« La seule armée taillée pour la haute intensité » : comment la Pologne devient la première armée d’Europe
Avec près de 5% de son PIB consacré à la défense et des milliers de commandes de chars, lance-roquettes et avions de combat, Varsovie devient le géant militaire de l'Europe sur le segment terrestre. Mais cette montée en puissance va se heurter à quelques écueils.
Puissance navale et économie maritime : interview avec l'Amiral Nicolas Vaujour (Chef d'État-Major de la Marine nationale)
En marge de la Conférence navale de Paris 2025, le 4 février 2025, organisée par l'Ifri et la Marine nationale, l'Amiral Nicolas Vaujour, Chef d'État-Major de la Marine nationale, partage son analyse sur le rôle crucial que joue la puissance navale en soutien à l'économie maritime.
Replay - Conférence navale de Paris 2025 : la puissance navale en appui de l'économie maritime
Replay de la troisième édition 2025 de la Conférence navale de Paris (CNP), réunissant des intervenants militaires, industriels et académiques de haut niveau, pour aborder les questions de sécurisation de l'économie maritime qui se posent pour les Marines mondiales.
Trump et Poutine : l'autonomie européenne en jeu
Pour Thomas Gomart, directeur de l'Ifri, les Européens n'aident pas assez l'Ukraine. Au risque de réduire leur autonomie stratégique
Et si on mettait vraiment les moyens ? Imaginer une défense à 3 ou 4% du PIB
Alors que le probable désengagement américain risque de forcer les pays européens à augmenter leurs budgets de défense, le Collimateur se demande à quoi ressemblerait une telle hausse, avec Élie Tenenbaum (Ifri) et Julien Malizard (Chaire Ecodef-IHEDN).
Replay - Entre guerre et réformes : quelles perspectives d’adhésion de l’Ukraine à l’UE et à l’OTAN ?
Conversation exclusive avec Olha Stefanishyna, vice-Première ministre d’Ukraine pour l’intégration européenne et euro-atlantique et ministre de la Justice.
L’Otan à nouveau face à Trump : « L’Europe doit montrer ses muscles, elle a aussi des moyens de pression »
Si l'ombre d'un désengagement américain de l'OTAN plane depuis la seconde élection de Donald Trump, elle n'annonce pas pour autant une catastrophe pour les Européens. Lorsque Donald Trump est devenu président des États-Unis en 2016, les craintes d'une tragédie pour l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) ont rapidement émergé.
Replay - Sécurité européenne et autonomie stratégique sur le pourtour de la mer Noire
Replay de la conférence organisée par l'Ifri et le Centre franco-autrichien pour le rapprochement en Europe (CFA), le 17 octobre 2024. La mer Noire est une ligne de faille géostratégique à la confluence de l’Europe, de l’Asie centrale, de la Méditerranée orientale et de la Russie. Dans cet espace-clé dominé par des rapports de force en constante évolution s’inscrivent d’importants enjeux sécuritaires, à la fois politico-militaires, énergétiques et alimentaires.
Entre ambitions industrielles et contribution à l'OTAN, les défis de la European Sky Shield Initiative
La guerre en Ukraine et la reconnaissance de la Russie comme principale menace pour la sécurité européenne poussent les Alliés à réinvestir dans leur défense sol-air et antibalistique.
La conflictualité dans le monde et ses conséquences sur les politiques de défense
Est-ce que la France et l'Europe, au regard de la dégradation rapide de leur environnement stratégique, sont prêtes à prendre plus de responsabilités pour leur défense et leur sécurité ?
Audition de Thomas Gomart, directeur de l’institut français des relations internationales (Ifri) et de Jean-Pierre Maulny, directeur adjoint de l’institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) par la Commission de la Défense nationale et des Forces armées de l'Assemblée nationale, le 9 octobre 2024, sur la conflictualité dans le monde et ses conséquences sur les politiques de défense.
