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Le trafic de faux médicaments en Afrique de l'Ouest : filières d'approvisionnement et réseaux de distribution (Nigeria, Bénin, Togo, Ghana)
Le 13 décembre 2013, sur une initiative d’Interpol, la toute première Conférence africaine sur la criminalité pharmaceutique s’est tenue à Addis-Abeba, en Éthiopie. Sa déclaration finale affirme la volonté des 20 pays représentés de renforcer la lutte à l’égard de la contrefaçon de produits médicaux.
Mauritanie : quand la question de l'esclavage s'invite à la présidentielle
Les élections présidentielles du 21 juin prochain approchent, et l’on commence à mieux connaître la configuration des candidatures. Le président sortant, Mohamed Ould Abdel Aziz, qui arriva au pouvoir en 2008 suite à un coup d’État, et remporta en juillet de l’année suivante les présidentielles à l’issue d’une transition menée d’une main de maître, sera le grand favori de cette élection.
Ukraine : la crise commence
Sept chercheurs de l'Ifri dressent le meilleur panorama possible d'une crise qui annonce un véritable basculement. Il y aura un avant et un après. En Ukraine, en Russie, dans toute l’Europe, ailleurs.
La formation professionnelle en Allemagne : Dynamiques socio-économiques et capacités d'adaptation d'un système
Au-delà des indicateurs économiques récurrents, la compétitivité et les performances économiques de l’Allemagne s’appuient sur un pilier de son système social : la formation professionnelle duale. Composée d’une formation technique et de l’acquisition d’une expérience pratique au sein d’une entreprise formatrice ainsi que d’un enseignement général et théorique dispensé complémentairement en école professionnelle, elle valorise le facteur humain dans l’entreprise, permet une insertion professionnelle efficace, précoce et durable des jeunes générations, lesquelles sont ainsi préservées du chômage et se voient offrir des parcours professionnels valorisants. Elle favorise également la transmission d’un niveau élevé de qualification et la progression constante de la compétence professionnelle des salariés dans tous les grands secteurs de l’économie.
La nouvelle diplomatie économique asiatique : Chine, Japon, Corée comme exportateurs d'infrastructures
Dans le secteur des infrastructures énergétiques, et notamment dans l’industrie du nucléaire civil, l’émergence, sur la scène internationale, de nouveaux acteurs toujours plus ambitieux conduit à s’interroger non seulement sur leurs motivations mais aussi sur les moyens mobilisés pour appuyer cette offensive ainsi que sur leur capacité réelle à entrer en concurrence avec les acteurs traditionnellement dominants que sont les États-Unis et divers pays de l’Union Européenne. Aux côtés du Japon, qui n’est plus aujourd’hui un nouveau venu dans le secteur, la concurrence vient désormais de Chine et de Corée du Sud.
Politiques migratoires : les entreprises ont-elles leur mot à dire ?
Cette E-Note interroge la place faite aux acteurs économiques dans la définition des politiques migratoires en France.
Réforme de l'Académie des Sciences : quel avenir pour la recherche en Russie ?
Cette note analyse les raisons de la réforme radicale du secteur académique en Russie depuis 2013.
L'Europe et l'énergie : un contrat à refonder d'urgence
« L’on en est encore, après dix-sept ans de supranationalité, à chercher comment définir une politique commune de l’énergie, et laquelle. (…) Pouvait-on faire plus en une génération ? Ou les objectifs fixés l’étaient-ils seulement par soucis d’équilibre politique, équilibre qu’il était implicitement convenu de ne pas respecter une fois la machine mise en route ? Entre les ambitions excessives et les hypocrisies nationales, les historiens (…) auront bien du mal à faire le partage ».
Alors qu’est annoncé pour 2014 l’achèvement du marché intérieur du gaz et de l’électricité, ce constat pourrait fort ressembler à un bilan tiré dix-sept ans après le premier paquet de libéralisation du marché, adopté en 1996-1998. Il n’en est rien : ce jugement peu optimiste est porté en… 1970 sur la CECA.
Le gaz au Mozambique, une évolution économique à haut risque
Depuis les découvertes pétrolières en Ouganda en 2006, l’Afrique de l’Est est le théâtre d’une course à l’exploration d’hydrocarbures. Cependant, les réserves pétrolières d’Ouganda, celles plus récentes et plus modestes du Kenya et les quelques poches gazières en Éthiopie resteront sans commune mesure avec les immenses ressources gazières découvertes depuis 2010 dans l’offshore du Mozambique et de la Tanzanie.
