Politique étrangère
Les États-Unis vers l'indépendance énergétique ?
C'est aux États-Unis que l'exploitation de gaz de schiste est la plus avancée. Avec une production passée de 20 milliards de mètres cubes en 2005 à 240 milliards en 2011, le shale gas représente aujourd'hui 30 % de la production de gaz américaine.
Israël après les élections – La Russie au Moyen-Orient
Le dossier que présente Politique étrangère sur Israël s’attache certes aux multiples particularités de l’État juif. Mais il est clair que les problématiques, internes ou externes, propres à ce dernier ont des échos très longs, et jusque dans nos interrogations sur nos stratégies ou même le fonctionnement de nos sociétés politiques.
Quelle politique énergétique pour la Russie au Moyen-Orient ?
La relation avec le Moyen-Orient est un élément central de l’équation énergétique russe. Le poids déterminant de l’OPEP pour la fixation des prix du pétrole pousse Moscou à resserrer ses liens avec certains pays dominants du cartel – dont l’Arabie Saoudite. L’incertitude de la conjoncture régionale (développement des printemps arabes, crise syrienne, problème iranien, etc.) pourrait néanmoins venir perturber la stratégie, et plus généralement la position, de la Russie au Moyen-Orient.
France-Allemagne, 50 ans après le traité de l'Elysée – Le commerce international au XXIe siècle
Au 50e anniversaire de leurs relations spéciales, Paris et Berlin seraient-ils deux personnages en quête d’eux-mêmes ? Dire : Berlin, c’est déjà faire écho à une puissance retrouvée depuis 20 ans, d’abord dans l’ordre économique et, géopolitiquement, dans l’environnement européen. Au niveau le plus large de la politique étrangère, la nouvelle puissance semble moins assumée, alternativement réticente ou brouillonne : plus de paroles, plus de présence, plus d’interventions même, mais suivant des critères sinueux, mystérieux.
Où va l'Iran ? – L'Europe centrale est-elle à l'ouest ?
L’Iran reste pour beaucoup le Grand Étranger. À l’image d’une Perse modernisée et occidentalisée par le shah s’est substituée celle d’un pays fermé, arc-bouté sur la réaction religieuse, marginalisé internationalement et pris à la gorge économiquement. L’image qui ressort du dossier que lui consacre ce numéro de Politique étrangère est autre.
Quand la crise menace la politique extérieure de l'Union européenne
La politique étrangère de l’Union européenne est en crise. L’Europe est en voie de démilitarisation et mise encore sur l’OTAN quand il s’agit de mener des opérations d’envergure.
Internet, outil de puissance – Asie : le choc des grandes stratégies
Deux espaces de notre temps se partagent cette livraison de Politique étrangère. L’un, bien réel, définira demain en large part l’avenir économique et politique de la planète : l’Asie. L’autre, que les générations descendantes qualifient encore de « virtuel », est aussi réel et pèse tout autant sur l’avenir : le cyberespace et sa composante première, Internet. Sans doute ces deux espaces englobent-ils, avec le champ des échanges financiers, les dynamiques majeures de recomposition de notre monde.
Asie : une reconfiguration géopolitique
Le « supercomplexe » asiatique a pris forme : on le voit à travers le modèle d’adhésion croisée aux organisations intergouvernementales asiatiques et avec l’apparition de politiques de contrepoids à la Chine, en particulier en Inde.
La cyberguerre n'aura pas lieu, mais il faut s'y préparer
Si aucune cyberguerre autonome n’a jamais eu lieu, le « cyber » est en revanche devenu une dimension importante des conflits actuels.
Russie : le Web réinvente-t-il la politique ?
Le Web connaît en Russie un développement spectaculaire, ouvrant un espace politique intermédiaire où les contestataires du régime ont pu se coaliser, comme l’ont montré les événements de fin 2011 et début 2012.
Comprendre la crise de la dette
La crise, certes, mais quelle crise ? Ce numéro de Politique étrangère tente de la cerner, au moins sur un champ de bataille emblématique : l’Europe. Crise monétaire, financière, économique et sans doute systémique pour les économies du vieux continent.
Les élections en Afrique : un mirage démocratique ?
Depuis 2000, des élections ont été organisées dans quasiment tous les pays d’Afrique.
Europe politique : un espoir est-il raisonnable ?
