Russie
La Russie s'affirme comme une puissance impériale. Isolée depuis son invasion de l’Ukraine, elle cherche à renforcer ses liens avec des pays non-occidentaux. À l'intérieur, le régime de Vladimir Poutine se durcit.
Sujets liés
Guerre en Ukraine : comment la Russie recrute et exploite des migrants africains
Après les premières révélations sur la mort d’un Zambien engagé sur le front russo-ukrainien en 2022, Thierry Vircoulon montre que le recrutement d’Africains par la Russie relève moins d’initiatives individuelles que d’une politique organisée d’exploitation des migrants, transformés, à leur insu, en main-d’œuvre militaire jetable au service de l’effort de guerre russe.
Syrie, Venezuela, Iran… La chute de ses alliés « accélère le déclassement de la Russie »
Vladimir Poutine a assisté, impuissant, à la chute de ses alliés majeurs. Après le renversement du Syrien Bachar al-Assad, puis la capture du Vénézuélien Nicolas Maduro, l’assassinat de l’Iranien Ali Khamenei sonne comme un camouflet pour le président russe.
Sur la perte d'influence russe à l'international — « En Syrie, au Venezuela, à travers la perte d’influence dans le règlement du conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, Moscou s’avère incapable de protéger ses partenaires et de peser sur les règlements. A l’été 2025, Trump avait, par exemple, décliné d’une manière grossière la proposition de médiation russe en Iran. L’existence même de ces partenariats et la réaction éventuelle de Moscou ne sont pas un facteur pris en compte par Washington, qui donne ainsi un signal clair de sa vision du rôle stratégique secondaire de Moscou ».
citée par Marie Jégo dans Le Monde
La menace nucléaire, défi permanent du Kremlin à l’Occident
Depuis l’invasion de l’Ukraine, Vladimir Poutine multiplie les mises en garde pour entretenir le flou et garder toute latitude. Le président russe a durci sa doctrine nucléaire et accéléré le détricotage de l’architecture de contrôle des armements.
Ukraine : « La guerre pourrait encore durer des années et, paradoxalement, le temps joue contre le Kremlin »
Le chercheur Dimitri Minic, chercheur au Centre Russie/Eurasie de l'Ifri et responsable scientifique de l’Observatoire Russie, Europe orientale, Caucase et Asie centrale, estime dans un entretien au « Monde » qu’« il ne faut pas enterrer l’Ukraine trop vite », même si le rapport de force est actuellement favorable à la Russie.
Les enjeux capacitaires terrestres
Auteur de l'étude : "Lance-roquettes multiples, une dépendance européenne historique et durable ?" Léo Péria-Peigné explique que l'armée de terre française fait face à des défis importants de modernisation, particulièrement sur les capacités d'artillerie longue portée et les blindés lourds.
Guerre en Ukraine : malgré les négociations la paix s'éloigne
Les Ukrainiens entament une nouvelle année de guerre, après 4 ans de résistance acharnée - une résistance qui a surpris le régime russe, mais qui s'use petit à petit, et qui a plus que jamais besoin de soutien : malgré plusieurs sessions de négociations directes, la Russie l'a dit très clairement aujourd'hui : ses objectifs ne sont pas atteints et la paix n'est pas au programme.
Guerre en Ukraine : « Les Russes veulent nous faire croire qu'ils ont le temps, mais ce n'est plus le cas »
Ukraine, quatre ans de guerre. Les négociations font du surplace. Les Russes font croire qu'ils ont le temps pour eux et compliquent tout avec de nouvelles exigences. Les Ukrainiens ne peuvent renoncer à une cause existentielle et les Américains, lassés, aimeraient passer à autre chose.