La réforme du secteur de sécurité, entre bureaucraties et stratégie
L’idée d’une réforme du secteur de la sécurité (RSS) est née et s’est développée au cours des années 1990 comme réponse à des problèmes touchant principalement les pays en sortie de conflit : la faiblesse des nouveaux régimes ; les relations conflictuelles entre pouvoirs civil et militaire ; l’imprécision des missions dévolues à l’armée, à la police et à la justice ; et la tension entre stabilisation et établissement d’un Etat de droit.
Aides d'État : Réorientation des soutiens aux renouvelables
Les nouvelles lignes directrices européennes concernant les aides d’Etat aux secteurs de l’énergie et de l’environnement pour 2014-2020, amorcent un tournant dans la politique européenne de l’énergie. En faisant basculer les énergies renouvelables vers des mécanismes de marché, la Commission européenne accompagne le ralentissement déjà engagé dans le développement des capacités de renouvelables (éolien et solaire) et permet aux Etats membres de stimuler des investissements à plus long terme : énergies traditionnelles de soutien aux énergies renouvelables et déploiement des réseaux et des nouvelles technologies.
Europe - Russie : l'interdépendance énergétique est-elle une fatalité ?
2006, 2009 et 2014. Trois années clés pour la politique gazière de l’Union européenne (UE), qui rappellent que l’énergie reste un élément déterminant des relations politiques entre l’Union et la Russie. L’UE importe près de 70% du gaz qu’elle consomme, dont 27% en provenance de Russie. La Russie exporte vers l’UE 55% de son pétrole, 85% de son gaz. L’interdépendance énergétique entre la Russie et l’UE reste une évidence.
Un an avant les élections, le Nigeria s'enfonce dans la crise
Les hommes d’affaires qui se rendent régulièrement à Lagos, Abuja ou même Port Harcourt pourraient en témoigner : le Nigeria est le marché incontournable en Afrique (banque, assurance, téléphonie, construction etc…). Premier producteur de pétrole du continent avec 2,4 millions de barils par jour, le Nigeria est également un poids lourd démographique avec près de 170 millions d’habitants. Les entreprises françaises du CAC 40 (Total, Technip, Schneider Electric, Lafarge, Air France), par exemple, y font de belles affaires.
Russie : jeunesse et politique
Les jeunes constituent la partie la plus active et la plus impulsive de toute société.
Brazil and International Migrations in the Twenty-first Century: Flows and Policies
La seconde moitié du 20ème siècle constitue une période particulière dans l’histoire migratoire brésilienne : si le Brésil a jusqu’alors été un pays d’immigration, le déclin économique et le changement de perception des immigrés, qui constituent désormais un enjeu de sécurité intérieure, diminuent l’attractivité du pays au point que son solde migratoire devienne négatif au début des années 90.
Les relations germano-algériennes : Une relance par la coopération énergétique ?
Les relations bilatérales entre l’Allemagne et l’Algérie sont officiellement qualifiées, par les deux parties, de bonnes et amicales. Pourtant, en Allemagne, les erreurs d’appréciation du « Printemps arabe » qui avaient entraîné un manque d’intérêt pour le territoire algérien marquent encore la politique extérieure.
Entre contrôle étatique et développement d'un marché. Le financement de l'enseignement supérieur en Russie
"Le financement de l'enseignement supérieur en Russie", Revue internationale d'éducation n° 65
Dossier: le financement de l'éducation, CIEP, Sèvres, avril 2014, p.69-77
ISBN : 978-2-85420-603-6
Editeur : Centre International d'Études Pédagogiques (CIEP)
Quelles perspectives pour l'industrie européenne des armements terrestres ?
L'industrie européenne d'armements terrestres a profité pendant les années 2000 d'un marché florissant, grâce aux guerres d'Afghanistan et d'Irak ainsi qu'à la croissance des BRICS et d'une nouvelle vague d'émergents.
La recomposition de la politique étrangère turque en Afrique subsaharienne : Entre diplomatie publique et acteurs privés
La présence économique et diplomatique de la Turquie en Afrique est méconnue. Elle participe d'une tendance forte de ces vingt dernières années : l'investissement de pays émergents dans les économies africaines, venant ainsi concurrencer les partenaires historiques de ces pays.