La France, l’OTAN et le futur de la défense européenne
Entretien avec la sénatrice Hélène Conway-Mouret, Vice-Présidente de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat. En deux ans et demi, la France a accéléré son investissement dans l’OTAN, comment l’analysez-vous ? Les Américains appellent depuis des années les Européens à prendre davantage à leur charge le fardeau de la défense. En 2024, une majorité des alliés atteint les 2%. Comment accompagner cette trajectoire ? Après avoir poussé l’idée d’autonomie stratégique, la France soutient, avec d’autres, le principe d’un pilier européen dans l’Alliance, à quoi cela pourrait-il ressembler ?
L'OTAN en 2024 : une Alliance en pleine mutation ?
Entretien avec Camille Grand, chercheur à l'European Council on Foreign Relations (ECFR) et ancien secrétaire général adjoint de l'OTAN pour l'investissement de la défense.
EUDIS, HEDI, DIANA : que se cache-t-il derrière trois acronymes de l'innovation de défense ?
En Europe, alors que la guerre d'agression de la Russie contre l'Ukraine montre peu de signes d'apaisement, un écart persistant subsiste entre les besoins en matière de sécurité et les dépenses de défense. Conformément à un engagement de 2006, inscrit lors du sommet de l'OTAN au Pays de Galles en 2014, les membres de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) doivent consacrer au moins 2 % de leur produit intérieur brut (PIB) national à la défense, dont 20 % doivent être investis dans l'équipement ainsi que la recherche et le développement. En 2024, seuls 23 Alliés sur 32 devraient atteindre ou dépasser cet objectif, bien qu'il s'agisse d'une amélioration notable par rapport aux trois pays en 2014. Ce total inclut les États-Unis (US), qui consacrent 3,38 % de leur PIB à la défense, représentant près de 70 % de l'ensemble des dépenses de défense des membres de l'OTAN.
L'Allemagne et l'OTAN : la nécessité d'un engagement accru
La guerre d'Ukraine fait prendre brutalement conscience à l'Allemagne de la vulnérabilité de son territoire et révèle l'état d'impréparation de son armée pour participer à u conflit de haute intensité.
Quelles sont les priorités diplomatiques de la France ?
Entretien avec Emmanuel Bonne, conseiller diplomatique et Sherpa G7-G20 du Président de la République, Emmanuel Macron, mené par Daphné BENOIT, cheffe du pôle international de l'AFP.
Vendre des Rafale à la Serbie : est-ce bien raisonnable ?
Un contrat pour 12 Rafale avec Belgrade a été annoncé lors de la visite d’Emmanuel Macron jeudi et vendredi en Serbie. Si l'opération est un joli coup à l’export, elle pose question, vu la proximité de Belgrade avec la Russie et la Chine.
La chaîne de valeur de l'aluminium : un élément clé de l'autonomie stratégique et de la neutralité carbone de l'Europe
Les États-Unis, le Canada et l’Union européenne (UE) considèrent désormais tous l’aluminium comme un élément stratégique. Ce métal est en effet de plus en plus utilisé, en particulier dans le cadre de la transition énergétique, pour les véhicules électriques, les réseaux, les éoliennes ou les panneaux solaires.
De l’Ukraine au sommet de l’OTAN : retour de terrain
Élie Tenenbaum revient tout juste du sommet de l'OTAN à Washington et d'une mission de recherche en Ukraine. Dans cet épisode, nous discutons avec lui des attentes des Ukrainiens notamment en matière de défense antiaérienne, des conséquences d'une éventuelle élection de Donald Trump à la Maison Blanche sur l'Alliance atlantique, ainsi que du déploiement des armées françaises, qui sont passées en quelques années d’une focalisation du Sud vers l’Est.
Quel avenir pour l'Europe ?
Depuis les élections européennes, l'Europe se cherche une direction politique mais aussi stratégique. Comment expliquer le rejet croissant par les citoyens européens de ce qui a influencé l'Europe depuis l'origine, à savoir le libéralisme économique et politique ?
Matières premières critiques : quelles dépendances chinoises, quels atouts européens ?
L’Union européenne face à un déclin inévitable ?
Entretien avec Thierry de Montbrial par Sabine Jansen et Serge Sur. Membre de l’Institut (Académie des sciences morales et politiques), Thierry de Montbrial est le fondateur et le président exécutif de l’Institut français des relations internationales (Ifri). Il est l’auteur de L’ère des affrontements. Les grands tournants géopolitiques (Dunod, Paris, 2025).
