Le dilemme chinois de Trump à Biden : un consensus et trois visions du monde
Un profond changement d’attitude des États-Unis à l’égard de la Chine s’est produit sous la présidence de Donald Trump.
L’Europe, la puissance et la finance
La finance est devenue un attribut essentiel de la puissance. Son importance est accrue par les investissements considérables requis par les transitions énergétique et numérique, ou encore par la nécessité de soutenir les économies frappées par la pandémie de COVID-19. En matière de puissance financière, l’Union européenne dispose de nombreux atouts, à commencer par sa monnaie unique, mais elle souffre aussi de véritables handicaps, particulièrement visibles au moment de la présidence Trump.
Corées : perpétuellement vers la paix ?
Au cours des cinq dernières années, les périodes d’ouverture et de tension se sont succédé dans la péninsule coréenne. Donald Trump pensait pouvoir obtenir la dénucléarisation de la Corée du Nord par ses relations personnelles avec Kim Jung-un. Il a échoué. L’administration Biden se veut plus réaliste et méthodique. Elle pourrait choisir des options intermédiaires, plus modestes, tout en conservant l’objectif lointain d’un démantèlement de l’arsenal nucléaire de Pyongyang.
Les républicains et la politique étrangère américaine après Trump : entre néo-isolationnisme et rivalité avec la Chine
Dans l’après-guerre, le Parti républicain a oscillé entre des politiques étrangères idéalistes voire néo-conservatrices, d’une part, et réalistes d’autre part. Avec l’élection de Donald Trump en 2016, le courant isolationniste, hérité de Monroe (1823), est revenu sur le devant de la scène. Pendant son mandat, le président populiste a privilégié une démarche néo-isolationniste fondée sur des conceptions nationalistes et sur un comportement unilatéraliste et non interventionniste, favorisant le court terme et le transactionnel. Elle se fait l’écho de son positionnement ultra-conservateur en politique intérieure.
Vers la deuxième croisade ?
Du point de vue européen, la prise de conscience d’une possible pandémie date exactement d’un an. La vague est arrivée. Elle a submergé le monde, avec beaucoup de victimes directes et plus encore de dommages collatéraux.
La guerre commerciale sino-américaine : quel bilan à l'issue de la présidence Trump ?
En 2016, l’une des grandes promesses de campagne de Donald Trump était de mettre fin aux pratiques chinoises jugées injustes et responsables du déficit commercial américain en imposant d’importants droits de douane. A l’issue de son mandat, un premier bilan de sa politique - et de la "guerre commerciale" qui en a découlé - peut être dressé.
L’élection de Biden-Harris : un répit en vue de quoi ?
J’ai écrit cette septième lettre le dimanche 8 novembre. Hier, la victoire du couple Joe Biden-Kamala Harris a été proclamée urbi et orbi par la presse mondiale. On nous dit cependant que les avocats de Donald Trump vont multiplier les recours et bien peu semblent penser qu’ils aient une chance d’aboutir. À ce stade, on doit donc prendre acte de ce que l’actuel occupant de la Maison-Blanche rejoint le club fort restreint des one term presidents. D’autres observations s’imposent non moins immédiatement.
Les élections américaines et au-delà
J’écris ces lignes alors que l’incertitude règne encore sur l’état de santé de Donald Trump, ce qui ajoute une inconnue à l’équation déjà compliquée du 3 novembre prochain. Dans une perspective à court terme, le contexte de l’élection ne serait cependant bouleversé que si le président sortant ne pouvait pas se présenter. Autrement, ce nouvel avatar dans une campagne déjà à nulle autre pareille ne devrait pas changer fondamentalement les choses.
La justice et la force
En prenant un peu de distance vis-à-vis de l’activité des dernières semaines, une phrase célèbre de Goethe (dans sa relation du siège de Mayence, en 1793) m’est revenue en mémoire : « Je suis ainsi fait, j’aime mieux commettre une injustice que de souffrir un désordre. » Autrement dit : le désordre engendre davantage d’injustices que celles qu’il fait éventuellement disparaître. Or, s’il y a un mot qui caractérise le monde en cette fin d’été 2020, c’est bien le désordre.