Quatre ans après l’invasion de l’Ukraine, la Russie continue de s’enfoncer dans l’autoritarisme et la répression — Face aux sanctions occidentales, l’économie oscille entre stagnation et possible récession. Mais ni ces problèmes ni les hausses d’impôts n’ont provoqué de remous politiques. « La guerre interminable, l’augmentation de la TVA et du coût des services publics, les restrictions sur WhatsApp et Telegram créent des tensions. Mais sans que ce soit critique », observe Tatiana Kastouéva-Jean.
citée par Benjamin Quénelle dans Le Monde
Guerre en Ukraine, 4 ans après : une paix qui n’arrive pas
Alors que les négociations s'enlisent à Genève sous médiation américaine, que les morts s'accumulent des deux côtés, la Russie n'a pas bougé d'un pouce sur ses positions. Quelle paix les Ukrainiens attendent-ils, quatre ans après le début de la guerre ?
Vladimir Poutine en Chine : pourquoi Pékin joue à l’équilibriste sur fond de guerre en Ukraine
Vladimir Poutine rend visite à son « ami » Xi Jinping pour notamment discuter de l’aide de Pékin à Moscou dans la guerre en Ukraine. Mais la position de la Chine n’est pas simple.
Entre Vladimir Poutine et Xi Jinping, une « amitié » toute relative forgée contre l’Occident
Le maître du Kremlin est attendu en Chine les 16 et 17 mai. Il s’agira du premier déplacement à l’étranger du président russe depuis sa réélection en mars et de sa quatrième rencontre avec Xi Jinping depuis le début de la guerre en Ukraine, en février 2022.
La France, cible privilégiée de la guerre hybride du Kremlin
Vladimir Poutine n’a pas digéré le tournant radical qu’a fait prendre Emmanuel Macron à la politique russe de la France après des années d’ambivalence à l’égard de Moscou.
Une cinquième investiture pour Vladimir Poutine
Après l’élection, l’investiture ! Vladimir Poutine sera investi, ou réinvesti, président aujourd’hui pour un cinquième mandat à la tête de la Russie. Il avait été réélu en mars par plus de 87% des voix dans un scrutin jugé ni juste ni équitable par nombre de pays occidentaux.
«Le revirement de Macron sur la Russie s'explique par son projet européen»
DECRYPTAGE. Dimitri Minic, chercheur à l’Ifri, explique les évolutions du chef de l’Etat français vis-à-vis du Kremlin par la priorité accordée à la construction européenne.
Spécialiste de la Russie et chercheur à l’Institut français des relations internationales (Ifri), Dimitri Minic vient de publier une note sur « La politique russe d’Emmanuel Macron : étapes et racines d’une nouvelle approche 2017-2024 ».
L’actualité en Europe vue par les journaux du continent
La guerre en Ukraine inquiète les Européens, comme a pu le souligner récemment le président français lors de son discours sur l’Europe (25 avril).
« Emmanuel Macron a compris que seul le rapport de force compterait pour faire reculer la Russie »
De la main tendue au bras de fer, Dimitri Minic revient sur l’évolution de la politique russe du président français. Une analyse qui met en perspective son discours sur l’Europe prononcé ce jeudi à la Sorbonne.
Les relations sino-russes à l'épreuve de la géopolitique mondiale
La guerre d’Ukraine se poursuit et la Russie sans doute ne peut que se féliciter de son alliance avec la Chine, laquelle lui permet de survivre face à l’embargo occidental. Cette semaine a été marquée par la visite du chancelier allemand à Pékin, trois semaines avant une visite d’État que le président chinois s’apprête à effectuer en France.
Les armes nucléaires sont dissuasives : la Russie tente de semer la peur en Occident
La crainte que la Russie n'utilise des armes nucléaires - si ce n'est pas dans le cadre de la guerre en Ukraine, mais dans un éventuel conflit contre l'OTAN - paralyse l'Occident. C'est pourquoi un certain nombre de pays européens s'empressent de souligner qu'ils n'enverront pas de troupes en Ukraine et que l'Ukraine ne deviendra pas membre de l'Alliance, car cela conduirait à une guerre nucléaire. Mais cette indécision occidentale ne nuit-elle pas à la dissuasion nucléaire ?
Russie : des élites sous contrôle ?
Le pouvoir russe ne se réduit pas à la personne de Vladimir Poutine. Autour de lui, des élites économiques et politiques s’activent pour leurs propres intérêts. Premier volet de notre série d’entretiens vidéo consacrés à la Russie, en partenariat avec l’EHESS.
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