Europe : d’une démilitarisation l’autre
Amorcée dès les années 1970, confirmée dans les années 1990 avec les « dividendes de la paix », accélérée par la crise de 2008, la démilitarisation de l’Europe est incontestable. L’effondrement des budgets produit des armées réduites, des matériels déployés en échantillons, des capacités en berne. Alors que les États-Unis se désengagent partiellement d’Europe, cette démilitarisation débouche sur l’impuissance européenne dans un monde où la violence collective demeure une réalité.
Une Europe démilitarisée ? Un regard américain
Le reproche adressé par les Américains aux Européens de négliger l’engagement de défense n’est pas nouveau, et il est souvent exagéré. Il a pris une ampleur nouvelle face à l’échec de l’Union européenne à se construire comme acteur stratégique et devant les coupes budgétaires engendrées par la crise de 2008. Pour inévitables que soient ces coupes, elles pourraient cependant menacer la capacité d’action des Européens en matière internationale, même pour les plus puissants d’entre eux.
La place de l'Europe dans le monde : d'hier à demain
La première mondialisation du XXe siècle a produit un profond bouleversement de l’ordre des puissances et une dévalorisation globale des nations européennes. Elle a ainsi laissé le champ à une construction européenne largement technocratique et dépolitisée. Il est temps d’affirmer une vision nouvelle, fondée sur la coopération de nations qui demeurent en Europe le creuset de la démocratie. Seule une telle vision peut redonner à cette Europe son poids à l’international.
1914-2014 : nation et nationalisme
Les mobilisations de la Grande Guerre poussent leurs racines dans des imaginaires nationaux façonnés par le xixe siècle dans les pays d’Europe. Le double traumatisme des guerres mondiales engendre le déclin des nationalismes et la mise en place de nouvelles logiques de reconstruction des sociétés. La mondialisation remet encore en cause l’étroit cadre national, mais la crise actuelle de l’Union européenne montre que la démocratie a quelque mal à s’émanciper du cadre de la nation.
Le passé de l'Europe est-il le futur de l'Asie ?
De troublantes similitudes existent entre l’Asie d’aujourd’hui et l’Europe d’avant 1914. La Chine exige de jouer un rôle à la mesure de ses ambitions, comme l’Allemagne à la fin du XIXe siècle. La puissance dominante, les États-Unis, ne sait pas plus limiter l’expansion de la puissance émergente que la Grande-Bretagne il y a un siècle. Face à l’exacerbation du nationalisme en Asie, les leçons de la Première Guerre mondiale doivent être retenues pour éviter une escalade dangereuse.
Turquie : le syndrome de Sèvres, ou la guerre qui n'en finit pas
Le traité de Sèvres symbolise pour les Turcs la liquidation de l’Empire et l’action des puissances extérieures pour démembrer la Turquie. L’effet historique du traité survit sous forme de syndrome, justifiant une vision obsidionale de la survie nationale. Au-delà de l’actuel néo-ottomanisme, un dialogue repensé avec l’Europe pourrait peut-être donner au pays un rapport nouveau à sa mémoire et l’aider à dépasser un syndrome manié par toutes les composantes de sa classe politique.
La Grande Guerre, en théories
La Première Guerre mondiale a permis l’émergence de la discipline des relations internationales, mais ce sont la Seconde Guerre mondiale puis la guerre froide qui en ont favorisé le développement. Le premier conflit mondial demeure une réserve fertile d’exemples et d’arguments sur les causes et le déroulement de la guerre et de la paix. Mais sa place centrale dans cette discipline est contestée par la révolution nucléaire, la force des nationalismes ou le rôle nouveau du terrorisme.
La « der des ders » : guerre totale, paix totale ?
La Conférence de paix de Paris de 1919-1920 conclut la Première Guerre mondiale et doit établir les conditions d’une paix durable, pour ne pas dire perpétuelle. Elle sème en fait les graines de conflits futurs, notamment en imposant à l’Allemagne une punition exceptionnelle. Les leçons de cette Conférence ont été tirées, en particulier après la Seconde Guerre mondiale. Les traités de paix ne visent plus à assommer les vaincus mais à faciliter leur intégration dans le concert des nations.