Le « trumpisme » en politique étrangère : vision et pratique
En 2016, Donald Trump s'est présenté comme le candidat de la rupture et, une fois élu, il s'est évertué à déconstruire l'héritage de ses prédécesseurs.
Corées : perpétuellement vers la paix ?
Au cours des cinq dernières années, les périodes d’ouverture et de tension se sont succédé dans la péninsule coréenne. Donald Trump pensait pouvoir obtenir la dénucléarisation de la Corée du Nord par ses relations personnelles avec Kim Jung-un. Il a échoué. L’administration Biden se veut plus réaliste et méthodique. Elle pourrait choisir des options intermédiaires, plus modestes, tout en conservant l’objectif lointain d’un démantèlement de l’arsenal nucléaire de Pyongyang.
L’Europe, la puissance et la finance
La finance est devenue un attribut essentiel de la puissance. Son importance est accrue par les investissements considérables requis par les transitions énergétique et numérique, ou encore par la nécessité de soutenir les économies frappées par la pandémie de COVID-19. En matière de puissance financière, l’Union européenne dispose de nombreux atouts, à commencer par sa monnaie unique, mais elle souffre aussi de véritables handicaps, particulièrement visibles au moment de la présidence Trump.
Les républicains et la politique étrangère américaine après Trump : entre néo-isolationnisme et rivalité avec la Chine
Dans l’après-guerre, le Parti républicain a oscillé entre des politiques étrangères idéalistes voire néo-conservatrices, d’une part, et réalistes d’autre part. Avec l’élection de Donald Trump en 2016, le courant isolationniste, hérité de Monroe (1823), est revenu sur le devant de la scène. Pendant son mandat, le président populiste a privilégié une démarche néo-isolationniste fondée sur des conceptions nationalistes et sur un comportement unilatéraliste et non interventionniste, favorisant le court terme et le transactionnel. Elle se fait l’écho de son positionnement ultra-conservateur en politique intérieure.
Vers la deuxième croisade ?
Du point de vue européen, la prise de conscience d’une possible pandémie date exactement d’un an. La vague est arrivée. Elle a submergé le monde, avec beaucoup de victimes directes et plus encore de dommages collatéraux.
La guerre commerciale sino-américaine : quel bilan à l'issue de la présidence Trump ?
En 2016, l’une des grandes promesses de campagne de Donald Trump était de mettre fin aux pratiques chinoises jugées injustes et responsables du déficit commercial américain en imposant d’importants droits de douane. A l’issue de son mandat, un premier bilan de sa politique - et de la "guerre commerciale" qui en a découlé - peut être dressé.
L’élection de Biden-Harris : un répit en vue de quoi ?
J’ai écrit cette septième lettre le dimanche 8 novembre. Hier, la victoire du couple Joe Biden-Kamala Harris a été proclamée urbi et orbi par la presse mondiale. On nous dit cependant que les avocats de Donald Trump vont multiplier les recours et bien peu semblent penser qu’ils aient une chance d’aboutir. À ce stade, on doit donc prendre acte de ce que l’actuel occupant de la Maison-Blanche rejoint le club fort restreint des one term presidents. D’autres observations s’imposent non moins immédiatement.
Les élections américaines et au-delà
J’écris ces lignes alors que l’incertitude règne encore sur l’état de santé de Donald Trump, ce qui ajoute une inconnue à l’équation déjà compliquée du 3 novembre prochain. Dans une perspective à court terme, le contexte de l’élection ne serait cependant bouleversé que si le président sortant ne pouvait pas se présenter. Autrement, ce nouvel avatar dans une campagne déjà à nulle autre pareille ne devrait pas changer fondamentalement les choses.
La justice et la force
En prenant un peu de distance vis-à-vis de l’activité des dernières semaines, une phrase célèbre de Goethe (dans sa relation du siège de Mayence, en 1793) m’est revenue en mémoire : « Je suis ainsi fait, j’aime mieux commettre une injustice que de souffrir un désordre. » Autrement dit : le désordre engendre davantage d’injustices que celles qu’il fait éventuellement disparaître. Or, s’il y a un mot qui caractérise le monde en cette fin d’été 2020, c’est bien le désordre.
