organisation, l'agenda de l'OTAN témoigne de la diversité de ses domaines d'actions mais aussi des différentes perceptions des Alliés sur l'ensemble de ces enjeux.
Au lendemain du sommet de Washington, cette conférence réunissant diplomates, militaires et chercheurs a pour ambition d'analyser les perspectives à court et moyen terme pour l'Alliance atlantique.
Les mots, armes d'une nouvelle guerre ?
Les Mots armes d’une nouvelle guerre rappelle une vérité souvent oubliée : les mots tuent. Ils préparent l’action militaire et lui donnent un sens. Alors que chaque événement retentit désormais dans le monde entier, répercuté de smartphone en smartphone ou d’ordinateur en ordinateur, tout acte de guerre tend à devenir un acte de communication, et inversement. Les états-majors l’ont aujourd’hui bien compris et se saisissent de cette guerre des récits faite d’armes immatérielles pour intimider des ennemis, rassurer ou galvaniser des opinions publiques chauffées à blanc par le flot d’images reçues sur les réseaux sociaux.
EUDIS, HEDI, DIANA : que se cache-t-il derrière trois acronymes de l'innovation de défense ?
En Europe, alors que la guerre d'agression de la Russie contre l'Ukraine montre peu de signes d'apaisement, un écart persistant subsiste entre les besoins en matière de sécurité et les dépenses de défense. Conformément à un engagement de 2006, inscrit lors du sommet de l'OTAN au Pays de Galles en 2014, les membres de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) doivent consacrer au moins 2 % de leur produit intérieur brut (PIB) national à la défense, dont 20 % doivent être investis dans l'équipement ainsi que la recherche et le développement. En 2024, seuls 23 Alliés sur 32 devraient atteindre ou dépasser cet objectif, bien qu'il s'agisse d'une amélioration notable par rapport aux trois pays en 2014. Ce total inclut les États-Unis (US), qui consacrent 3,38 % de leur PIB à la défense, représentant près de 70 % de l'ensemble des dépenses de défense des membres de l'OTAN.
Sat-to-Cell. Vers la connectivité universelle ?
Le Sat-to-Cell est un nouveau type de service qui permet de connecter des smartphones directement aux satellites. La technologie évolue rapidement et de nombreuses questions se posent désormais sur ses impacts potentiels.
La Chine entend devenir la première superpuissance scientifique et technologique mondiale
Malgré les sanctions et les embargos, la tech chinoise ne cesse d’étendre sa domination. A la manœuvre : le gouvernement, qui a encore augmenté ses dépenses en recherche de 10 % cette année.
La Russie et les nouveaux membres des BRICS : opportunités et limites d'une coopération scientifique et technologique
À l’issue du 15e sommet des BRICS, qui s’est tenu du 22 au 24 août 2023 à Johannesburg (Afrique du Sud), il a été décidé d’inviter six nouveaux pays à rejoindre cette alliance : l’Argentine, l’Égypte, l’Iran, les Émirats arabes unis (EAU), l’Arabie saoudite et l’Éthiopie. En 2024, tous ces pays à l’exception de l’Argentine sont devenus membres des BRICS+. Il est probable que l’adhésion de ces nouveaux pays, outre des avantages politiques et économiques, contribue à leur développement scientifique et technologique.
L'IA s'en va-t-en guerre
Quelles sont les principales innovations apportées par l'IA dans les guerres qui se déroulent en Ukraine et à Gaza ? Quels risques ces développements posent-ils pour les guerres du futur ? Quelle place pour le droit international face à l'essor des armes autonomes ?
DOSSIER RAMSES 2025 – Le monde en questions
Un tour de la planète des crises : acteurs, stratégies, moyens, perspectives...
L'Intelligence artificielle : quelle gouvernance ?
Les développements de l’Intelligence artificielle (IA) induisent à la fois espoirs et craintes. De multiples forums internationaux tentent d’organiser une coopération en vue d’une régulation qui n’aurait de sens que globale. Il faut désormais dépasser le stade des principes généraux pour qu’elle puisse se concrétiser.
Space as a Key Element of Europe's Digital Sovereignty
A la fin de l'année 2020, le secteur spatial européen se trouve à la croisée des chemins. Alors que la conférence ministérielle de l’Agence européenne de l’espace (ESA) de 2019 avait marqué une progression en termes de budgets, signe d’une ambition spatiale renouvelée, l’accélération technologique et financière en provenance des États-Unis constitue un scénario disruptif qui fait peser des menaces sur la continuité des capacités spatiales européennes.
Un outsider paradoxal : la Russie dans la course à l’intelligence artificielle
Entre les deux leaders technologiques que sont les États-Unis et la Chine, la Russie fait jusqu’à présent figure d’outsider dans l’analyse des enjeux globaux d’intelligence artificielle (IA).
La cyberpuissance israélienne : l’essor inachevé de la start-up nation ?
Israël est communément appelé aujourd’hui la start-up nation en raison du dynamisme de son économie numérique. Le but de cette analyse est de caractériser les ressorts de cette cyberpuissance.
La GovTech, nouvelle frontière de la souveraineté numérique
La crise sanitaire du COVID-19 a servi de catalyseur à l’émergence accélérée des GovTech, entendues comme l’irruption d’entreprises et de solutions innovantes dans la conception et l’exécution des services publics.
Les technologies numériques : nouvel horizon des réseaux électriques centralisés en Afrique subsaharienne ?