La crise européenne est d’abord le fruit des difficultés économiques et de leurs effets sociaux.
Syrie : l'islam dans la révolution
La mouvance islamique syrienne ne constitue pas un bloc homogène.
La déconstruction européenne ?
L’actualité valide étrangement la cohabitation des deux dossiers que présente ce numéro de Politique étrangère. Les événements de 2011 dans les pays arabes ou en Afrique, la préparation de l’élection présidentielle en Russie, les difficultés du système institutionnel américain et aussi l’écho, au loin, de l’Afghanistan, donnent, 20 ans après son triomphe des années 1990, la mesure de l’ambivalence, voire de l’ambiguïté, de la bonne conscience démocratique occidentale. La « démocratie » n’aura été que fugacement l’horizon – de court terme – indépassable de notre temps.
Après le 11 septembre : les Etats-Unis et le Grand Moyen-Orient
Dix ans après, pourquoi revenir sur un 11 septembre qui n’a cessé de faire parler ? Parce que, volens nolens, la date représente bien un seuil. Un seuil dans la découverte d’un monde nouveau-né de l’après-guerre froide, mais demeuré, dans la dernière décennie du XXe siècle, une sorte de brouillon quelque peu mystérieux.
Al-Qaida et la guerre contre le terrorisme – L'avenir de la PAC
Ces derniers mois ont déclaré Oussama Ben Laden mort deux fois : noyé dans les aspirations démocratiques arabes, puis abattu au Pakistan. Sa gloire aurait-elle duré dix ans seulement qu’elle laisserait pourtant le monde différent.
La diplomatie d'Obama à l'épreuve du Web 2.0
L’Administration Obama entend restaurer l’image internationale des États-Unis. Elle utilise pour ce faire, au service de ses démonstrations diplomatiques, toutes les potentialités des nouveaux médias, tout en développant un discours liant le Web à la promotion de la démocratie. Le bilan de ces choix peut paraître mitigé : Internet joue sans nul doute un rôle politique croissant mais les régimes autoritaires peuvent eux aussi s’adapter à la nouvelle réalité numérique.
L’économie japonaise, miroir de notre futur ?
Malgré un apparent déclin, le Japon produit aujourd’hui presqu’autant que la Chine.
Les Etats fragiles – Japon, d'un modèle à l'autre
Un peu plus de vingt ans après la fin de la bipolarité, les États campent toujours au cœur de la problématique internationale. Non qu’ils y règnent seuls : mais forts ou faibles, stables ou menacés, leur destin rythme les changements, les cahots du monde.
Les murs : séparations et traits d'union – L'islam en Afrique, un acteur transnational
Après deux décennies de rêve multilatéral, la vitalité neuve des « murs » nous rabat sur les classiques couples conflictuels. Le dossier que nous consacrons à ces coupures, à ces contingentements des espaces de conflit, décrit cependant toute la complexité de ces murs, la diversité de leurs statuts stratégiques. Ces murs sont en réalité tout sauf d’impénétrables séparations qui auraient pour fonction de régler, même provisoirement, les conflits dont ils sont l’emblème.
L'Union européenne, la crise, l'euro – Au-delà des Etats : les nouveaux acteurs internationaux
On trouvera dans ce numéro de quoi alimenter la réflexion sur trois lieux communs – parmi d’autres – qui comptent dans l’analyse contemporaine de la stabilité des sociétés, et donc de leurs relations internationales.
Ianoukovitch et la politique étrangère ukrainienne : retour à l'équilibre ?
L'amélioration des relations avec Moscou est une priorité de la politique étrangère du nouveau président ukrainien : en témoignent les récents accords gaziers sur la flotte russe en Crimée.
Royaume-Uni : Après les élections – Négociations multilatérales et gouvernance globale
En marge des analyses, des rêves, des prédictions sur le futur d’un monde qui se laisse mal penser, les acteurs étatiques d’une part, et les processus multilatéraux d’autre part, dans leurs divers degrés de codification, sont toujours les pôles principaux, déterminants, de l’action internationale. Mais la nature même, le poids, le mode de fonctionnement de ces deux instances évoluent, et d’abord en fonction d’un environnement lui-même en forte turbulence.
Turquie : enjeux internes et choix diplomatiques
Le traité de Lisbonne devait faire entrer l’Union européenne (UE) dans une ère nouvelle : ce sera peut-être le cas, mais celle-ci sera, en toute hypothèse, moins brillante que promis.