Le « trumpisme » en politique étrangère : vision et pratique
En 2016, Donald Trump s'est présenté comme le candidat de la rupture et, une fois élu, il s'est évertué à déconstruire l'héritage de ses prédécesseurs.
COVID-19 : choc sanitaire et géopolitique
La crise du COVID-19 a durement frappé les pays membres de l’Union européenne. Analysant ses premiers effets sur les grands équilibres mondiaux, Josep Borrell, son Haut Représentant pour la politique étrangère, propose six grands choix politiques pour conforter la résilience de l’Union et la doter d’une véritable autonomie stratégique.
"Qui contrôle qui ?" : quand la puissance domine le monde
Après la décision de la Cour suprême sur les droits de douane de Donald Trump, quelles conséquences pour l’économie mondiale ? Assiste-t-on à un affaiblissement durable du président américain ou à une recomposition plus large des équilibres internationaux ? Entre rivalité sino-américaine, tensions transatlantiques et transformation de la mondialisation, où va le capitalisme mondial ?
Replay - Conférence avec Chris Wright, Secrétaire à l'Énergie des États-Unis
Reçu à l'Institut français des relations internationales, Chris Wright a exposé sa vision d'une politique énergétique américaine structurée autour de deux axes : la réalité humaine de l'accès à l'énergie, et une approche fondée sur les données chiffrées. Pour le Secrétaire, l'énergie constitue le fondement de la prospérité, de la santé et de l'allongement de l'espérance de vie à l'échelle mondiale. Sa doctrine repose sur une ambition de "dominance énergétique" américaine — non pas seulement l'indépendance, mais la capacité à produire massivement afin de réduire les coûts intérieurs, réindustrialiser le pays et soutenir les alliés des États-Unis.
Conférence de Munich : l'Europe peut-elle rompre avec la protection américaine?
Le 14 février 2026, le secrétaire d’État américain Marco Rubio donnait son discours à la Conférence sur la sécurité de Munich, semblant tenter de renouer avec l’Europe, mais l’apaisement supposé divise encore les européens.
Qui contrôle qui ?
Depuis un an qu’il est à la Maison Blanche, Donald Trump occupe la scène médiatique mondiale quotidiennement, voire plusieurs fois par jour. Un effet de saturation qui, peut-être, nous fait rater des transformations très profondes ailleurs.
Fin du traité New Start : le risque de la course à l’armement nucléaire
Jeudi dernier, le traité New Start a expiré, mettant fin au dernier accord juridiquement contraignant entre Washington et Moscou sur la limitation des arsenaux nucléaires stratégiques : une première depuis plus d’un demi-siècle. Entrons-nous dans une nouvelle ère de prolifération nucléaire ?
Fin du traité New Start entre Russie et Etats-Unis : « Nous allons vers une ère où le nucléaire sera moins régulé »
L’expiration du traité New Start marque une nouvelle étape dans le détricotage de l’architecture de maîtrise des armements nucléaires, estime la chercheuse Héloïse Fayet.
Le vocabulaire « délirant » de Donald Trump, avec Christine Ockrent
La journaliste, ancienne présentatrice du 20 heures de France 2, a récemment publié un livre pour analyser la rhétorique trumpienne.
« Les Midterms aux États-Unis seront un test pour la démocratie américaine » selon Laurence Nardon
Donald Trump multiplie les boutades au sujet de l'annulation des Midterms, ces élections de mi-mandat aux Etats-Unis. En novembre, le rapport de force entre Républicains et Démocrates pourrait changer, et pas forcément en faveur du président américain. La chercheuse Laurence Nardon, spécialiste des Etats-Unis, décrit un locataire de la Maison Blanche fatigué, en bout de course, contesté sur sa politique étrangère, mais toujours plus charismatique que ses potentiels successeurs.
Comment la famille de D. Trump s'est enrichie depuis sa réélection
L'enrichissement personnel du président républicain et de ses proches est estimé à 1,4 milliard de dollars depuis janvier 2025.
Thomas Gomart : « Donald Trump s’est laissé tordre le bras par Benjamin Netanyahu »
Selon Thomas Gomart, l'Europe n'a ni anticipé la trajectoire qu'allait prendre la Russie après l'annexion de la Crimée, ni le fait qu'elle allait devoir s'occuper de la question russe par elle-même, au regard de la reconfiguration transatlantique.