L’enjeu du développement des systèmes électriques centralisés est une priorité pour le développement économique et social de l’Afrique subsaharienne. Alors que la population subsaharienne devrait presque doubler en trente ans selon l’Organisation des Nations unies (ONU), pour atteindre 2,1 milliards d’habitants en 2050, dont 1,2 milliard d’urbains, le continent va devoir fournir des emplois aux jeunes qui arrivent chaque année plus nombreux sur le marché du travail.
DOSSIER RAMSES 2021 : Le monde en questions
Des suites économiques et technologiques du COVID-19 aux défis sécuritaires et migratoires, en passant par les problématiques stratégiques propres à chaque continent, Le Monde en questions offre un tour du monde des crises et des stratégies mondiales au seuil d'une année décisive.
La Bavière et la France. Préparer l'avenir ensemble
Avec ses 13 millions d’habitants, son économie à vocation internationale et son produit intérieur brut (PIB) de 630 milliards d’euros, l’État libre de Bavière est une région forte au cœur de l’Europe. La Bavière dispose également d’un patrimoine culturel unique, de magnifiques paysages et des meilleures conditions tant pour le sport que pour le repos, sans oublier évidemment la célèbre hospitalité bavaroise.
La Chine, championne technologique ou géant empêtré ?
La Chine est-elle le chef de file de l’innovation mondiale, et donc le premier concurrent technologique des économies occidentales ? La réalité est plus ambiguë. Les responsables chinois diagnostiquent au contraire un retard notable du pays, auquel est censé remédier le plan Made in China. Le succès est incertain, à la fois du fait de l’ambiguïté des rapports entre politiques publiques et dynamiques privées, et de l’absence de réformes favorables à l’innovation et aux progrès de productivité.
Les défis de la transformation du secteur électrique européen. Concurrence, numérique et réseaux
Le secteur électrique européen fait face à trois grands défis : la décarbonation, la digitalisation et la décentralisation.
Intelligence artificielle et politique internationale. Les impacts d'une rupture technologique
Comme chaque rupture technologique, l’intelligence artificielle (IA) aura des implications majeures sur la scène internationale.
Les bouleversements du domaine spatial : comment négocier le changement d’époque ?
Interview de Philippe Baptiste, président-directeur général du Centre national d’études spatiales (CNES), par Anne Bauer, grand reporter, défense, espace, armement, Les Échos, le 25 octobre 2024 à l'Ifri.
« Sur le champ de bataille, l’IA dépasse les attentes des militaires »
« Entretiens de l’IA ». Pour Laure de Roucy-Rochegonde, autrice de « La Guerre à l’ère de l’intelligence artificielle », l’apparition d’armes plus autonomes peut remettre en cause le contrôle de l’usage de la force.
Guerre robotisée : quel cerveau pour commander l’usage de la force ? L’humain ou l’artificiel ?
Les armes dotées de fonctionnalités autonomes se multiplient et rendent de plus en plus complexes le « contrôle de la force » par les États. Reste que l’outil de l’intelligence artificielle peut permettre de mieux discerner les cibles et d’économiser les pertes humaines. Mais à force de déléguer des compétences à la machine et à l’IA, les États ne perdent-ils pas la main ? « Le livre très complet de l’experte Laure de Roucy-Rochegonde (PUF), « La guerre à l’ère de l’Intelligence artificielle », est pour le moins pessimiste.
Des drones tueurs aux bombes à sous-munitions, les guerres en Ukraine et à Gaza déplacent les lignes éthiques
Certaines armes autrefois considérées comme inacceptables sur le plan éthique, voire interdites par des dizaines de pays, sont désormais largement employées, parfois guidées par des algorithmes. Sans que cela semble causer d’émoi planétaire.
Bruxelles-Pékin, le bras de fer
Le Vieux Continent est-il en train de déclencher une guerre commerciale avec la Chine ? La question mérite d’être posée, alors que les États membres de l’Union européenne ont accepté l’instauration par la Commission de droits de douane supplémentaires sur les véhicules électriques fabriqués en Chine.
La Chine entend devenir la première superpuissance scientifique et technologique mondiale
Malgré les sanctions et les embargos, la tech chinoise ne cesse d’étendre sa domination. A la manœuvre : le gouvernement, qui a encore augmenté ses dépenses en recherche de 10 % cette année.
M&A : les Européens financent dix fois moins d'opérations que les Américains dans les secteurs sensibles en Chine
Vent debout contre le projet de la Commission, les entreprises européennes considèrent que Bruxelles rate sa cible. Selon une étude de l'Ifri, les Européens financent moins de 1 % des transactions dans les technologies de pointe en Chine.
Une étude passe au crible les investissements (problématiques) dans la tech chinoise
Entreprises de reconnaissance faciale au service de la persécution des Ouïghours, logiciels à destination de l’armée chinoise… Au cours des dernières années, révèle une étude de l’Institut français des relations internationales parue le 3 juillet, plusieurs investisseurs américains, mais aussi européens, ont investi dans le secteur technologique chinois parfois au détriment des droits humains et des intérêts occidentaux. On vous la résume en trois points clés.
Tech chinoise : quand les États-Unis et l’Europe "financent leur rival"
Washington ne veut pas que des investissements américains renforcent les capacités militaires chinoises. Et encourage les Européens à l’imiter. D'où vient l’argent ? Où va-t-il ? Les flux d’investissements dans la tech sont scrutés de toujours plus près par les États-Unis.
Reconnaissance faciale : "En Russie, on scrute le comportement des profs et des élèves face à la guerre"
Le Kremlin utilise des technologies variées pour étendre son influence, analyse Julien Nocetti, chercheur à l’IFRI.
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.