L'héritage de la Grande Guerre : États souverains, mondialisation et régionalisme
La Grande Guerre modèle nombre de pratiques et de normes du xxe siècle. La prééminence économique et sociale de l’État s’y confirme, comme la montée de valeurs nouvelles : l’universalité des Droits de l’homme, la construction collective d’une sécurité jusqu’ici dépendante d’alliances bilatérales, l’élaboration de normes juridiques universelles... La Grande Guerre nous lègue à la fois un État-nation réaffirmé et la possibilité de son dépassement dans l’organisation régionale et internationale.
Le commerce international est-il un facteur de paix ?
La théorie du « doux commerce » de Montesquieu n’a cessé d’être débattue. Ses plus virulents opposants ont été les marxistes, pour qui les échanges commerciaux entre économies capitalistes procèdent de l’exploitation du prolétariat et conduisent à l’impérialisme et à la guerre. La chute du bloc communiste n’a pas clos la controverse. Aujourd’hui, certains économistes affirment que l’interdépendance est un facteur de stabilité, tandis que d’autres soutiennent qu’elle favorise la montée des tensions.
1914-1918 et la redéfinition de la guerre
La Première Guerre mondiale a contribué à redéfinir la notion de stratégie, lui donnant une dimension politique qu’elle n’avait pas auparavant. De nouvelles institutions ont été créées pour permettre aux civils et aux militaires d’échanger sur les grandes orientations stratégiques. Au-delà de la stratégie, la « guerre totale » de 1914-1918 a transformé l’idée même de guerre. La mémoire de ce conflit doit être perpétuée : sa valeur dissuasive pourrait nous prémunir d’une nouvelle montée des extrêmes.
L’armée française et la révolution militaire de la Première Guerre mondiale
En 1914, la puissance de feu des armements modernes provoque une hécatombe. Pour limiter les pertes, les belligérants s’enterrent dans des tranchées. L’armée française est contrainte d’innover. Infanterie et artillerie subissent de profondes transformations. Les doctrines évoluent, permettant ainsi d’intégrer les nouveaux moyens – notamment chars et avions – aux schémas tactiques. En 1918, l’armée française, plus moderne et plus mobile que son adversaire allemand, finit par l’emporter.
1914-2014. La Grande Guerre et le monde de demain
1914 : l'enchaînement de Sarajevo. 2014 : l'enchaînement de Sébastopol ? À un siècle de distance, les crises européennes partent d'obsessions étrangement comparables ; pour déboucher sur des résolutions différentes. Le siècle qu'inaugure la Première Guerre mondiale a tout dessiné de notre temps : la sauvagerie des guerres techniques, l'illusion de l’entente des nations, un concept de sécurité collective qui peine à s'imposer, l'incertitude sur le destin d'une Europe à la puissance à la fois centrale et relative…
Le premier numéro 2014 de Politique étrangère projette l'héritage du premier conflit mondial sur notre avenir. De quelles formes de conflit sommes-nous aujourd'hui les héritiers ? Que faire du droit international ? L'Europe survivra-t-elle à son pacifisme actuel ? L'Asie est-elle le prochain champ d'affrontement des nouvelles puissances ? Le Moyen-Orient arrivera-t-il à digérer la fin des empires qui l'ont mis en coupe réglée ?
L'Allemagne : le passé qui ne passe pas
La responsabilité allemande dans les deux conflits mondiaux renvoie, entre autres, à la volonté du militarisme allemand de se soustraire au contrôle du politique, ainsi qu’à l’immersion de la Wehrmacht dans une idéologie et un État nazis dont elle n’a jamais vraiment contesté les ordres. C’est ce double héritage qu’entendent rejeter l’Allemagne fédérale et sa Bundeswehr, dans le fonctionnement et la doctrine de cette dernière, fût-ce au prix d’une atrophie de sa volonté et de ses moyens d’agir.
La Première Guerre mondiale et la balkanisation du Moyen-Orient
La Première Guerre mondiale a eu des conséquences tragiques pour le Moyen-Orient. Elle a conduit au dépècement de l’Empire ottoman et à une balkanisation de la région. La France et la Grande-Bretagne ont semé les graines de conflits futurs en faisant des promesses contradictoires aux notabilités et dirigeants locaux. L’instabilité que l’on observe aujourd’hui au Moyen-Orient puise ses racines dans les découpages qui ont fait suite à la Grande Guerre. Une nouvelle conflagration régionale est à craindre.