Venezuela, Colombie, Groenland... Jusqu'où ira Donald Trump ?
Les invités de cet épisode du podcast "On refait le monde" sont : Melissa Bell, correspondante de CNN à Paris, Laurence Nardon, chercheuse et responsable du programme Amériques à l'Ifri (Institut français des relations internationales), Aurore Lalucq, député européenne et co-présidente de Place Publique, et Patrick Martin-Genier, enseignant à Sciences Po et spécialiste des questions européennes.
Palantir : le marketing de la cyberguerre
Palantir : le marketing de la cyberguerre : Dans un clip promotionnel, l’entreprise Palantir, impose sa vision des conflits à venir. Depuis la réélection de Donald Trump, la Silicon Valley s’est rapprochée du pouvoir. Autrefois opposées, ces puissances convergent désormais pour proposer leur vision conjointe de la guerre du futur. Décryptage.
« A House of Dynamite » [Dans le bunker #77]
Le Collimateur se penche aujourd’hui sur un récent film Netflix qui a polarisé l’attention du public sur les questions nucléaires et fait réagir l’administration américaine : « A House of Dynamite » de Kathryn Bigelow, avec Héloïse Fayet (Ifri).
Donald Trump menace à nouveau le Venezuela
Le président américain Donald Trump semble avoir endossé son costume d’homme de guerre lorsqu’il s’agit du Venezuela. Le locataire de la Maison Blanche menace à nouveau le pays d'une intervention terrestre : l'espace aérien vénézuélien est fermé et le plus grand porte-avions du monde est positionné dans la mer des Caraïbes.
Nouvelle stratégie de sécurité nationale de Donald Trump : l'Europe dans le viseur
Le président des États-Unis cible frontalement les démocraties libérales européennes, tout en affirmant des liens idéologiques avec les partis d’extrême droite.
Un an après Bachar-el-Assad, une Syrie encore fragile
Sens Public revient sur la situation en Syrie. Il y a un an, le 8 décembre 2024, tombait le régime du dictateur syrien Bachar El Assad. Douze mois plus tard, l’heure est au bilan pour les Syriens...
Guerre contre les cartels : jusqu'où peuvent aller les États-Unis ?
Des révélations concernant les agissements du secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, posent question quant au cadre légal des opérations américaines menées dans les Caraïbes.
Plan Trump pour la paix en Ukraine : une trahison pour Kiev ?
Dimanche 23 novembre à Genève, négociateurs ukrainiens, américains et européens se sont retrouvés pour discuter du plan Trump. Washington a fixé un ultimatum au 27 novembre — jour de Thanksgiving. François Hollande dénonce un accord qui « réduit l'Europe au rang de spectatrice assiégée ». Comment l'Ukraine peut-elle résister à cette pression ? Quelle marge de manœuvre pour les Européens ?
Y aura-t-il une guerre entre les États-Unis et le Venezuela ?
Depuis le mois de septembre, Washington maintient une forte présence militaire dans les Caraïbes.
Pourquoi les démocrates américains ne font plus rêver ?
Laurence Nardon est l'invitée du podcast "Tout un monde" pour parler du futur du Parti démocrate.
Donald Trump absent de la COP30, en guerre contre le climat
Rappelons que le pays figure au deuxième rang mondial des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre.
Un an après l'élection de Donald Trump : comment va l’économie américaine ?
Les Etats-Unis sont en train de fermer le plus long Shutdown de leur histoire. L’économie va pouvoir souffler un peu. Dans ce contexte morose où l’inflation se réinstalle, le marché de l’emploi est atone… Comment se porte cette économie un an après l’élection de Donald Trump ?
Trump et l’Amérique latine : le nouveau front
Sous prétexte de lutte contre le "narcoterrorisme", Donald Trump cible le Venezuela de Maduro et multiplie les frappes dans les Caraïbes, jusqu'à déployer la plus vaste flotte américaine depuis la crise de Cuba. Offensive contre la drogue ou nouvelle expression de l'impérialisme américain ?
Soutenez une recherche française indépendante
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.