Sommet de La Haye 2025 : quo vadis NATO ?
Le sommet de La Haye, qui s’est tenu au mois de juin 2025, ne devait pas être un moment de grandes décisions pour l’Alliance. Aucune révision du concept stratégique ni décision d’élargissement n’était à l’ordre du jour. Cette absence d’enjeux majeurs lors de certains sommets est liée à leur très grande fréquence. Ainsi, pendant les 40 années de la guerre froide, il n’y eut que 10 réunions au sommet. Le rythme s’accroît régulièrement à partir des années 1990, jusqu’à l’époque actuelle où les sommets sont annuels. Une accélération notable s’est produite lors de la première présidence Trump : la fréquence des sommets servait alors à démontrer aux États-Unis que l’Alliance restait active.
Provocations russes : l’OTAN et l’Union européenne face au défi de la défense aérienne
Vendredi, trois avions de combat russes sont entrés dans l'espace aérien de l'Estonie, selon Tallinn, membre de l'UE et de l'OTAN. La Pologne et la Roumanie dénoncent aussi l'intrusion de drones russes. Comment l'Union européenne et l'OTAN peuvent-elles répondre aux provocations répétées de Moscou ? Entretien avec Élie Tenenbaum, directeur du Centre des études de sécurité de l'Ifri.
Face à l’Ukraine, l’intransigeance de la Russie
Alors que les négociations sont au point mort entre Moscou et Kiev, Clément Daniez reçoit Dimitri Minic, chercheur au Centre Russie/Eurasie de l’Ifri et spécialiste de la pensée stratégique russe.
Face aux provocations russes, « nous démontrons par l'absurde l'inanité du système de défense européen »
Les drones russes continuent de tester la défense de l'Otan sur les flancs orientaux de l'Alliance et pourraient bientôt menacer la mer Noire. Entretien avec Thomas Gomart, directeur de l'Ifri, sur les objectifs russes et les réponses à trouver côté occidental.
Guerre en Ukraine : les Européens peuvent-ils vraiment protéger le ciel ukrainien des drones et missiles russes ?
Une nouvelle attaque record, qui a cette fois frappé le cœur du pouvoir à Kiev. Les forces russes ont envoyé 810 drones et tiré 13 missiles sur l'Ukraine dans la nuit du 6 au 7 septembre. C'est la plus grande offensive russe de drones et de missiles depuis le début de l'invasion du pays, il y a trois ans et demi. Au moins cinq personnes ont été tuées, et un missile est même venu toucher le siège du gouvernement ukrainien dans la capitale – une première depuis 2022.
Après le vol de drones russes dans son ciel, la Pologne dénonce un « acte d’agression »
Près d’une vingtaine de drones auraient violé l’espace aérien polonais, sans que l’on sache s’il s’agit d’une attaque délibérée, d’une manœuvre d’intimidation ou d’une incursion accidentelle. L’armée polonaise en a neutralisé certains, aidée d’avions néerlandais. Une première depuis 2022.
Face à Vladimir Poutine, il faut « retourner le facteur temps à l’avantage de l’Ukraine »
Les forces de garanties de sécurité que les Européens proposent d’engager sur le front ukrainien doivent être déployées avant et non après un cessez-le-feu pour forcer le Kremlin à signer un accord de paix, analyse Elie Tenenbaum, chercheur à l’Institut français des relations internationales, dans une tribune au « Monde ».
Quelles « garanties de sécurité » pour l’Ukraine ? Les scénarios européens
Depuis la rencontre, lundi 18 août à Washington, entre Donald Trump, Volodymyr Zelensky et les dirigeants européens, les assurances que pourrait obtenir Kyiv contre une nouvelle agression russe sont au cœur des négociations. Leur solidité renvoie à l’engagement des puissances concernées.
Les nouvelles cibles du Kremlin
La volonté du président russe de reconstituer son « étranger proche » passe par la conquête ou la déstabilisation. Par peur d'être les prochains sur la liste, les voisins de la Russie cherchent encore le bon moyen de l'en dissuader.
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