L'Alliance atlantique 1949-2009
Un peu plus de soixante années après sa création, les interrogations sur l'avenir de l'Alliance se développent au confluent de trois constats. L'illisibilité du monde rend l'Alliance "inévitable", comme un des rares pôles de stabilité, de solidarité sur une planète parcourue d'incertitudes. Deuxième constat : le doute américain. Gendarme universel pour quelques esprits simples au début des années 1990, les États-Unis auraient consumé leur puissance dans l'aventurisme bushien. L'avenir oubliera les deux caricatures. Pour les membres de l'Alliance, les États-Unis demeureront encore longtemps l'ami nécessaire dont on redoute à la fois la puissance et le possible lâchage… Le troisième constat est, bien évidemment, cet incurable ethnocentrisme européen : si les Européens savaient voir le monde et la place qu'ils y tiennent, ils abandonneraient plus vite leurs médiocres impuissances. L'histoire va, ailleurs, plus vite, et pose dans son cheminement chaotique des questions auxquelles les autres répondent, l'Alliance pourra donc jouer, dans les années à venir, sans l'Europe, ou presque sans elle – et ce, même si les savoir-faire spécifiques des Européens peuvent lui être utiles.
La réforme de l'OTAN et le système de sécurité du monde libre
Le texte que nous republions ci-après fait écho à une présentation prononcée le 24 octobre 1964 devant les membres du Centre d’études de politique étrangère de Paris. Il a été publié pour la première fois dans Politique étrangère 4/1964.
La réforme de l'OTAN : le besoin, les obstacles, les nouvelles perspectives
L’histoire de l’OTAN, pendant et après la guerre froide, est celle de multiples réformes organisationnelles, greffées sur une trame institutionnelle très peu structurée. Il s’agit aujourd’hui, à l’occasion du débat sur le nouveau concept stratégique, de poursuivre cette dynamique de réforme en réaffirmant les objectifs fondamentaux de l’Alliance, en redéfinissant les équilibres entre ses diverses composantes, bref d’en arriver à une Alliance à la fois plus dynamique et plus pertinente.
L'OTAN et les armes nucléaires
Le dispositif dissuasif de l’Alliance issu de la guerre froide ne peut qu’évoluer avec l’environnement actuel. Les éléments de la stratégie nucléaire de l’OTAN doivent donc être revus. Quel rôle ont désormais les armes affectées à l’Alliance ? Comment serait prise une décision en temps de crise et comment seraient utilisées ces armes ? Les accords de partage demeurent-ils pertinents ? Et comment arriver à un accord avec Moscou sur la disparition des armes nucléaires à courte portée ?
Le "retour" de la France dans l'OTAN : une décision inopportune
La décision de la France de rejoindre la structure intégrée de l’OTAN confirme des évolutions déjà anciennes. Elle n’en est pas moins contestable. Symbolique, elle affecte l’image du pays sur la scène internationale. Elle ne garantit nullement une évolution de l’Alliance correspondant à nos intérêts de nation, et n’aide pas à lever les ambiguïtés sur son propre avenir. Elle risque enfin de réduire progressivement à néant la volonté de la France de se défendre par elle-même.
La France et l'OTAN : une histoire
Cofondatrice de l’Alliance, la France adopte en 1966 une position qui prend acte de son échec à la réformer de l’intérieur et qui garantit son indépendance. Les décisions récentes de réintégration sont les héritières de trois facteurs : des bouleversements géopolitiques redéfinissant le rôle de l’Alliance ; un rapprochement continu dans la gestion des crises depuis les années 1990 ; et la volonté de construire une Europe de la défense, qui ne peut être que complémentaire de l’OTAN.
OTAN-Russie : la "question russe" est-elle européenne ?
La relation Russie/OTAN a hérité des élargissements de l’Alliance, ou du Kosovo de 1999, une image et des perceptions croisées complexes. Mais elle ne peut désormais se penser dans un strict cadre de sécurité européen : le nouveau potentiel et les ambitions russes obligent à la resituer à un niveau plus général. Le triangle États-Unis/Europe/Russie est dorénavant au centre de la sécurité globale, et c’est dans ce cadre que peuvent être pensés les futurs rapports Russie/OTAN.
L'OTAN et la Russie : vu de Moscou
L’élargissement à l’Est de l’OTAN s’inscrit dans une mémoire russe qui décompte les tentatives de l’« Ouest » pour détruire ou marginaliser la Russie. Le dialogue ouvert avec Moscou par la nouvelle Administration américaine, les déclarations et propositions du président Dmitri Medvedev permettent pourtant de penser qu’une nouvelle ère de coopération pourrait s’engager : sur l’Afghanistan, sur les défenses antimissiles, sur le désarmement, et même sur le prochain concept stratégique de l’OTAN.
OTAN et PESD : complexités institutionnelles et réalités politiques
Sur le terrain, la relation OTAN/PESD se passe bien. La confusion, politique et fonctionnelle, domine pourtant entre l’Alliance et l’Union européenne. Elle renvoie aux genèses, et aux logiques, très différentes des politiques des deux institutions. Il faut sans doute, pour l’avenir immédiat, préférer les accords ponctuels, secteur par secteur, à une entente générale rendue difficile par la mue accélérée que connaissent aujourd’hui à la fois l’Alliance et l’UE.
L'Alliance : un point de vue d'Europe centrale
Dans l’Alliance qui entend faire face à des défis nouveaux, la Pologne tient toute sa place. Varsovie soutient naturellement tout ce qui peut consolider le lien entre les États-Unis et l’Europe. Mais elle favorise aussi le développement des capacités de l’UE, en complément de celles de l’Alliance. Et si la Pologne reste en faveur de l’élargissement à l’Ukraine et à la Géorgie, elle souhaite également l’approfondissement de la coopération avec Moscou.
Quelle orientation future pour l'OTAN ?
L’orientation future de l’Alliance dépend de la réponse à deux questions : quels sont aujourd’hui les défis de sécurité pour les États-membres ; et quels sont ceux que peut traiter l’Alliance ? On examine ici quatre hypothèses, qui pourraient organiser le débat sur le futur concept stratégique : la focalisation sur le Grand Moyen-Orient, une attention centrale portée aux États fragiles, la focalisation sur les menaces non gouvernementales, ou un recentrage sur l’Europe.
Le débat sur une OTAN globale
Le débat sur la « globalisation » est au cœur des échanges sur le nouveau concept stratégique. Il s’inscrit dans ce qui apparaît depuis 1994 comme une dynamique continue d’élargissements, des membres et des missions. Il renvoie également aux diverses lectures possibles de la réalité géopolitique présente : menaces globales, ou menaces rémanentes en Europe ? Il pose enfin une question morale : pourquoi et dans quelle circonstances l’Alliance est-elle légitime à user de sa force militaire ?
Un programme pour l'OTAN : vers un réseau de sécurité mondiale
Le succès historique de l’Alliance est d’avoir unifié l’Occident face à la menace soviétique ; puis d’avoir, après la guerre froide, réussi à élargir cet Occident. L’Alliance doit pourtant aujourd’hui s’adapter à un monde nouveau marqué par l’éveil chaotique des peuples. Sa crédibilité dépend de la négociation d’une sortie politique de l’engagement en Afghanistan. À plus long terme, l’OTAN doit se penser comme centre d’un réseau d’organisations de sécurité à l’échelle du monde.
L'OTAN : de Washington (1949) à Strasbourg-Kehl (2009)
On peut tenter de cerner l’histoire de l’Alliance en en repérant trois phases. La première est constituée par les quatre décennies de la guerre froide. Puis l’Alliance revêt le rôle d’accoucheur du changement politique en Europe. Dans l’après-11 septembre, le débat rebondit sur les défis de sécurité internationale et le rôle de l’Alliance. Il est aujourd’hui encore ouvert sur des questions fondamentales : entre autres la nécessaire redéfinition de ses missions, et des moyens correspondants.
Une alliance bien vivante et qui s'adapte
Née d’une volonté de défense contre l’Union soviétique, l’Alliance a été réinventée à la fin de la guerre froide. Elle est engagée partout où les intérêts des Alliés sont menacés, et il n’existe pas aujourd’hui d’autre option de sécurité crédible pour ses membres. Mais l’Alliance doit savoir évoluer, s’adapter à de nouveaux défis, politiques et économiques, et ajuster ses modes de fonctionnement à la multiplication de ses membres.
Soutenez une recherche française indépendante
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.